Des BD en pagaille #46

Suicide Squad: Têtes brûlées. Scénario d’Adam Glass. Dessin de Federico Dallocchio, Ramson Getty, Andrei Bressan, Cliff Richards, Clayton Henry, Ig Guara. Editions Eaglemoss Collections et DC Comics. 140 pages. 2011-2012.

Quand un problème surgit et que les super-héros ne peuvent pas intervenir, Amanda Waller envoie la Suicide Squad, une équipe composée de super-vilains condamnés qui ont l’opportunité d’obtenir une réduction de peine.

Je suppose que tout le monde a au moins entendu parler de la Suicide Squad suite au film de 2016 avec Will Smith, donc je n’entrerai pas dans les détails à propos des personnages. On retrouve ici certains vus dans le film, on en rencontre d’autres. Tous sont censés être de grands méchants obligés de travailler pour le « bon camp », mais même s’ils sèment le désordre et, parfois, la désolation sur leur passage, on ne peut pas dire non plus qu’ils soient spécialement horribles (du moins, on a vu largement pire). Leur patronne est moins sympathique qu’eux, au final.

Le comics rassemble plusieurs missions qui se suivent et ne se ressemblent pas, mais forment un ensemble cohérent. Il se passe beaucoup de choses et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Beaucoup d’action, de bastons et de cadavres.

Pour ce qui est du dessin, il y a du bon et du moins bon, ce qui s’explique par le nombre de dessinateurs ayant travaillé sur les histoires. Dans l’ensemble, ça reste assez cohérent, en partie grâce à la mise en couleur qui donne de l’unité à des styles un peu différents.

Une lecture sympathique, notamment la dernière intrigue, que j’ai trouvé plus intéressante, mais qui ne m’a pas non plus follement marquée. Un bon point d’entrée pour découvrir la Suicide Squad.

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Les Contes de Brocéliande Livre 1er: La Dryade. Scénario de Nicolas Jarry et François Dubois. Dessin de Guillaume Lapeyre, Marc-Antoine Boidin et Stéphane Bileau. Couleurs d’Elsa Brants. Editions Soleil, colection Celtic. 2004.

Cette BD regroupe en fait 3 histoires racontées dans l’histoire principale: une dryade raconte aux fées 3 légendes de Brocéliande. Dans la 1e, une fillette aux pouvoirs étranges fait face à la vindicte des enfants du village voisin. Dans la 2e, c’est le conte d’Hansel et Gretel qui est repris. Dans la 3e, des enfants maltraités rencontrent une créature magique.

Je m’attendais plutôt à lire l’histoire de la dryade du titre, alors j’ai été un peu surprise… Toutes les histoires sont plutôt sympathiques, même si un peu trop brèves pour mon goût. Du coup, je n’ai pas grand chose à en dire, sinon qu’elles étaient plaisantes à lire, même si pas inoubliables.

J’ai apprécié cette BD surtout pour ses dessins et les ambiances qu’ils transmettent au lecteur. A l’exception de la dernière histoire, où le style se démarque, l’ensemble est assez homogène (sans doute en partie à cause de la mise en couleur). Les décors sont beaux, les personnages sont réussis et c’est un plaisir pour les yeux.

Globalement, j’ai passé un bon moment en lisant cette BD, mais il a fallu que je ressorte l’album pour me souvenir du contenu. Une lecture sympathique, donc, mais clairement pas marquante. Je ne lirai probablement pas le tome 2.

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Siegfried Livre 2: La Walkyrie. D’Alex Alice. Editions Dargaud. 72 pages. 2013.

Suite aux évènements racontés dans le 1er tome, nous retrouvons Siegfried, bien décidé à trouver le monde des humains. Accompagné par Mime et observé par la Walkyrie, le jeune homme découvre le monde au-delà de la clairière qui l’a vu grandir, avec ses merveilles et, surtout, ses dangers.

