Défi cadeaux

Je ne fais pas beaucoup de challenges, parce que la plupart me semblent trop contraignants et trop cadrés et que j’ai peur d’y perdre le plaisir de lire. Mais Systia vient d’en proposer un sur LivrAddict dont la consigne est simple: lire des livres reçus en cadeau. J’en ai quelques-uns qui traînent dans ma PAL et que je culpabilise un peu de ne pas avoir encore lus, parce que les personnes qui me les ont offerts les ont choisis avec soin pour me faire plaisir.

Je vous mets l’explication de Systia, qui est bien plus claire que si j’essayais de faire un résumé:

Comme son nom tout en subtilité l’indique, le défi que je vous propose consiste à lire les livres reçus en cadeaux (ou à les sortir de la PàL en les donnant, s’ils ne vous tentent vraiment pas, ça marche aussi).

Chaque participant fera un peu sa tambouille comme il le souhaite :
• Vous incluez les livres que vous voulez : quel que soit le mode de réception (cadeau de Noël, lot de concours, service-presse, livre offert pour deux achetés, ….) ou le type d’ouvrage (roman, graphique, documentaire, revue, …), c’est à vous de voir ce que vous souhaitez comptabiliser dans le challenge. Restez simplement cohérent avec vos choix (que vous pouvez changer en cours de route).
• Vous organisez (ou pas, vous avez le droit le laisser tout en bazar ^^) les ouvrages comme vous le préférez (lister par date de réception, regrouper par type de livre, séparer les cadeaux spontanés de ceux demandés, …)
• Pour chaque livre lu, vous pouvez donner le lien d’une chronique, dire juste quelques mots ou rien du tout.
• Vous pouvez faire vos mises-à-jour (réception et/ou lecture) au rythme qui vous convient.
• Si vous avez envie de vous fixer des objectifs (une liste prioritaire, lire x% des livres avant telle date, …) pas de souci, je peux le noter (et même vous faire des rappels de temps en temps, si vous voulez être motivé par quelqu’un).
• De même, si vous n’avez pas envie de chiffrer votre score, si vous voulez le compter d’une certaine façon, dites-le moi.

Si vous voulez en savoir plus ou vous inscrire, c’est par ici que ça se passe 😉

Je vous montre les titres de ma liste, si vous en avez lu certains, dites-moi s’ils vous ont plu 😉 Et si une LC sur un de ces livres vous tente, vous savez où me trouver 🙂

      

Si vous voulez en savoir plus sur ces livres, vous pouvez cliquer sur les couvertures, je vous ai mis le lien vers les fiches LivrAddict 😉

La question, maintenant, c’est: par lequel commencer? ^^

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L’Eté des Danois

L’Eté des Danois. D’Ellis Peters. Editions 10/18, collection Grands détectives. 352 pages. (1991)

Pays de Galles, été 1144. Alors qu’ils ont été envoyés en ambassade auprès d’un nouvel évêque, Cadfael et frère Mark vont se retrouver mêlés à une querelle entre le seigneur Owain et son frère le turbulent Cadwalader. Ce dernier a fait appel à des guerriers danois venus d’Irlande pour se faire restituer des terres dont il s’estime spolié. Bientôt un de ses vassaux va être assassiné et une jeune fille va disparaître.

Il y a quelques mois, j’avais lu un autre tome de cette série, qui m’avait un peu déçue du fait que j’avais vu l’adaptation télé avec Derek Jacobi (Le Capuchon du Moine). Avec L’Eté des Danois, j’ai eu le plaisir de découvrir une histoire qui m’était inconnue, mais j’ai été un peu surprise par son contenu, parce que je m’attendais à une enquête et que finalement celle-ci est quasi-inexistante. Un meurtre est bel et bien commis, mais il se produit assez tardivement (après une bonne centaine de pages) et les personnages ont d’autres chats à fouetter que de se mettre en quête du coupable. Coupable qui sera découvert à la fin du livre, mais sans qu’on ait l’occasion de mener l’enquête avec les personnages.

