Blog en pause

Il est temps pour moi de faire un break de quelques jours, le blog sera donc en pause pour une grosse semaine. Au programme: repos, lecture (évidemment ^^), bons petits plats et glandouille! 🙂

A très vite! 😉

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Le Diable s’habille en Voltaire

Voltaire mène l’Enquête tome 3: Le Diable s’habille en Voltaire. De Frédéric Lenormand. Editions JCLattès. 301 pages. 2013.

Un théologien du séminaire Saint-Nicolas est retrouvé assassiné. Sur place, des empreintes de pieds de bouc et une odeur de soufre. Pour enquêter sur un meurtre diabolique, qui de meilleur qu’un philosophe démoniaque? Le père Pollet fait donc appel à Voltaire pour résoudre l’énigme discrètement.

J’avais beaucoup entendu parler de cette série, aussi quand j’ai trouvé ce tome dans une boutique de seconde main, j’ai sauté sur l’occasion de la découvrir. Même s’il s’agit d’un tome 3, il n’est pas nécessaire d’avoir lu les précédents pour suivre l’intrigue, ce qui m’arrangeait bien puisque je n’avais pas le 1er sous la main.

Le héros de cette histoire est donc Voltaire, philosophe, écrivain et dramaturge en délicatesse avec le pouvoir suite à la rédaction de ses Lettres philosophiques, qui espère redorer son blason auprès de l’église en lui rendant le service de découvrir quel genre de diable se cache derrière le meurtre d’un des siens. En parallèle, notre philosophe tente, tant bien que mal, de faire représenter sa dernière pièce par des comédiens peu coopératifs.

Le gros point positif de ce roman, en ce qui me concerne, est l’aspect historique, que j’ai trouvé très intéressant et instructif. On sent que l’auteur maîtrise son sujet et la façon dont il l’exploite permet au lecteur d’en apprendre plus sur les années 1730 sans que ça soit rébarbatif ou fastidieux. L’édition comporte d’ailleurs quelques addenda plutôt intéressants.

L’enquête, par contre, m’a semblé être plus un prétexte à mettre en scène Voltaire et son époque qu’une intrigue par elle-même. Le lecteur suit les pérégrinations du héros et de ses acolytes à travers Paris, mais pas vraiment les déductions qui s’ensuivent. J’avoue que je n’avais pas compris où on nous menait et que j’ai été surprise de la rapidité avec laquelle les révélations étaient faites à la fin. Je m’attendais à quelque chose de plus tarabiscoté, mais la résolution est logique. Je n’ai juste pas réussi à assembler les infos recueillies par Voltaire, du fait qu’il ne donnait pas vraiment de piste pour réfléchir.

Il faut dire que l’auteur fait tout pour détourner l’attention du lecteur en mettant bout à bout tout un tas de scénettes et de péripéties qui n’appartiennent pas à l’enquête. ça pose le contexte, mais au bout d’un moment on ne sait plus ce qui va servir à sa résolution.

Pour ce qui est de la plume, c’est fluide et vivant. L’auteur manie l’ironie avec brio. Le hic, c’est qu’à force, l’ironie tue l’ironie et que c’est devenu fatigant pour moi de suivre. Un peu de parcimonie dans le sarcasme n’aurait sans doute pas nui au propos. Au début, c’est drôle, mais je me suis lassée assez vite. Je ne m’attendais pas à ce qu’on aille si loin dans le burlesque, j’ai trouvé que c’était aux dépens de l’intrigue policière, même si certains passages étaient franchement drôles.

En résumé, je ressors de ma lecture plutôt mitigée. L’aspect historique est ce qui m’a le plus plu dans ce livre. Le reste m’a moyennement convaincue. Dommage.

