Fantasy Characters Tag

Ce matin je vous propose un petit tag, qui dormait dans mes brouillons depuis une éteeeernité et que j’avais trouvé ici. J’avoue que ça n’a pas été facile de trouver des réponses à toutes ces questions: dans un monde de fantasy, je me ferais probablement buter dès le premier paragraphe ^^ Si j’ai eu envie de faire ce tag malgré tout, c’est pour avoir l’occasion de parler de livres et séries que j’ai appréciées 🙂

Pour en savoir plus sur ces livres, clic-clic sur les couvertures 😉

Nommez un personnage…

1. auquel vous vous identifiez personnellement

Question difficile! On s’identifie toujours plus ou moins en partie aux personnages que l’on suit, j’imagine, mais je ne crois pas qu’il y en ait auquel je m’identifie complètement…

Peut-être Cress des Chroniques lunaires? Dans le sens où moi non plus je ne comprends pas le monde qui m’entoure lorsque je sors de ma bulle, je veux dire ^^Parfois je me sens aussi perdue qu’elle quand je vois ce que le monde devient…

2. auquel vous voudriez ressembler

Parle-t-on de ressemblance physique ou de ressemblance morale? Parce que pour le physique, je n’ai pas de réponse à donner, je ne me sens pas spécialement envieuse du physique de personnages imaginaires. Surtout que la façon dont je les vois ne correspond peut-être pas à celle dont vous les voyez…

Pour ce qui est de la ressemblance morale, disons que j’apprécierais d’avoir les compétences magiques de la Fée Morgane dans la légende arthurienne, l’intelligence de Mara dans la Trilogie de l’Empire et la force de persuasion de Mémé Morkie dans Le Grand Livre des Gnomes 😆

3. qui serait votre champion.ne dans un duel

Druss est un vieillard, alors on pourrait penser que ce n’est pas forcément un bon choix, mais il n’abandonne jamais et il est prêt à faire face à une armée, alors un duel, ce serait de la rigolade, pour lui.

Tous ces jeunes premiers musclés de partout et au physique avantageux seraient peut-être plus agréables à regarder, mais ils n’auraient aucune chance face à Druss et je place ma sécurité avant l’apparence physique ^^

4. que vous adorez détester

J’allais répondre Cersei Lannister, mais en fait ce serait confondre le personnage de la série télé, que je trouve bien meilleur (c’est assez rare pour être souligné, en général, les persos sont bien plus réussis dans les romans, elle est une exception) avec celui des romans, que je trouve moins intéressant et moins accrocheur. Mais en fait je n’ai pas vraiment d’autre idée: je peux adorer un personnage détestable, mais si je déteste un des protagonistes d’une histoire, c’est qu’il me sort vraiment par les yeux et du coup je ne peux pas vraiment dire que « j’adore le détester »…

5. avec lequel vous aimeriez passer la soirée dans une taverne

Je ne fréquente pas vraiment les tavernes, mais dans la fantasy que je lis, ce ne sont pas des endroits où on se sent vraiment en sécurité, donc peut-être que je devrais citer un personnage effrayant pour éviter de me faire aborder par n’importe quelle brute avinée. Il me semble quand même que je serais parfaitement en sécurité et que je passerais un bon moment si j’y allais avec les Soeurcières de Terry Pratchett: une soirée entre filles, avec Mémé Ciredutemps pour régler leur compte aux lourdingues du coin si nécessaire, ça me paraît pas mal ^^

6. que vous n’aimeriez pas rencontrer et surtout ne pas froisser

N’importe quel sorcier un peu soupe-au-lait qui aurait le pouvoir de me transformer en cafard ou en batracien baveux, j’imagine? ^^ Pryrates, celui de L’Arcane des Epées, était particulièrement flippant, je ferais de mon mieux pour l’éviter ou me faire toute petite si je devais le croiser…

Si vous n’avez pas encore lu cette série, qui s’inspire en partie de mythes nordiques et est citée comme une des sources d’inspiration de G.R.R. Martin pour Le Trône de Fer, je vous la recommande très vivement 😉

