Le Chat qui parlait aux Oiseaux

Le Chat qui parlait aux Oiseaux. De Lilian Jackson Braun. Editions 10/18, collection Grands détectives. 286 pages. 1998.

Alors que Koko développe une amitié inédite avec un groupe de corbeaux et que Yom Yom s’adonne à sa passion pour les insectes, Qwill est à la recherche de nouveaux sujets pour sa chronique hebdomadaire. Ses pérégrinations dans le comté de Moose vont lui permettre de faire de nouvelles connaissances et de déterrer des affaires louches dans le voisinage.

Comme toujours, j’ai passé un excellent moment avec Qwill et ses siamois 🙂 C’est toujours un plaisir de retrouver le petit monde de Pickax, avec ses personnages hauts en couleurs et ses excentricités.

Dans ce tome comme dans les autres, on n’a l’impression qu’il ne se passe pas grand chose, sinon la chronique de la vie dans une petite ville dont les habitants sont un peu loufoques. Et pourtant, des mystères et des crimes sont résolus.

Rien de très palpitant, pas d’action ou de courses-poursuites, mais malgré cela le livre se dévore avec le sourire aux lèvres 🙂 Une série qui fait toujours du bien au moral!

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Je suis incorrigible…

A peine avais-je reçu ma dernière commande que j’en passais une autre ^^ Je pourrais dire que c’est pas bien, qu’il faudrait vraiment que je devienne raisonnable, toussa, toussa… Mais je ne vais pas jouer les hypocrites ou le politiquement correct: j’adore acquérir de nouveaux bouquins et je ne vois pas pourquoi je devrais me priver de ce plaisir 🙂 A la place, je pense acquérir une nouvelle étagère 😛

Le point de départ de cette commande, c’est cette chouette BD, que je cherchais depuis longtemps, proposée d’occasion à un prix défiant toute concurrence (surtout que j’ai déjà reçu des bouquins neufs en moins bon état que ça):

Mais si le prix de la BD était très intéressant, le montant des frais de port n’en faisait plus une très bonne affaire. Et payer des frais de port alors qu’on a une WL de 531 titres au dernier comptage, ce serait un peu bête, quand la boutique propose l’envoi gratuit pour un certain montant. D’où les 4 romans que voici, qui sont également en excellent état 🙂

J’ai déjà commencé Le Prince des Fous, je vous en reparle très vite!

Si vous avez lu un de ces livres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉 Et si vous voulez en savoir plus, clic clic sur les couvertures 😉

Et vous, quoi de nouveau dans votre PAL? 🙂

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Le Cheval à Bascule

Le Cheval à Bascule. D’Agatha Christie. Editions France Loisirs. 338 pages/611. 1973.

Tommy et Tuppence Beresford viennent d’emménager dans une nouvelle maison, où ils espèrent couler des jours paisibles. Mais en fouillant dans de vieux livres, Tuppence découvre qu’une femme aurait été assassinée là, plusieurs dizaines d’années auparavant. Aussitôt, nos vieux aventuriers se lancent sur une piste qui pourrait bien remuer de vieilles affaires.

Tommy et Tuppence sont probablement mes personnages préférés chez Agatha Christie, ils me font toujours beaucoup rire, même quand le cas qui les occupe est sérieux. ça n’a pas loupé cette fois non plus: j’ai pris énormément de plaisir à lire cette histoire.

Bon, déjà, un bouquin qui commence par le rangement d’une bibliothèque et la (re)découverte des livres que les personnages souhaitent y ranger est un bouquin qui commence très bien, selon moi ^^ Ensuite on nous ajoute Hannibal, le chien des héros, qui est une pépite de personnage, je l’ai adoré.

Reste le mystère. Un bon mystère, même si sa résolution m’a semblé un peu fumeuse sur certains points. Mais l’intérêt des aventures des Beresford ne réside jamais vraiment dans leurs enquêtes, je trouve, mais dans leur personnalité et dans la façon dont ils réagissent aux évènements.

Quelques reproches à faire malgré tout à ce livre: il spoile un peu les précédents. Et, pas de chance pour moi, il en dit beaucoup sur N ou M, le seul livre de l’autrice qui manque encore à ma collection.