Je ne pense pas lire les autres tomes de cette série, donc. Par contre je pense tester une autre série de l’auteur ou un one shot, parce que je reste curieuse de découvrir sa plume dans un autre genre. Dans ma WL, il y a notamment Un thé chez Confucius, dont le résumé m’avait tapé dans l’oeil. Si vous l’avez lu ou si vous en avez d’autres à me conseiller, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Challenge Objectif du mois

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Le Chasch

Le Cycle de Tschaï, Intégrale. Tome 1: Le Chasch. De Jack Vance. Editions J’ai Lu, collection Science Fiction. 218 pages/862. 1968.

Seul survivant d’une expédition terrienne qui a mal tourné, Adam Reith se retrouve naufragé sur Tschaï et est recueilli par un clan de nomades. Mais ce n’est que la première étape d’une longue série d’aventures sur cette planètes peuplées d’êtres étranges.

J’avais ce livre dans ma PAL depuis sa sortie dans ce format… en 2001! Je pense que j’avais dû lire quelques pages, le reposer parce que je n’étais pas dans le bon mood pour cette lecture et un peu oublié ensuite… (dans le sens: je ne savais plus si je l’avais lu ou pas et du coup il n’était jamais prioritaire) C’est le MOOC SF que j’ai suivi il y a quelques temps qui m’avait motivée à (re?)découvrir Jack Vance et la proposition de LC* de ma copinaute Outis il y a quelques jours est tombée à pic 🙂

On est ici dans le genre de la Science Fantasy, c’est-à-dire qu’on a des éléments SF, par ex un voyage intergalactique, des technologies « futuristes » et des aliens, le tout utilisé dans un monde qui tient plus de la fantasy, avec des sociétés peu avancées, de la « magie », des voyages et la découverte de créatures mystérieuses et très puissantes. C’est un sous-genre que personnellement j’apprécie beaucoup.**

Notre héros, Reith, se retrouve donc coincé sur une planète dont il ne connaît ni les dangers, ni les codes, et il va devoir se faire des alliés pour mener à bien sa quête: retrouver sa navette pour pouvoir rentrer chez lui. Au fil du récit et des rencontres, il va se découvrir d’autres motivations pour parvenir à son but.

Il y a des facilités et, personnellement, la place réservée aux femmes m’a fait grincer des dents, mais l’histoire est intéressante, il se passe toujours un tas de choses et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Tschaï est habitée par des peuples très différents et on prend le temps de les découvrir. C’est tout un ensemble de croyances et de coutumes qui est décrit, à travers les voyages de Reith et les rencontres qu’il fait. On est finalement plus curieux d’en apprendre plus sur la planète que de découvrir si le héros parviendra ou pas à rentrer chez lui.

La plume est vivante, agréable et fluide. Il y a beaucoup de technologies différentes, mais leur utilité est expliquée sans que ça soit fastidieux ou compliqué. L’univers dans lequel se déroule l’histoire est foisonnant, il y a toujours quelque chose de nouveau ou de surprenant à découvrir pour le lecteur.

Je ne suis pas super enthousiaste du fait que certains détails m’ont dérangée, mais ils me semblent typiques de l’époque à laquelle le livre a été écrit, donc j’arrive à passer outre. J’aurais quand même davantage apprécié ma lecture si les personnages féminins avaient été plus présents et plus intéressants.

Dans l’ensemble, ce 1er tome a été une lecture agréable et distrayante et je compte lire la suite très bientôt.

*Si vous voulez nous rejoindre pour cette LC, c’est ICI que ça se passe 😉

** Dans le même genre, j’ai lu notamment Le Cycle du Guerrier de Mars de Michael Moorcock et La Ballade de Pern d’Anne MacCaffrey, 2 séries que je vous conseille si le genre vous intéresse.