7. que vous voudriez avoir comme mentor

Fille de l'empireJe pense que je serais un poids mort dans un monde de fantasy où je devrais survivre par la force, ou alors je me ferais zigouiller dès la première page 😆 Donc ma meilleure chance serait d’utiliser ma cervelle. Pour cela, Dame Mara des Acomas serait une mentor idéale à mon avis: son intelligence et son sens de la stratégie ont fait leurs preuves et seraient plus efficaces pour me maintenir en vie que l’apprentissage d’une quelconque arme. Soyons réalistes 5 minutes, j’arrive à me blesser en coupant une tarte ou en lavant un couteau à beurre, mieux vaut éviter qu’on m’équipe avec quelque chose de plus dangereux, je pourrais m’estourbir moi-même très vite 😆

8. auquel vous feriez confiance les yeux fermés

Je vais citer Ned Stark, parce qu’il est tellement pétri d’honneur et de principes que je n’aurais pas à craindre qu’il m’entourloupe ou se débarrasse de moi en traître. Bon, ça ne lui a pas forcément réussi d’être aussi droit dans ses bottes, mais s’il disait être mon ami ou mon protecteur, je sais que je pourrais compter sur lui. Par contre ça risquerait d’être un peu dangereux, vu le nombre d’ennemis qu’il se fait en étant juste lui-même 😆

9. que vous aimeriez recueillir / réconforter

J’adorerais recueillir les loups des enfants Stark du Trône de Fer, mais pour ne pas citer encore la même série, je vais choisir Azincourt, le chat ailé amateur de littérature du Paris des Merveilles. Si je ne suis pas aussi enthousiaste que la plupart des lecteurs de cette série, j’ai adoré ce personnage. Et puis un chat qui serait capable de parler bouquins, est-ce que ce ne serait pas le compagnon idéal pour une lectrice invétérée? ^^

C’était déjà la dernière question, j’espère que ça vous a plu et que je vous ai donné envie de découvrir les livres cités que vous ne connaissiez pas encore 😉 Si vous en avez lu certains ou comptez les lire, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, qu’auriez-vous répondu à toutes ces questions? 😉

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Trouvailles de boîte à livres

Aucun de ces livres n’était dans ma WL (même si le premier y est resté quelques temps), mais ce sont deux autrices dont j’aimerais découvrir plus les oeuvres, alors quand je les ai vu sagement posés sur leur étagère, je n’ai pas résisté. J’espère les lire très bientôt 🙂

Si vous avez lu ces livres ou comptez les lire, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, avez-vous fait de belles trouvailles?

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Ils ne me laisseront pas un souvenir impérissable #22

Le Roi Fol. De Laurent Decaux.Editions XO. 336 pages. 2019.

L’histoire de Charles VI et de son entourage, juste avant et quand il devient « fou », en pleine Guerre de 100 ans.

Lecture assez décevante. On lorgne clairement vers Les Rois maudits, mais on est loin du compte. ça manque de subtilité dans le propos et l’écriture, si elle est efficace, n’est pas du tout marquante. Il y a beaucoup de coïncidences et de facilités, de nombreuses scènes de sexe qui n’apportent absolument rien à l’intrigue et n’ont aucun intérêt. Les personnages fictifs sont très clichés. Le traitement du viol, n’en parlons pas.

C’est dommage, parce que le sujet est vraiment intéressant, mais son traitement ne m’a pas convenu. ça manquait de profondeur et de développement. Pour finir, au vu du titre, je m’attendais à entrer directement dans le vif du sujet, or la folie du roi n’intervient qu’à la fin et donne l’impression qu’il faut attendre un tome 2, mais rien n’est indiqué dans le livre. Bref, un gros fail.

***


Le Corsaire Rouge. De James Fenimore Cooper. Editions Crémille. 321 pages. 1827.

Un jeune homme et ses comparses s’engagent sur un bateau qui se révèle être un pirate.

La mise en place est beaucoup trop longue, il y a au moins 120-150 pages de trop au début. Ensuite il y a plus d’action, c’est une histoire de pirates, avec de l’aventure et la mer pour cadre, mais ça reste vraiment très bavard, les personnages sont constamment en train de jacasser et de jouer à qui est le plus honorable et poli. Pour finir les twists ne dépareilleraient pas dans un soap, en particulier sur la dernière centaine de pages, tellement les révélations sont WTF 😆

Bref, je ne recommande pas, il y a beaucoup mieux dans le genre et si l’auteur vous intéresse, Le dernier des Mohicans vaut nettement plus le coup. Lecture très fastidieuse, encore plus dans cette édition où le texte est minuscule.