Un 2e tome dans la lignée du 1er: planches sublimes, histoire passionnante. On découvre en même temps que Siegfried un univers vaste et périlleux, mais également magnifique et attirant.

Les dessins sont de vraies oeuvres d’art et la mise en couleur donne au lecteur l’impression de voyager avec Siegfried et Mime, au milieu de paysages grandioses. On sent le souffle de l’aventure et le poids des mythes nordiques.

Un pur régal!

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Les Inconnues de la Seine

Nico Sirsky tome 5: Les Inconnues de la Seine. De Frédérique Molay. Editions Thomas et Mercer. 380 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: Paris, fin juin. Dans une ville écrasée par la chaleur, une série de meurtres sordides réveille une vieille légende urbaine et plonge la capitale dans l’effroi.

Depuis les attentats, le commissaire Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle de Paris, et ses hommes sont sous tension. Difficile de maintenir un semblant de vie ordinaire lorsque les effectifs réduits obligent l’équipe à enchaîner mission sur mission. Mais lorsqu’une jeune fille est enlevée en plein jour au cœur de la capitale, c’est tout l’équilibre précaire de leur quotidien qui bascule.

Confronté à un adversaire redoutablement intelligent et pervers, l’affaire va prendre un tour personnel pour Nico Sirsky, rattrapé par d’anciens démons qu’il croyait enterrés depuis longtemps. Commence alors une course effrénée contre la montre qui va mettre le commissaire au pied du mur et le pousser dans ses derniers retranchements.

J’ai reçu ce livre grâce à NetGalley et aux éditions Amazon Publishing France, merci pour cette lecture 🙂

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Je ne connaissais pas l’auteure, ni cette série de romans policiers, mais le résumé m’avait tapé dans l’oeil et, même si c’était un tome 5, j’ai eu envie de lui donner une chance. Bien m’en a pris, car j’ai trouvé ce livre terriblement efficace.

On entre immédiatement dans le vif du sujet, avec la découverte d’un corps dans la Seine et la présentation (brève, s’agissant d’un tome 5, mais suffisante) de l’équipe qui va être chargée de l’enquête. Le commissaire Sirsky est le héros de l’histoire, les autres personnages ne sont donc pas aussi développés que celui-ci, mais on n’a pas besoin de plus: l’accent est mis sur l’action de la police et sur l’expérience de Sirsky. On suit également un peu sa vie personnelle, non seulement parce qu’elle contribue à son efficacité, mais aussi parce qu’une autre enquête, surgie du passé, va se mettre en place (sans doute pour être développée dans le prochain tome). En parallèle, nous suivons également le meurtrier dans sa quête de la victime parfaite et dans ses délires particulièrement flippants.

Les chapitres sont courts, l’auteure ne traîne pas en route et l’intrigue avance réellement et rapidement. La plume est incisive, concise: on va à l’essentiel, ce qui fait de ce roman un vrai page turner. C’est rythmé, vivant, haletant et je ne me suis pas ennuyée une minute. J’espérais que les policiers arriveraient à temps pour sauver les victimes et j’étais aussi dépitée qu’eux lorsqu’ils échouaient, mais ils ne lâchaient pas le morceau et j’avais hâte de découvrir comment ils allaient arriver jusqu’au tueur.

Sans être inoubliable, ce roman m’a fait passer un bon moment et m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Je recommande si vous cherchez un roman policier qui se lit facilement et rapidement.

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Police

Harry Hole tome 10: Police. De Jo Nesbo. Editions Folio, collection Policier. 670 pages. 2013.

Un tueur en série s’en prend aux policiers ayant travaillé sur des enquêtes non résolues et massacre ses victimes sur les lieux de ces vieilles affaires. En parallèle, un mystérieux patient, dans le coma, inquiète des personnalités corrompues, sur lesquelles il aurait beaucoup à dire en se réveillant.

