Le Roi sur le Seuil

Le Cycle Drenaï tome 2: Le Roi sur le Seuil. De David Gemmell. Editions Milady, collection Fantasy. 472 pages. 1985.

Pour voir ce que j’ai pensé du tome précédent: 1. Légende.

Un siècle après les évènements du 1er tome, Drenaï subit le joug d’un tyran qui ravage le territoire. Tenaka Khan, survivant du corps d’élite du Dragon, se met en tête d’obtenir vengeance.

Cette suite reprend plus ou moins la recette qui avait fait le succès de Légende: une poignée de marginaux et quelques centaines de citoyens lambda face à la toute puissance d’une gigantesque armée surentraînée. Moins les murs de Dros Delnoch derrière lesquels se retrancher. L’auteur ajoute cette fois des créatures sanguinaires, histoire de faire bonne mesure.

Comme toujours avec David Gemmell, la plume est fluide et addictive, il y a pas mal d’humour, on tourne les pages rapidement et on a parfois du mal à reposer le livre. Malgré tout, cette suite ne m’a pas autant accrochée que le 1er tome. Difficile de passer après Druss et le siège de Dros Delnoch, raison pour laquelle j’avais laissé passer si longtemps entre les deux. Et effectivement Tenaka Khan et ses compagnons ne m’ont pas autant tenue en haleine. Pour tout vous dire, le personnage que j’ai le plus apprécié est précisément celui qu’on suit le moins dans cette histoire.

J’ai quand même beaucoup aimé ce livre, même s’il n’a pas été à la hauteur de Légende, et j’ai hâte de lire le tome suivant, qui est déjà dans ma PAL 🙂

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Lecture d’Halloween 2019: ce que je vais lire

Il y a quelques jours, je vous demandais de m’aider à choisir ma lecture d’Halloween pour cette année. Vous n’avez pas été vraiment enthousiasmé-e-s par ce billet: seulement 4 personnes pour participer et une pour me souhaiter de bonnes lectures. Merci à vous d’avoir pris le temps de lire mon billet et de voter 😉

Le seul livre ayant mis d’accord au moins 2 personnes a été le tome 4 de Lockwood & co de Jonathan Stroud.

Si j’ai le temps, j’essaierai de lire au moins un autre des livres que vous avez retenus 🙂

Encore merci aux participantes, je vous reparle de ma lecture tout bientôt 😉

Et vous, vous prévoyez de lire quoi, pour Halloween?

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Une Trace dans le Temps

Les Chroniques de St-Mary tome 4: Une Trace dans le Temps. De Jodi Taylor. Editions HC. 352 pages. 2015 (2019 pour l’édition française).

Pour voir ce que j’ai pensé des tomes précédents: 1. Un Monde après l’autre. 2. D’Echo et Echos. 3. Une seconde Chance.

J’ai reçu ce livre grâce aux éditions HC et à leur attachée de presse, merci à eux 🙂

Suite aux évènements des précédents tomes, nous retrouvons Max et les équipes de St-Mary face à une nouvelle menace. La seule solution qui semble se présenter est de fuir à toutes jambes… à travers le temps.

Ce tome démarre immédiatement après la fin du précédent, quelques heures seulement se sont écoulées entre les deux opus. Du coup on entre très vite dans le vif du sujet et on peut donc dire que la mise en place n’a jamais été si rapide. Une Trace dans le Temps reprend un schéma similaire aux tomes précédents et se divise grosso-modo en 3 parties. Globalement, les deux premières sont assez longues, même si elles font avancer le récit c’est parfois un peu répétitif. La dernière est celle où on fait tout péter pour régler la situation et conclure sur ce qui sera le point de départ du tome suivant. On n’est pas autant dans le cliffhanger que dans le tome 3 (même si ce n’était pas non plus super frustrant), mais une fois encore, l’autrice annonce une nouvelle direction pour la suite.

