Journal de lecture #4: du 23 au 29 janvier

Ce format continue de bien me plaire pour l’instant, donc je continue sur ma lancée, j’espère que ça vous plaît aussi 😉

23 janvier: j’ai terminé mes lectures en cours dans le week-end et je commence ma semaine en ouvrant un nouveau livre 🙂

Résumé de l’éditeur: Au château de Gormenghast règne une famille farfelue: les d’Enfer. Lord Tombal lit toute la journée. Son épouse Gertrude ne vit que pour ses chats et ses oiseaux. Leur fille Fuchsia est d’une nature sauvage et rêveuse. Autour d’eux s’agite une société hétéroclite dont le quotidien est figé dans l’exécution de rites ancestraux. La naissance d’un fils, Titus, va rompre la monotonie du château.

Peu de choses à en dire pour le moment, si ce n’est qu’on est dans le bizarre ^^ Il est encore trop tôt pour déterminer si c’est du bizarre positif ou juste du bizarre après une cinquantaine de pages.

Je profite aussi d’un court moment d’oisiveté pour lire une nouvelle: Dagon de H.P. Lovecraft.

Résumé: La nouvelle retranscrit le testament d’un officier de la marine marchande rongé par le souvenir d’une étrange aventure vécue sur une île inconnue des cartes, pendant la Première Guerre mondiale. Témoin de l’apparition d’une gigantesque créature ichtyoïde s’agrippant à un monolithe, vestige mystérieux d’une antique civilisation sous-marine, le protagoniste a sombré dans la folie.

Je n’ai pas vraiment été convaincue par cette nouvelle: la mise en place est trop longue et finalement quand on en arrive au vif du sujet, il ne se passe pas grand chose. Le narrateur est témoin de quelque chose et c’est tout, ça suffit à le rendre fou et drogué. Les descriptions étaient sympas, même si assez grandiloquentes, l’ambiance posée est angoissante à souhait et c’est bien écrit, mais ça manquait de développement et d’enjeux pour mon goût.


24-26 janvier: je poursuis ma lecture en cours lentement, mais sûrement. Je ne sais toujours pas trop quoi en dire pour le moment.

Comme j’ai lu une nouvelle lundi, je décide de lire à nouveau une nouvelle par jour cette semaine et je ressors le recueil de Silverberg dont je vous parlais en début de mois.

Résumé de l’éditeur: Ce deuxième des quatre volumes rassemblant, dans l’ordre de leur composition, les nouvelles les plus significatives d’une œuvre qui en comporte près d’un millier – choisies et présentées par Robert Silverberg, qui a écrit une introduction spécifique pour chacune d’entre elles-, couvre la période comprise entre 1971 et 1981. Une décennie particulièrement tourmentée pour le monde et pour l’auteur lui-même, qui avertit d’entrée de jeu (x) :  » il arrive bien des choses bizarres et déstabilisantes aux personnages des récits réunis ici, et le lecteur qui s’y aventurera risque de se trouver emporté dans un voyage peu ordinaire, comme le fut leur auteur dans les années où elles furent écrites.

Pour ne pas surcharger ce billet, j’en posterai un autre d’ici quelques jours pour vous parler de toutes les nouvelles que j’aurais lues: Le Dibbouk de Mazel Tov IV de Robert Silverberg; Le Monstre dans la Caverne, Polaris et Le Bateau blanc de H.P. Lovecraft.

Et parce que je suis toujours d’humeur à me disperser, j’entame un autre livre passé par une copine:

Résumé de l’éditeur: Sur les traces d’un tueur terrifiant et calculateur.
Pendant plus de dix ans, un mystérieux prédateur a terrorisé la Californie. Après une série de plus de cinquante agressions sexuelles et dix meurtres, il a disparu sans laisser de trace, échappant ainsi aux nombreuses forces de police mobilisées pour l’arrêter. Son mode opératoire était d’une efficacité redoutable. Après avoir choisi une victime, il pénétrait chez elle en son absence et étudiait ses habitudes, puis revenait pour l’attaquer dans son sommeil, l’aveuglant avec une lampe torche avant de la violer.
Aucun des survivants n’a pu dresser un portrait-robot précis, mais tous s’accordent sur une chose, la voix de leur agresseur : un murmure guttural sec et menaçant. Trente ans après les faits, Michelle McNamara décide de reprendre l’affaire, déterminée à découvrir l’identité de celui qu’elle a surnommé le Golden State Killer. Elle se replonge dans le dossier, retournant sur les lieux des crimes, interrogeant les victimes et passant ses nuits à éplucher les rapports de police.
La mort brutale de Michelle met malheureusement un terme à son enquête et à la rédaction de l’ouvrage qu’elle prévoyait de consacrer au tueur. Les enquêteurs qui travaillaient avec elle sur l’affaire ont repris le flambeau et achevé Et je disparaîtrai dans la nuit, rendant ainsi hommage à son travail acharné.

La préface m’a laissée dubitative (je ne l’ai pas lue en entier), mais une fois entrée dans le vif du sujet, ça devient rapidement très prenant.


27-29 janvier: week-eeeeend! C’est rare, mais pour une fois je n’ai absolument rien de prévu si ce n’est me reposer, bouquiner et regarder des vidéos TouTube 🙂

Je poursuis ma lecture de Titus d’Enfer et je suis toujours un peu perplexe… Après 200 pages environ, on en est toujours à peu près au même point. On découvre le contexte et les personnages, mais il ne se passe pas grand chose.

La plume est belle et l’ambiance est bizarre à souhait, mais si on continue dans cette veine, sans action et sans avancée dans l’intrigue, j’ai du mal à voir ce qui pourrait me donner envie de poursuivre ma lecture…

Si vous l’avez lu, je suis curieuse d’avoir votre avis dessus 😉

Heureusement mon autre lecture était un peu plus facile à dévorer: j’ai tourné la dernière page de Et je disparaîtrai dans la nuit. On est ici dans le true crime et le cold case à la fois et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fait froid dans le dos! Et ce d’autant plus que les circonstances ont fait que je me trouvais exceptionnellement dans un contexte similaire à celui des premières victimes pendant le week-end, je sursautais au moindre bruit ^^

J’ai quelque réserve sur la forme: le livre ayant été publié après la mort de l’autrice, l’éditeur a dû reconstituer certains passages à partir de ses notes. A chaque fois que c’était le cas, le texte s’interrompt pour une note expliquant ce point. C’est assez pénible, il aurait été plus judicieux de le signaler une fois et de ne plus y revenir, surtout que c’est fait pour la 3e partie du livre.

En dehors de ça, c’était extrêmement prenant et très intéressant: non seulement on suit les éléments de l’enquête policière, mais on a également quelques témoignages des victimes ayant survécu, ainsi que les recherches faites par l’autrice pour divers journaux/ce livre et celles menées par des amateurs décidés à résoudre l’affaire. Si vous aimez le genre, ce livre vous plaira 😉

Deux nouvelles lues pendant le week-end: La Nuit et La Main d’Ecorché de Guy de Maupassant.

C’est tout pour la semaine dernière! Et pour vous, c’était comment? Vous avez fait de belles lectures?

Comme d’habitude, si vous avez lu ou comptez lire un des livres ou une des nouvelles citées ici, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Bonne semaine et bonnes lectures 😉

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L’Abécédaire SFFF #2

Aujourd’hui je vous propose la suite du tag de mercredi 🙂 Je l’ai trouvé sur une chaîne BookTube que j’apprécie beaucoup: Chroniques de Lully. Stéphanie y propose du contenu assez classique (chroniques, book hauls, tags), toujours avec bonne humeur et beaucoup de passion, son enthousiasme est contagieux (gare à votre WL ^^). Sa vidéo tag est ICI, si vous avez envie de voir pourquoi elle m’a donné envie de faire le tag 😉

M pour Musique : lis-tu avec de la musique en fond ?

En général, plutôt non, vu que j’ai tendance à me trémousser et que ça fait bouger le livre que je lis, ce qui rend la lecture un peu difficile 😆 Mais si je suis dans un endroit bruyant ou que quelqu’un regarde la télé à côté suffisamment fort pour que ça me déconcentre, alors oui, j’ai mes écouteurs sur les oreilles pour bloquer les bruits parasites. En ce moment, j’écoute cette chanson un peu en boucle.

N pour Nanoparticules : ton meilleur Hard SF ?

Je ne sais pas si cette série resterait dans cette case si je lisais davantage de hard SF, mais outre le fait que les explications scientifiques/technologiques étaient suffisamment claires pour une personne aussi ignare en la matière que moi (en principe, l’intégralité de mes connaissances sur ces sujets me vient de la franchise Stargate, alors autant dire que je viens de très loin 😆 ), il y a tout un aspect de l’Histoire chinoise contemporaine et « étude » sociale que j’ai trouvé très intéressant. Mon avis sur le tome 1.

O pour Orbite : ton Planet Opera préféré

ça n’a pas forcément bien vieilli, du moins sur l’aspect des relations entre sexes, mais c’est une des premières longues séries du genre écrites par une femme à avoir un peu de notoriété. L’ensemble reste assez manichéen malheureusement, mais la question de la sexualité, de l’orientation sexuelle et de son acceptation dans la société y est traitée de manière intéressante, même si la dénonciation du sexisme et de l’homophobie est plutôt succincte.

Malgré ses défauts, c’est une de mes séries doudou, j’aime son univers de fantasy qui penche progressivement vers la SF. Bon, et puis, il y a plein de dragons, que demander de plus? ^^ Pour plus de détails, je vous renvoie au billet que j’avais consacré à la série.

