Deuil interdit

Harry Bosch tome 11: Deuil interdit. De Michael Connelly. Editions Seuil, collection Policiers. 389 pages. 2005.

Harry Bosch reprend du service après trois ans de retraite. Affecté au service des Affaires non classées, il va enquêter avec sa partenaire sur le meurtre d’une jeune fille, commis 17 ans plus tôt et jamais élucidé.

ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de tome de cette série, alors que pourtant je l’apprécie beaucoup en général (j’aime beaucoup aussi l’adaptation télé avec Titus Welliver, qui campe un Harry Bosch plus vrai que nature). Ici ça a encore une fois bien fonctionné, j’ai trouvé l’histoire très prenante et l’enquête assez palpitante, même si l’auteur prend son temps pour bien développer son intrigue.

On assiste vraiment à l’enquête et au travail des policiers. Et l’aspect retour sur une vieille affaire m’a plu, j’ai trouvé que la mise en parallèle des deux enquêtes, celle d’origine et celle qui rouvre le dossier, était intéressante. ça permet de revenir sur le contexte social et politique de Los Angeles 17 ans plus tôt et de voir ce qui a (ou pas) évolué. ça rappelle la série Cold Case, si vous connaissez, mais avec un Harry Bosch aux commandes, c’est un peu plus musclé et moins axé sur les sentiments des victimes.

Seul reproche (qui n’a pas du tout gêné ma lecture, soyons honnête): j’ai compris qui était coupable presque immédiatement.

Une enquête d’Harry Bosch très efficace, c’était palpitant.

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Lecture d’Halloween 2021: vous avez choisi…

…Dracula de Bram Stocker.

J’ai lu une version abrégée quand j’étais ado et j’avoue n’en avoir pratiquement aucun souvenir, j’en ai seulement quelques-uns du film de Coppola qui en est tiré.

Un grand merci aux personnes qui ont pris le temps de voter 😉

Pour voir mes lectures d’Halloween de ces dernières années et la sélection que j’avais faites pour 2021 c’est ICI.

Et vous, vous allez lire quelque chose de spécial pour Halloween? 🙂

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Tag : Arc-en-ciel livresque

Ce matin je vous propose un petit tag, histoire de voir plein de jolies couvertures 🙂 J’ai trouvé celui-ci sur ce blog, n’hésitez pas à aller voir 😉 Et pour en savoir plus sur tous ces livres, clic-clic sur les couvertures! (je ne commente pas mes choix, on parle de couleurs et je pense que les couvertures parlent d’elles-mêmes 🙂 )

Un livre avec une couverture rouge

Un livre avec une couverture rose


Un livre avec une couverture jaune


Un livre avec une couverture orange


Un livre avec une couverture violette / lavande


Un livre avec une couverture bleue

Un livre avec une couverture verte


Un livre avec une couverture marron / brun


Un livre avec une couverture noire


Un livre avec une couverture blanche

Voilà, c’est déjà fini! J’espère que ce tag vous a plu et que ces couvertures vous ont donné envie de découvrir ces livres 🙂

Et vous, quels livres auriez-vous cités? 😉

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Mémoires d’un Frêne

Mémoires d’un Frêne. De Park Kun Woong, d’après une nouvelle de Choi Yong Tak. Editions Rue de l’Echiquier. 308 pages. 2015.

1950. L’armée et la police de Corée du Sud exécutent sommairement des centaines de civils, soupçonnés de sympathies communistes, sous le regard d’un jeune frêne.

Ce manhwa traite d’un épisode sanglant et particulièrement ignoble de la Guerre de Corée: le massacre de la Ligue Bodo. Ce n’est pas à mettre entre toutes les mains, car le sujet est traité sans concessions et aucun détail morbide ne nous est épargné.

L’originalité est que, comme l’indique le titre, les faits nous sont racontés du point de vue d’un arbre, ce qui était très intéressant et aide à prendre un peu de recul par rapport au propos. Cet aspect permet également de remettre l’inanité des actions humaines, si horribles soient-elles, dans le contexte plus vaste de la nature, à travers ses créatures, jusqu’aux plus petites, et aux végétaux, à plus grande longévité que la nôtre.

