Pause lecture #47

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Des petits nouveaux dans ma PAL

Comme je vous le disais il y a quelques jours, j’ai reçu pour mon anniversaire une petite somme d’argent: mes proches voudraient m’offrir des livres, mais ne savent jamais trop quoi prendre. J’ai utilisé une partie de ces sous pour passer une petite commande, je suis ravie de mes trouvailles 🙂

ça donne ça (pour en savoir plus: clic clic sur les couvertures 😉 ):

Je complète des séries tout doucement, j’assouvis mon instinct de collectionneuse et je découvre un nouvel auteur 🙂

Ma tante m’a offert 2 autres titres de Patricia MacDonald:

Je suis passée par un magasin de seconde main et j’ai rapporté:

Et j’ai trouvé en boîte à livres:

Léviathan est un tome 3 (pourquoi les maisons d’édition ne prennent jamais la peine de le préciser sur les couvertures?…), s’il ne peut pas être lu indépendamment des autres tomes, je le remettrai où je l’ai trouvé. Si vous savez ce qu’il en est, je compte sur vous pour me le dire 😉 Quant à Désert, je l’ai lu quand j’étais au lycée et j’avais adoré. Je suis curieuse de voir quel effet il me fera aujourd’hui, parce que je n’ai quasi aucun souvenir du contenu ^^

Et si vous avez lu un de ces titres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

Et vous, quoi de nouveau dans votre PAL? 🙂

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L’Oeuf de Dragon

L’Oeuf de Dragon. De G.R.R. Martin. Editions J’ai Lu. 180 pages. 2014.

Dunk le chevalier errant et son écuyer l’Oeuf assistent à un tournoi donné à l’occasion d’un mariage. Le prix: un oeuf de dragon. Mais la fête est l’occasion d’intrigues auxquelles ils auraient préféré ne pas être mêlés.

Cette novella se situe des dizaines d’années avant le début du Trône de Fer, dans un royaume appartenant encore aux Targaryen. On y découvre des personnages inconnus, dont certains sont brièvement mentionnés dans la saga et on s’aperçoit que les complots, intrigues et trahisons étaient déjà un des passes-temps favoris des familles puissantes des 7 Couronnes. On retrouve ici la même recette que dans la série: complots, batailles, banquets, etc.

Les deux héros sont sympathiques, on prend plaisir à les suivre. Ce qui est très dommage, c’est que la 4e de couverture et les divers résumés qu’on trouve ici et là spoilent tous l’intrigue. Déjà que c’est court, c’est bête de savoir d’avance quel sera le fin mot de l’histoire…

Une intrigue par ailleurs plutôt sympathique, qui se lit facilement et avec plaisir. Pour autant, ce prequel n’est pas indispensable. Il n’apporte aucune explication ou précision à ce qui est raconté dans la saga. C’est plus un bonus pour les fans, qui permet de patienter en attendant l’éventuelle publication du tome 6.

Une bonne lecture 🙂

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Les Feux

Les Feux. De Shôhei Ôoka. Editions Autrement, collection Littérature. 263 pages. 1957.

Résumé de l’éditeur: C’est un portrait terrible de la guerre et de ses ravages que nous livre Shohei Ôoka dans ce roman considéré comme un des chefs-d’œuvre de la littérature japonaise de l’après-guerre. Car le drame de Tamura, simple soldat et intellectuel dans le civil, envoyé dans la jungle des Philippines, où il rencontre la solitude, la faim, la peur et finalement sa propre folie, ne concerne pas seulement les Japonais ; ce drame symbolise de manière universelle la tragédie de tous les hommes, soldats ou civils, pris dans l’engrenage d’une guerre dont la logique leur échappe, mais qui finit par les dévorer, marquant à vie ceux qui lui survivent. Tamura n’est pas un « héros » dans le sens traditionnel du terme ; il est bien trop humain pour l’être ou pour le devenir. Ce qui le rend peut-être héroïque, c’est sa quête entêtée et désespérée de l’humain, même quand les choix qui lui sont imposés sont barbares. Portrait minutieux, acéré, sans complaisance, mais plein de compassion, du calvaire et de l’angoisse existentielle d’un être soumis aux pires agressions. « Les feux » sont avant tout une réflexion philosophique sur l’extrême.

J’ai reçu ce livre grâce à la Masse critique Babelio de janvier et aux éditions Autrement, que je remercie pour cette lecture.