P pour Post-apo : ton roman (ou saga Post-apo) préféré

Je lis peu de post-apo et j’en lis de moins en moins: je trouve que c’est un peu toujours la même chose en général. Et puis, vu le contexte actuel, entre pandémies, guerres et autres joyeusetés, j’ai l’impression qu’on vit déjà dans une ambiance un peu similaire, alors je n’ai pas envie de retrouver ce genre de choses dans mes lectures.

Ce roman de Karim Berrouka est l’exception: s’il reprend les codes du genre, ses punks sont très loin des clichés qu’on trouve habituellement dans les romans post-apo. Ce n’était pas une lecture parfaite et il y avait quelques longueurs, mais cette lecture a été une de mes plus grosses rigolades de ces dernières années. Si tous les romans post-apo ressemblaient à celui-là, j’en lirais plus souvent ^^ Pour en savoir plus, il y a un billet détaillé ICI.

Q comme Quantique : quel roman veux-tu lire mais te fait peur ?

S’il me fait peur, c’est que j’ai déjà tenté de le lire 2 ou 3 fois et que je n’ai jamais réussi à dépasser la moitié du premier tome. Pas de chance, il paraît que je me suis arrêtée au moment où ça allait décoller 😆

Bon, j’ai aimé les films (même si je suis moins enthousiaste maintenant qu’à leur sortie) et on me dit que cette nouvelle traduction est plus dynamique. Parce qu’une grosse partie du problème que j’ai eu avec cette lecture, c’est que je m’endormais dessus, je trouvais la plume très ennuyeuse. Ce qui est un peu dommage: on a des elfes, des créatures en tous genres et plein d’aventure et l’écriture m’ennuie… Bref, je mise tout sur cette nouvelle traduction! Et si cette fois ça ne fonctionne pas, tant pis, je me résignerai à ne jamais lire ce classique du genre…

R pour Relecture : le roman (ou saga) que tu reliras

Je lis peu de YA, mais là, j’ai adoré 🙂 Un mix entre conte de fées et SF? Evidemment que j’allais tenter! Et je ne l’ai pas regretté! Mon avis sur le tome 1 est LA.

S pour Saga : une saga que tu as commencée mais pas finie (et dont tous les livres sont sortis)

Ce n’est pas que je ne compte pas terminer, mais j’ai cafouillé dans les tomes et, comme je veux absolument lire la série dans l’ordre de publication originelle, je n’ai pas le tome dont j’ai besoin sous la main. Comme jusqu’ici les tomes peuvent être lus comme des one shots (donc vous pouvez lire mes avis sans crainte de spoilers), je n’ai pas d’impatience, je lirai la suite un jour ou l’autre. Pour le moment, j’ai lu les trois premiers tomes: Légende, Le Roi sur le Seuil, Waylander.

T pour Top : ton top 3 SFFF

Je vous montre 3 titres parce que la question en demande 3, mais honnêtement je n’ai pas de top 3, beaucoup de livres autres que ceux-ci devraient se partager les marches du podium. Voici les billets sur ces livres: Romaji Horizon, Conversations avec la Mort, De bons Présages.

U pour Uchronie : ton roman uchronique préféré

Je ne sais pas si les romans de cet auteur sont vraiment classés comme des uchronies, ils appartiennent à plusieurs genres: historique, fantasy, fantastique, steampunk, etc. Mais comme l’Histoire avec un grand H tient une place importante dans le contexte, on va dire que oui.

J’ai découvert l’auteur en 2022 après en avoir entendu beaucoup de bien et je regrette de ne pas l’avoir lu plus tôt: les 3 novellas que j’ai lues jusqu’ici m’ont énormément plu et j’ai très hâte de lire d’autres titres de P. Djéli Clark. Maître des Djinns et Ring Shout sont dans ma WL, je ne sais pas si d’autres de ses histoires ont été publiées en français, mais si c’est le cas, je compte bien les lire aussi 🙂

Pour voir mon avis sur ce que j’ai déjà lu, c’est ICI et LA 😉

V pour Vaisseau : si tu pouvais te téléporter dans un roman de SFFF lequel serait-ce ?

Vu le genre de lectures que j’affectionne, je me ferais trucider dès le premier paragraphe, donc je ne suis pas trop hypée à l’idée de me faire transporter dans un roman de SFFF 😆

Avec un roman jeunesse, ça devrait être moins dangereux, encore qu’avec Le Pays des Contes, ce serait peut-être encore trop pour moi ^^ J’espère que j’arriverais à me trouver une chaumière tranquille avec une bonne bibliothèque, dans la vraie vie je ne peux pas prétendre être tellement en quête d’aventures, ce serait trop fatigant en plus d’être dangereux 😛

W comme Wall.E : ton livre préféré avec un robot ou une IA

Oui, encore Romaji Horizon 😀 Ce n’est pas ma faute si beaucoup de questions de ce tag peuvent trouver une réponse dans ce roman ^^

Je ne suis pas spécialement fan des personnages d’IA, mais ici ça avait son importance et le personnage en question était vraiment intéressant. Je pense qu’il sera davantage développé dans les tomes suivants et j’ai hâte de lire ça.

Sinon l’IA des Chroniques lunaires, citées plus haut, aurait pu aussi avoir sa place ici. Le personnage est complètement différent de celui de Léa Silhol, mais très attachant.

X comme Xénomorphe : Un roman avec des extra-terrestres

Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’extra-terrestres, du moins pas au sens Alien ou E.T. du terme, mais on visite différentes planètes avec des peuples différents, bien que d’après mon souvenir tous soient d’aspect humain. Malgré tout, je voulais citer ce roman à cause de l’originalité de la narration: le genre en tant que construction sociale n’existe pas et tous les personnages sont désignés au féminin par défaut. ça ne rend pas la lecture facile au début, mais j’ai trouvé que c’était un concept très intéressant.

Et il y a aussi des IA ici, même si je ne les ai pas aimées autant que celles précédemment citées, c’est un bon roman à lire si ce sujet vous intéresse. Le billet complet est ICI si vous voulez en savoir plus.

Y pour Young adult : la saga Young Adult préférée

Des histoires de fantômes! C’est du YA et elles font plus peur que Le Tour d’Ecrou et La Dame en Noir réunis ^^ Mon avis sur le tome 1 est ICI, je vous laisse chercher les autres sur le blog 😉

Le seul hic, c’est que je ne trouve pas trace d’une traduction française du tome 5. Il va falloir que je le lise en VO si je veux connaître la fin 😦 Je ne félicite pas Wiz!

 Z pour Zinzin : le livre plus barré

Comme j’avais déjà cité les Punks de Karim Berrouka plus haut et que je me suis déjà beaucoup répétée, je termine ce tag en vous mentionnant une de mes dernières lectures de 2022. Lazare attend colle parfaitement au terme zinzin, c’était du bon gros n’importe quoi évangélique, un peu à la façon d’un Douce Nuit, Maudite Nuit, mais encore plus barré, avec en plus du voyage temporel. Que demander de plus? 😆

C’était le dernier mot de ce tag, j’espère qu’il vous a plu et qu’il vous donné des idées de lectures SFFF 🙂

Si vous avez fait ce tag ou comptez le faire, ça m’intéresse de voir vos réponses. Et si vous avez lu ou comptez lire un de ces livres, ça m’intéresse aussi, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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L’Abécédaire SFFF #1

Aujourd’hui je vous propose un petit tag consacré à la SFFF 🙂 Je l’ai trouvé sur une chaîne BookTube que j’apprécie beaucoup: Chroniques de Lully. Stéphanie y propose du contenu assez classique (chroniques, book hauls, tags), toujours avec bonne humeur et beaucoup de passion, son enthousiasme est contagieux (gare à votre WL ^^). Sa vidéo tag est ICI, si vous avez envie de voir pourquoi elle m’a donné envie de faire le tag 😉

C’est parti 🙂

A pour Auteur : l’auteur dont tu as lu le plus de romans

Si on parlait littérature en général, l’autrice que j’ai le plus lu serait Agatha Christie. En SFFF, c’est incontestablement Terry Pratchett qui remporte la palme de l’auteur que j’ai le plus lu. Outre Les Annales du Disque-Monde, qui est un petit bijou de la fantasy humoristique, je me suis régalée aussi avec Les Aventures de Johnny Maxwell, Le Grand Livre des Gnomes, quelques-uns de ses premiers romans moins aboutis et la pépite qu’est sa collaboration avec Neil Gaiman: De bons Présages, qui est un de mes romans préférés et me fait toujours autant mourir de rire, même après une bonne dizaine de relectures. Terry Pratchett nous a malheureusement quitté il y a quelques années, des suites d’une terrible et longue maladie, à la très grande tristesse de ses nombreux fans. Si vous n’avez jamais lu cet auteur, je vous le conseille très vivement.

B pour Best : la meilleure suite de saga

Romaji Horizon est le tome 3 de la série Seppenko Monogatari de Léa Silhol. Si vous fréquentez ce blog depuis au moins quelques mois, vous avez déjà entendu parler de cette autrice, de cette série et de ce livre en particulier un certain nombre de fois (c’est un euphémisme 😆 ): je l’ai lu en juin et je n’arrête pas d’en parler depuis tellement j’ai aimé cette lecture. Le seul 20/20 ou 5/5 que j’aie jamais donné à un roman depuis que je note mes lectures, mais même si je ne le faisais pas, c’est à ce jour la meilleure lecture que j’aie faite, rien de moins. Mon avis détaillé est ICI 😉

C pour en Cours : ta ou tes lectures en cours

Il est trop tôt pour avoir un avis tranché pour le moment, tout ce que je peux vous en dire, c’est que jusqu’ici c’est assez bizarre ^^ Le résumé de l’éditeur est ICI si vous voulez en savoir (un peu) plus.