***

Brocéliande et l’Enigme du Graal. De Jean Markale. Editions France Loisirs. 321 pages. 1990.

Ce livre est découpé en trois parties: la première traite de notions géographiques et de la « rencontre » entre l’auteur et les lieux; la seconde détaille les faits historiques en rapport avec la forêt; la dernière est consacrée aux légendes de la Table Ronde et les replace dans le contexte de Brocéliande.

J’ai trouvé la première partie franchement ennuyeuse et fastidieuse. Sans avoir de support visuel, c’est extrêmement compliqué de se repérer. Je suis allée à Brocéliande il y a quelques années, je me rappelle de certains lieux et j’ai été capable de les visualiser un peu, mais ça n’était pas suffisant. D’autre part, la partie autobiographique ne m’a pas du tout intéressée, je me fiche totalement de la vie de l’auteur et je ne vois pas ce que c’était censé apporter.

La deuxième partie est plus intéressante, elle replace Brocéliande dans son contexte historique et fait un parallèle entre les faits avérés et les récits légendaires. Quant au dernier tiers, il reprend les récits littéraires et les mets en rapport avec les lieux et leur Histoire. Comme j’avais déjà lu Le Cycle du Graal, du même auteur, c’était du déjà-vu pour moi. Le seul intérêt en ce qui me concerne a été que Jean Markale prend le temps de parler de certaines variantes des légendes que je ne connaissais pas.

Une lecture pas inintéressante, mais qui souffre d’une première partie fastidieuse et interminable et qui arrivait trop tard pour moi. Si les descriptions géographiques et les élucubrations autobiographiques de la première partie ne vous font pas peur, ça peut être un bon point d’entrée sur le sujet, par contre.

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Little Bird

Les Mystères de Walt Longmire tome1: Little Bird. De Craig Johnson. Editions Gallmeister, collection Totem. 422 pages. 2005.

Nous sommes dans le Wyoming profond, à côté d’une réserve indienne, et le shérif Longmire doit enquêter sur la mort d’un jeune des environs. Accident de chasse ou meurtre? Vu que tout le monde pense que la victime méritait bien pire, le doute subsiste…

Ce roman est le premier tome de la série qui a donné naissance à la série télé Longmire, que j’avais testée il y a quelques années et laissé tomber (parce qu’il fallait bien faire des choix plus parce que je n’avais pas apprécié).

Il y a beaucoup de thèmes intéressants dans cette histoire: les relations entre les Indiens et les autres populations, le traitement qui leur a été infligé au fil du temps, la vie dans le Wyoming, avec son climat très rude, l’inefficacité de la justice, etc.

J’ai apprécié les personnages, j’ai trouvé qu’ils étaient fouillés et attachants pour la plupart, suffisamment complexes pour donner envie de savoir ce qui allait leur arriver. L’histoire nous est racontée en « je » du point de vue du shérif Longmire, qui n’est pas un jeune premier, mais un homme expérimenté, dont le style de vie négligé agace son entourage.

Je n’ai pas tout aimé dans cette histoire. Le rythme est assez lent, au point que l’enquête est presque anecdotique par moments. D’autre part, on baigne dans un  pseudo-mysticisme indien que j’ai trouvé assez cliché. Pour finir, la résolution de l’enquête m’a laissée dubitative (on ne peut qu’être surprise, je n’ai pas compris d’où ça sortait).

La plume est efficace, la description des grands espaces du Wyoming donne l’impression d’être sur place avec les personnages. Les récits à la première personne ne sont pas tellement ce que je préfère en général, mais ici ça fonctionne bien, on est aux premières loges pour être témoins des doutes et des questionnements de Walt Longmire. Et notre narrateur raconte avec beaucoup d’humour. Je reprocherais cependant la mise en page très dense qui m’a beaucoup ralentie dans ma lecture.

Plutôt une bonne lecture, mais je ne suis pas complètement convaincue. J’hésite à lire un autre tome, si vous connaissez la série, votre avis dessus m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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Des BD en pagaille #74

Madeleine, Résistante tome 1: La Rose dégoupillée. Scénario de Jean-David Morvan et de Madeleine Riffaud. Dessin de Dominique Bertail. Editions Dupuis, collection Aire libre. 96 pages. 2021.