Dans l’ensemble, ce 4e tome a les défauts et les qualités des précédents. C’est distrayant, assez fun (on a moins d’occasion de rire ici, mais il y a quand même des moments grandioses dans le n’importe nawak 😆 ), fluide et il y a de bonnes idées. Ce que j’apprécie le plus dans ces livres, c’est l’aspect voyage dans le temps et, de ce point de vue, il y a une nette amélioration par rapport au tome 1. Par contre, ce qui me chiffonne, c’est qu’on ne sent pas d’évolution qualitative: les aventures se suivent et se ressemblent à la fois dans leur construction et dans les idées pour résoudre les problèmes. Il y a plein de personnages qui deviennent interchangeables à force d’être sacrifiables et si le tome 3 avait permis de rebooter un peu le concept, l’autrice n’a pas suffisamment exploité ce reboot pour donner une autre dimension à son univers.

En bref, c’est toujours fun, distrayant et l’aspect voyage temporel est sympa (même s’il a tendance à devenir anecdotique parfois), mais ça manque un peu d’ambition et de nouveauté s’agissant de faire évoluer le concept. L’autrice reste dans sa zone de confort, en quelque sorte, et propose toujours plus ou moins la même histoire dans différentes versions. J’espère qu’elle saura se renouveler un peu plus dans le tome 5, à paraître en février prochain.

Une lecture sympathique, mais la lassitude pourrait finir par s’installer si le schéma n’évolue pas un peu.

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Le dernier Olympien

Percy Jackson tome 5: Le dernier Olympien. De Rick Riordan. Editions Le livre de poche Jeunesse. 426 pages. 2009.

J’ai lu les 2 1ers tomes avant l’existence de ce blog, mais si vous  voulez voir mon avis sur les autres tomes, c’est par ici: 3. Le Sort du Titan. 4. La Bataille du Labyrinthe.

Suite aux évènements des tomes précédents, Percy et ses amis s’apprêtent à faire face à l’ultime bataille contre Chronos et ses alliés. Et ça s’annonce plutôt mal…

Ce dernier tome est dans la lignée des précédents: bourré d’aventures, de combats et d’humour. On est toujours dans de la littérature jeunesse/YA, mais ça n’empêche pas d’assister à la mort de personnages qu’on avait appris à apprécier et c’est souvent assez cruel. En tant que lectrice adulte, certaines choses m’ont semblé prévisibles, mais ça ne m’a pas dérangée: c’est bien amené, toujours palpitant et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

L’auteur réécrit et détourne la mythologie grec avec talent et originalité. ça donne envie d’en apprendre davantage sur le sujet si on le connaît peu ou pas; si on le connaît déjà, on apprécie la façon dont l’auteur l’utilise.

La plume est agréable et fluide. Les dialogues tranchent sur la narration, le langage parlé est utilisé à bon escient (par ex, les adultes et les ados ne s’expriment pas de la même manière, les créatures mythologiques ont également leurs propres spécificités de langage). La description du monde des dieux est également très intéressantes et, même quand l’action se met en pause le temps pour les personnages de préparer leurs plans de bataille, on découvre toujours des détails ou des idées originaux.

Une bonne lecture, qui conclut avec efficacité une série très chouette, qu’on soit un jeune lecteur ou un adulte curieux.

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Pause lecture #55

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Neverwhere

Neverwhere. De Neil Gaiman. Editions J’ai lu. 380 pages. 1996.

Richard Mayhew découvre un soir une jeune fille gravement blessée dans une rue de Londres. A partir de là, il va devoir remettre en question profondément ce qu’il croyait savoir de la réalité.

Se plonger dans un roman de Neil Gaiman, c’est toujours toute une aventure. On ne sait pas vraiment sur quoi on va tomber, mais on s’attend à quelque chose de spécial. ça n’a pas loupé avec Neverwhere. J’ignorais à peu près tout de ce livre, avec cet auteur, je ne prends même plus la peine de lire la 4e de couverture (et je vous déconseille de le faire, elle en dit beaucoup trop!), je fonce direct. Et une fois encore, la magie a opéré.

On est immédiatement immergé dans l’univers très riche qui est proposé. D’ailleurs, l’univers en question est presque plus le héros de l’histoire que les personnages. Il y a beaucoup d’idées géniales, exploitées à la sauce Gaiman, c’est-à-dire de manière à être le plus ironique ou tordu possible, tout en formant un tout cohérent. Alors certaines avancées de l’intrigue sont un peu prévisibles, parce que l’originalité ne réside somme toute pas dans l’histoire elle-même, mais plutôt dans la façon dont elle est racontée et dans les détails du monde qu’on découvre.