D pour Déception : ta plus grosse déception

Je n’ai pas très envie de revenir sur une lecture qui débutait bien, mais est très loin d’avoir tenu ses promesses… En résumé: les idées de départ étaient intéressantes, mais on part très rapidement dans des facilités et des grosses ficelles, du sexisme banalisé et une résolution très simpliste, au point d’en être risible quand on découvre le fin mot de l’histoire.

Si vous voulez plus de détails, je vous renvoie à mon billet complet ICI.

J’ai lu ce livre avec ma copinaute Lynley et son avis rejoignait le mien, je ne me sens donc pas seule avec mon avis négatif, qui visiblement est minoritaire.

E pour Encore un : combien de livres dans ta PAL ?

Plein 😆 Ce serait trop fastidieux de compter, mais à la louche, je dirais qu’environ un tiers de ma PAL (qui contient 200-220 titres à ce jour) est consacré à la SFFF.

F pour Fantasy : ton roman (ou saga) Fantasy préféré

Sans surprise, c’est la série à laquelle appartient Romaji Horizon, ce tome 3 que j’ai tant aimé 🙂

Je la classe en fantasy, mais l’autrice fait feu de tout bois avec ses écrits. Ici en particulier, la fantasy inspirée de légendes celtiques et asiatiques déborde largement sur le cyberpunk. Un mélange détonnant qui m’a totalement séduite, vous l’avez bien compris ^^

J’ai les tomes 4 et 5 dans ma PAL, mais le site de l’autrice annonce d’autres tomes à paraître, du coup je ne me presse pas de les lire, au cas où le tome 5 se terminerait sur un cliffhanger. Mes billets sur les tomes 1 et 2 sont ICI et LA si vous voulez en savoir plus.

G pour Galactique : ton space opéra préféré

Le premier tome était un mélange de space opera, de policier et d’horrifique, j’avais adoré. Avec les tomes suivants, on revient à de la SF plus classique, mais tout aussi efficace, même si un ou deux tomes sont un peu faiblards. Je suis impatiente de lire le tome 8 dès qu’il sera disponible au format poche!

En attendant, il y a un billet sur chacun des 7 premiers tomes sur ce blog. Vous trouverez les liens en tête du billet sur le tome 7 si vous êtes curieux-ses. Les romans ont été adaptés en série télé, je n’ai vu que la saison 1 et le début de la saison 2, peut-être que je m’y remettrai quand j’aurai fini de tout lire 🙂

H pour Habitude : quelles sont tes habitudes de lectrice ? (Moment de lecture, endroits, tics …)

J’aime bien lire enfouie sous des plaids avec un bon thé dans la méridienne de mon canapé, mais sinon je peux lire à peu près n’importe où ^^

Je lis systématiquement une cinquantaine de pages (en moyenne) en sirotant mon thé du matin, je ne suis pas fonctionnelle si je n’ai pas eu ce petit moment pour me réveiller et mettre en route mon cerveau.

Sinon je n’ai pas l’impression d’avoir de tics de lectrice, en dehors d’une compulsion à acheter constamment de nouveaux livres 😆

I pour Important : un moment important dans ta vie de lectrice de SFFF

Je pense avoir déjà raconté cette anecdote dans un autre tag, mais je n’ai pas d’autre idée pour répondre à cette question: une des premières lectures SFFF que j’ai faite étant enfant (qui ne soit pas un conte de fées ou un album pour les tout-petits) était Merci, cher Fantôme! de Marie-Louise Fisher. L’histoire d’une fillette sauvée de la noyade par le fantôme d’un garçon du 17 ou 18e siècle qui devient son meilleur ami. Je passais mon temps à retourner l’emprunter à la bibliothèque et à le relire ^^ Probablement la raison pour laquelle j’aime les histoires de fantômes!

J pour Juste: le roman que tu viens juste de finir

Il y a quelques jours, j’ai (enfin) terminé le tome 2 du Troie de David Gemmell, qui était vraiment frustrant et long. Je vous en ai parlé ICI brièvement et je compte publier un billet sur l’ensemble de la trilogie quand j’aurai lu le dernier tome, donc je n’entre pas dans les détails.

K pour Kangourou : peux-tu facilement lire en diagonale ou abandonner ta lecture en cours ?

Sans problème! Les billets Ces livres que je n’ai jamais pu terminer présents sur ce blog en sont la preuve ^^

Il y a tellement de livres que j’ai envie de lire et si peu de temps pour le faire, je ne veux pas me forcer à lire des livres qui ne me plaisent pas. Et puis, je ne mange pas d’aliments que je n’aime pas, je ne fréquente pas les gens qui m’ennuient, je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer à lire un livre, alors que la lecture est un loisir et pas une obligation.

L pour Long : le plus long roman que tu as jamais lu

D’après LivrAddict (et puisqu’on ne parle que de SFFF dans ce tag, sinon c’est l’intégrale d’Autant en emporte le Vent de Margaret Mitchell et ses 1400 et quelques pages qui trônerait ici (désolée pour le jeu de mots débiles, je n’ai pas pu m’en empêcher 😆 ), c’est ce tome 5 du Trône de Fer et ses 1196 pages qui a cet honneur, même si les 50 dernières pages sont consacrées uniquement à la liste des personnages en fonction des Maisons et différentes factions (oui, il fallait bien ces 50 pages pour faire ça!).

 


Je pensais faire ce tag en une fois, mais c’était vraiment trop long, donc je m’arrête ici pour aujourd’hui. Vous pourrez lire la suite dans mon prochain billet 😉

D’ici là, si vous l’avez fait ou souhaitez le faire, ça m’intéresse de voir vos réponses, donnez-moi un lien ou faites-le dans les commentaires si vous voulez 😉 Et si vous avez lu ou comptez lire un des livres cités, je suis curieuse d’avoir votre avis à leur sujet 🙂

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Journal de lecture #3: du 16 au 22 janvier

Ce genre de billets semble vous plaire, alors je continue sur ma lancée: voici mes aventures livresques de la semaine dernière 🙂

Merci à tou-te-s celles et ceux qui ont pris le temps de me donner leur avis sur ce nouveau format et de commenter mes lectures 😉

16 janvier: je commence la semaine avec deux lectures en cours:

Résumé de l’éditeur: Dans ce recueil d’essais à la fois drôles, érudits, débordants de curiosité et étrangement prémonitoires, Margaret Atwood tourne son intelligence exceptionnelle et son humour espiègle sur notre monde et nous rend compte de ses réflexions. Elle revient sur le krach financier, l’ascension de Trump et la pandémie. De la crise climatique à la question de l’avortement, personne n’est plus à même d’interroger les mystères multiples et variés de l’humanité. Cette anthologie non seulement saisit parfaitement notre époque, mais nous en dit un peu plus sur la personnalité de l’autrice emblématique de La Servante écarlate, sur ses combats et sur les écrivains qu’elle affectionne, de Richard Powers à Doris Lessing en passant par Alice Munro.

Je vous ai déjà parlé de ce livre la semaine dernière, je ne reviens pas dessus pour le moment.

Résumé de l’éditeur: Tallinn, 1409.
Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l’ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l’ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité. Courtisé pour une liqueur de sa fabrication, Melchior est un esprit éclairé au sein d’un monde obscurantiste et naïf. Il faudra toute sa perspicacité pour démêler « l’énigme de Saint-Olav ».
Un polar médiéval envoûtant.

C’est ma première incursion dans la littérature estonienne et, si je n’irai pas jusqu’à qualifier cette lecture d’envoûtante comme l’éditeur sur la quatrième de couverture, c’est pour le moment une bonne lecture.


17-19 janvier: je poursuis tranquillement mes lectures en cours, notamment le 1er tome de Melchior l’Apothicaire. La mise en place peut sembler un peu longue, mais l’auteur prend le temps de présenter le contexte historique et c’est très intéressant. Après une centaine de pages, l’enquête démarre à peine, j’espère qu’elle sera palpitante 🙂

Parce que je suis toujours dans une phase un peu dilettante et que je me sens d’humeur à picorer plutôt qu’à me concentrer, j’ai sorti un beau livre reçu pour Noël en plus de mes autres lectures.

Fées & Déesses. Dessin d’Erlé Ferronière. Texte d’Aurélie Brunet. Editions Au Bord des Continents. 140 pages. 2016.

Résumé de l’éditeur: Déesses celtiques aux allures de guerrières, fées et enchanteresses du royaume d’Arthur, fées médiévales, fées issues du folklore breton ou bien, même petites fées-papillons, s’unissent pour vous ouvrir les portes des royaumes cachés et vous dévoiler leur origine commune…

J’ai lu ce livre en 24h: s’il y a beaucoup d’images à admirer, il y a peu de texte à lire.

Parlons des dessins. Certains m’ont paru plus réussis que d’autres, j’ai préféré ceux qui n’étaient pas mis en couleur, même si tous étaient agréables à regarder. Je ne sais pas comment travaille l’illustrateur, je n’avais jamais vu son travail avant, mais j’ai eu la sensation (peut-être erronée, dites-moi si vous savez) qu’on était dans le dessin numérique et la colorisation m’a parfois paru manquer de nuance. Ceci dit, mon seul véritable reproche est que l’album est prétexte à montrer un peu trop de femmes en partie ou complètement dénudées. Pour comparaison, UN personnage masculin montre un torse nu. Je ne tiens pas particulièrement à voir des dessins d’hommes nus, mais la disparité m’interpelle.