Autre point négatif, mais là c’est dû à l’édition: on nous annonce fièrement en page de garde une nouvelle traduction. Et bien, on ferait mieux de ne pas s’en vanter et de se contenter des anciennes versions. Il me semble qu’on s’éloigne beaucoup de l’original, avec ces nouvelles traductions, sous prétexte de moderniser le texte. On ne lit pas Agatha Christie pour la modernité de la plume, au contraire, c’est son côté un peu suranné qui fait son charme.

Une très bonne lecture malgré ces petits hics 🙂 A lire plutôt après N ou M, par contre

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Harley King, Détective de l’Invisible

Harley King, Détective de l’Invisible: Là où pleurent les Âmes. De Patrick Mac Spare. Editions Scrineo. 280 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: Berlin est une grande ville.
Harley King est un grand détective.
Ses clients, les Toffer, sont une grande famille.
L’affaire, elle, pourrait se réduire à de sordides questions d’héritage. Mais à la nuit tombée, une créature cauchemardesque assassine.
Enquêteurs du paranormal, Harley, son ami Nosfe et la médium Miss Jade vont devoir agir. Si possible tant qu’il reste des vivants autour d’eux.

J’ai reçu ce livre grâce à la dernière Masse critique Babelio et aux éditions Scrineo, que je remercie pour cette lecture 🙂

Nous sommes ici dans l’Urban Fantasy à tendance humoristique. Au programme: des créatures surnaturelles, des morts imputées au Diable, une plongée dans un Berlin sordide, de l’action, de l’humour, etc, etc.

Ce qui m’a attirée vers ce livre au départ, c’est le contexte de Berlin. Je me suis dit que ça changerait un peu de Londres ou des USA. Malheureusement, on ne voit pas grand chose de la ville, sinon ses bas-fonds, et qu’on soit à Berlin ou ailleurs ne change pas grand chose (si ce n’est que la prostitution y est légale).

L’originalité vient plutôt du style de l’auteur et des auto-références parodiques dont il parsème son récit, au point qu’il y a même des photos à la fin du livre. Dans l’ensemble, la plume est simple, mais efficace et légère. C’est facile à lire et les situations s’enchaînent sans temps morts.

Du point de vue de l’intrigue, ça ressemble un peu à des séries télé comme Grimm, Lucifer ou Supernatural: c’est sympa, fun et distrayant, mais ça ne casse pas non plus trois pattes à un canard. En ce qui me concerne, même si j’ai passé un bon moment, la sauce n’a jamais réellement complètement pris. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de facilités et que ça manquait d’approfondissement. Le fait qu’on soit constamment sur le ton de la comédie policière paranormale a beaucoup joué. Je crois que je serais plus facilement entrée dedans si ç’avait été un peu flippant.

Le background des personnages est rapidement présenté. Les héros sont plutôt sympas, mais je n’ai pas eu la sensation de les connaître très bien, ce qui fait que je ne me suis pas tellement attachée à eux. Parmi les autres protagonistes, certains n’ont même pas de nom (comme « la veuve de Bidule »), d’autres pourraient être interchangeables tellement ils sont peu caractérisés (les frères Toffer).

Le livre étant très court, l’auteur s’est concentré sur l’action et l’enquête, même si là aussi ça va assez vite. Avec une centaine de pages de plus, ç’aurait pu être plus prenant. Tel quel, Là où pleurent les Âmes est une lecture sympathique et distrayante, mais pas inoubliable.

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Des BD en pagaille #48

Courtney Crumrin, Intégrale 1. Tome 1: Les Choses de la Nuit. Tome 2: L’Assemblée des Sorciers. Editions Akileos. 240 pages. 2002-2003.

La jeune Courtney et ses parents emménagent dans le manoir du grand-oncle Aloysius. Là, la jeune fille va découvrir que de mystérieuses créatures vivent dans les parages et que le vieux monsieur possède des livres bien étranges dans sa bibliothèque.

Attention, cette BD est une pépite! C’est gothique, c’est glauque, c’est cruel, c’est sombre et… souvent très très drôle!

L’héroïne est un personnage mal embouché, ironique et solitaire, qui se lie plus facilement avec des créatures dangereuses qu’avec ses camarades de classe et qui n’hésite pas à employer la magie quand on l’embête.