Car l’intrigue se focalise sur les dissensions entre Owain et Cadwalader et ce qui résulte de la présence des guerriers danois. Bien sûr Cadfael se retrouve au centre de tout cela et nous fait partager son expérience, mais tout n’est que prétexte à décrire l’époque et ses coutumes, le contexte historique et sociologique et les paysages du Pays de Galles. ça peut sembler fastidieux, mais ce n’est pas le cas. On est rapidement emportés par le récit, même si, au final, il ne se passe pas grand chose, si ce n’est les tractations entre les diverses factions.

J’ai pris plaisir à cette lecture, même si elle n’a rien d’inoubliable, et j’ai apprécié de découvrir une époque que je connais peu. Le voyage au Pays de Galles était tout aussi agréable et m’a donné envie d’en apprendre plus. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ce livre appartient à la collection « Grands détectives », puisqu’il n’y a pas d’enquête… A lire plutôt pour les amateurs de récits historiques que de romans policiers, donc.

challenge objectif du mois

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Mini-craquage!

   

Parce que j’avais envie de me faire plaisir et que j’avais justement une petite cagnotte pour ça, j’ai passé une mini-commande la semaine dernière. Pas de folies (je n’ai vraiment plus de place!), mais 3 tomes qui me manquaient pour pouvoir commencer ou poursuivre des séries de ma PAL.

J’ai hâte de me plonger dedans 🙂 (même si la couverture du Hercule Poirot est d’une laideur sans nom :/ )

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Des BD en pagaille #39

Green Arrow: Année Un. Scénario d’Andy Diggle. Dessin de Jock. Editions Eaglemoss Collections et DC Comics. 146 pages. (2007)

Oliver Queen, milliardaire et fêtard invétéré, se retrouve naufragé sur une île déserte, livré à lui-même et sans moyen d’en repartir. Pour survivre, une seule arme: un arc et ses flèches. Mais l’île est-elle aussi déserte qu’elle en a l’air?

Ce comic revisite les origines de Green Arrow en lui apportant quelques modifications par rapport aux précédentes versions, tout en respectant la trame principale de l’histoire. On est assez proche, au moins en partie, des idées qui ont été développées ensuite dans la série télé, mais sans les personnages secondaires horripilants.

Au programme ici: un peu d’introspection et pas mal d’action. Le personnage passe de crétin plein aux as et ivrogne à survivant ayant trouvé un sens à sa vie. Ce n’est pas forcément super inédit, mais c’est plutôt bien fait et raconté avec suffisamment d’action pour maintenir l’intérêt jusqu’à la fin, même si l’intrigue est un peu succincte.

Les dessins sont sympas, il y a des planches vraiment chouettes. Je leur reprocherai de ne pas être assez détaillés s’agissant des décors et paysages, mais ça n’empêche pas d’avancer rapidement dans la lecture.

Une lecture sympa et distrayante, qui a le mérite de nous résumer les origines du héros sans fioritures inutiles.

***

Les Carnets de Cerise tome 5: Des premières Neiges aux Perséides. Scénario de Joris Chamblain. Dessin d’Aurélie Neyret. Editions Soleil, collection Métamorphose. 78 pages. (2017)

Après avoir résolu les mystères planant sur les personnes qui l’entourent dans les précédents tomes, c’est sur elle-même et ses propres mystères que Cerise va se pencher.

Comme les précédents tomes, ce 5e opus se présente à la fois sous forme de BD et de carnet/journal intime dans lequel l’héroïne note ses remarques. Ici on se recentre cependant plus sur un dialogue entre Cerise et sa mère, dont la relation est assez compliquée suite à la disparition du père.

Pour moi, cette BD se divise en 2 parties: dans la 1e, nous allons découvrir l’enfance de Cerise et découvrir ce qui est arrivé à son papa; dans la seconde, c’est la relation mère-fille et leur avenir qui évolue. J’ai nettement préféré la 1e partie, que j’ai trouvé très intéressante et très émouvante. J’ai été touchée par la rencontre de Cerise avec ses amies et par les allusions aux aventures rencontrées dans les précédents tomes. J’ai moins adhéré à la 2e partie, du fait que j’ai eu du mal à comprendre la maman de Cerise. J’avais l’impression que c’était plus pour elle-même et son confort personnel qu’elle cherchait à résoudre les problèmes entre elles.