Roman autobiographique, Les Feux raconte les errances physiques et morales d’un soldat japonais égaré, dans tous les sens du terme, sur une île des Philippines. L’histoire débute après la Bataille de Leyte, entre les Japonais et les Américains, épisode sanglant, comme tant d’autres, de la 2e Guerre mondiale dans le Pacifique.

Dans l’île en proie à la guerre et au chaos, le soldat Tamura, malade, affamé, seul, traumatisé, déroule ses réflexions et ses pensées avec une logique plus ou moins délirante. C’est dur, c’est terrible, c’est impensable et c’est humain. Les horreurs de la guerre ne nous sont pas épargnées, certains épisodes sont très difficiles à lire. Pourtant c’est prenant, je n’arrivais pas à lâcher mon livre.

La plume est fluide, simple ou dense selon ce qui est raconté, mais toujours ciselée à la perfection, en totale adéquation avec le récit. Les images utilisées sont marquantes et efficaces. On sent les déchirements intérieurs du narrateur tout autant que ses souffrances physiques. Le parcours retracé ici, halluciné et apocalyptique, n’est pas facile à lire et en même temps je ne pouvais pas m’arrêter. J’ai été fascinée par ce côté halluciné, par l’absence de frontière entre la réalité et les visions de Tamura.

Une lecture qui laissera son empreinte.

A noter que cette édition propose une préface non-spoilante (pour une fois!) et très intéressante qui expose le contexte et présente brièvement l’auteur.

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La Nuit qui ne finit pas

La Nuit qui ne finit pas. D’Agatha Christie. Editions France-Loisirs. 276 pages/592. 1967.

Un jeune homme sans le sou tombe sous le charme d’une propriété prétendument maudite et se met en tête d’y construire la maison de ses rêves. Il rencontre alors Ellie dans des circonstances un peu étranges.

Le drame attendu dans tout roman d’Agatha Christie qui se respecte arrive ici très tardivement, au point qu’on finit par douter qu’il se produira. Pourtant, tout dans le récit ne peut que mener à une issue tragique et l’ambiance plutôt inquiétante dans laquelle il baigne y prépare le lecteur. Le truc, c’est qu’on nous y prépare pendant les 3/4 du livre. Comme les personnages, à commencer par le narrateur, ne sont pas particulièrement attachants, j’ai trouvé le temps très long.

Pour tout dire, je n’ai pas tellement aimé ce livre, ce qui est assez rare pour un Agatha Christie. C’était long et, une fois que « ça » arrive enfin, la solution est tellement prévisible que c’en est décevant. En tournant la dernière page, ma réaction a consisté en un grand « pffff! ».

Cette histoire n’a pas que des points négatifs. La description de la petite communauté où se déroule l’histoire change un peu de ce à quoi l’autrice nous a habitué-e-s, dans le sens où le narrateur apporte un regard différent du point de vue généralement adopté dans ses autres romans. J’ai trouvé également intéressante la façon dont ce personnage, qui n’est pas instruit ou même amateur autodidacte, aborde l’art et l’architecture.

Dans l’ensemble, cette lecture a donc été décevante, mais quelques points qui m’ont semblé inédits dans la production d’Agatha Christie ont maintenu mon intérêt jusqu’à la fin.

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La Malédiction des Schaklebott

Eco tome 1: La Malédiction des Schaklebott. Dessins de Jérémie Almanza. Textes de Guillaume Bianco. Editions Soleil, collection Métamorphoses. 72 pages. 2009.

Eco est l’enfant d’un couple de couturiers très recherchés, mais n’a aucun don pour ce métier. Ses parents la chargent donc de faire une livraison importante. Mais tout ne se passe pas comme prévu et la fillette voit sa vie changer du tout au tout.

Ce livre est un album illustré et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en prend plein les mirettes avec les sublimes dessins de Jérémie Almanza! J’avais découvert cet artiste avec Coeur de Pierre, un ouvrage à mi-chemin entre l’album et la BD qui m’avait complètement subjuguée par la beauté de ses illustrations. Encore une fois, j’ai été totalement sous le charme! Que ce soit le trait ou les couleurs, tout est magnifique! 🙂

L’histoire est également très sympa. C’est original tout en reprenant les recettes d’un conte de fée, le mélange est très intéressant. La plume est agréable et on est rapidement happé par le récit. Ma seule réserve concerne le traitement du passage de l’enfance à l’adolescence, que j’ai trouvé un peu trop cru/bizarre.