Comme d’habitude avec cet auteur, j’ai passé un excellent moment, j’ai dévoré ce livre qui était à la fois très prenant et très amusant à lire, même quand il question d’évènements violents. Je recommande très vivement 🙂

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La huitième Fille

Les Annales du Disque-Monde tome 3: La huitième Fille. Editions Pocket, collection Fantasy. 222 pages. 1987.

Huitième fille d’un huitième fils, la jeune Eskarina se retrouve héritière d’un bourdon de mage garanti gavé de magie et d’obstination. Parce qu’une fille n’est pas censée devenir mage, Mémé Ciredutemps, sorcière du pittoresque village de Trou d’Ucques, entreprend de se charger de son éducation.

C’est le 3e tome de la série que je lis en un mois, ça vous donne une idée du plaisir que je prends à cette relecture (qui devra se freiner à un moment, vu que je n’ai pour l’instant qu’une dizaine de tome dans ma bibliothèque). Selon moi, c’est à partir de celui-ci que Pratchett entre vraiment de plain-pied dans le Disque-Monde. Les 2 1ers étaient plus une mise en bouche qui parodiait les titres classiques ou cultes du genre. Là, on a toujours de la parodie, mais je trouve qu’on s’en détache plus et que l’histoire commence à prendre sa propre « personnalité ».

Bon, je ne suis peut-être pas très objective, parce que Mémé Ciredutemps est un de mes personnages préférés dans la série ^^

Même si c’est un tome 3, cette histoire n’est pas une suite. Il vaut mieux avoir lu les précédents malgré tout, pour avoir toutes les clés de l’univers mis en place par l’auteur. Après celui-ci, on peut par contre lire les tomes dans l’ordre qu’on veut s’ils suivent des personnages différents. Sinon évidemment, lisez les tomes des Soeurcières dans l’ordre, ceux du Guet dans l’ordre, etc.

Je ne vais pas vous en dire beaucoup plus sur ce roman, la série vaut vraiment la peine qu’on la découvre sans trop en savoir.

Comme toujours, une excellente (re)lecture, j’ai beaucoup ri et j’ai passé un très bon moment 🙂

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Ces livres que je n’ai jamais pu terminer #7

Bellefleur. De Joyce Carol Oates. Editions Stock, collection La Cosmopolite. 784 pages. 1981.

La famille Bellefleur, plus ou moins ruinée, vit dans son immense manoir et domine la région, crainte ou méprisée par ses voisins.

J’ai abandonné ce livre après environ 250 pages, alors que pourtant l’histoire et l’ambiance me plaisaient. Mon premier problème a été que le récit est très décousu. On passe du présent au passé, du passé au très lointain passé, avant de revenir au présent et de retourner au passé, et ainsi de suite. Vu le nombre de personnages qui sont impliqués à chaque époque et la complexité des relations entre certains d’entre eux, c’est une lecture qui demande énormément de concentration. Pour vous donner une idée, j’avançais de 50 pages en deux semaines, alors que c’est ce que j’ingurgite en général pour mon petit déjeuner.

Il faut dire qu’en plus du côté décousu de l’histoire, la plume de l’autrice est plutôt dense. Elle est agréable à lire et le style est exigeant, mais pas rebutant non plus. Si ce n’est que Joyce Carol Oates use et abuse vraiment des parenthèses en tous genres. Parenthèses dont la longueur varie entre quelques lignes et une page, parfois. C’est déstabilisant au début, on finit par s’habituer, mais ça fait quand même beaucoup de digressions…

Globalement, c’était une lecture plutôt originale sur la forme, intéressante sur le fond, mais qui demandait beaucoup trop d’investissement et de concentration et qui a fini par user ma patience et me faire frôler la panne de lecture. C’est paradoxal, mais je n’avais plus envie de lire en voyant ce livre, alors que j’appréciais l’histoire. Dommage.

***

Le dernier Héraut-Mage, Intégrale. De Mercedes Lackey. Editions Milady. 1317 pages. 1997-1998.