Sur la forme, c’est toujours aussi magnifique et doux, tant du point de vue des dessins que des couleurs. J’ai eu l’impression que la part d’écrit était plus importante par rapport à la BD que dans les tomes précédents, ce que j’ai trouvé dommage, parce que j’aime vraiment énormément les dessins et que j’aurais aimé qu’ils tiennent encore plus de place.

Comme toujours avec Cerise, j’ai passé un très bon moment de lecture, même si quelques points de l’histoire m’ont moins plu. Le tome 3 restera mon préféré de la série, mais tous valent vraiment la peine d’être lus.

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Lili aux Indes. Scénario de Bernadette Hieris. Dessin de G. AL. Editions Société Parisienne d’Edition, collection Les beaux Albums pour la Jeunesse joyeuse. 48 pages. (1958)

Suite aux aventures racontées dans le précédent album (Lili travaille), nous retrouvons Lili, toujours employée dans l’atelier de couture de Madame Secotin, qui va voler au secours d’une cliente dont la maison est hantée avant de s’embarquer pour les Indes.

L’histoire est divisée en 2 parties qui n’ont que peu de liens entre elles, sinon que Lili y est mandatée par sa patronne. Au programme: aventures, déboires pour les cousines de Saint-Herbu et maladresse du Pr Minet.

Honnêtement, ce tome est loin d’être le meilleur. C’est plus une succession d’anecdotes qu’une véritable histoire et la façon dont l’Inde est décrite, mieux vaut ne pas s’y attarder… Le dessin quant à lui est plutôt sympa, typique de l’époque.

Une plongée sympa dans les lectures d’enfance de ma mère, mais rien d’inoubliable.

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Messagers du Désastre

Messagers du Désastre. Raphaël Lemkin, Jan Karski et les Génocides. Editions Fayard, collection Histoire. 288 pages. (2018)

J’ai reçu ce livre grâce à NetGalley et aux éditions Fayard, que je remercie pour cette lecture.

Résumé de l’éditeur: Dès 1941, une poignée d’hommes, dont Raphael Lemkin, un juriste juif, et Jan Karski, un catholique résistant, perçurent l’ampleur de la destruction des Juifs au sein des crimes de la Seconde Guerre mondiale. Mais ils ne rencontrèrent qu’incompréhension et rejet.
Forte de son regard de spécialiste de la Grande Guerre, Annette Becker éclaire d’une façon inédite l’un des points les plus sensibles de l’histoire : comment convaincre de l’impensable ? Pendant la Première Guerre mondiale, les Arméniens avaient déjà été victimes d’une extermination comparable. Pourquoi alors n’a-t-on pas voulu voir ce que Lemkin cherchait à nommer et faire reconnaître depuis les années vingt et trente jusqu’à l’adoption par l’ONU en 1948 de la « Convention pour la prévention et la punition du crime de génocide » ?
Ce livre replace dans le temps long, jusqu’aux films et fictions littéraires récentes – telles celles de Claude Lanzmann ou Yannick Haenel , le combat de ces hommes qui, du génocide des Arméniens à celui des Juifs, se sont battus pour faire voir au monde et condamner l’abominable. Depuis 1945, au vu de tant d’événements tragiques, avons-nous réellement compris leurs messages ?

Deux hommes sont au centre de ce livre: Raphaël Lemkin et Jan Karski. Le premier, brillant juriste, va tout faire pour que le crime de génocide soit reconnu par la communauté internationale. Le second, résistant polonais, va se démener tout au long de la guerre pour que les Alliés interviennent avant que les Nazis aient exterminé tous les Juifs des territoires occupés. Les suites de leur action constituent la dernière partie de l’ouvrage.

C’est une lecture assez dense, sur un sujet difficile. Les descriptions de sévices infligés aux Juifs par les Nazis ne manquent pas et c’est vraiment dur parfois de continuer à lire. Mais l’auteure permet de comprendre pourquoi la plupart des gens ne parvenaient pas à croire aux rapports concernant ces sévices, c’est l’aspect de ce livre que j’ai trouvé le plus intéressant.

Sur la forme, c’est un peu fastidieux. Il y a beaucoup de répétitions, l’auteure ayant fait le choix de découper son livre par thématiques et pas chronologiquement. La conséquence est qu’on a l’impression de ne pas avancer et de relire plusieurs fois la même chose.