Pour ce qui est du texte, on a une présentation assez brève des personnages représentés ou des légendes marquantes à leur sujet. A l’exception d’une histoire, rien n’était inédit pour moi, mais ça peut être un premier pas pour découvrir les légendes celtiques si vous êtes néophyte sur le sujet. Là aussi j’ai un petit reproche à faire malgré tout: la police utilisée sur certaines pages était difficilement lisible.

Lecture sympathique, mais sans plus, même si l’objet-livre est très chouette. Pour voir quelques photos, je vous renvoie à mon compte Insta: cyan_ie, j’en posterai dans la journée.

J’ai également terminé ma lecture de Questions brûlantes de Margaret Atwood. Certains textes sont plus intéressants que d’autres, mais dans l’ensemble c’est très bien écrit et assez inspirant. La plume est fluide et (im)pertinente, c’est spirituel et souvent drôle, même quand les sujets abordés sont sérieux.

Malgré tout, est-ce une lecture très marquante pour moi? Je n’en suis pas sûre. Après avoir refermé ce livre, je retiens surtout le texte passionnant consacré à La Servante écarlate (livre que j’avais lu il y a très longtemps, bien avant qu’il soit à la mode: je l’avais trouvé assez aride sur le coup, mais il m’a énormément marquée), celui sur le droit à l’avortement (qui date de plusieurs années avant son interdiction dans certains des Etats-Unis) et quelques idées qui reviennent à plusieurs reprises dans des contextes différents. Si l’autrice ou les sujets qu’elle aborde vous intéressent, n’hésitez pas, mais je vous conseille de picorer plutôt un texte de temps en temps et de ne pas vous forcer à lire ceux dont le sujet ne vous intéresse pas réellement. Attention, quelques livres sont spoilés dans les critiques qu’elle en fait, si vous comptez les lire, interrompez-vous quand elle commence à raconter l’histoire.

Après avoir refermé ces deux livres, j’avoue que je ne sais pas quoi sortir de ma PAL pour lire en parallèle avec ma lecture du matin/de sac (le policier historique estonien cité plus haut)…

Finalement, je dois passer un petit temps dans une salle d’attente et je commence un livre numérique que j’avais pensé lire pour Mars au féminin. Mais comme j’ai décidé de moins me prendre la tête et d’être plus spontanée dans mes lectures, et qu’en plus la lecture de Margaret Atwood m’a mis dans le mood pour des essais féministes, je suis mon envie du moment 🙂

Résumé de l’éditeur: Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d’une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l’Odyssée d’Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l’histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d’Elizabeth Ire ou d’Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l’égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l’on a réservé aux femmes qui s’expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !

Quelle bonne idée de me lancer dans cette lecture! C’est fluide, super intéressant et les illustrations apportent un vrai plus au texte. Autre bon point: c’est court et la lecture sera probablement assez rapide, j’espère le terminer vendredi. Je pourrais reprocher un manque d’approfondissement, mais il semble que le recueil regroupe le texte de conférences prononcées par l’autrice, ceci expliquant cela: le sujet est trop vaste pour être abordé dans le détail dans le cadre d’une intervention de ce genre.


20-22 janvier: le week-end arrive enfin! Je sais que j’aurai moins de temps pour lire, je consacre le plus souvent le dimanche à ma famille ou mes amis, mais ça me laisse vendredi soir et samedi pour lire un peu, entre autres occupations 🙂

Comme prévu je termine Les Femmes et le Pouvoir de Mary Beard. Lecture très intéressante, quoiqu’un peu succincte, pour les raisons que j’évoquais plus haut. La première partie traite de la façon dont les hommes et la société font tout pour faire taire les femmes, depuis l’Antiquité grecque à nos jours, et plus exactement dont on nous exclut de la parole publique.

La seconde partie est dans la même veine, mais se concentre davantage sur la façon dont les femmes sont exclues de l’espace public et pas seulement de la parole.

Je recommande pour une première approche de ces sujets: c’est accessible, abondamment illustré et vraiment intéressant.

Dimanche je profite d’une matinée cocooning pour terminer le seul livre encore en cours:

Melchior l’Apothicaire tome 1: L’Enigme de Saint-Olaf. D’Indrek Hargla. Editions Babel Noir. 432 pages. 2010.

Je ne vous remets pas le résumé ici, je l’avais déjà inséré en tête de billet 😉

Le plus gros point positif de cette lecture est l’immersion dans le Moyen-Âge estonien. Je ne savais absolument rien sur l’Histoire de cette région et j’ai trouvé que c’était vraiment très intéressant. La façon dont c’est fait, en nous décrivant le quotidien de la ville de Tallinn et de ses habitants, est précise, mais jamais ennuyeuse, même si elle induit évidemment quelques longueurs: difficile pour l’auteur de développer certains points de l’intrigue sans informer un minimum son lectorat sur le contexte.

L’enquête en elle-même est de fait assez longue à démarrer et passe parfois un peu au second plan, ce qui peut être un peu agaçant à certains moments. Personnellement ça ne m’a pas réellement gênée, j’ai été plus embarrassée, au début et jusque assez loin dans le récit, par tous ces noms aux consonances allemandes. Il y a beaucoup de personnages et il m’a fallu un certain temps pour leur associer correctement leurs noms.

L’intrigue policière contient certains éléments assez faciles à découvrir et mes soupçons se sont révélés en partie exact, mais je dois reconnaître qu’ils reposaient autant sur une intuition que sur les indices fournis par l’auteur. Et je me suis fourvoyée sur le reste. Mon seul bémol concernant la résolution du mystère concerne le format pris par les révélations finales, qui rappellent Hercule Poirot. Mais dans l’ensemble ç’a été une très bonne lecture et je lirai volontiers les tomes suivants si j’en ai l’occasion.

Avant toute chose, lisez la préface. Elle n’est pas spoilante et donne un aperçu nécessaire du contexte géopolitique et historique.


Comme vous voyez, la semaine a été bien remplie 🙂 Le fait d’avoir enchaîné les lectures courtes et les fins de livres a bien aidé. C’était globalement une bonne semaine: j’ai apprécié ce que j’ai lu tout en ayant du temps pour d’autres activités 🙂

Et pour vous, c’était comment? Quels livres avez-vous lus?

Je vous souhaite un bon lundi et de bonnes lectures pour la semaine à venir 😉 A très vite!

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Journal de lecture #2: 8 au 15 janvier

Vous avez eu l’air d’apprécier ce format quand j’ai posté mon journal de lecture de la première semaine de janvier, du coup je continue dans cette voie, j’espère que ça vous plaira 😉 Merci à tou-te-s celles et ceux qui ont pris la peine de commenter et de m’encourager suite à mon précédent billet 😉

9 janvier: je débute à nouveau la semaine avec le tome 2 de Troie de David Gemmell. Comme je n’arrive pas à faire de longues sessions de lecture avec ce livre, j’ai décidé de le caser en « lecture du matin ». C’est-à-dire que c’est le roman que je lirai tous les matins avec mon thé, le moment de la journée où je lis environ 50 pages quoi qu’il arrive. En général c’est l’heure où je suis le plus concentrée et il m’arrive de caser à ce moment-là certains livres sur lesquels j’ai du mal à avancer. Je croise les doigts pour que cette solution soit la bonne: je tiens vraiment à terminer ce livre malgré ses défauts, parce que je fonde beaucoup d’espoirs sur le dernier tome de la trilogie.

Est-ce que vous avez aussi des trucs pour avancer dans les lectures qui vous donnent du mal ou pour lire quand vous manquez de concentration?

C’est l’occasion de réattribuer mes autres créneaux de lecture et de commencer un SP reçu grâce aux Lecteurs Orange: des essais, articles et allocutions rassemblés en recueil.

Questions brûlantes. Le Monde vu par Margaret Atwood. De Margaret Atwood. Editions Robert Laffont, collection Pavillons. 480 pages. 2022.

Résumé de l’éditeur: Dans ce recueil d’essais à la fois drôles, érudits, débordants de curiosité et étrangement prémonitoires, Margaret Atwood tourne son intelligence exceptionnelle et son humour espiègle sur notre monde et nous rend compte de ses réflexions. Elle revient sur le krach financier, l’ascension de Trump et la pandémie. De la crise climatique à la question de l’avortement, personne n’est plus à même d’interroger les mystères multiples et variés de l’humanité. Cette anthologie non seulement saisit parfaitement notre époque, mais nous en dit un peu plus sur la personnalité de l’autrice emblématique de La Servante écarlate, sur ses combats et sur les écrivains qu’elle affectionne, de Richard Powers à Doris Lessing en passant par Alice Munro.

Les textes rassemblés dans ce recueil ont été écrits entre 2004 et 2021 et traitent essentiellement de littérature, d’écologie et de problèmes sociaux. Mon intérêt varie suivant les sujets abordés (surtout quand il est question de personnes m’étant totalement inconnues), la façon dont ils sont abordés ou leur longueur, mais dans l’ensemble c’est extrêmement intéressant et bien écrit.


10-12 janvier: rien de spécial à signaler, mes lectures se poursuivant lentement, mais sûrement, si ce n’est que j’ai lu et beaucoup apprécié Le Molosse de H.P. Lovecraft, une nouvelle très réussie et angoissante à souhait. Comme je vous en ai déjà parlé dans mon dernier billet, je n’en reparle pas en détail ici, je me contenterai de vous conseiller cette lecture si vous appréciez ce genre.

Mon idée de lire Troie le matin porte ses fruits et j’avance enfin à un rythme plus satisfaisant. Le fait que j’arrive dans la dernière partie et qu’on y trouve enfin un peu d’action aide bien, mais dans l’ensemble ça reste une lecture assez frustrante.