L’histoire démarrait plutôt bien, avec des meurtres particulièrement horribles et des policiers dépassés par les évènements, le tout sur fond de corruption. Les personnages sont nuancés, avec des parts d’ombre plutôt inquiétantes et un passé qui n’est pas oblitéré (rappelons qu’on est dans un tome 10). L’enquête piétine et la police ne semble pas vraiment savoir où diriger ses efforts. Jusqu’ici, ça passe assez bien, on est dans le flou et les cadavres pleuvent. J’avais hâte de voir comment les choses allaient se goupiller et se résoudre.

Sauf que, passé la moitié, j’ai commencé à m’ennuyer ferme. Le mystère s’épaissit, bien qu’on pense comprendre le qui et le pourquoi, mais les enquêteurs continuent à patauger. C’est là où les failles des personnages prennent de l’ampleur, ce qui normalement serait plutôt un bon point. Mais j’ai fini par les trouver tous antipathiques à divers degrés. Que ce soit Harry Hole ou les autres, je ne les aimais pas et ça a rendu ma lecture assez fastidieuse, d’autant que j’avais l’impression qu’on arriverait jamais au bout de cette histoire. D’ailleurs, si je n’avais pas dépassé la moitié du livre, j’aurais laissé tomber. Et finalement, je regrette de ne pas l’avoir fait, parce que j’ai été déçue par ce roman.

C’était ma première rencontre avec Harry Hole et commencer par un tome 10 n’était sans doute pas idéal. ça ne gêne pas la compréhension parce que les détails importants sont rappelés au fil du récit, mais évidemment ça spoile les précédentes aventures du héros. Je voulais me faire une idée de cette série, c’est donc chose faite. Mais je n’ai aucune envie d’en lire plus: c’était beaucoup trop long et je n’avais aucune empathie pour les protagonistes.

Une déception, même si objectivement je n’ai pas de défaut majeur à reprocher à ma lecture. Je n’ai juste pas accroché. Si vous l’avez lu, ça m’intéresserait de savoir ce que vous en avez pensé, parce que je suis passée vraiment à côté.

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Sériemaniac épisode #24 : ces séries que j’ai abandonnées 3

Si vous voulez voir les billets précédents sur les séries que j’ai laissé tomber, c’est ICI 😉

Les Enquêtes de Miss Fischer (Miss Fischer Murder Mysteries). Création: Maureen Jennings, d’après la série de romans Phryne Fisher Historical Mysteries de Kerry Greenwood. Chaîne: ABC1. Avec: Essie Davis, Nathan Page, Hugo Johnstone Burt, Ashleigh Cummings, Richard Bligh. 3 saisons, 34 épisodes de 60 minutes. Australie. 2012. Série terminée.

Années 1920, Australie. Suite à la disparition de sa soeur, la riche Miss Fischer devient détective privée. Aidée de quelques employés, elle va mener des enquêtes avec succès, au grand dam de la police et de l’inspecteur qu’elle entraîne régulièrement dans ses (més)aventures.

La série a 2 gros points positifs. Le 1er, c’est l’époque à laquelle elle se situe. La reconstitution historique, avec costumes et décors luxueux, est très réussie, c’est un régal pour les yeux.

Le 2e, c’est qu’on a affaire à une héroïne très moderne, qui se moque des carcans imposés aux femmes de son époque et qui vit sa vie sans se préoccuper de ce qu’on peut penser d’elle.

ça n’aura pas été suffisant pour maintenir mon intérêt bien longtemps. Les enquêtes sont très classiques, on comprend rapidement qui est coupable. Il y a également beaucoup de longueurs et peu d’action. Sur des épisodes de 60 minutes, on le sent passer et, en ce qui me concerne, l’ennui a rapidement pointé le bout de son nez. Pour finir, l’héroïne en fait trop, tout le temps. Alors oui, c’est bien d’avoir un personnage féminin moderne et tout et tout, mais au bout d’un moment elle finit par être agaçante et condescendante.