Le dessin est très particulier et ne fera pas l’unanimité, mais j’ai trouvé que ça convenait bien au sujet. Les cases sont toutes en noir et blanc, avec des traits épais et des visages assez grossiers, mais qui retranscrivent parfaitement les émotions, en particulier la peur et l’horreur. La représentation de la nature, en particulier les insectes, est très soignée et représentée avec une distance et une objectivité qui peuvent faire froid dans le dos compte tenu des circonstances.

Une lecture à faire, mais soyez prévenu-e-s qu’il faut avoir le coeur bien accroché.

Du même auteur, j’avais lu Le Livre de Jessie, que j’avais trouvé très intéressant également. Je compte me pencher sur le reste de sa bibliographie, qui semble mettre un point d’honneur à dénoncer des faits que l’Histoire officielle a tendance à balayer sous le tapis.

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Les Roses de la Nuit

Une Enquête d’Erlendur tome 2: Les Roses de la Nuit. D’Arnaldur Indridason. Editions Points. 288 pages. 1998.

Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé sur la tombe d’un héros de l’indépendance islandaise. L’équipe d’Erlendur est chargée de l’enquête.

Je n’avais pas lu le tome 1 de la série, mais ça n’a pas gêné ma lecture. Les éléments du passé des personnages sont suffisamment détaillés ici pour qu’on puisse suivre sans problème et le meurtre dont il est question n’a pas de rapport avec l’enquête précédente. Donc a priori vous pouvez lire celui-ci comme un one shot, comme je l’ai fait.

On est dans une enquête pour meurtre assez classique: les policiers étudient la scène du crime, interrogent les témoins, creusent le passé de la victime. ça n’a rien d’inédit, ça fonctionne sans être particulièrement palpitant. On plonge un peu dans le milieu de la drogue et de la prostitution, si ce n’est pas un genre de contexte qui vous plaît, ce livre n’est pas pour vous.

En ce qui me concerne, je n’ai pas été tellement emportée par cette lecture. Je n’ai pas particulièrement apprécié les personnages et, si la lenteur ne m’a pas posé problème, je ne me suis pas sentie réellement investie dans ce qui se passait. Au point que trois semaines seulement après avoir refermé ce livre, je n’ai quasiment aucun souvenir de son contenu: j’ai dû aller vérifier le résumé pour pouvoir rédiger ce billet… Ce qui m’a plu, c’est qu’on apprend des choses sur l’Islande et son Histoire. Pour le reste, ce n’était pas tellement mémorable et ça ressemblait trop à d’autres romans du même genre pour me marquer.

Un livre dont j’ai apprécié le contexte islandais, mais dont j’ai déjà oublié presque tout le reste.

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La Sève et le Givre

La Sève et le Givre. De Léa Silhol. Editions France Loisirs, collection Piment Fantasy. 367 pages. 2002.

Finstern, le roi d’une des cours de Faërie, a été condamné par les Parques. Angharad, dont l’existence n’aurait pas dû être possible, est l’arme forgée par le Destin. Le doute subsiste, cependant: est-elle destinée à provoquer la chute de Finstern, ou à le sauver?

Contrairement aux autres livres de l’autrice que j’ai lus dernièrement, il s’agit d’un roman et pas d’un recueil de nouvelles. Je l’avais déjà lu lors de sa publication dans cette édition et, si je gardais un excellent souvenir de son ambiance et de la description des royaumes féériques, celui que j’avais de l’intrigue était très vague.

Si l’histoire a pu me sembler un peu lente au début, je n’y vois pas un défaut majeur: d’une part, je me suis habituée au format nouvelles qu’affectionne l’autrice, alors me plonger dans un roman était presque déstabilisant; d’autre part, les circonvolutions du récit ne sont pas inutiles. L’histoire et les personnages se construisent lentement, avec des éléments qui serviront l’intrigue plus tard. Le reste permet de développer un univers fascinant, peuplé de créatures tout aussi fascinantes. Les royaumes s’imbriquent de façon complexe, mais sans perdre le lecteur. Il fallait nécessairement prendre le temps de tisser cet ensemble foisonnant pour envoûter les lecteur-ices. Et si les personnages peuvent sembler un peu trop hiératiques à l’occasion, au fil du texte les évènements s’accélèrent et deviennent plus prenants, la dernière partie étant assez palpitante.