Une excellente lecture, qui a su me séduire autant par le texte que par les illustrations. J’ai très hâte de lire la suite et je vous le recommande vivement 🙂

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L’Homme au Torque d’Or

Histoires secrètes tome 1: L’Homme au Torque d’Or. De Simon R. Green. Editions L’Atalante, collection Dentelle du Cygne. 411 pages. 2007.

Son nom est Bond. Shaman Bond. Sa mission: combattre les forces maléfiques qui infestent son territoire, pendant que le commun des mortels continue d’ignorer les menaces. Alors qu’il a été rappelé au QG familial après une opération, les ennuis vont commencer et il va se retrouver pris dans une aventure qui le dépasse.

Ce livre, c’est du gros  n’importe nawak 😆 Dans le bon sens du terme: l’auteur détourne des personnages et les codes du genre pour en faire un gros méli-mélo qui part dans tous les sens, ce qui est hyper jubilatoire pour le lecteur stupéfait. Parfois c’est un peu too much dans la réplique censée faire rire, mais globalement c’est un vaste foutoir totalement décomplexé. L’auteur ose TOUT dans l’improbable et le sarcastique échevelé. Une façon de le dire serait: c’est con comme j’aime 😆 Et pourtant l’intrigue tient la route et reste cohérente jusqu’à la fin. Du grand art, vu comme ça part dans tous les sens ^^

Du même auteur, j’avais lu et aimé le 1er tome de Traquemort et La Nuit de la Lune Bleue, un autre tome 1. Si La Lune Bleue donnait un aperçu du grain de folie de l’auteur, le summum du n’importe nawak est atteint avec L’Homme au Torque d’Or. Même quand il y a des longueurs (parce que Simon R. Green est en train de s’éclater à ajouter des personnages plus improbables les uns que les autres et à les faire se rencontrer de manière plus ou moins violente au lieu de faire avancer réellement l’intrigue), on a l’occasion de ricaner bêtement. Il faut dire que les détournements de personnages et d’univers sont particulièrement imaginatifs et particulièrement drôles. On est dans un James Bond version urban fantasy, le tout parodique (et peut-être sous acide ^^) et hyper efficace.

J’aimerais vous en dire plus sur ce livre, mais je risquerais de vous spoiler. Je me contenterai donc de vous le conseiller très vivement si vous aimez les univers complètement barrés, avec beaucoup d’action et de créatures surnaturelles. Quant à moi, je vais m’empresser de sortir le tome 2 de ma PAL 🙂

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Ma Cousine Rachel

Ma Cousine Rachel. De Daphné du Maurier. Editions Le Livre de Poche. 383 pages. 1951.

Philip Ashley reçoit la visite de la veuve de son cousin, qu’il soupçonne d’avoir « hâté » la mort de son mari. Alors qu’il imaginait une femme fatale dans tous les sens du terme, il s’aperçoit que c’est une femme séduisante et marquée par son veuvage. Coupable, ou innocente?

Des 3 livres de cette autrice que j’ai lus, c’est celui que j’ai le moins aimé (j’avais lu Rebecca et L’Auberge de la Jamaïque). Comme à chaque fois, je me suis laissée prendre par l’ambiance et par la plume, mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs. Avec 100 pages de moins, ç’aurait pu avoir un côté haletant, alors que là j’ai quand même ressenti pas mal d’ennui dans le milieu du livre.

L’intrigue repose bien sûr sur le doute autour de la mort du cousin Ambroise, mais le plus gros de l’histoire tourne surtout autour de la jeunesse/l’immaturité/l’inexpérience du narrateur, que j’ai trouvé plutôt agaçant, et de la relation qui se noue entre lui et Rachel. Aucun personnage n’était vraiment attachant ou suffisamment intéressant pour que je me sente concernée, du coup je suis déçue par cette lecture.

J’aime toujours autant l’écriture et je trouve que Daphné du Maurier avait vraiment un don pour créer des ambiances pesantes ou inquiétantes, mais en dehors de ça, j’ai surtout trouvé le temps long.

Une lecture décevante, donc, mais j’ai malgré tout très envie de poursuivre ma découverte de l’oeuvre de Daphné du Maurier. Je vous recommande ce livre si vous appréciez cette autrice, mais si vous n’avez encore rien lu de son oeuvre, je vous conseille de ne pas commencer par celui-ci.

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Témoin indésirable

Témoin indésirable. D’Agatha Christie. Editions France Loisirs. 313 pages/592. 1958.

Une femme a été assassinée et son meurtrier est mort en prison. Mais arrive un témoin qui prétend qu’il n’était pas coupable.