13 janvier: je tourne (enfin!) la dernière page du 2e tome de Troie! J’avoue que je commençais à ne plus y croire 😆 J’ai mis le doigt sur ce qui m’avait posé problème avec cet opus: à l’exception d’Ulysse, on ne suit quasiment que des seconds couteaux tout du long. Ils ne sont pas antipathiques et il y a même un personnage féminin intéressant, mais franchement je me fichais un peu de leur sort. Ce sont les personnages principaux qui m’intéressent, pas deux mecs rencontrés vaguement à la fin du tome 1, peu importe si finalement je les aime bien. Et puis on nous promet la Guerre de Troie depuis trop longtemps pour nous faire attendre à ce point avant d’y arriver! Bref, je vous reparlerai de cette histoire lorsque j’aurai lu le tome 3. Croisons les doigts pour que ça dépote, que je n’aie pas souffert en vain avec le 2e ^^ 

En parallèle, je poursuis le recueil de Margaret Atwood, ça suit son cours, mais je n’ai rien à ajouter à ce que j’ai dit plus haut.


14-15 janvier: j’entame un nouvelle lecture et je l’abandonne dans la foulée…

L’Immeuble Yacoubian. D’Alaa El Aswany. Editions Babel. 325 pages. 2002.

Résumé de l’éditeur: En plein coeur du Caire, l’immeuble Yacoubian, véritable personnage principal du roman, est prétexte à raconter tout un pan de l’histoire égyptienne, des années 1930 aux années 1950, avec l’arrivée de la révolution nassérienne. L’auteur pose un regard affectueux sur ses protagonistes, les habitants de l’immeuble, qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège.

Je sortais de ma zone de confort avec ce livre: la zone géographique à laquelle appartient l’auteur m’attire assez peu. Malgré tout, j’avais envie d’essayer de m’ouvrir davantage à ces pays et ce livre, repéré dans une vidéo YouTube qui faisait des suggestions de lectures, m’avait semblé intéressant.

Malheureusement, j’ai rapidement été énervée par la vision hypersexualisée des femmes décrites dans ce roman: le récit s’ouvre avec un vieillard libidineux qui ne pense aux femmes qu’en tant qu’objets de satisfaction de ses désirs; puis, à travers une description des habitantes de l’immeuble du titre, rebelote, en version généralisée. Tout ça en une trentaine de pages seulement. ça s’arrange peut-être ensuite, mais je n’ai clairement pas l’envie, ni la patience de le vérifier.

Si vous avez lu ce livre en entier, ça m’intéresserait de savoir ce que vous en avez pensé 😉

Pour ne pas rester sur un échec, je choisis de ma lancer dans un autre livre issu d’un pays dont la littérature m’est inconnue: l’Estonie.

Melchior l’Apothicaire tome 1: L’Enigme de Saint-Olaf. D’Indrek Hargla. Editions Babel, colletion Noir. 432 pages. 2010.

Résumé de l’éditeur: Tallinn, 1409.
Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l’ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l’ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité. Courtisé pour une liqueur de sa fabrication, Melchior est un esprit éclairé au sein d’un monde obscurantiste et naïf. Il faudra toute sa perspicacité pour démêler « l’énigme de Saint-Olav ».
Un polar médiéval envoûtant.

L’ayant commencé dimanche, il est probable que cette lecture me suive toute la semaine à venir, en parallèle avec ma lecture du recueil de Margaret Atwood. Le début est prometteur en tout cas 🙂


J’espère que ce format vous plaît et n’est pas trop répétitif, dites-moi ce que vous en pensez 😉

Si vous avez lu ou comptez lire un de ces livres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires! Et si vous avez envie de partager vos lectures en cours, n’hésitez pas, ça m’intéresse aussi 😉

C’est tout pour la semaine dernière, je vous parlerai de mes lectures de la semaine en cours lundi 🙂 D’ici là, je vous souhaite un bon week-end et de bonnes lectures 😉

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Un jour, une nouvelle

Comme je vous l’expliquais dans mon précédent billet, ma première semaine de l’année démarrait mal niveau lecture et, pour essayer de lire un peu malgré tout (parce que je ne peux pas affronter une journée si elle n’a pas commencé par un peu de lecture), j’ai décidé d’essayer de lire au moins une nouvelle par jour. Je vous fais un petit bilan.

Nouvelles au fil du Temps tome 2: 1971-1981 Les Jeux du Capricorne. Editions Flammarion. 715 pages. 2001.

Résumé de l’éditeur: Ce deuxième des quatre volumes rassemblant, dans l’ordre de leur composition, les nouvelles les plus significatives d’une œuvre qui en comporte près d’un millier – choisies et présentées par Robert Silverberg, qui a écrit une introduction spécifique pour chacune d’entre elles-, couvre la période comprise entre 1971 et 1981. Une décennie particulièrement tourmentée pour le monde et pour l’auteur lui-même, qui avertit d’entrée de jeu (x) :  » il arrive bien des choses bizarres et déstabilisantes aux personnages des récits réunis ici, et le lecteur qui s’y aventurera risque de se trouver emporté dans un voyage peu ordinaire, comme le fut leur auteur dans les années où elles furent écrites.

J’avais lu la préface de ce recueil avant de partir en vacances en décembre, pour voir si elle me donnait envie de l’emporter dans ma valise. Finalement je l’avais laissé et je n’ai lu la première nouvelle, celle qui donne son titre au recueil, que le 1er janvier.

Il y est question d’une femme, dans un futur indéterminé (du moins je n’ai pas souvenir qu’on ait des précisions à ce sujet), qui assiste à une fête où elle espère convaincre un homme immortel de lui transmettre son don de vivre jeune et belle à jamais.

Je n’ai pas aimé cette nouvelle, que j’ai trouvé très sexiste. Du coup tout ce qui semblait intéressant dans les thèmes abordés m’est totalement passé au-dessus de la tête. Une femme préoccupée uniquement de son âge et de sa beauté face à la concupiscence des hommes présents, ça a tendance à détourner mon attention du reste pour m’exaspérer, bizarrement.

Le seul intérêt que j’ai trouvé à cette lecture était la présentation de l’auteur, en fait.


Les Oiseaux et autres Nouvelles. De Daphné du Maurier. Editions Le Livre de Poche. 446 pages. 1964 pour cette édition.

Ce recueil regroupe 7 nouvelles:

  • Les Oiseaux
  • Le Pommier
  • Encore un baiser
  • Le Vieux
  • Mobile inconnu
  • Le petit Photographe
  • Une seconde d’Eternité

Certaines histoires appartiennent au genre du thriller, d’autres plongent résolument dans le fantastique. Toutes maintiennent l’intérêt grâce à leur ambiance et à la tension qui en découle.

Les Oiseaux est celle qui marque le plus, à cause du film qui en a été tiré, qui est très différent de l’histoire originale*. La nouvelle est tout aussi spectaculaire et l’angoisse et l’incertitude qui forment le fond de l’intrigue sont très efficaces. La tension monte lentement et le fait de ne pas savoir le pourquoi des attaques d’oiseaux vous fait regarder le moindre pigeon avec suspicion une fois le livre refermé.

Le Pommier est l’histoire d’un homme devenu veuf qui se prend de dégoût pour un vieux pommier de son jardin, qui lui rappelle son épouse défunte. L’accent est mis sur la condition des femmes et les mauvais traitements psychologiques infligés à sa femme par le protagoniste, qui est parfaitement détestable. Le récit s’axe rapidement sur un bras de fer entre l’homme et l’arbre. C’était assez original et intéressant, l’autrice réussit à nous entraîner dans une ambiance malaisante qui perdure jusqu’à la fin.

Encore un baiser est une courte « romance » (entre guillemets, parce que la vision qu’a des femmes le narrateur donne envie de se taper la tête contre les murs) à l’ambiance étrange. On comprend assez rapidement où l’autrice veut en venir et j’ai regretté qu’elle n’en fasse pas une histoire plus longue, ç’aurait pu être un bon roman à suspense.

Le Vieux est l’histoire qui m’a le plus déstabilisée. Elle tourne autour d’une famille de marginaux vivant isolés près de la mer et de leur comportement étrange envers leurs enfants. J’ai eu l’impression d’être totalement passée à côté en arrivant à la fin, dont je n’ai pas compris d’où elle sortait.

Mobile inconnu est une enquête policière autour du suicide présumé d’une femme de la bonne société. L’intrigue est bien menée et aborde elle aussi la condition des femmes et des jeunes filles. Certains détails sont sordides et c’est assez triste, mais ç’a été une bonne lecture. Certains détails rappellent un peu Rebecca, mais le traitement est très différent.

Le petit Photographe raconte la rencontre entre une marquise désoeuvrée et un jeune homme handicapé, photographe, et la relation qui se noue entre eux. Je n’ai pas aimé cette nouvelle, que j’ai trouvé trop longue. Cette longueur semblait nécessaire à la mise en place d’une chute surprenante, mais ça n’a pas suffi à me faire aimer cette histoire, peuplée de personnages que j’ai détestés.

Une seconde d’Eternité traite du quotidien d’une femme et de la façon dont il est brutalement bouleversé lorsqu’elle rentre chez elle et découvre que sa vie semble s’être évaporée. J’ai bien aimé cette nouvelle, même si la mise en place est un peu longue et qu’on voit venir la chute de très loin. J’ai trouvé la relation mère-fille intéressante et les réactions de l’héroïne plausibles. L’ensemble était bien mené.