L’univers dans lequel elle vit est extrêmement riche. On rencontre d’innombrables créatures mythologiques ou issues du folklore populaire et les aventures qui s’ensuivent sont à la fois palpitantes, originales et drôles (dans le sens méchant du terme).

Les dessins sont différents de ce à quoi je suis habituée ou que j’apprécie en général, mais ils sont parfaits pour ce qu’ils illustrent. Le jeu des couleurs pour différencier les passages de la vie quotidienne et ceux traitant des aventures magiques de Courtney est très réussi et les ambiances se traduisent par un travail visuel vraiment sympa.

En bref, une excellente lecture 🙂 J’ai très hâte de lire la suite et je vous recommande très vivement ce 1er tome!

***

Siegfried tome 3: Le Crépuscule des Dieux. D’Alex Alice. Editions Dargaud. 56 pages. 2011.

Suite aux évènements racontés dans Siegfried et La Walkyrie, nous retrouvons Siegfried prêt à en découdre avec le dragon Fafnir et à trouver le chemin du monde des hommes.

Ce dernier tome conclut en beauté les aventures de Siegfried, tout en faisant la part belle aux dieux, en particulier Odin. C’est l’affrontement entre deux volontés inflexibles tout autant que les combats d’un héros en quête de son identité.

L’auteur prend quelques libertés avec la légende telle qu’elle est en général racontée, il se l’approprie et met en valeur des thèmes forts. Il s’en dégage une atmosphère à la fois tragique et optimiste. L’inéluctabilité de la mort face à la foi en l’avenir et en soi-même.

Les dessins sont aussi magnifiques que dans les premiers tomes. De nouveaux camaïeux de couleurs sont utilisés à mesure que l’histoire avance et que les personnages sont approfondis ou évoluent.

Un excellent tome final, une très belle série, un pur plaisir de lecture!

***

Durandal tome 1: La Marche de Bretagne. Scénario de Nicolas Jarry. Dessin de Gwendal Lemercier. Dessin de couverture de John Mac Cambridge. Editions Soleil, collection Celtic. 48 pages + une galerie d’illustrations. 2010.

Au cours d’une bataille contre les Saxons, le comte des Marches de Bretagne, Ambroise, meurt en protégeant Charlemagne. Son petit-fils Roland doit hériter de la légendaire épée familiale, Durandal. Mais celle-ci soulève bien des passions et est confiée à un mystérieux ordre religieux islandais.

Au vu du résumé, cette BD était faite pour moi: une épée magique, des héros, des prêtresses, un culte scandinave, des batailles, le tout sur fond historique. C’était tentant!

Malheureusement cette lecture m’a laissée sur le bord du chemin. J’ai trouvé le propos assez confus, et ce d’autant plus que j’ai eu du mal à distinguer les personnages les uns des autres. Les visages se ressemblent tous plus ou moins, ça n’aide évidemment pas à s’attacher à eux.

Si on fait abstraction des personnages, les dessins sont plutôt chouettes. Il y a de beaux décors et la galerie à la fin de l’album est très sympa. Mais dans l’ensemble, ça n’a rien de spécial par rapport aux autres BD du genre, je dirais même que ça se fond dans la masse de celles qui ne marquent pas le lecteur.

Dommage, parce que l’histoire avait du potentiel, mais c’était vraiment trop embrouillé pour moi. Je ne lirai pas les tomes suivants.

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Dragon déchu

Dragon déchu. De Peter F. Hamilton. Editions Bragelonne. 506 pages. 2001.

Lawrence Newton a quitté sa planète d’origine pour rejoindre les forces armées de ZB, une multinationale qui a financé la colonisation d’un certain nombre de monde. Pour rentrer dans ses frais, la compagnie envoie des flottes lourdement armées menacer les colons et piller leurs ressources. Mais alors que Lawrence a prévu de travailler pour son propre compte lors de l’expédition qui le conduira sur la planète Thallspring, les forces d’invasion se heurtent à une résistance inattendue.

Difficile de résumer ce livre pour donner une idée claire du contenu sans trop en dévoiler. D’ailleurs l’éditeur en a été incapable et révèle la quasi-totalité de l’intrigue sur la 4e de couverture, que je vous déconseille donc vivement de lire.