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Janet

Janet. De Michèle Fitoussi. Editions JC Lattès. 384 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: L’histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle.
Féministe, pacifiste, gay, séductrice, brillante styliste à l’humour mordant, cette Américaine fut une figure du Paris intellectuel et artistique d’après-guerre. Dès les années trente, elle perçut la menace totalitaire. Chroniqueuse de la vie parisienne, elle s’improvisa alors journaliste politique et enquêtrice, et parcourut l’Europe pour témoigner de son temps – Hitler, Pétain, Nuremberg, le maccarthysme, Matisse, Braque, Malraux, De Gaulle comptent parmi ses reportages et portraits les plus marquants.
Pour la première fois, Michèle Fitoussi fait revivre celle qui, bien avant Truman Capote, Tom Wolfe ou Gay Talese, inventa le journalisme littéraire, mais qui n’accéda à la célébrité qu’à la fin de sa vie, lorsque le National Book Award la couronna.
Cette biographie qui se lit comme un roman, et où l’on croise Ernest Hemingway, Nancy Cunard, Sylvia Beach, Natalie Barney ou encore Gertrud Stein, nous transporte d’Indianapolis à Orgeval, du Paris de la lost generation à l’Amérique du New Yorker, sur les traces d’une femme résolument libre, qui voulait être la voyageuse de son siècle.

J’ai pu lire ce livre grâce à NetGalley et aux éditions JC Lattès, que je remercie pour cette lecture 🙂 (pour en savoir plus, clic-clic sur les logos 😉 ).

J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de Janet Flanner avant de voir le résumé de ce livre sur NetGalley, mais je suis toujours intéressée s’agissant de découvrir l’histoire de femmes qui ont marqué leur époque.

Je connaissais assez mal aussi le Paris « américain » de cette période, si ce n’est pas la lecture de Z, le Roman de Zelda, dans lequel on rencontre les Fitzgerald et leur entourage, à peu près à la même période où Janet Flanner débarque en France.

Ce livre m’a donc permis d’en apprendre plus sur le contexte tout autant que de découvrir cette femme à la vie hors du commun. Nous la suivons tout au long de sa vie, nous la voyons évoluer, se construire et refuser de subir les diktats de la société. Dans les années 20-30, une femme qui choisit de se moquer des carcans qu’on veut lui imposer et qui revendique sa liberté, il y en avait quelques-unes. On en rencontre certaines grâce à Janet, mais surtout on suit le parcours de celle qui fut une des premières femmes journalistes influentes.

La plume de Michèle Fitoussi est très vivante et la lecture défile facilement. Le défaut du livre est, comme pour beaucoup de biographies, que c’est parfois répétitif ou qu’il ne se passe pas grand chose: personne ne mène une vie trépidante tout le temps ^^ J’ajouterai que l’entrée en matière m’a semblé un peu confuse.

Une lecture très intéressante du point de vue historique et biographique, qui en dit long sur l’évolution de la condition des femmes au fil du temps.

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Pause lecture #38

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Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie. De Karim Berrouka. Eidtions J’ai Lu. 412 pages. 2016.

Après une nuit de défonce, les punks du Collectif 25 découvrent que l’apocalypse a eu lieu et que Paris est infestée de zombies affamés.

Je n’en dis pas plus et je vous déconseille de lire le résumé, il vaut mieux garder le suspense sur comment les anti-héros de cette histoire vont gérer l’apocalypse. Et le moins qu’on puisse dire,  c’est qu’ils vont gérer tout ça de façon particulièrement imaginative et loufoque.

Je ne connaissais pas Karim Berrouka, même de nom, avant de lire l’avis très enthousiaste de Maks sur ce bouquin, mais suite à son billet, je me le suis rapidement procuré et il n’a pas traîné très longtemps dans ma PAL. Et je ne regrette pas cet achat, car je me suis vraiment éclatée avec cette lecture 🙂

Les histoires de zombies, ce n’est pas trop mon truc, en général, j’en lis très très peu. Mais cette histoire-là vaut carrément le détour. Il faut dire que c’est complètement n’importe nawak du début à la fin et que j’ai eu un grand sourire plaqué sur le visage tout au long de ma lecture, quand je n’étais pas en train de pleurer de rire ^^

Il faut dire que nos keupons sont vraiment allumés et qu’ils appliquent systématiquement leurs idées les plus folles. Ajoutons à ça la plume corrosive et imaginative de l’auteur, sur fond d’apocalypse et de musique punk.