Résumé de l’éditeur: Madeleine Riffaud est née en 1924. Fille d’instituteurs, elle grandit en Picardie et rejoindra la Résistance en 1942 à Paris, où elle prend le nom de Rainer, en hommage au poète allemand Rainer Maria Rilke. Amie de Paul Éluard, Picasso ou Hô Chi Minh, poétesse et écrivaine elle-même, elle devient grand reporter après la guerre. À partir de ses souvenirs, Jean-David Morvan et Dominique Bertail transposent en BD son témoignage direct pour faire connaître cette héroïne incroyable.

J’ai lu cette BD grâce à NetGalley et aux éditions Dupuis, merci pour cette lecture 🙂

On est ici dans la biographie et le témoignage, celui de Madeleine Riffaud, qui entra dans la Résistance lors de l’Occupation de la France par les Allemands. Mais l’histoire ne commence pas à ce moment, c’est dès son enfance que nous suivons cette personnalité hors du commun. Nous vivons avec elle les suites de la Première Guerre Mondiale, sa vie ordinaire de fille d’instituteurs, son séjour en sanatorium et sa vie de jeune femme à une époque où la condition féminine n’était pas franchement enviable.

Ce témoignage ressemble à beaucoup d’autres retraçant cette époque, ce qui fait sa force et son originalité, c’est la personnalité de Madeleine, qui n’accepte pas les restrictions de sa condition de femme, ni les aléas de la maladie.

Malgré tout, je n’ai pas particulièrement été emballée par « l’intrigue », je n’ai pas eu l’impression d’apprendre quelque chose de nouveau sur le sujet jusqu’ici (peut-être que les tomes suivants sauront y remédier?), même si c’était intéressant sur le fond. C’est surtout le dessin qui a su m’accrocher. Il y a un beau travail de reconstitution des lieux et des vêtements et les traits des personnages, s’ils ne sont pas toujours très précis, retranscrivent les émotions de façon convaincante. D’autre part, la mise en couleurs, toute dans des tons bleutés ou bleus-gris, donnent à l’ensemble une identité visuelle forte et parfaitement en adéquation avec le récit.

A la fin, un carnet, toujours sous forme de BD, raconte la rencontre entre les auteurs et Madeleine Riffaud. Je l’ai trouvé très intéressant, on ressent l’excitation créative et l’intensité de la relation qui s’est créée entre eux.

Bonne lecture, sans plus pour l’instant, mais j’espère plus de la suite.

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Ladies with Guns. Scénario d’Olivier Bocquet. Dessin et couleurs d’Antor. Editions Dargaud. 62 pages. 2022.

Résumé de l’éditeur: L’Ouest sauvage n’est pas tendre avec les femmes… Une esclave en fuite, une indienne isolée de sa tribu massacrée, une veuve bourgeoise, une fille de joie et une irlandaise d’une soixantaine d’années réunies par la force des choses. Des hommes qui veulent les maintenir en cage. Des femmes qui décident d’en découdre, et ça va faire mal. Ladies with guns est l’histoire de la rencontre improbable entre des femmes hors du commun refusant d’être des victimes. Un western iconoclaste et jubilatoire où rien ne vous sera épargné.

J’ai lu cette BD grâce à NetGalley et aux éditions Dargaud, merci pour cette lecture 🙂

Rien n’est indiqué sur la couverture ou dans le résumé, mais cette BD appelle forcément une suite: on nous introduit les personnages et les évènements qui les ont menées là où elles sont et où on voit qu’elles vont aller, mais c’est trop introductif pour être autre chose qu’un tome 1! Et j’ai vraiment très hâte de lire la suite, parce que c’était vraiment très bon!

L’accent est mis sur la condition des femmes dans cet environnement particulièrement hostile qu’était l’Ouest américain du 19e siècle. Un monde brutal peuplé d’hommes brutaux qui considèrent les femmes comme une marchandise. Mais les protagonistes de cette BD ont atteint le point de rupture et n’ont plus rien à perdre. Leurs tortionnaires masculins vont devoir affronter leur explosion.

Il y a beaucoup de violence dans cet album, mais quand le pouvoir change de camp, après des pages et des pages d’injustices sexistes et criminelles, la lectrice que je suis a éprouvé une certaine jubilation. On comprend le ras-le-bol et la révolte de ces femmes face à l’insupportable. Et si on rencontre beaucoup de violence, on est également témoin de très beaux moments de sororité.

Très bonne lecture. Vite, la suite!