Héritier du domaine de Forst Reach, Vanyel refuse d’entrer dans le moule et de répondre aux attentes de sa famille. Passionné de musique, il ne se sent pas fait pour le métier des armes et connaît bien des mésaventures.

Ce livre est la 2e trilogie du Cycle des Hérauts de Valdemar et comprend 3 tomes publiés initialement sous les titres: La Proie de la Magie, Les Promesses de la Magie, Le Prix de la Magie. Il n’est pas indispensable de lire les autres trilogies du cycle pour comprendre celle-ci.

J’ai abandonné ma lecture au bout de 200 pages, mais j’ai eu beaucoup de mal à arriver jusque là. J’ai trouvé la mise en place trop longue, les personnages agaçants et l’amorce d’intrigue pas vraiment palpitante. Ajoutons à ça que c’était bourré de clichés sur les gays, ce qui m’a également beaucoup exaspérée, et vous comprendrez pourquoi j’ai préféré passer à autre chose.

Je ne déconseille pas pour autant, la note moyenne sur LivrAddict dépasse les 17/20, alors j’imagine que d’autres lecteurs ont trouvé leur compte dans cette lecture. Si vous l’avez lue en entier, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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La Constellation du Diadème tome 1: Olium. De Brian Herbert et Kevin J. Anderson. Editions Orbit. 424 pages. 2011.

Après une rébellion qui a mal tourné, le général Adolphus et ses partisans sont exilés par le gouvernement sur la planète Fendelhofer, dans l’espoir qu’ils y restent tous. Car la planète est un véritable enfer pour les téméraires qui doivent y survivre. Dix ans plus tard, entre magouilles politiques et aventures, des relents de la rébellion sont toujours présents.

Je partais confiante dans cette lecture. Au vu du résumé, ç’avait l’air palpitant et plein de rebondissements. Et alors, des rebondissements, il y en a. Mais il y a aussi foison de personnages et de points de vue. On saute de l’un à l’autre sans toujours bien comprendre en quoi ça va faire avancer l’histoire et, comme aucun n’est vraiment sympathique ou attachant, j’avais du mal à me sentir concernée par leur sort. Surtout que les auteurs en font des tonnes sur leur passé, au bout d’un moment j’ai trouvé que ça devenait un peu too much.

Le plus gros point noir pour moi est que ça ressemblait beaucoup à Dragon déchu (que je n’ai pas du tout aimé) sur beaucoup d’aspects, mais en moins maîtrisé à mon avis. Après 100 pages, je trouvais déjà le temps long et je ne voyais rien qui m’accrochait suffisamment pour me donner envie de poursuivre, j’ai donc laissé tomber. En plus après avoir fureté un peu, j’ai constaté que je ne devais pas être la seule à ne pas être convaincue, parce que les tomes suivants n’ont apparemment pas été traduits à ce jour. Aucun regret, donc.

***

J’ai abandonné également deux autres livres. Ils étaient en pause depuis des mois et je ne trouvais pas la motivation pour les reprendre, j’ai donc décidé de reconnaître que j’avais laissé tomber (le fait que les 2 soient de grosses pavasses a contribué à la décision, j’avoue). Je n’ai pas lu assez loin pour en parler en connaissance de cause, surtout que j’ai presque tout oublié de ce que j’en ai lu. Je vous les montre quand même, si vous voulez en savoir plus à leur sujet, clic-clic sur les couvertures 😉 Et si vous les avez lus et pensez qu’ils valent la peine que je leur donne une autre chance, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Encore une fois, je tiens à dire que je ne prétends pas détenir « la vérité », ces livres peuvent plaire à d’autres lecteurs. C’est juste qu’ils n’ont pas réussi à susciter mon intérêt jusqu’au bout, ce dont je suis la première déçue…

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Moriarty – Le Chien des d’Urberville

Moriarty – Le Chien des d’Urberville. De Kim Newman. Editions Le Livre de Poche. 704 pages. 2015.

Puisque « ce crétin » de Watson a entrepris de raconter au monde les aventures de Sherlock Holmes, le colonel Moran entreprend de raconter celles de Moriarty.