Dans l’ensemble, une lecture instructive, mais difficile sur le fond, et un peu laborieuse sur la forme. A lire plutôt si vous avez déjà de bonnes connaissances sur le sujet.

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Les Aventures de Charlotte Holmes

Les Aventures de Charlotte Holmes tome 1. De Britanny Cavallaro. Editions Pocket Jeunesse. 288 pages. (2016)

Jamie Watson, un descendant du Dr Watson, est envoyé en pension aux Etats-Unis. Il va rencontrer Charlotte Holmes, qui est élève dans le même collège que lui. Tous deux vont bientôt être soupçonnés d’avoir assassiné un de leurs camarades en s’inspirant d’une aventure de Sherlock Holmes.

J’avais entendu parler de ce livre sur Booktube il y a plusieurs mois et j’avais noté le titre, curieuse de découvrir une version jeunesse de Sherlock Holmes. Quand je me suis retrouvée hors de chez moi alors que je n’avais pas prévu assez de lectures, je me suis dit que c’était l’occasion de lire un e-book et j’ai choisi ce titre parce qu’il semblait assez facile à lire, même en numérique (je n’aime pas vraiment ce format).

Et effectivement, c’est assez facile à lire. On est dans du YA basique, alors pas de mots compliqués ou de phrases à rallonge. Surtout que l’histoire nous est racontée par Watson version ado du 21e siècle, alors on reste dans le simple. Même si c’est simple, il y a quand même des thèmes intéressants: harcèlement sexuel, viol, drogue, familles recomposées, etc. Pour du YA, j’ai trouvé que ça sortait un peu du lot de se centrer sur ces problèmes.

A côté de ça, beaucoup de choses ne m’ont pas plu dans ce livre. Pour commencer, j’ai trouvé que certains passages étaient peu clairs: l’introduction, par exemple, m’a semblé embrouillée. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Le fait que je n’ai pas apprécié les personnages n’a pas aidé. Les héros ne m’ont pas paru attachants et les personnages secondaires manquaient d’approfondissement. J’ai particulièrement détesté le père de Watson.

L’intrigue quant à elle n’est pas dénuée d’intérêt, mais traîne trop en longueur compte tenu du fait qu’on reste la plupart du temps en surface. En plus l’auteure spoile les aventures de Sherlock Holmes qu’elle utilise. Donc si vous comptez lire l’original, je vous conseille de le faire avant d’ouvrir ce livre.

Une lecture globalement décevante, même si certains thèmes abordés étaient intéressants. Dommage…

J’ai lu d’autres livres inspirés de Sherlock Holmes plus intéressants, pour en savoir plus: La Maison de Soie, Moriarty, L’Adieu à Baker Street, 221b Baker Street.

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Janis Joplin

Janis Joplin. De Jean-Yves Reuzeau. Editions Folio, collection Biographies. 417 pages. (2007)

Biographie d’une icône de la musique des années 60-70, ce livre est également celle de la femme derrière l’artiste et de toute une époque et de sa culture.

Si on en croit le ticket qui était resté à l’intérieur, ce livre traînait dans ma bibliothèque depuis août 2015. Il m’avait été offert par l’éditeur pendant une opération 2 achetés = 1 offert, sans laquelle je n’aurais probablement jamais su qu’il existait. Et ç’aurait été dommage, parce que ç’a été une lecture vraiment très intéressante!

Bon, évidemment, si vous ne vous intéressez ni à la musique, ni à l’époque dont il est question, ce bouquin n’aura aucun intérêt pour vous, passez votre chemin. Mais si, comme moi, vous vous intéressez à ces sujets, votre curiosité sera au moins en partie satisfaite.

De nombreux musiciens et groupes sont cités, remis dans le contexte musical et social, avec bien sûr Janis Joplin au centre du livre. L’auteur explique quelles sont ses influences, les rencontres qu’elle a faites, son évolution en tant que personne et en tant qu’artiste.

J’avoue avoir eu un peu de mal par moments, parce qu’il y a pas mal d’énumérations de groupes et d’artistes qui m’étaient inconnus. Il y a aussi quelques répétitions de faits qui ne font qu’épaissir le livre. La lecture est assez longue, parce que le texte est dense et qu’il y a beaucoup de noms à retenir.