***

Goldorak. Scénario de Xavier Dorison et Denis Bajram. Dessin de Denis Bajram, Alexis Sentenac et Brice Cossu. D’après l’oeuvre de Gô Nagai. Editions Kana, collection Classics. 123 pages. 2021.

Dix ans après les évènements racontés dans l’histoire originale, la Terre doit faire face à une nouvelle invasion des forces de Vega. Mais Goldorak et la Patrouille des Aigles ne sont plus là…

Cette BD s’adresse surtout à un public qui connaît déjà cet univers, mais elle peut être lue même si vous n’en avez jamais entendu parler: il y a un résumé de l’intrigue que vous avez manquée au début. Vous y perdrez quelques éléments de compréhension et les références vous échapperont, mais vous pourrez suivre sans problème.

On retrouve ici tout ce qui a fait le succès de l’original, mais remis au goût du jour grâce à des thématiques d’actualité. Je ne vous cacherai pas qu’en ce qui me concerne, l’effet nostalgie tient une place importante dans mon appréciation de l’histoire, mais mes craintes d’un banal copié-collé se sont envolées dès les premières pages.

La comparaison entre les deux est inévitable, mais les auteurs s’en tirent plus que bien. Non seulement l’intrigue est intéressante, mais les dessins sont superbes. Les inspirations sont évidentes, mais on sent également la patte des dessinateurs et l’enthousiasme des fanboys à l’oeuvre. Il y a une grande variété dans les personnages et les décors, les scènes d’action sont dynamiques et la mise en couleur est très soignée.

Une vraie réussite, tant dans l’intrigue que dans les visuels. Mon seul regret: c’était trop court! ^^

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Winterheim

Winterheim, Intégrale. Tome 1: Le Fils des Ténèbres; tome 2: La Saison des Conquêtes; tome 3: La Fonte des Rêves. De Fabrice Colin. Editions Pygmalion, collection Fantasy. 604 pages. 1999-2003.

Il y a longtemps, les dieux et les dragons ont décidé de se retirer du monde, laissant les Ténèbres veiller sur leur ancien royaume. Mais certains d’entre eux ont décider de reprendre le pouvoir sur les humains. Le jeune Janes, fils de fermiers, va découvrir que son destin est de s’opposer à eux.

On est dans la fantasy très classique dans le propos (voire cliché, comme l’auteur lui-même le souligne dans la préface de cette réédition), mais qui vaut par la grande richesse de son univers, en grande partie inspiré de mythes et légendes nordiques, et pour la plume de l’auteur, qui dit s’être notamment inspiré de la tétralogie lyrique de Wagner.

Malgré le côté initiatique des romans et le jeune âge des personnages au début, on n’est absolument pas dans le YA. A ne pas mettre entre toutes les mains, il y a plusieurs scènes de viols explicites (ç’aurait été bien d’utiliser d’autres ressorts dramatiques pour les intrigues des persos féminins, surtout que la façon dont c’est traité ensuite n’est pas satisfaisante…) et beaucoup de scènes de violences en tous genres. L’intrigue est sombre, pessimiste, souvent sanglante et baigne globalement dans le désespoir général. 

Une bonne lecture, mais pas excessivement marquante, si ce n’est pour son univers. Pour vous donner une idée, j’ai lu l’ensemble de l’Intégrale en un mois à peu près et à chaque tome j’avais oublié certains personnages et éléments pourtant important de l’intrigue. Je crois que j’aurais été plus happée par l’histoire si on s’était intéressés plus sur les personnages divins et les dragons et moins sur les détails de la vie des protagonistes humains, que je n’ai pas du tout trouvés attachants.

D’autres lectures à faire autour/inspirées des légendes nordiques:

  • L’excellente série de BD Siegfried d’Alex Alice (qui vient d’être rééditée dans une magnifique édition collector).
  • Du bon YA: la trilogie Magnus Chase de Rick Riordan, bourrée d’action, d’humour et d’idées loufoques.
  • L’Arcane des Epées de Tad Williams. Un classique de la fantasy des années 1980-90.
  • Un essai très accessible: Les Dieux des Vikings de Jean Renaud, qui m’avait ouvert les portes de la mythologie nordique.
  • Si vous voulez remonter aux sources: L’Edda de Snorri Sturluson, qui a réuni au 13e siècle les légendes nordiques qui étaient sur le point de disparaître à cause de l’Eglise catholique. Beaucoup plus accessible qu’on pourrait le croire, surtout que l’édition française est présentée et annotée par un spécialiste.