A la base, le titre de l’auteur qui me tentait était La Grande Route du Nord. Mais s’agissant d’une série composée de pavasses un peu rebutantes, je me suis dit que j’allais commencer par un one-shot, histoire d’avoir une idée du style.

Après Dragon déchu, il y a très peu de risques que je m’attelle à un autre roman de Peter F. Hamilton. Pour tout dire, je ne serais jamais arrivée au bout de ce livre si ça n’avait pas été une lecture commune.

Ce livre a deux grandes qualité. La première: son univers est d’une incroyable richesse. On découvre plusieurs planètes, avec leurs civilisations, et on nous raconte comment elles ont été colonisées avant de suivre leur propre chemin. Il y a également une critique de notre société et de la quasi-omnipotence des très grandes entreprises, qui est très intéressante. Le second: la description des technologies et les explications sur leur fonctionnement. C’est très clair, bien fichu, très intéressant également.

Le problème, c’est que, pour moi, ce bouquin a été une vraie purge. Il a failli me plonger dans la panne de lecture la plus longue que j’aie connue. Dès que je le voyais, toute envie de lire me désertait complètement.

D’une part, aucun personnage n’est sympathique ou attachant. Si je pouvais comprendre les motivations des résistants de Thallspring au départ, l’auteur s’est chargé de démolir ça en arrivant à la fin. Quant à Lawrence, qui est présenté au début comme le personnage principal (impossible de parler de héros), c’est un gros abruti incapable d’assumer ses décisions. Et les personnages secondaires sont encore pires. Il y a évidemment beaucoup d’hypocrisie de la part des employés de ZB, qui envahissent une planète, pillent ses ressources en menaçant de tuer tout le monde, mais ne comprennent pas pourquoi ils sont mal accueillis et pourquoi on veut les tuer… Sérieusement?

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est séparée en deux lignes temporelles. Dans l’une, on suit la jeunesse de Lawrence et on découvre comment il en est arrivé à travailler pour ZB; certaines de ces précédentes missions sont également racontées. Dans l’autre, c’est l’invasion de Thallspring que nous suivons, parallèlement du point de vue des colons et de celui des envahisseurs terriens. Sur les 19 chapitres que compte le roman (et ils sont longs, ces chapitres, bon sang!), seuls les 5 derniers sont un minimum palpitants. Mais la conclusion choisie par l’auteur, qui ne m’a pas plu, m’a gâché ce qui aurait pu sauver l’ensemble de l’histoire.

Bref, énormément de longueurs, aucun personnage que j’aie apprécié et une conclusion décevante. Je peux dire que j’ai détesté cette lecture. Malgré tout, je ne vous la déconseille pas, parce que le livre a quand même des qualités. Et je pense que ce qui m’a déplu pourrait être ce qui plairait à d’autres lecteurs. Donc je ne peux que vous recommander de vous faire votre propre avis 😉

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2 pièces de théâtre: 2 déceptions!

La Jeunesse des Mousquetaires. D’Alexandre Dumas et Auguste Maquet. Editions Omnibus. 121 pages. 1849.

Tout juste arrivé à Paris, le jeune D’Artagnan se lie avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi. Avec eux, il va lutter contre le Cardinal de Richelieu et Milady de Winter pour sauver la reine.

Cette pièce est en fait une adaptation pour la scène du célèbre roman Les trois Mousquetaires. Version composée uniquement de dialogues, donc, et surtout nettement plus courte (ce qui n’est pas forcément un mal, vu les longueurs du roman, mais passons). ça va vite, très vite, et si on suit facilement l’argument de la pièce, je ne suis pas sûre qu’elle soit compréhensible si on ne connaît pas déjà l’histoire avant (en même temps, à moins de vivre dans une grotte, je crois que tout le monde connaît le gros de l’intrigue ^^).

Je suis allée au bout de ma lecture par curiosité, je peux donc vous confirmer que la pièce n’apporte rien de plus par rapport au roman, c’est juste plus rapide à lire et littérairement parlant, il n’y a rien d’original non plus. Pour en savoir plus, je vous renvoie donc à mon avis sur le roman.