Un recueil intéressant, même si je ne pense pas être marquée à long terme par ma lecture. Si vous avez envie de découvrir Daphné Du Maurier, ce livre peut être un bon point d’entrée pour son oeuvre.

 *J’avais prévu de vous proposer un billet qui comparait les deux versions, mais après avoir visionné un portrait de l’actrice Tippi Hedren sur Arte, dans lequel elle témoignait de l’agression sexuelle et des violences physiques que le cinéaste lui avait fait subir pendant le tournage, je refuse absolument de promouvoir le travail de ce sale type sur mon blog.


Le Molosse. De H.P. Lovecraft. Editions Bragelonne, collection Brage. 50 pages. 1924.

Résumé de l’éditeur: Pour contrer l’ennui et enrichir leur musée macabre, deux amis en quête d’émotions fortes s’improvisent pilleurs de sépultures. Leurs expéditions morbides les mènent dans un cimetière de Hollande, où ils entreprennent d’exhumer un cadavre au passé sulfureux. Ils y dénichent une amulette sculptée dans du jade vert, à la forme animale inidentifiable et aux inscriptions renvoyant au Necronomicon. Le temps de leur entreprise, ils sont accompagnés par les aboiements lointains d’un cerbère. Ce molosse n’aura de cesse, dès lors, de les poursuivre.

J’avais cette nouvelle au format numérique depuis assez longtemps, mon idée de lire des nouvelles a été l’occasion de faire cette lecture. Et je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt, car c’est à ce jour l’histoire de Lovecraft que j’ai préférée 🙂

On suit deux violeurs de sépultures, dont l’un est le narrateur, ayant volé une amulette dans une tombe et se retrouvant hantés par un monstre. L’intrigue est assez classique, il s’agit de découvrir si les protagonistes vont réussir à lui échapper. L’intérêt de la nouvelle a davantage résidé pour moi dans l’ambiance et les lieux décrits par l’auteur: le style, un peu grandiloquent par moment, convient parfaitement à l’histoire racontée. Les descriptions ont un côté gothique qui rappelle le Dracula de Bram Stocker et Le Chien des Baskerville de Conan Doyle n’est pas loin non plus, mais la nouvelle a sa propre identité visuelle et mythologique. La tension monte crescendo, c’est angoissant et creepy à souhait.

Très bonne lecture, je recommande vivement si vous aimez ce genre.


J’ai fait une pause dans ma lecture de nouvelles pour lire les essais et articles rassemblés dans ce livre de Margaret Atwood, mais j’espère reprendre ce rythme d’un jour, une nouvelle ensuite, j’en ai encore beaucoup dans ma PAL.

Si vous avez lu ou comptez lire certaines des nouvelles dont je parle dans ce billet, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, est-ce que vous aimez les nouvelles?

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Journal de lecture #1: du 1er au 8 janvier

Nous sommes déjà le 16 janvier et je n’ai pas encore eu l’occasion de vous parler d’une seule de mes lectures de ce mois. Comme j’ai peu lu, je me suis dit que ça pourrait être amusant de le faire au format journal (je continue de tâtonner pour trouver de nouveaux formats qui me plaisent, dites-moi si vous appréciez celui-ci 😉 ).

1er janvier: je rentre de vacances avec deux lectures en cours:

Troie tome 2: Le Bouclier du Tonnerre. De David Gemmell. Editions Bragelonne. 452 pages. 2006.

Résumé du tome 1: Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations.
Hélicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante; la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l’indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois; et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motiver par son besoin de vengeance.
À Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalité impitoyable -un maelström de jalousie, de tromperie et de traîtrise meurtrières. En dehors des murs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C’est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bain de sang et de terreur.
Une époque pour les héros!

Après avoir dévoré le tome 1 en décembre, je pensais que ce serait aussi une lecture faite rapidement, mais comme je n’étais pas chez moi, il est à peine entamé. J’avance un peu dans la journée, mais le 1er janvier n’est décidément pas une journée propice à la concentration ^^

Comme j’ai peu de motivation pour la lecture, je décide d’essayer de lire une nouvelle par jour, en commençant ce jour-là.  Un texte court ne devrait pas me demander un trop gros investissement et je ne devrais pas être frustrée de reposer mon livre sans avoir avancé dans une intrigue plus longue. Donc je reprends Les Jeux du Capricorne de Robert Silverberg, dont j’avais lu la préface avant de partir en vacances.

Précisons que malgré le fait que je n’apprécie généralement pas trop le format nouvelles, j’en ai un tas dans ma PAL (oui, c’est très logique, on est d’accord). L’intérêt des Jeux du Capricorne est que chaque nouvelle est présentée par l’auteur, ce qui, après lecture de la première nouvelle, qui donne son nom au recueil, me semble le plus grand intérêt du livre. On en reparlera dans mon prochain billet.


2-5 janvier: le retour au quotidien est difficile, je campe donc sur mon idée de lire une nouvelle par jour et, au lieu de reprendre Les Jeux du Capricorne, qui est une énorme pavasse qui ne tient pas dans mon sac, je sors Les Oiseaux et autres nouvelles de Daphné du Maurier, une autrice que je considère comme une valeur sûre. ça passe déjà mieux que Silverberg. Là aussi, j’en parlerai plus dans détail dans mon prochain billet.

En parallèle, je m’escrime toujours sur le tome 2 de Troie: la plume de Gemmell est fluide et ça coule tout seul, mais ça pêche au niveau de l’intrigue

Du coup, j’ai la brillante idée de commencer un 4e livre 😆 Histoire de ne pas trop m’encombrer quand même, je choisis un livre numérique:

Meurtre mode d’emploi (à l’usage des jeunes filles). De Holly Jackson. Editions Casterman. 522 pages. 2018.

L’histoire d’une lycéenne qui tente de découvrir la vérité sur le meurtre d’une jeune fille de son lycée 5 ans plus tôt, avec l’aide du frère du présumé meurtrier.

ç’a été une lecture globalement sympathique, mais qui s’adresse à un public plutôt YA qui voudrait découvrir le genre du thriller. C’est très didactique et il m’a paru assez simple de comprendre qui était coupable. ça m’a semblé également beaucoup trop long par rapport au contenu, j’ai souvent eu l’impression qu’on tournait un peu en rond et que l’autrice faisait trop durer alors que je ne ressentais pas tellement de suspense.

Le point positif est qu’il y a une réflexion intéressante sur le pouvoir des médias et des on-dits: la victime est transformée en sainte et le coupable et sa famille en monstres par la société.

Je n’ai pas assez apprécié pour lire les autres tomes, mais je ne regrette pas d’avoir tenté cette lecture et je vous la recommande si vous cherchez un thriller soft, il n’y a qu’une scène que j’ai trouvée un peu choquante, même si ça restait succinct.

J’avoue que je suis contente d’avoir réussi à terminer un livre, même s’il n’était pas complètement à la hauteur de mes attentes. J’espère que ça va relancer la machine et que je vais retrouver motivation et concentration pour les jours qui suivent.


6-8 janvier: je rame toujours avec Ulysse en Méditerranée en me demandant si la Guerre de Troie finira par éclater un jour, mais je me suis fait une raison: ce tome 2 doit être ce tome intermédiaire ch.ant commun à beaucoup de trilogies. J’avance lentement, en croisant les doigts pour que le tome 3 soit une apothéose, sinon je l’aurais vraiment mauvaise de m’être acharnée… Mais je n’ai pas envie d’abandonner, je fais confiance à l’auteur pour relancer mon intérêt à un moment ou un autre. On y croit!

Je referme la dernière page des Oiseaux et autres nouvelles, là aussi bien contente de terminer un livre. Je n’ai pas forcément apprécié toutes les histoires du recueil, mais certaines étaient intéressantes.

Dans la foulée, je commence La Famille sans Supermarché de Chloé Landriot, un guide-témoignage prêté par une copine de mon ancienne AMAP. Une lecture que j’abandonne assez rapidement car elle arrive beaucoup trop tard pour moi. Outre le fait que je n’apprenais rien, il y avait de nombreux passages consacrés aux enfants et à la façon d’aborder la transition avec eux: n’étant pas maman, cet aspect n’avait aucun intérêt pour moi.

Si vous en êtes au début de votre démarche, ce livre peut vous être utile, même s’il date de quelques années, ceci dit.


La première semaine de l’année s’est terminée sur une impression très mitigée niveau lectures et j’avais hâte de passer à autre chose. Je vous dirai si la semaine suivante a été meilleure dans un prochain billet. D’ici là, je vous souhaite de bonnes lectures 😉

Et pour vous, c’était comment, cette première semaine de janvier? 🙂

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Au pied du sapin…

Déjà le 13 janvier, il est temps de vous montrer la belle pile de livres que j’ai trouvée au pied du sapin 🙂

J’avais envie de faire les choses bien et de faire des photos pour vous montrer tout ça, mais le temps se maintient au gris et moche depuis des jours et je n’ai pas réussi à en faire une seule correcte, donc je me résigne à me contenter des couvertures… J’essaierai de faire des photos quand je lirai ces livres, histoire de leur rendre justice!

Voici ce que m’ont offert mes proches, certains sont issus de ma WL, d’autres non.