Je ne renchérirai pas sur ce que j’ai déjà dit dans d’autres billets sur la plume de Léa Silhol, elle sert admirablement ses réécritures et réinterprétations de mythes et légendes. A la fin de l’ouvrage, une brève postface et un lexique explicitent certains termes et détaillent ce qui relève de l’inspiration et ce qui tient de l’imagination de l’autrice.

Une fantasy délicate et cruelle, un pur régal de lecture 🙂

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Un Minimum d’Amour

Un Minimum d’Amour. De Jeon Gyeong Nin. Editions L’atelier des cahiers. 224 pages. 2021.

Résumé de l’éditeur: Au décès de la seconde femme de son père, Huisu, la narratrice, se met en quête de sa demi-sœur. À la faveur de rencontres et sur les conseils d’une couturière ambulante, elle en retrouve la trace près de la frontière qui sépare les deux États coréens. Avec humanité, l’auteure pose un regard lucide sur la fragilité des liens affectifs.
C’est lors d’un séjour à Berlin que Jeon Gyeong-nin a imaginé le périple initiatique de ces âmes en peine qui, d’un minimum d’amour, renouent avec le passé pour retisser des liens rompus par la trahison ou l’indifférence.

J’ai reçu ce livre grâce à la Masse critique Babelio de septembre, merci aux éditions L’atelier des cahiers pour cette lecture.

La quatrième de couverture induit un peu en erreur sur ce qu’on va trouver en ouvrant ce roman. Je m’attendais à des retrouvailles familiales et à des thèmes comme le pardon ou la re-création de liens. Finalement, ce roman traite d’un retour sur soi-même, d’une parenthèse dans une vie qui permet de se chercher et de se réinventer. Attendez-vous donc à beaucoup d’introspection.

Même si je m’attendais à tout autre chose, j’ai passé un très bon moment avec ce roman, que j’ai trouvé très touchant et très juste. La narratrice n’est pas une héroïne, c’est une femme ordinaire, avec un quotidien ordinaire qui ne la rend pas très heureuse. Elle vit avec un mari autoritaire et infidèle et leur fille adolescente qui est prête à tout pour quitter le foyer et laisser ses parents derrière elle. La recherche de cette demi-soeur est l’occasion de revenir sur l’histoire de la famille, recomposée et pas très heureuse, dont elle est issue, sur les drames qu’elle a connus et sur sa propre culpabilité.

Sa quête mènera Huisu près de la Zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, l’occasion pour les lecteur-ices d’en apprendre plus sur le sujet. Pas à la façon d’un article d’actualité ou d’un manuel d’Histoire, mais à travers les yeux de Coréen-ne-s lambdas. L’occasion pour la narratrice de se remettre en question, de réfléchir sur elle-même et, peut-être, de choisir une voie différente de celle à laquelle elle s’était résignée. Quelques éléments qui tendent vers le fantastique l’aideront dans sa réflexion.

Le style est agréable et fluide, même si la lecture peut paraître parfois un peu déstabilisante à cause du décalage culturel. Mais l’éditeur a pensé à annoter ce qui pourrait poser problèmes à son lectorat occidental. Malgré tout, c’est un roman qui demande de prendre de son temps et de s’investir dans sa lecture pour s’imprégner de l’ambiance et des pensées de Huisu.

Un roman assez différente de ce que je lis habituellement, mais qui m’a beaucoup plu. Comme quoi parfois il faut oser sortir de sa zone de confort.

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Othello

Othello. De William Shakespeare. Editions Editions Archipoche, collection La Bibliothèque des Classiques. 39 pages/1312. 1604.

Othello, le « Maure de Venise », général de la cité, a épousé secrètement Desdemona, provoquant la colère du père de celle-ci et la jalousie de ses autres prétendants. Iago, quant à lui, prétend être son ami tout en tramant sa chute.