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Take Two (Enquêtes en Duo). Création: Andrew W. Marlowe et Terri Edda Miller. Chaînes: ABC, Vox, France 2. Avec: Rachel Bilson, Eddie Cibrian, Aliyah O’Brien, Alice Lee, Xavier de Guzman. 1 saison, 13 épisodes de 42 minutes. Co-production USA, Allemagne, France. 2018. Série annulée.

A la suite d’un scandale ayant secoué sa carrière d’actrice à succès, Sam Swift, connue pour son rôle d’inspectrice dans une série télé, se retrouve à faire équipe avec Eddie Valetik, un détective mal embouché qui voit son agence gagner des clients suite à cette collaboration imprévue.

La série lorgne clairement du côté de Castle, d’autant plus que c’est le même créateur qui est à l’origine des 2 titres. Le problème, c’est que tout le monde n’a pas la présence d’un Nathan Fillion et que le jeu de Rachel Bilson est loin d’avoir la subtilité de celui d’une Stana Katic. Si Eddie Cibrian a le mérite de rester sobre dans son interprétation, il n’est pas vraiment charismatique pour autant. Et sa partenaire est particulièrement crispante.

D’autre part, les histoires sont très convenues et assez peu palpitantes. L’humour est présent, mais tombe généralement à plat. Le seul bon point que je vois est qu’on ne suit pas des flics, mais des détectives privés, ce qui change un peu. En dehors de ça, c’est une série parfaite pour comater: on ne perd rien à somnoler devant.

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Miss Ma, Nemesis (Miseu Ma, Boksuui Yeosin). Scénario de Park Jin Wu, d’après Agatha Christie. Réalisation de Lee Jeong Hun et Park Jin Wu. Chaîne: SBS. Avec: Kim Yun Jin, Jeong Wung In, Go Seong Hee, Choi Gwang Je. 32 épisodes de 35 minutes. Corée du Sud. 2018.

Ma Jin Won a été condamnée à la prison pour le meurtre de sa fille. Elle finit par s’évader, bien décidée à prouver son innocence, mais, surtout, à retrouver le véritable meurtrier pour lui faire payer son crime. Sous l’identité de Miss Ma, elle s’installe dans un quartier tranquille, où elle résout les mystères du voisinage. Mais la police est sur ses traces et compte bien la remettre derrière les barreaux.

Voilà une série qui démarrait très fort, avec un 1er épisode particulièrement efficace. L’héroïne y démontrait tout le génie dont elle était capable en organisant une évasion spectaculaire sous le nez de la police. L’inspecteur chargé de l’affaire était plutôt intéressant également, avec sa détermination au moins égale à celle de l’héroïne. C’était franchement haletant et très prometteur.

Malheureusement, au bout d’une dizaine d’épisodes (et j’ai eu du mal à trouver la motivation pour aller jusque là), il ne se passait toujours pas grand chose. On avait découvert quelques éléments, mais c’était lent, mou et les épisodes de 35 minutes me semblaient plus longs que les épisodes de 60 proposés par d’autres séries. Le seul point positif que je retiens de cette histoire, ce sont les discussions avec ma copinaute de visionnage.

Dommage, parce qu’une adaptation contemporaine et coréenne de Miss Marple, c’était alléchant…

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La suite au prochain épisode! D’ici là, si vous avez envie de discuter de ces séries ou si vous en avez à me conseiller, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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Challenge Bingo de l’imaginaire

Je n’avais pas prévu de m’inscrire à un nouveau challenge, j’en ai déjà 3 en cours (si vous voulez en savoir plus, il suffit de cliquer sur Challenge dans la liste de tags 😉 ), mais celui proposé par Gribouille Lechat ces derniers jours sur LivrAddict m’a tentée 🙂

C’est un bingo, il faut donc lire des livres correspondant aux cases de la grille concoctée par Gribouille. Ce qui m’a appâtée, c’est que ce challenge est consacrée à la SFFF. C’est probablement le genre qui tient le plus de place dans ma PAL, alors c’est l’occasion de faire de chouettes lectures, le tout en s’amusant un peu.