Titus Crow, un érudit passionné d’occultisme, à l’esprit aventureux, entreprend d’éclaircir des événements récents aussi singuliers que terrifiants.
Dès lors, il se retrouve projeté dans une aventure horrifique hors norme par sa dimension et son danger pour l’esprit. Des profondeurs des océans, en passant par les fabuleuses Contrées du Rêve jusqu’aux espaces intersidéraux incommensurables, Titus Crow et ses alliés combattent dans une lutte sans merci et désespérée le retour des Grands Anciens et de leur maître à tous, l’abominable Cthulhu. Brian Lumley est un des grands auteurs du fantastique anglais. Avec sa saga La Légende de Titus Crow, il rend hommage à l’immense H.P. Lovecraft et à sa création : le mythe de Cthulhu devenu une référence majeure de l’imaginaire contemporain.
Lumley développe avec un formidable talent de conteur la sombre légende de Cthulhu, l’actualise et la marque d’une belle originalité. Maniant avec perfection la langue lovecraftienne, il ajoute sa touche personnelle et nous propose des hypothèses dérangeantes sur l’existence du mythe.

J’étais ravie en ouvrant le paquet, j’avais repéré cette magnifique intégrale reliée lors de sa sortie il y a 2 ou 3 ans et j’avais très envie de me l’offrir, mais je finissais toujours par me trouver d’autres priorités sur le moment ^^ Ma petite soeur m’a dit: « c’est la troisième fois que tu le mettais dans ta liste de Noël, je me suis dit que tu devais vraiment avoir envie qu’on te l’offre et j’avais peur qu’il soit encore dans la liste de l’année prochaine » 😆


Au lendemain de son coup d’état, le marshal Tamas a rétabli le calme dans son nouveau royaume. Il a fait exécuter les aristocrates corrompus et a nourri le peuple affamé. Mais sa prise de pouvoir a déclenché une guerre avec les Neuf Nations. Assiégé de l’extérieur, menacé par des royalistes fanatiques et par ses anciens alliés, Tamas devra faire appelle aux derniers mages de la poudre et reprendre les armes pour préserver la paix. Mais alors que les menaces se font plus pressantes, le peuple murmure des prophéties de mort et de destruction, de dieux s’éveillant pour marcher parmi les hommes…

Et parce que le tome 1 ne suffisait pas, mes parents ont décidé de m’offrir également le tome 2, histoire que je ne me retrouve pas frustrée si le premier se termine sur un cliffhanger haletant ^^ Comme le troisième et dernier tome est annoncé pour le printemps 2023, je pense lire le premier en février et le deuxième en mars, ça me permettra d’enchaîner directement sur la suite et de ne pas oublier trop de choses 🙂


Qu’est devenue la grande Menorah, symbole du peuple juif, un gigantesque chandelier d’or massif à sept branches pesant plusieurs centaines de kilos ?
Selon la légende, il a été rapporté de la Terre Sainte comme trophée de guerre par l’empereur romain Vespasien, qui, pris de remords, l’a mis a l’abri des regards dans la cache secrète d’un temple dédié à la paix. Certains pensent que le Chandelier a ensuite été emporté par ses successeurs à Byzance, d’autres l’imaginent définitivement perdu lors du sac de Rome par les Barbares, ou même caché depuis des siècles par le Vatican.
Mais une saga nordique raconte par ailleurs qu’un immense trésor a été conquis à Byzance par le plus grand de tous les guerriers Vikings, pendant la première Croisade, et que ce chef l’a emporté dans le grand Nord… Tout commence avec une fabuleuse découverte en mer, à bord de la Seaventure, à Constantinople : un morceau d’un drakkar datant de l’époque des Croisades. À des kilomètres de là, un bateau identique se trouve entièrement figé dans un iceberg du grand Nord… La saga a-t-elle dit vrai, ce mercenaire Viking a-t-il pris possession de la Menorah ? Jack décide de se lancer sur ses traces…
Cependant il n’est pas le seul a poursuivre le plus fabuleux des trésors : de dangereux criminels Nazis, infiltrés au Vatican, sont aussi à sa recherche. Commence alors une course contre la montre, ou chaque instant perdu laisse une chance à ces fanatiques sans scrupules de s’emparer du Chandelier d’or. Mais l’incroyable vérité qui se cache derrière cette quête dépasse la simple chasse au trésor et le cours de l’Histoire pourrait s’en trouver changé…

Celui-ci semble assez classique dans le genre Indiana Jones. En regardant de près, il semble qu’il s’agit d’un tome 2, il faut que je vérifie s’il peut être lu indépendamment du précédent. Si quelqu’un parmi vous connaît cette série, dites-moi si je peux me lancer directement dans celui-ci, merci d’avance 😉


Déesses celtiques aux allures de guerrières, fées et enchanteresses du royaume d’Arthur, fées médiévales, fées issues du folklore breton ou bien, même petites fées-papillons, s’unissent pour vous ouvrir les portes des royaumes cachés et vous dévoiler leur origine commune…

Je ne connaissais pas ce bel album et ça a été une belle surprise de le trouver au pied du sapin! Non seulement la couverture est magnifique, mais l’intérieur est à l’avenant 🙂 Il ne s’agit pas d’un roman, mais d’un beau livre relié, illustré à toutes les pages qui contient plusieurs textes. Je ne sais pas s’il s’agit de contes ou d’histoires originales, mais je pourrai bientôt vous en dire plus (et vous en montrer plus, je ferai des photos), c’est une de mes prochaines lectures.


Histoires de fantômes ? Histoires de fous ? Sont réunies pour la première fois dans ce volume trois fictions fantastiques de trois grands écrivains, dont deux sont mieux connus pour leurs œuvres dans des genres plus réalistes. Et pourtant ce sont parmi leurs récits les plus populaires, toujours lus un siècle plus tard, et maintes fois adaptés à la scène et au cinéma depuis.

Encore un cadeau qui tape dans le mille: j’adore les histoires de fantômes! Malheureusement j’ai déjà lu Le Tour d’Ecrou, que d’ailleurs je n’avais pas aimé et j’ai possiblement déjà lu le Poe dans un recueil (je n’en suis pas sûre, j’ai juste une vague réminiscence du titre), mais je n’ai jamais lu Le Horlà et j’en suis très curieuse, j’en ai beaucoup entendu parler comme d’un classique incontournable du genre.


Qui pouvait bien en vouloir à Richard Linville, ancien inspecteur de police, retrouvé assassiné dans son domicile de Scalby ? L’enquête piétine et sa fille unique, Kate, 39 ans, détective, comme papa, décide de prendre les choses en main. Quitte à froisser Caleb Hale, à qui le dossier a été confié, et qui compte bien, grâce à lui, redorer son image – il sort tout juste de cure de désintoxication. La vérité, cependant, c’est que Kate avance nettement plus vite que lui. Elle n’a pas plus tôt mis le nez dans l’affaire que les pistes se multiplient – et, avec elles, les morts. Dont celle d’une certaine Melissa Cooper, qui aurait été un temps la maîtresse du défunt. Tandis que Caleb, persuadé que Richard a subi la vendetta d’un malfrat, épluche les archives de la police, Kate, de son côté, va creuser la vie de ce père dont elle croyait tout savoir… Mais est-elle vraiment prête à remuer le passé ?

Je ne pense pas avoir déjà lu cette autrice, mais j’en ai entendu parler en bien et je suis curieuse de découvrir sa plume. J’espère que ce sera haletant 🙂


Et parce que je n’avais pas été assez gâtée par mes proches, juste au moment de Noël j’ai également été gâtée par les Lecteurs Orange, avec un SP et un gain à un concours (j’avoue que je ne me rappelais pas avoir participé, mais c’était d’autant plus sympa d’avoir la surprise ^^).

Dans ce recueil d’essais à la fois drôles, érudits, débordants de curiosité et étrangement prémonitoires, Margaret Atwood tourne son intelligence exceptionnelle et son humour espiègle sur notre monde et nous rend compte de ses réflexions. Elle revient sur le krach financier, l’ascension de Trump et la pandémie. De la crise climatique à la question de l’avortement, personne n’est plus à même d’interroger les mystères multiples et variés de l’humanité. Cette anthologie non seulement saisit parfaitement notre époque, mais nous en dit un peu plus sur la personnalité de l’autrice emblématique de La Servante écarlate, sur ses combats et sur les écrivains qu’elle affectionne, de Richard Powers à Doris Lessing en passant par Alice Munro.

C’est une de mes lectures en cours, je pourrai donc vous en dire plus très bientôt 🙂 Jusqu’ici (à peu près le tiers), c’est très intéressant, même si ma lecture pâtit un peu du fait que je dois lire l’ensemble d’une traite pour pouvoir rendre un avis la semaine prochaine, alors que ce genre de livres s’apprécie plus en prenant son temps.


Ariana a grandi à l’ombre du 14, rue Ilios. Sa famille a perdu cette maison pendant l’invasion de Chypre en 1974, lorsque l’armée turque a entouré de barbelés la ville de Varosha. Tandis qu’elle débarrasse les tables du café de son père, elle remarque une jeune femme en train d’écrire. L’étrangère enquête sur cette ville fantôme, mais bute contre les mots : la ville, impénétrable, ne se laisse pas approcher. Au même moment, Ariana apprend que son père a décidé de vendre la maison familiale. Sa stupeur est grande, d’autant plus que c’est dans cette demeure qu’ont vécu Ioannis et Aridné, ses grands-parents. Se défaire de cet héritage, n’est-ce pas un peu renier leur histoire? Car Ioannis était chypriote grec, Aridné chypriote turque, et pendant que leur amour grandissait, l’île, déjà, se déchirait. Ariana propose dès lors un marché à la jeune écrivaine : si elle consigne la mémoire du 14, rue Ilios avant que les bulldozers ne le rasent, elle l’aidera à s’approcher au plus près des secrets du lieu. Page après page, Varosha se laisse enfin déchiffrer et, avec elle, la tragédie d’une île oubliée.