Cette pièce est avant tout une histoire de jalousie. Jalousie de Iago envers Othello qu’il soupçonne d’avoir couché avec sa femme, envers Cassio qui a reçu une promotion; jalousie de Roderigo, qui aimait Desdémone, envers Othello; jalousie d’Othello envers Cassio, qu’il soupçonne d’être l’amant de Desdemona. Mais c’est aussi une histoire de confiance, la plupart du temps mal placée.

L’ensemble des personnages est manipulé par Iago, prêt à tout pour détruire Othello. L’aveuglement et la crédulité de la plupart des protagonistes lui rendent la tâche relativement facile, avouons-le. Othello en particulier est surprenamment obtus pour un homme censé être un grand stratège militaire. Il gobe sans problème les médisances sur sa femme mais s’avère incapable de faire confiance à celle qu’il prétend aimer.

Il s’agit d’une tragédie, donc vous vous doutez que ça finit très mal pour tout le monde.

Les thèmes abordés dans la pièce sont très intéressants et certains, notamment celui des violences faites aux femmes et les comportements masculins toxiques, font écho à des problèmes très contemporains. On parlerait aujourd’hui de féminicide et de violences conjugales. En cinq siècles, rien n’aurait changé? C’est bien ce qu’il semble…

Que dire du style? C’est Shakespeare, qu’ajouter de plus? Il y a quelques beaux monologues, dont un qui m’a surprise sous la plume d’un auteur du 17e siècle et qui dénonce la condition des femmes et leur impuissance dans ce monde dominé par les hommes.

Une très bonne lecture, très intéressante.

Pour en savoir plus sur cette jolie édition du Théâtre de Shakespeare et voir mon avis sur les autres pièces que j’ai déjà lues, c’est ICI.

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Cet été, j’ai lu: de la SFFF

Voici le dernier billet sur mes lectures de vacances (maintenant il va falloir rattraper mon retard sur ceux de la fin de septembre et du début d’octobre ^^), je suis contente d’arriver au bout avant d’oublier que j’avais lu tout ça 😆

Le Cycle d’Elric tome 5: La Sorcière dormante. Editions Pocket, collection Fantasy. 186 pages. 1971.

Mon avis sur les tomes précédents: 1. Elric des Dragons. 2. La Forteresse de la Perle. 3. Le Navigateur sur les Mers du Destin. 4. Elric le Nécromancien.

Ce tome est la suite directe du tome 4, les nouvelles qui le composent en reprennent les éléments pour leur apporter une conclusion. Elric y poursuit sa quête de vengeance.

Mon avis rejoint celui que j’avais pour le tome précédent: c’est assez classique à la fois dans le propos et dans la forme. Les intrigues se suivent et se ressemblent plus ou moins, y compris dans le traitement sexiste réservé aux personnages féminins.

Le plus grand intérêt réside dans la découverte de l’univers (des univers, devrais-je dire) dans lequel évolue Elric. On apprend beaucoup de choses sur Melniboné et les Jeunes Royaumes, le tout sur fond d’aventures et de magie.

Une bonne lecture, sans plus. A lire si la fantasy des années 1960-70 vous intéresse.

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Les Chroniques du Radch tome 1: La Justice de l’Ancillaire. D’Ann Leckie. Editions J’ai lu, collection Nouveaux millénaires. 441 pages. 2013.

Dans sa quête incessante d’expansion, le Radch piétine tout sur son passage, y compris parfois ses propres forces. A 19 ans d’écart, nous suivons une ancillaire dans l’occupation d’une planète nouvellement annexée et les conséquences des évènements qu’elle y a vécu sur son présent.

Mon résumé n’est probablement pas très clair, mais je vous déconseille de lire la quatrième de couverture, qui dévoile des éléments qui ne sont amenés qu’une fois bien avancé-e-s dans le récit.

Ce roman a reçu de nombreux prix, ce qui me faisait un peu appréhender cette lecture, parce que je trouve que souvent les livres primés sont parfaitement ennuyeux ou carrément inaccessibles ^^ Je peux vous confirmer que ce n’est pas très facile d’accès, mais je ne regrette pas d’avoir pris le temps nécessaire pour me plonger dedans, ni la concentration que m’a demandé ce livre, parce que c’est un récit très original tant dans le fond que dans la forme.