Si vous connaissez d’autres titres sur le sujet, ça m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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Resurrection Row

Charlotte Ellison et Thomas Pitt tome 4: Resurrection Row. D’Anne Perry. Editions 10/18, collection Grands détectives. 314 pages. 1981.

Mon avis sur les tomes précédents: 1. L’Etrangleur de Cater Street. 2. Le Mystère de Callander Square. 3. Le Crime de Paragon Walk.

Le cadavre d’un homme qui avait déjà été inhumé est découvert dans la rue. Alors que Pitt est chargé de l’enquête, une personne du passé de Charlotte refait surface.

Ce quatrième tome est dans la lignée des précédents: des crimes dans la haute société victorienne poussent les personnages à mener l’enquête dans un quartier de Londres, un parallèle est fait entre les différentes classes de la société et on en apprend plus sur l’Histoire de l’époque. Ce schéma fonctionne toujours aussi bien et d’autant plus avec moi que je suis particulièrement friande de huis-clos et que, si on n’est pas à proprement parler dans un lieu fermé concrètement, on reste dans un contexte qui l’est socialement et on se focalise sur un groupe de personnages limités.

Comme à chaque tome, l’autrice ajoute une question sociale qui sert de toile de fond à l’intrigue. Avec ce quatrième opus, on continue de se pencher sur la misère des classes les plus pauvres. S’y ajoute ici une dimension politique. La condition féminine reste également d’actualité, à travers notamment le personnage de Charlotte, mais aussi celui, haut en couleurs, de la tante Vespasia et des différents personnages rencontrés.

Ce tome peut être lu indépendamment, mais soyez prévenu-e-s qu’il spoile les évènements des précédents opus, y compris la résolution de la première enquête. D’autre part les personnages et leur vie évoluent au fil de leurs aventures. Si vous comptez lire plus d’un tome, il est indispensable de les lire dans l’ordre.

Un bon tome d’une bonne série. J’ai hâte de lire le suivant 🙂

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Des BD en pagaille #73

Poison City, Intégrale. De Tetsuya Tsutsui. Editions Ki-oon. 450 pages. 2014.

Un mangaka commence à publier une histoire horrifique dans laquelle une maladie rend les gens cannibales et se retrouve confronté à la censure.

Excellent manga (et en seulement 2 tomes!) qui mêle réalité et dystopie et qui traite d’une question qui revient périodiquement: est-ce que les médias violents rendent les gens (en particulier les jeunes) violents? Et comment la société répond-elle à cette question? Une réflexion très intéressante sur la liberté d’expression et sur la censure au Japon, mais pas que.

Je ne m’y connais pas assez en mangas pour vous parler des dessins en connaissance de cause, mais je les ai trouvés adaptés à l’histoire. Il y a un travail précis pour différencier les planches racontant l’histoire de celles appartenant au manga dont il est question dans le récit. Dans l’ensemble, c’était à mon goût.

Seul regret: j’aurais aimé en lire plus sur le manga dans le manga (mais c’est fait exprès et expliqué).

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Angel tome1: Le Sanctuaire des Hérétiques première partie. Scénario de Christophe Bec. Dessin de Claudio Montalbano. Couleurs de Hugo Facio. Editions Soleil. 46 pages. 2020.

Un journaliste séjournant au fin fond des Carpathes est confronté à d’étranges phénomènes ciblant une famille de notables.

Une secte mystérieuse, un château inquiétant, une famille victime d’évènements louches et un journaliste curieux, voici les ingrédients de cette BD. L’intrigue est assez classique et, en 46 pages, on n’avance pas beaucoup. Mais ça fait le job: mettre en place une situation qui sera résolue dans la suite. ça m’a semblé un poil sexiste par moments, mais j’imagine que les villages du fin fond des Carpathes ne sont pas le fer de lance de la modernité sociale…

Le dessin est assez classique également, rien de particulièrement original, mais ça convient bien au récit. Il y a des détails dans les décors et les traits des visages. Les couleurs sombres contribuent à poser une ambiance inquiétante sans trop forcer le trait.

Une lecture sympathique mais qui ne sort pas tellement du lot, que ce soit dans le propos ou dans les graphismes, surtout dans ce genre. Pour moi c’était du déjà-vu, pas déplaisant, mais pas spécialement marquant non plus. Je lirais la suite à l’occasion, mais je ne la chercherai pas activement.