Voici la grille:

Comme au bingo, il s’agit de remplir des lignes (ou des diagonales, ici), voire de compléter toute la grille.

Pour les explications de l’organisatrice ou si vous voulez participer, je vous renvoie au topic qui est consacré à ce challenge sur LivrAddict 🙂 Quant à moi, je vais fouiller dans ma PAL pour trouver de quoi me lancer dès le démarrage du challenge le 1er janvier!

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Tag le cinéma

Un petit tag pour commencer la semaine, ça vous dit? A l’origine, celui-ci vient du site de PKJ, mais je l’ai piqué chez Sue-Ricette 🙂 Pour en savoir plus sur les livres et films cités, comme d’hab, clic-clic sur les images 😉

1. Citer un livre adapté au cinéma.

Vous reconnaîtrez peut-être les acteurs sur la couverture 😉

2. Citer un livre que vous aimeriez voir adapté au cinéma.

Quand j’aime un bouquin, je redoute toujours de le voir adapté au cinéma, parce que la plupart du temps je suis déçue par le résultat. Soit l’adaptation n’est pas fidèle parce que le livre est trop difficile à adapter fidèlement; soit on ne retrouve pas dans le film l’esprit du bouquin; soit les acteurs choisis ne ressemblent pas à l’idée que je me fais des personnages; etc, etc ^^

Sous réserve que les moyens soient suffisants pour produire une adaptation fidèle et bien faite, j’aimerais assez assister sur grand écran aux batailles spatiales de cette série:

3. Citer un livre que vous avez lu avant de voir son adaptation.

L’adaptation est sympa, mais on est loin du coup de coeur et des émotions que j’avais ressentis pendant ma lecture…

4. Citer un livre que vous avez lu après avoir vu son adaptation.

J’avais eu l’occasion de voir l’adaptation avec Gwyneth Paltrow et Ewan MacGregor avant de lire le livre. Je me suis rendu compte en le lisant que le film avait tranché dans le vif. Si l’esprit était respecté, il manquait énormément de choses dans cette adaptation pourtant plutôt sympathique.

5. Citer un livre dont l’adaptation au cinéma porte un autre nom que le titre du livre.

L’adaptation s’intitule Le Village des Damnés, d’ailleurs le livre a été réédité avec ce titre. Je n’ai pas encore lu le bouquin, bien qu’il soit dans ma PAL, mais j’avais plutôt bien aimé le film.

6. Citer un livre dont l’adaptation vous a déçue.

C’est valable pour pratiquement toutes les adaptations, pour moi ^^Je citerai:

 

Il ne reste plus grand chose du roman, pas même l’époque à laquelle se déroule l’histoire…

7. Citer un livre dont vous avez préféré l’adaptation.

A ce jour, je n’ai jamais réussi à aller au bout du tome 1… (mais je ne désespère pas d’y parvenir un jour!)

8. Quel est le dernier film adapté d’un livre que vous avez vu ?

Je regarde plutôt des séries, en ce moment, le dernier film que j’ai (re-re-re-re)vu ces dernières semaines, c’est celui-ci, que j’aime regarder avec mes nièces:

J’ai fini le bouquin dernièrement, d’ailleurs 🙂

9. Citer un livre qui fait des références au cinéma.

Un livre dans lequel Alfred Hitchcock est un des protagonistes ne peut que laisser la part belle au cinéma (ce qui, pour moi, a été un des seuls points positifs de cette lecture, hélas).

Voilà, c’est déjà fini! J’espère que ça vous a plu et que je vous ai donné envie de lire certains de ces livres ou de voir leurs adaptations 🙂

Et vous, vous le faites, ce tag? 😉

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Les nombreuses Vies d’Arsène Lupin

Les nombreuses Vies d’Arsène Lupin. D’André-François Ruaud. Editions Les Moutons électriques, collection La Bibliothèque rouge. 324 pages. 2005.