Je sors un peu de ma zone de confort avec ce roman, mais j’ai d’autant plus hâte de le découvrir 🙂 Je dois dire que la très jolie couverture (la photo de l’éditeur ne lui rend pas justice, ni cet affreux bandeaux qui la défigure, mais qui, Dieu merci, s’enlève) est pour beaucoup dans ma curiosité pour ce livre, j’espère que le contenu sera à la hauteur du contenant 🙂


Je teste un nouveau format pour vous présenter les derniers arrivés de ma PAL, j’espère qu’il vous plaira et que vous le trouverez plus intéressant que juste vous montrer les couvertures (j’ai remarqué que les liens que j’ajoutais étaient rarement utilisés). Dites-moi ce que vous en pensez 😉

Et comme toujours, si vous avez lu ou comptez lire un de ces livres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 🙂 Et parce que je suis curieuse aussi de ce que vous avez trouvé au pied du sapin, dites-moi à quel point vous avez été gâté-e-s 😉

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Mes lectures de décembre en bref (enfin presque) #2

Comme j’ai peu lu au cours du mois dernier et que je n’ai pas eu le temps de vous parler de certaines lectures de novembre, je fais un tir groupé avec celles de décembre, que j’ai répertoriées sur deux billets. La première partie de ce billet est ICI.

Et maintenant, la suite:

L’Île du Docteur Moreau. De H. G. Wells. Editions RBA, collection Les grands maîtres du fantastique. 274 pages. 1894-96.

Suite à un naufrage, Edward Prendick est recueilli sur une île isolée où le docteur Moreau et son assistant pratiquent d’horribles expériences et où vivent des créatures effrayantes.

Une lecture très malaisante, non seulement parce que l’ambiance est super glauque, mais aussi parce que le spécisme omniprésent était écoeurant: le narrateur est choqué tant qu’il croit qu’on pratique des expériences sur des humains, mais plus vraiment quand il découvre que ce sont des animaux qui en sont victimes, il est plus ennuyé de devoir subir les cris de souffrance. Je me suis sentie nauséeuse en lisant (la preuve sans doute que l’auteur a fait du bon travail), c’est le genre de livres qui donne à penser que l’Humanité est le plus grand fléau qu’on puisse imaginer. Heureusement c’était relativement court.

Dans cette édition, on nous propose quelques nouvelles à la suite du roman. Ce n’est pas un format qui me convient réellement, mais je les ai trouvées pour la plupart intéressantes dans leur propos. Pas forcément très mémorables du fait que les chutes manquent un peu, voire carrément, d’intensité, ceci dit, mais les sujets m’ont semblé plus originaux et mieux traités que ce que j’ai l’habitude de rencontrer dans ce genre de recueils.


Prisonniers du Temps. De Michael Crichton. Editions Pocket. 602 pages. 1998.

Des archéologues travaillant sur un site moyenâgeux en France et financés par une mystérieuse entreprise de technologie sont propulsés dans l’époque qu’ils étudient après la disparition de leur mentor. Comment survivre? Comment rentrer?

Il faut assez longtemps pour en arriver au vif du sujet, mais je ne pense pas spoiler en vous exposant le sujet principal du roman. La mise en place est beaucoup trop longue à mon avis. D’ailleurs, c’est le reproche principal que je ferai au roman: c’est beaucoup trop long et les situations ont tendance à se suivre et à beaucoup se ressembler. Les petits mystères mis en place par l’auteur sont assez facilement éventés par les lecteur-ice-s un minimum attentif-ve-s.

Une fois passé les longueurs de la première partie, on est plongé-e-s dans le passé et l’auteur fait un très bon travail de mise en contexte. On apprend énormément de choses sur l’époque, on est immergé-e-s comme dans un très bon film ou jeu vidéo. Il y a également pas mal d’action, avec en parallèle les problèmes rencontrés par les personnages restés dans le présent. Pour finir, l’aspect scientifico-technologique est intéressant, même s’il est obligatoirement daté, vu l’époque d’écriture du roman.

Bref, une bonne lecture dans l’ensemble, mais qui pâtit de beaucoup de longueurs et répétitions. 100 à 150 pages de moins n’auraient pas nui au récit. Un bémol aussi sur la façon d’envisager les personnages féminins (due à l’époque d’écriture?). Pour le reste, c’était sympa.


En décembre, j’ai aussi lu le premier tome de la trilogie Troie de David Gemmell. Je suis en train de lire le tome 2 et je compte ne pas faire traîner le suivant trop longtemps, donc je vous parlerai de l’ensemble de la série quand je l’aurais terminée.

J’ai abandonné Le Héros perdu de Rick Riordan, le premier tome de la série Héros de l’Olympe. ça ressemblait trop au début de Percy Jackson pour mon goût et, pour être honnête, je n’ai plus envie de lire du YA/de la jeunesse pour le moment (même si j’ai adoré la série Magnus Chase de cet auteur). D’autre part c’était une mauvaise idée de me lancer dans une autre série basée sur la mythologie grecque alors que je lisais déjà Troie ^^

C’est tout pour décembre! Comme vous voyez, ça n’a pas été le meilleur mois de 2022, ni en quantité, ni en qualité, mais ça n’a pas été déplaisant non plus, je n’ai fait aucune vraiment mauvaise lecture.

Et pour vous, c’était comment? 🙂

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Mes lectures de décembre en bref (enfin presque) #1

Décembre a été un mois très rempli au niveau personnel: je suis partie deux semaines en vacances dans ma famille et je dois dire que ça m’a fait le plus grand bien! J’avais un grand besoin de faire une pause dans la routine du quotidien et, pour la première fois depuis très longtemps, j’avais envie de la douceur et du cocooning de Noël.

J’ai été très gâtée par ma famille: le Père Noël avait déposé pas mal de livres au pied du sapin. Je vous montrerai tout ça dans un prochain billet (si ça ce n’est pas du teasing 😆 ), ma valise s’était bien alourdie au retour ^^

Le seul point négatif de ces vacances, c’est que j’ai passé beaucoup de temps à manger et que ma valise n’était pas la seule à rentrer plus lourde 😆

L’autre conséquence de mon séjour en famille, c’est que je n’ai presque pas lu. Décembre est toujours un mois où je lis moins par manque de temps. Cette fois c’était aussi parce que je n’en avais pas envie: je voulais profiter de ma famille et faire des choses avec eux.

Comme j’ai peu lu et que je n’ai pas eu le temps de vous parler de certaines lectures de novembre, je fais un tir groupé avec celles de décembre, que j’ai répertoriées sur deux billets. Je commence avec deux livres commencés en novembre et terminés en début de mois et j’enchaîne avec ceux lus entièrement pendant le mois.

Armada. D’Ernest Cline. Editions Pocket. 480 pages. 2015.

Un lycéen fan de SF et de jeux vidéos découvre que son jeu favori est en fait un système d’entraînement et de recrutement de l’armée destiné à combattre une vraie invasion alien.

Un roman qui ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario étant assez convenu et prévisible, mais qui est très fun à lire pour les amateur-ice-s de SF et/ou de jeux vidéos, surtout grâce aux innombrables références à la culture populaire. Cinéma, séries télé, jeux vidéo, musique, l’auteur nous immerge complètement et ça fonctionne malgré le côté cliché. Un hommage sympathique et éclairé, bourré de références (certaines étaient trop pointues pour moi, mais ça reste grand public) qui raviront les fans du genre. A lire avec indulgence, le but n’est pas de révolutionner la SF, mais de passer un bon moment de nostalgie.


Les Affaires du Club de la Rue de Rome. Janvier-août 1891. D’Adorée Floupette. Editions La Volte. 400 pages. 2020.

Une série de nouvelles dans lesquelles les membres du Club de la Rue de Rome, écrivains et artistes, enquêtent sur des affaires surnaturelles. « L’autrice » entremêle réalité historique, vraies personnalités de l’époque et fantastique.

La première histoire est celle que j’ai trouvé la plus intéressante, elle avait une certaine poésie m’a-t-il semblé. Le plus gros point positif de ce livre est l’aspect féministe/dénonciation des violences physiques et psychologiques envers les femmes. Dans l’ensemble, les idées sont très originales, mais c’est aussi extrêmement glauque. La 2e nouvelle en particulier est écoeurante, même si elle dénonce catégoriquement certaines pratiques. Mon plus gros reproche est que j’ai trouvé l’ensemble très poussif. Le temps m’a semblé assez long malgré les bonnes idées.

Attention, ce n’est pas un livre pour les personnes sensibles ou les jeunes lecteurs.


Terre coréenne. De Pearl Buck. Editions Le livre de poche. 602 pages. 1963.

Un roman historique traitant de l’occupation de la Corée par le Japon pendant la 1e moitié du 20e siècle, à travers la vie d’une famille proche de la famille royale et les choix que font ses membres pour vivre à cette époque difficile.

Une bonne lecture, qui rappelle Fils de Dragon de la même autrice, si on remplace la Chine par la Corée. C’est très instructif et intéressant, même s’il manque à mon avis l’implication personnelle émotionnelle qu’on sent dans les romans chinois de Buck. L’autrice dit avoir fait beaucoup de recherches et c’est palpable dans le récit à mon avis, on y sent plus l’intérêt intellectuel et la curiosité pour une autre culture qu’une réelle émotion. Cette lecture peut être une bonne introduction au sujet, mais un roman écrit par un auteur coréen apporte évidemment une meilleure vision des choses, surtout qu’ici les thèmes abordés sont assez édulcorés.


La suite dans mon prochain billet 😉

Et pour vous, c’était comment en décembre? 🙂

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