J’avoue que ma connaissance du mouvement punk se limite à un peu de Sex Pistols et aux clichés habituels, ce qui ne m’a pas empêchée de me reconnaître dans certaines idées prônées par les protagonistes, ni de tout comprendre, sauf quelques références musicales.

Qu’ajouter? C’est léger, tout en abordant des sujets sérieux, hilarant, souvent méchant et complètement décomplexé. A dévorer de toute urgence!

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Ce que j’ai envie de lire en août

J’ai vérifié sur le calendrier, et on est bel et bien déjà en août! Et qu’est-ce que j’aime faire en début de mois? Fouiller dans ma PAL pour en sortir les livres qui me font le plus envie sur le moment 🙂

Mes lectures en cours en ce début de mois (pour en savoir plus, clic-clic sur les couvertures 😉 ):

 

Ensuite, pour le challenge Objectif du mois, je dois lire un auteur que je n’ai jamais lu. Dans ma PAL, plusieurs titres pourraient faire l’affaire, j’ai retenu ceux-là (si vous pouvez m’aider à faire mon choix 😉 ):

Ensuite j’ai envie de lire:

 

Et je me rends compte que dans cette sélection, il y a aussi des auteurs que je n’ai jamais lus, donc je ne devrais pas avoir de mal à remplir la consigne d’août ^^

Il y aura aussi du théâtre, du Agatha Christie et des BD/comics. Et, j’espère quelques autres titres suivant l’inspiration du moment 🙂

Si vous avez lu certains de ses livres, votre avis m’intéresse! Et si vous avez des lectures déjà dans ma PAL à me conseiller, elle est toujours visible ICI 😉 Vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, vous comptez lire quoi, en août?

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Ce que j’ai lu/ce que j’ai vu en juillet

Juillet est un bon mois pour lire: dès qu’on peut, on se pose dans un siège confortable, avec une boisson fraîche, un ventilateur et un bon bouquin ou une bonne série 🙂 De toute façon, il fait trop chaud pour faire autre chose, n’est-ce pas? ^^

Ce mois-ci, j’ai lu ou fini de lire (pour en savoir plus, clic-clic sur les couvertures 😉 ):

*11 livres:

J’ai lu les 2 titres réunis dans la double édition d’Agatha Christie: Le Bal de la Victoire et Le Crime d’Halloween. Les billets sur les 2 derniers livres arrivent dans la semaine 😉

Un abandon ce mois-ci:

Je n’abandonne jamais un livre reçu par une maison d’édition, d’habitude, mais là c’était interminable, je souffrais vraiment pendant ma lecture… 😦

*3 BD/comics:

Parce qu’il n’y a pas que la lecture dans la vie, j’ai aussi vu:

*1 film:

* 8 séries:

J’ai fait fort niveau séries, mais il faut dire qu’avec la chaleur, je n’ai pas beaucoup dormi ^^ Bon, pour certaines, je n’en suis qu’au début, mais de toute façon je suis toujours en retard sur mes billets séries, alors je ne vous en parlerai pas tout de suite 😛

Bref, encore un mois bien rempli, comme vous voyez! 🙂

Et vous, c’était comment, en juillet? 😉

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Des BD en pagaille #43

Murena tome 6: Le Sang des Bêtes. Scénario de Jean Dufaux. Dessin de Philippe Delaby. Editions Dargaud. 48 pages. 2007.

Suite aux évènements des précédents tomes, nous retrouvons Lucius Murena toujours bien décidé à venger la mort de sa mère. Il cherche également à retrouver Acté, dont il a été séparé par Néron.

L’intérêt de ce tome est qu’après la mise en place de l’histoire à Rome, on voyage jusqu’en Gaule, où la situation est également chaotique.