A l’occasion des 100 ans d’Arsène Lupin, l’auteur nous propose une biographie commentée du célèbre gentleman-cambrioleur et rassemble des textes autour du personnage et des thèmes qui tournent autour de lui.

Au programme: biographie, chronologie, bibliographie, filmographie, articles, analyses, comparaisons et hommages sous forme de nouvelles. Tout ne présente pas le même intérêt: le 2e chapitre, par exemple, n’est qu’une répétition abrégée du 1er. La lecture de la bibliographie est également assez fastidieuse, mais permet de savoir dans quel ordre lire quoi. L’article sur la Belle Epoque peut intéresser les personnes qui en savent peu sur le sujet, les autres n’y trouveront probablement pas vraiment leur compte.

A côté de ça, certains chapitres sont très intéressants: on apprend par exemple comment un auteur aux grandes ambitions littéraires est devenu un écrivain populaire et on découvre la genèse de son personnage le plus emblématique. On découvre également que Lupin était loin d’être le seul gentleman-cambrioleur de son époque, que ce soit dans la réalité ou dans la fiction (j’ai encore noté plein de titres, ma WL n’est pas près de baisser ^^).

Le livre se conclut avec plusieurs nouvelles inspirées de l’oeuvre de Maurice Leblanc. Elles sont assez classiques (ce qui ne les dessert pas pour autant, au contraire), à l’exception de celle proposée par Johan Héliot. L’esprit Lupin est respecté, mais on part dans un délire steampunk et fantastique particulièrement original que j’ai beaucoup aimé.

Deux bémols malgré tout: le livre date de 2005 et mériterait peut-être une mise à jour; les illustrations sont en noir et blanc, ce qui est quand même dommage pour un livre de ce genre.

Une lecture vraiment très intéressante, dévorée très vite. A recommander à tous les fans d’Arsène Lupin 🙂

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Princess Bride

Princess Bride. De William Goldman. Editions Bragelonne, édition du 40e anniversaire. 335 pages. 1973.

Westley part à l’aventure pour faire fortune et pouvoir ainsi épouser Bouton d’Or, la plus belle femme du monde. Mais Westley est victime du Terrible Pirate Roberts et disparaît sans laisser de traces. Quelques années plus tard, Bouton d’Or s’apprête à épouser le prince Humperdinck lorsque qu’elle est enlevée par un trio de malfaiteurs: Vizzini la tête-pensante, Fezzik le géant à la force monstrueuse et Inigo Montoya, le meilleur escrimeur de tous les temps.

Etait-il vraiment nécessaire que je vous fasse un résumé de cette histoire? Parce que si vous ne connaissez pas le livre, vous connaissez probablement le film? Si ce n’est pas le cas, c’est le moment de réparer cet oubli! Surtout que c’est le genre d’histoire qui se prête bien à la période de Noël à mon avis 🙂

Bon, honnêtement (et c’est assez rare pour le souligner), je préfère le film. Pas que le livre soit mauvais, bien au contraire. Mais l’auteur ne se contente pas de raconter ce qu’on voit dans le film. Il explique que cette histoire est celle écrite par un écrivain florin du nom de Simon Morgenstern et qu’il s’est contenté de l’abréger pour le confort du lecteur. Ce qui fait qu’il met un temps fou avant d’en venir à l’histoire elle-même et qu’il digresse souvent. C’est quand même amusant à lire, mais franchement, c’est l’histoire de Bouton d’Or et Westley, d’Inigo, de Fezzik et de leurs aventures, qu’on a envie de lire ^^ Bref, le film est assez fidèle au livre, mais il tranche dans le vif en nous épargnant beaucoup de blabla. Dans les deux cas (qu’on lise le bouquin ou qu’on regarde un écran), on a un sourire plaqué sur la figure du début à la fin, du moins quand on est pas en train de rire 🙂