***

V-Girls, l’Oeil du Diable tome 1: Incantare. Scénario de Jean-Pierre Pécau. Dessin de Jovan Ukropina. Editions Soleil. 54 pages. 2019.

Hedy Lamarr, future star d’Hollywood, s’enfuit du château où son mari et ses amis nazis se livraient à une étrange cérémonie. Suivie par une mystérieuse entité, elle finit par atterrir en Californie.

Le pitch se base sur une idée assez rebattue, que ce soit au cinéma ou en littérature, celle de l’intérêt des Nazis pour l’ésotérisme. Ici comme dans beaucoup d’autres fictions, ils cherchent à s’associer à une mystérieuse entité pour gagner la guerre.

Le fait que l’intrigue se noue autour de personnages féminins était plutôt un bon point, mais les auteurs passent tellement de temps à nous ajouter des personnes réelles et à leur donner un petit rôle qu’on ne se fixe jamais bien longtemps sur l’intrigue en elle-même. On croule sous les célébrités de l’époque, autant dire que si vous ne les connaissez pas, vous passerez complètement à côté de la plus grande partie de l’intrigue.

Le dessin aide à faire passer une intrigue qui a tendance à s’embrouiller à chaque nouveau personnage qu’on nous présente, mais il n’est pas particulièrement marquant. Il correspond bien à ce qui est raconté, tout comme les couleurs, mais on n’en ressort pas éblouie.

Pour être honnête, si je n’avais pas noté ce titre sur LivrAddict, j’aurais oublié l’avoir lu, j’avais même oublié de le noter dans mon carnet de lecture.

A lire plutôt si vous connaissez bien le milieu du cinéma des années 30-40 ou que le sujet vous passionne.

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Retour à Whitechapel

Retour à Whitechapel. De Michel Moatti. Editions 10/18, collection Grands détectives. 413 pages. 2013.

Londres, 1941. Une infirmière découvre qu’elle est la fille d’une des victimes de Jack l’Eventreur et cherche à découvrir qui il était. En parallèle on suit les évènements de 1888 en se plaçant à tour de rôle du point de vue des victimes, des témoins, des enquêteurs et de l’Eventreur.

C’est bien fait parce que c’est très dérangeant et pas du tout complaisant ou sensationnaliste comme la plupart des romans sur le sujet. Il y a des éléments très intéressants sur la façon dont la presse s’était emparé de l’enquête et sur les clubs qui enquêtent sur l’affaire des dizaines d’années après. Il y a aussi une dimension sociale, dans la façon dont sont décrits les lieux et les conditions de vie des gens dans ces quartiers ultra pauvres.

A la fin l’auteur propose sa version de la résolution des crimes. Ses déductions ne sont pas inédites, j’avais déjà lu des théories du même genre.

Difficile de qualifier cette lecture de bonne, malgré tout, parce que ça reste très glauque, on est souvent mal à l’aise ou écoeurée (d’un autre côté c’est pour ça que j’ai plus apprécié que d’autres livres sur le sujet), mais c’est à mon avis un bon roman sur le sujet. Vu les évènements abordés, vous vous doutez que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, si vous êtes sensible, ne vous y risquez pas.

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Comment bien terminer 2021 et bien commencer 2022…

…sinon en ajoutant de nouveaux titres à une PAL déjà beaucoup trop bien remplie? 🙂

Un peu en vrac, parce que je ne suis plus sûre de ce que j’ai pris avant le 1er janvier et de ce que j’ai pris après, voici mes derniers achats et trouvailles de boîte à livres:

 

Je ne pense pas prendre tous les tomes de cette superbe collection Sherlock Holmes, seulement les romans, car j’ai déjà une très belle édition de L’Intégrale des Nouvelles, que je n’ai pas encore lue parce que je voudrais (re)lire l’ensemble de la série dans l’ordre et que pour le moment je n’ai relu que le premier tome.

J’ai également reçu (et déjà lu) 2 BD grâce à NetGalley:

Comme vous voyez, ma PAL n’est pas près de baisser 😆

Comme d’hab, pour en savoir plus sur tout ça, clic clic sur les couvertures 😉 Et si vous avez lu ou comptez lire un de ces livres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, du nouveau dans votre PAL? 🙂

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