Ce livre est une réécriture de Sherlock, sauf que les protagonistes en sont Moriarty et son gang. L’auteur reprend les récits de Conan Doyle pour y mêler d’autres classiques et les triturer pour leur donner un coup de neuf. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que certaines idées ne sont pas piquées des hannetons 😆

Je pense que j’aurais plus apprécié ma lecture si je connaissais mieux Sherlock (je n’ai pas encore tout lu de ses aventures), mais ça a quand même été une bonne lecture. C’est plutôt fun, bourré d’ironie et de références improbables (on ne s’attend pas à trouver une réécriture de Daphné Du Maurier là-dedans, pour ne citer que cet exemple ^^).  La plume est fluide, plaisante et les pages se tournent assez vite.

Il y a malgré tout des longueurs et certaines nouvelles auraient pu être plus courtes sans que ça nuise à l’intrigue. Certaines sont également plus inspirées que d’autres. Ma préférée a été La Ligue de la Planète Rouge, que j’ai trouvée très amusante. La pseudo-présentation au début était dispensable, par contre.

Dans l’ensemble, une lecture sympathique, pas transcendante et un peu trop longue, mais distrayante et agréable.

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Les Enfants du Printemps

Les Enfants du Printemps. De Wallace Thurman. Editions Mémoires d’Encrier. 276 pages. 1934.

Résumé de l’éditeur: Il s’en passe des choses au nord de Manhattan, en ces années d’après-guerre. Le blues a envahi les têtes et les corps, les hommes et les femmes ont soif de liberté et de mauvais gin. Raymond Taylor, un écrivain à l’ambition débordante, habite avec ses amis artistes dans un immeuble de Harlem qu’ils ont baptisé le manoir Niggeratti. Mais que faut-il pour écrire un chef-d’œuvre ? Œuvre à la fois puissante et effarouchée, pleine de bruit et de fureur, débordante d’un mélange d’enthousiasme et de cynisme, qui ravage tout sur son passage, « Les enfants du printemps » se lisait et se lit encore aujourd’hui comme on prend une douche froide : pour dégriser. 

J’ai reçu ce livre grâce à la Masse critique Babelio de septembre et aux éditions Mémoires d’Encrier, merci à eux pour cette lecture 🙂

L’intrigue se déroule pour l’essentiel dans un immeuble de Harlem où vivent des artistes Noirs, au début des années 1930. L’arrivée d’un étudiant suédois dans ce cercle fermé permet au lecteur d’entrer dans cet univers fait de discussions plus ou moins désabusées, de tentatives artistiques avortées pour la plupart et de relations humaines compliquées. On est en pleine « Renaissance de Harlem », mouvement artistique et littéraire dont je n’avais jamais entendu parler et que je suis bien contente d’avoir eu l’occasion de découvrir grâce à cette lecture.

Par certains aspects, ce livre m’a rappelé un peu le Sur la Route de Kerouac (ce qui ne serait pas forcément un compliment, vu que j’ai détesté ce bouquin): les personnages vivent dans une atmosphère bohême et, s’ils ne voyagent pas comme les héros de Kerouac, leurs habitudes autour de l’alcool et des femmes se ressemblent un peu. Ils analysent également beaucoup leurs idées et expriment beaucoup de désaccords quant à leur vision de ce que devrait ou pas être un artiste Noir, du fait qu’il est Noir. J’ai trouvé les réflexions à ce sujet très intéressantes.

Les personnages en eux-mêmes ne sont pas forcément très sympathiques ou attachants, mais ça ne nuit pas au propos. C’est tout une époque et son ambiance qu’on découvre ici, à travers un classique que j’ai trouvé très contemporain dans les sujets qu’il aborde (ce qui n’est pas vraiment rassurant pour nous, en 90 ans, l’évolution de la société n’a pas été vraiment fulgurante sur certains sujets…).

Le roman est suivi d’un dossier sur la Renaissance de Harlem. J’avoue l’avoir simplement survolé, l’ayant trouvé un peu trop didactique après m’être sentie immergée dans le récit original.

Une lecture intéressante et instructive, même si le roman en lui-même ne me semble pas inoubliable. A découvrir par curiosité pour le sujet et l’époque.

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