Je ne m’étendrai pas sur les évènements racontés dans cet album, puisqu’il s’agit d’un tome 6. Je me contenterai de souligner à quel point l’aspect historique est crédible et bien mené. On sent tout le travail de recherche et d’adaptation réalisé par les auteurs, c’est le gros point fort de cette série.

Les dessins quant à eux sont magnifiques. Les décors sont soignés et entraînent le lecteur dans les méandres de la Rome antique tout autant que dans les forêts de Gaule. Un pur régal pour les yeux.

Le seul reproche que j’ai à faire à cette BD, c’est qu’elle ne fait que 48 trop courtes pages et que ça va trop vite. A une ou deux occasions, on a plus l’impression d’un résumé que d’une histoire racontée dans le détail… D’autant plus dommage que l’intrigue est palpitante.

Bref, un tome très réussi malgré quelques raccourcis, j’ai hâte de lire le suivant 🙂

***

Batman: L’An Zéro tome 1. Scénario de Scott Snyder. Dessin de Greg Capullo et Rafael Albuquerque. Editions DC Comics / Eaglemoss collections. 182 pages. 2013.

Alors que tout le monde le croit mort, Bruce Wayne revient à Gotham City clandestinement et commence à nettoyer la ville sous le masque de Batman.

D’après la préface, L’An Zéro se situe avant Batman Année Un, qui racontait les débuts du super-héros à Gotham. Les 2 se recoupent un peu, mais l’histoire est abordée un peu différemment, notamment dans le traitement des personnages secondaires et des méchants et les relations entre les protagonistes.

J’avais déjà eu l’occasion de lire le début de ce comics dans l’Anthologie Batman et je suis bien contente d’avoir enfin pu lire la suite de cette histoire. Histoire qui se poursuit dans un tome 2 encore en cours de lecture pour le moment et dont je vous parlerai bientôt.

Le récit est partagé entre les souvenirs d’enfance de Bruce Wayne et ses aventures dans le « présent ». L’accent est mis sur la prédisposition qu’il montrait déjà enfant à chercher l’anonymat et la justice sociale, la façon dont les évènements passés ont influé sur son évolution et son obsession à découvrir le dessous des choses.

Les dessins sont très chouettes, il y a beaucoup de détails et de décors qui contribuent à poser l’ambiance. Le tout est accentué par les couleurs et les jeux d’ombres et de lumières typiques de l’univers de Batman.

Une très bonne lecture.

***

La Rose écarlate. Missions tome 1: Le Spectre de la Bastillle. Scénario de Patricia Lyfoung. Dessin de Jenny et Mister Choco Man. Editions Delcourt. 48 pages. 2013.

Paris, 18e siècle. La Rose écarlate et le Renard, voleurs à la Robin des Bois, se retrouvent mêlés à une histoire d’enlèvements en série. Les victimes: des jeunes filles rousses.

La 1e chose à savoir sur cette BD, c’est qu’elle est un genre de spin-off de la série La Rose écarlate. On m’avait dit que je pouvais la lire sans avoir lu la série principale et, effectivement, on comprend ce qui se passe sans trop de problèmes. Par contre, il faut savoir que ça spoile la série principale. Du coup je regrette un peu d’avoir commencé par ce tome…

Pour ce qui est de l’histoire, c’est plutôt sympa, c’est fun et ça se lit très vite. Le hic pour moi, c’est que ça semble s’adresser plus à un public de midinettes qu’autre chose. Alors, je n’ai rien contre les midinettes, ni contre ce genre de BD, mais ça manque un peu de profondeur pour mon goût. Bon, en 48 pages, évidemment on ne s’attend pas à une quête philosophique, mais ce n’est pas une histoire où j’ai réussi à m’investir vraiment, du fait que les enjeux restent avant tout dans la relation amoureuse entre les personnages.