***

Les Mamelles de Tyrésias. De Guillaume Apollinaire. Editions Gallimard, collection Poésie. 67 pages. 1903.

A Zanzibar, Thérèse annonce à son mari qu’elle est féministe et qu’elle compte se faire soldat pour aller combattre l’ennemi au même titre qu’un homme. Suite à cela, la barbe lui pousse et sa poitrine s’envole. Son mari se retrouve alors en charge de repeupler le pays en produisant des enfants tout seul.

Ecrite en 1903, mais remaniée en 1916, alors que l’auteur avait participé aux opérations militaires de la Première Guerre mondiale, la pièce se fait l’écho des bouleversements qu’a connu la société de l’époque et des traumatismes vécus par les soldats. Le tout est présenté comme « surréaliste » et, effectivement, l’intrigue n’a ni queue ni tête. J’avoue que je suis loin d’avoir tout compris, mais les quelques idées qui m’ont paru claires dans l’affaire m’ont fait grincer des dents. Si on en croit la préface de l’auteur, c’est censé tenir à la fois du drame et de la comédie. En ce qui me concerne, je me suis prodigieusement ennuyée.

A part des étudiants qui travailleraient sur l’auteur ou sur le théâtre de cette époque, je ne vois pas qui pourrait être intéressé par cette pièce. La seule qualité que je lui vois est sa brièveté et le seul souvenir que j’en garderai est cette citation que je connaissais déjà: « il est grand temps de rallumer les étoiles ».

A lire si vous êtes curieux.

Il y a une 3e pièce dans cette édition, mais n’ayant apprécié ni L’Enchanteur pourrissant, ni Les Mamelles de Tyrésias, je ne vois aucune raison de m’infliger Couleur du Temps. Si vous l’avez lue, je compte sur vous pour me dire ce que vous en avez pensé 😉

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Des petits nouveaux dans ma PAL

J’avais prévu de commencer ce billet en vous expliquant à quel point j’avais été raisonnable, parce que je n’avais ajouté que 3 titres à ma PAL, ceux-là même que je vous montre en-dessous.

Dans l’ordre: un livre donné par mon papa parce qu’il l’avait en double, un reçu grâce à la Masse critique de mars et un SP reçu grâce aux éditions HC 🙂

 

C’était oublier que j’avais passé une commande de livres d’occasion (les cagnottes, c’est le mal 😆 ), qui n’était pas du tout raisonnable, par contre ^^

Comme vous voyez, je n’y suis pas allée de main morte ^^ Et comme je suis allée en librairie pour profiter des 48h de la BD, j’ai ajouté aussi 2 chouettes tomes 1:

Si vous avez lu ces livres, votre avis m’intéresse, dites-moi ce que vous en avez pensé 😉 Et si vous voulez en savoir plus, clic clic sur les couvertures 😉

Et vous, quoi de nouveau dans votre PAL?

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Bolchoi Arena

Bolchoi Arena, tome 1 : caelum incognito. De Boulet et Aseyn. Editions Delcourt. 160 pages. 2018.

Résumé de l’éditeur: Dans un futur proche, le Bolchoi, réseau mondial de réalité virtuelle, a remplacé Internet et pris le dessus sur le monde réel. Réplique parfaite de notre univers, il a relancé l’exploration spatiale car c’est aussi un immense simulateur pour les technologies futures. Marje, étudiante en astrophysique, va y faire ses premiers pas, guidée par son amie Dana, et découvrir les limites du Bolchoi et du réel…

J’ai reçu cette BD dans le cadre de l’opération La BD fait son festival, organisée par Rakuten. Merci aux organisateurs et merci aux éditions Delcourt pour cette découverte 🙂

J’aime les histoires dans lesquelles les frontières de la réalité sont repoussées et flirtent avec d’autres mondes, alors bien sûr, j’ai aimé ce 1er tome! Ici, on est surtout dans la présentation des personnages et du Bolchoi, donc il faudra attendre le prochain tome pour entrer véritablement dans le vif du sujet, surtout que celui-ci se termine sur un cliffhanger plutôt alléchant. Mais on a déjà l’occasion de voir que cette réalité virtuelle a des possibilités infinies.