Voilà un titre que j’étais persuadée d’avoir déjà lu et dont les noms des personnages principaux me semblaient familiers. Pourtant je n’avais aucun souvenir de cette histoire et, comme j’ai été incapable de trouver qui était coupable, je suppose que je ne l’avais en fait jamais ouvert (ou alors il est temps de m’inquiéter pour ma mémoire ^^).

Ici l’autrice reprend sa recette préférée: le huis-clos familial, avec rancoeurs sous-jacentes et non-dits inquiétants. L’un d’eux est forcément le coupable, mais qui? Tous auraient eu des raisons d’en vouloir à la victime, mais de là à passer à l’acte, il y a un grand pas. Tout le monde se soupçonne, mais le faux meurtrier arrangeait bien les affaires de la famille…

Pas de super-enquêteur dans ce roman, mais certains personnages essaient de mener leur propre réflexion, même s’ils doutent de pouvoir prouver quoi que ce soit. L’intérêt du livre repose surtout sur la psychologie fouillée des personnages et la dynamique des relations entre eux. Le seul reproche que je ferais à Agatha Christie, c’est d’avoir encore ressenti le besoin d’ajouter un épilogue romantique à une intrigue qui n’en avait pas besoin.

Une très bonne lecture, parmi celles que j’ai préférées de l’autrice. Je conseille évidemment!

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Les Roses noires

Clara Vine tome 1: Les Roses noires. De Jane Thynne. Editions France Loisirs. 627 pages. 2013.

1933. Pour échapper à une vie qui ne la satisfait pas, Clara Vine, une actrice anglaise, s’installe à Berlin pour faire carrière dans le cinéma allemand. En parallèle, Leo Quinn, espion britannique, cherche à recruter un agent; Mary, une journaliste américaine, tente de témoigner des changements subis par l’Allemagne suite à l’arrivée au pouvoir des Nazis.

J’ignorais que ce livre était un tome 1 quand je l’ai acheté et je regrette de ne pas l’avoir su avant, parce que je n’avais pas l’intention de me lancer dans une série qui compte déjà 4 tomes… Après la lecture de ce 1er opus, je ne pense pas lire les tomes suivants, donc finalement ce n’est pas réellement un problème.

Pourquoi ne pas poursuivre cette série? Ce n’est pas que ce soit inintéressant, bien au contraire! Du point de vue historique, cette lecture était passionnante! C’est toute l’ambiance du Berlin de 1933, oppressante et inquiétante, qui nous est décrite ici. On a beau savoir ce qui s’est passé à cette époque pour l’avoir étudié à l’école, on ne se rend pas compte de ce que ça pouvait être de vivre là à cette période. Le gros point fort de ce livre est qu’il fait ressentir à ses lecteurs-trices ce que pouvaient ressentir les Allemands et leurs visiteurs étrangers sous le joug des Nazis dans les années 30. On apprend également pas mal de choses sur le facisme anglais et les liens que certains essayaient de tisser entre les deux pays. L’aspect condition des femmes/féministe de l’intrigue est également bien mené et extrêmement intéressant. ça fait froid dans le dos!

Pourtant, je n’ai pas apprécié spécialement cette lecture. Premier hic: les évènements annoncés dans la 4e de couverture n’interviennent qu’après plus de 200 pages. La mise en place, si elle est nécessaire, m’a paru beaucoup trop longue. Et même après être entrée dans le vif du sujet, l’autrice revient encore et toujours sur la même chose. Il faut donc beaucoup de temps avant d’entrer dans la partie espionnage de l’intrigue et, une fois qu’on y est, c’est rarement très haletant. J’ai été plus écoeurée par la plupart des situations qu’happée par l’histoire.

Les personnages principaux ne m’ont pas tellement plu. Je ne me suis pas attachée à Clara, que j’ai trouvé froide et souvent passive. Leo n’est pas vraiment chaleureux non plus et son comportement ne me l’a pas rendu très sympathique. Le seul personnage que j’ai vraiment apprécié est celui de Mary, la journaliste américaine. Malheureusement, sa place dans l’histoire est limitée. Elle sert plus de prétexte à découvrir certains aspects de la société allemande de l’époque à travers les yeux d’une Américaine qu’autre chose.

Dans l’ensemble, j’ai surtout trouvé le temps long et n’ai apprécié ma lecture que pour des raisons extérieures à l’intrigue. Je ne vous déconseille cependant pas ce livre, je pense que ce qui m’a dérangée pourrait être ce qui le fait apprécier à quelqu’un d’autre.

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