Malgré tout, j’ai apprécié ce livre grâce auquel j’ai appris énormément de choses, découvert de nombreux musiciens et redécouvert une artiste qui m’a parlé.

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J’ai une super Maman!

Ma maman me cuisine de bons petits plats, me dorlote, regarde des séries avec moi (même des séries coréennes! ^^), m’emmène faire les librairies régulièrement, et aujourd’hui, sachant que je suis malade et que ça me déprime un peu, elle m’a carrément rapporté 3 comics pour me remonter le moral 🙂

Merci Maman!

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La Maison biscornue

La Maison biscornue. D’Agatha Christie. Editions Club des Masques. 189 pages. (1948)

Aristide Leonides, largement octogénaire, a été assassiné dans sa maison biscornue. La police soupçonne un membre de la famille, en particulier la très jeune veuve. Charles Hayward, qui souhaite épouser la petite-fille du défunt, va se retrouver mêlé à l’enquête.

Je n’avais aucune idée de ce qu’Agatha Christie racontait dans ce roman, comme souvent je l’avais pioché au hasard parmi ceux de ses livres qui restent dans ma PAL. Mais je me rappelais d’une conversation au cours de laquelle ce titre avait été cité comme marquant (@Spacy, si tu passes par là 😉 ) et j’étais curieuse de découvrir en quoi!

Après l’avoir refermé, je peux confirmer que, même s’il ne fera pas partie de mes préférés, c’est effectivement une lecture qui va me rester en mémoire. Pas à cause des révélations finales, puisque, pour une fois, j’avais deviné juste assez rapidement (tout en conservant des doutes jusqu’à la fin évidemment ^^). Mais La Maison biscornue m’a semblé différent des autres titres de l’auteure.

Par l’ambiance pour commencer. Je ne saurais pas exactement mettre le doigt sur ce qui m’a paru différent des autres romans d’Agatha Christie, une sorte de malaise diffus, peut-être, quoique ça reste indéfinissable (ça vous aide, ça, n’est-ce pas? 😆 ). Ensuite l’histoire nous est racontée par Charles, qui n’a rien d’un enquêteur ou d’un aventurier et qui est bien plus paumé que le lecteur au milieu de cette étrange famille. Jusqu’ici je ne crois pas avoir lu un livre de l’auteure qui utilise ce type de personnage principal. Et ça fonctionne très bien.

Avec Agatha Christie, on a rarement de mauvaises surprises et encore une fois j’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai pris mon temps pour le déguster, avec une bonne tasse de thé, of course! Je recommande très vivement!

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Les Plaideurs

Les Plaideurs. De Jean Racine. Editions Le Livre de Poche, collection Classiques. 59 pages/438. (1668)

Le juge Dandin a perdu la tête et est obsédé par le besoin de juger des procès. Deux « plaideurs », Chicanneau et la comtesse de Pimbesche, vont tout faire pour voir leurs affaires portées devant Dandin, tandis que le fils de ce dernier, Léandre, cherche un moyen d’obtenir la main d’Isabelle, la fille de Chicanneau.

Cette pièce est une comédie en 3 actes et en vers, inspirée d’une pièce grecque antique: Les Guêpes d’Aristophane. Dans les 2 pièces, il s’agit de se moquer du fonctionnement parfois aberrant de la justice. Racine dénonce la corruption des magistrats sous couvert de comédie. Ses personnages sont tous aussi fous les uns que les autres, sauf Léandre et Isabelle qui, eux, utilisent la folie des autres pour parvenir à leurs fins. Les procès intentés sont délirants, au point qu’on finit par juger un chien.

L’intérêt de la pièce réside dans le fait qu’on peut comparer la corruption et les aberrations de la justice de 1668 avec celle de notre époque. Et il n’y a pas de quoi pavoiser… Surtout sachant qu’Aristophane dénonçait déjà les mêmes faits au 5e siècle avant Jésus Christ… C’est assez désespérant, non?

Le texte en lui-même ne m’a pas spécialement plu. Les vers ne sont pas difficiles à lire, mais comme on est sur le ton de la comédie, ils ne font pas spécialement dans le lyrisme. Le point le plus positif que j’ai trouvé à cette lecture, pour être tout à fait honnête, c’est qu’elle a été rapide.

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