Du côté des dessins, c’est très joli, très coloré. Les décors et les costumes sont très soignés, c’est vraiment un plaisir pour les yeux. Le style lorgne plus du côté manga que BD franco-belge, ça m’a rappelé un peu celui qu’on trouve dans la série Princesse Sara.

Dans l’ensemble, c’était plutôt sympa, mais il m’a manqué quelque chose pour totalement adhérer. Je ne pense pas lire le tome suivant, sauf si l’occasion se présente de lire d’abord la série principale (mais comme elle compte déjà 11 tomes, je verrai si je peux l’emprunter).

Si vous aimez les histoires avec de l’aventure, de l’Histoire et de la romance, cette BD devrait vous plaire 😉 Je vous conseille néanmoins de commencer par la 1e série. Si vous l’avez déjà lue, dites-moi si elle vaut la peine que je me lance 😉

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L’Enfant de Poussière

Le Cycle de Syffe tome 1: L’Enfant de Poussière. De Patrick K. Dewdney. Editions Au Diable Vauvert. 624 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

J’ai reçu ce livre grâce à une Masse critique privilégiée Babelio et aux éditions Au Diable Vauvert, que je remercie pour cette lecture 🙂 (pour en savoir plus, clic-clic sur les logos 😉 )

Malheureusement, j’ai abandonné ma lecture vers le tiers du roman… D’habitude, je n’abandonne pas un livre reçu grâce à une Masse critique et/ou une maison d’édition, mais, bien que je me sois accrochée, j’ai fini par frôler la panne de lecture et j’ai préféré laisser tomber.

Pourtant, l’univers est très très riche, il y a foison de très bonnes idées qui sont bien exploitées. Et niveau style, on est dans le haut de gamme. L’auteur a une plume absolument magnifique.

Sauf que… je me suis ennuyée à mourir…

Le personnage principal est un enfant de 8 ans quand l’histoire commence, ce qui n’est pas un problème en soi, du moment que l’histoire avance. Et bon, on ne peut pas dire que ça n’avance pas. Il se passe des trucs, Syffe, notre héros, vit un tas de choses vraiment pas gaies, rencontre d’autres personnages, qui sont plutôt intéressants. Donc, normalement, ça devrait être une chouette lecture.

Malgré tout, j’ai constamment eu la sensation qu’on se traînait. Il faut 250 pages pour que le héros atteigne ses 9 ans et entretemps il lui arrive tout un tas de choses. Le truc, c’est que, pour moi, Syffe aurait dû avoir au moins 5-6 ans de plus pour que ça fonctionne, déjà, surtout que, dans ses réactions et ses réflexions, il a tout d’un ado plutôt que d’un enfant. Disons que le monde dans lequel il vit l’a rendu plus mâture et admettons.

A côté de ça, il y a énormément de longueurs. Pendant de longs chapitres, il ne se passe, finalement, pas grand chose. De temps en temps se produit un évènement qui fait avancer l’intrigue, mais à aucun moment je n’ai eu l’impression que l’histoire décollait réellement.

L’ambiance est sombre, voire très sombre, ce qui serait plutôt un bon point, mais il y a énormément de descriptions (qui sont très joliment écrites, ce n’est pas la question) et d’introspection. Au bout de 100 pages, je n’en pouvais déjà plus…

Bref, je regrette de ne pas avoir adhéré, parce que c’est un genre de lecture que j’apprécie en général, mais ce n’est pas du tout addictif comme peuvent l’être La Guerre de la Faille de Raymond E. Feist ou Le Trône de Fer de GRR Martin. L’impression de lenteur a fini par avoir raison de moi.

Je vous conseille ce livre si vous aimez les très belles plumes et que les longues descriptions ne vous dérangent pas. Si vous aimez les histoires haletantes, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Si vous avez aimé ce livre, j’aimerais avoir votre avis, parce que je suis passée complètement à côté et que je suis curieuse de savoir ce qui peut plaire à d’autres lecteurs dans cette histoire que je n’ai pas su apprécier 😉

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