A ceux qui rêvent de conquête spatiale et d’exploration intergalactique, le Bolchoi offre des aventures sans fin. Mais chaque médaille à son revers: il devient difficile de quitter le jeu pour revenir à la réalité. Et lequel des mondes est le plus réel, d’ailleurs?

J’ai été décontenancée par les dessins et les couleurs lorsque j’ai ouvert cette BD. Les personnages aux formes un peu arrondies, aux visages parfois flous, m’ont déstabilisée. Mais il faut reconnaître que ça correspond parfaitement au sujet: les contours de la réalité sont également fluctuants. De même, les décors du Bolchoi m’ont semblé plus précis que ceux du monde dit réel.

En SF, on est habitué-e-s et on s’attend à du sombre, ne serait-ce que pour le fond, c’est-à-dire l’infinité de l’espace. Ici le noir est rare, il laisse place à des camaïeux de tons pastels, parfois légèrement acidulés. Quelques planches se permettent plus de vivacité, suivant les personnages auxquels on s’attache.

Cette BD a été une bonne surprise, au final. Je me suis vite habituée aux dessins et aux couleurs et je me suis rapidement laissée prendre au jeu. J’avais hâte d’en apprendre plus sur le Bolchoi et sur la façon dont les personnages allaient s’y découvrir eux-mêmes. J’espère que le tome suivant ne se fera pas trop attendre!

En bref, une bonne lecture, une belle découverte 🙂

Outre la rédaction de cet avis, on m’a demandé de vous ajouter ce lien vers la page où vous pouvez vous procurer cette BD: Bolchoi Arena tome 1.

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Sorcières

Sorcières. La Puissance invaincue des Femmes. De Mona Chollet. Editions Zones. 256 pages. 2018.

Des chasses aux sorcières de la Renaissance à la stigmatisation des féministes d’aujourd’hui, l’autrice propose un tour d’horizon de la condition des femmes à travers l’Histoire et analyse certains de ses aspects.

J’avais beaucoup entendu parler de ce livre et il me rendait très curieuse. La seule chose qui m’arrêtait était le sous-titre: La Puissance invaincue des Femmes. J’avais l’impression que j’allais tomber dans un ramassis de considérations pseudo-ésotériques à la noix et ça me rebutait vraiment. Heureusement, ça n’a pas été le cas. D’ailleurs je n’ai toujours pas compris en quoi ce sous-titre pouvait bien correspondre au contenu du livre (je trouve même que ça fait un peu racoleur, pour être franche). Bref, je me suis quand même lancée dans cette lecture, en numérique parce que je ne voulais pas acheter en format papier un livre sur lequel je craignais de m’exaspérer.

Au final, c’est une lecture qui en valait vraiment la peine. J’ai appris énormément de choses sur les chasses aux sorcières et les époques auxquelles elles se sont déroulées, mais également sur les mouvements féministes contemporains, en particulier ceux de la 2e moitié du 20e siècle.

Les analyses de l’autrice étaient très intéressantes. On parle de tous les moyens utilisés par la société au fil des siècles pour contrôler les femmes, de la façon dont, encore aujourd’hui, on essaie de nous imposer de nombreux carcans, de manière plus ou moins insidieuse. Je n’ai pas été d’accord avec tout, que ce soit du point de vue analytique ou des méthodes employées par certains mouvements de droits des femmes, mais j’ai trouvé tous les aspects développés vraiment intéressants, même quand j’étais en désaccord avec les conclusions qui étaient tirées des faits. Il y a énormément de pistes de réflexion et une grande variété de sujets sont abordés.

La plume de l’autrice est agréable, accessible même quand il est question d’aspects historiques ou scientifiques que je ne maîtrisais pas. Elle n’est pas dénuée d’humour, Mona Chollet manie le sarcasme et l’ironie avec subtilité et n’hésite pas à faire preuve d’autodérision.

J’aurais cependant deux reproches à faire à ce livre: d’une part, j’ai eu l’impression que le point de vue était essentiellement occidental, ce qui est un peu dommage; d’autre part, je l’ai trouvé trop court, j’aurais aimé en avoir encore plus. Dans un autre opus, peut-être?

En résumé, une lecture passionnante, qui fait beaucoup réfléchir et s’indigner, mais qui aurait mérité d’être plus développée. Je recommande très vivement!

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