Parce que l’histoire est très chouette, déjà. Au programme: de l’aventure, du Grand Amour, de la vengeance, des bastons, des trahisons, etc. Et aussi, de l’humour. Beaucoup d’humour. On rit très souvent, que ce soit avec le livre ou avec le film. Répliques et situations très drôles, protagonistes hilarants, même ceux dont on aurait pu penser au départ qu’ils seraient ennuyeux. Il y a là-dedans des trouvailles géniales et des personnages inoubliables.

Le livre développe davantage certaines choses par rapport au film. Le passé de Fezzik et Inigo, par exemple, ou encore la personnalité d’Humperdinck. Il y a aussi beaucoup de détails supplémentaires et, s’ils ne manquent pas au film, on prend plaisir à les découvrir.

Une excellente lecture, qui m’a donné une pêche d’enfer. Une semaine après l’avoir refermé, je me marre toujours comme une idiote rien que d’y penser 😆 Mon conseil: regardez le film. Il vous donnera envie de lire le livre dans la foulée 🙂

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Erectus

Erectus. De Xavier Müller. Editions XO. 440 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: Et soudain l’humanité se mit à régresser. À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population. De quel virus s’agit-il ? Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité. Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ? Un cauchemar planétaire…

J’ai reçu ce livre grâce à NetGalley et aux éditions XO, que je remercie pour cette lecture.

Voilà un livre qui m’intriguait beaucoup de par son résumé: des humains qui redeviennent des hommes préhistoriques dans notre monde contemporain, ça me rendait curieuse. Finalement, il s’avère que le résumé prend de l’avance sur le récit des évènements. Au départ, c’est un animal qui est découvert avec les traits physiques de son ancêtre et il faut un assez long moment avant qu’on en vienne à parler d’homo erectus. C’est mieux comme ça, parce qu’on vit l’évolution des choses avec les personnages, mais d’un autre côté, on attend longtemps d’en arriver à ce que raconte le résumé.

L’intrigue reste malgré tout plutôt palpitante. Les protagonistes courent dans tous les sens pour découvrir ce qui se passe et essayer de freiner la propagation du virus. En parallèle, c’est une véritable enquête scientifique que l’on suit: les médecins travaillent sur la maladie, tandis qu’une paléontologue aux théories jusqu’ici décriées apporte son aide. Pour finir, c’est la panique à l’ONU et dans les gouvernements du monde entier. Dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Cependant, tout s’enchaîne un peu vite. Dans la postface, l’auteur affirme s’être appuyé sur des faits scientifiques avérés. Je le crois sur parole, j’avoue mon ignorance totale sur le sujet. Je trouve quand même l’action de la maladie beaucoup trop rapide. C’est peut-être possible médicalement, je n’en sais rien. En tout cas, ça m’a paru peu crédible. Je l’ai donc pris  comme une convention scénaristique et je l’ai admis pour entrer dans l’histoire.

La vision de notre société telle que décrite dans le livre est réaliste, au point de faire froid dans le dos. Je n’ai aucun doute que devant une telle situation, nos gouvernements agiraient de la même façon, voire pire. Même chose pour la description de la grande entreprise pharmaceutique et de sa dirigeante.

Le style est fluide, parfait pour le genre: les pages se tournent vite et facilement, on a hâte de savoir ce qui va se passer. Mon problème, ç’a été les personnages. Déjà ils sont pratiquement tous présentés de la même façon: Bidule, tel âge, telle profession, telle situation familiale, etc. ça devient vite répétitif. D’autre part, ils sont assez caricaturaux, tout comme les relations entre eux. Et donc prévisibles et pas vraiment attachants.

Malgré ses défauts, Erectus reste une lecture assez haletante et facile à lire. On aborde des sujets et des questions éthiques intéressants. Mais on est plus dans le blockbuster grand public que dans l’inoubliable thriller médical.

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Sériemaniac épisode #23: ces séries que j’ai abandonnées 2

Si vous voulez voir mon précédent billet sur les séries que j’ai abandonnées, c’est par ICI 😉

Counterpart. Créée par Justin Marks. Chaîne: Starz. Avec: J.K. Simmons, Olivia Williams, Harry Lloyd, Ulrich Thomsen, Nazanin Boniadi, Nicholas Pinnock, Sara Serraiocco. 10 épisodes de 60 minutes. USA. 2017. Une 2e saison de 10 épisodes sera diffusée à partir de décembre 2018.

Howard Silk travaille depuis 30 ans au même poste de la même entreprise, où il est employé à une tâche dont le sens lui échappe. Un jour il découvre que le bâtiment cache en fait un portail vers une réalité parallèle et il va se retrouver impliqué avec son double, qui a suivi une toute autre voie que la sienne.

Le concept est plutôt alléchant et j’avais trouvé le pilote super intéressant, l’intrigue plutôt bien ficelée et les personnages me rendaient curieuse. J’avais même prévu de regarder la suite assez rapidement.

Finalement, même si le pilote n’avait pas été dénué d’action, je me suis rendu compte que je n’avais en fait pas envie de continuer. Pour commencer, l’épisode m’avait quand même paru assez long et très lent, ce que l’intrigue pouvait avoir de palpitant étant donc un peu noyé dans certaines longueurs.

D’autre part, l’ambiance m’a paru déprimante. Tout me semblait gris visuellement et émotionnellement. Ce qui n’était pas arrangé par l’air dépressif constamment arboré par les personnages, en particulier Howard Silk, le héros de l’histoire. Bien sûr au vu du sujet on ne s’attend pas à une franche rigolade, mais je me sentais abattue à l’idée de me replonger dans cette ambiance et j’ai donc préféré me concentrer sur d’autres séries avec un fond moins déprimant.

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Hero (Hieoro). Réalisation: Kim Hong Seon, Kim Jeong Min. Chaîne: OCN. Avec: Yang Dong Geun, Han Chae Ah, Son Byeong Ho, Choi Cheol Ho, Geum Dan Bi, Jo Jae Yun. 9 épisodes de 45 minutes. Corée du Sud. 2012.

Dans une Corée dystopique où règne la corruption et la violence, un héritier futile et paresseux se retrouve soudainement doté de super-pouvoirs et découvre brusquement la cruauté du monde dans lequel il vit. Parce que l’inspectrice chargée d’une affaire à laquelle il est mêlé lui plaît, il commence à jouer les héros et à prendre conscience des injustices qu’il peut aider à combattre.

ça démarrait plutôt bien, parce que le 1er double-épisode d’1h30 était passé très vite, je ne m’étais même pas rendu compte au visionnage qu’il durait si longtemps ^^ On entre assez rapidement dans le vif du sujet, les bases sont posées pour la suite et les questions morales auxquelles va être confronté le héros sont plutôt intéressantes,, en grande partie du fait que sa famille est loin d’avoir les mains propres.

Malheureusement, même si l’intrigue reste intéressante, les épisodes suivants pâtissent d’énormément de longueurs. Le héros est un crétin lourdingue et son comportement est souvent très agaçant. Même si on le voit touché par les drames auxquels il est confronté, il semble long à réagir et, après le pilote, on ne rencontre finalement plus autant d’action. Pour finir, les histoires de corruption dans les dramas, c’est tellement vu et revu et rerevu que j’ai vite saturé. 

La série n’est pas mauvaise pour autant et je n’exclus d’ailleurs pas d’y revenir plus tard, mais là, ce n’était clairement pas ce que j’avais envie de voir.

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La suite au prochain épisode! D’ici là, si vous avez des séries à me recommander, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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