L’histoire en elle-même relève de la SF pure, dans le genre space-opera à concept avec malgré tout pas mal d’action. Les premières 100-120 pages sont assez déroutantes, du fait qu’on ne sait pas trop ce que l’autrice essaie de nous raconter. Il est question d’un empire expansionniste dont la puissance se base en grande partie sur un système d’IA et la force guerrière qui en résulte. En parallèle, nous découvrons une société que l’autrice étudie à travers les évènements qu’elle nous raconte.

Le style est extrêmement original également et contribue à la difficulté du texte: le Radch est un empire où le genre en tant que construction sociale n’existe pas et où les personnes sont désignées par défaut par le féminin. Au début je butais beaucoup là-dessus: c’est difficile de se défaire de l’habitude de se référer aux personnages en fonction de leur genre, en particulier quand l’auteur ne leur attribue pas un neutre grammatical (comme le faisait par exemple Ian McDonald dans Le Fleuve des Dieux, ce qui était déjà déstabilisant au premier abord). Finalement on s’habitue au fil de la lecture, même si le fait que certains mots soient au féminin et d’autres pas rend la chose assez complexe. J’imagine que le travail de traduction n’a pas dû être de la tarte!

Une très bonne lecture malgré ses difficultés, j’ai vraiment hâte de lire la suite 🙂 Par contre je ne recommande pas si vous n’êtes pas déjà aguerri-e en SF.

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Histoires extraordinaires. D’Edgar Allan Poe. Editions François Beauval. 259 pages. 1832-1845.

Recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire, classé généralement en fantastique/horrifique, même si certaines ne contiennent aucun élément de ces genres.

Attention, cette édition ne contient que 8 nouvelles sur les 13 qui sont généralement publiées sous ce titre. Je suis allée chercher celles qui y manquaient dans un autre recueil récemment paru et au format numérique.

J’ai peu de choses à dire de cette lecture, finalement. J’avais déjà lu certaines de ces nouvelles sans en garder beaucoup de souvenirs et je ne suis pas surprise qu’elles ne me soient pas restées en tête. Dans l’ensemble je les ai trouvées assez peu mémorables et dans certains cas je ne suis même pas sûre d’avoir compris quel était l’argument 😆

Je retiens Petite conversation avec une Momie, qui était assez drôle. Certaines autres nouvelles valaient pour leur thème ou pour leur chute, mais je reste assez peu convaincue par cette lecture. Certaines choses auraient mérité d’être davantage développées, d’autres contenaient du blabla inutile (l’introduction de Double Assassinat dans la Rue Morgue, par exemple, m’a semblé sans intérêt).

Après cette lecture, j’ai eu l’impression que cet auteur était un peu surestimé malgré pas mal d’idées intéressantes, à cause de la façon dont il les exploitait qui ne m’a pas toujours convaincue. Je lirai malgré tout les deux autres recueils de ma PAL, en espérant les apprécier davantage.

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Je pense avoir fait le tour de toutes mes lectures d’été, mes prochains billets reviendront donc à leur format habituel 😉 En attendant, si vous avez lu ou comptez lire ces livres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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Cet été, j’ai lu: des romans policiers/thrillers #3

Je continue à vous montrer mes lectures des vacances, je ne sais pas si je finirai par rattraper mon retard vu la quantité de livres que j’ai lu en août et septembre ^^

Trilogie des Ombres tome 3: Passage des Ombres. D’Arnaldur Indridason. Editions Points. 384 pages. 2013.

Un très vieil homme est retrouvé assassiné et, en fouillant ses affaires, la police découvre des éléments d’une enquête sur le meurtre d’une jeune fille en 1944. Konrad, inspecteur à la retraite, se met à fouiner.

Je me suis un peu embrouillée dans les différentes séries de l’auteur, je croyais que ce roman était le tome 3 de la série Konrad, dont j’ai lu le tome 1 dernièrement. En fait il semble que Passage des Ombres soit le tome 3 d’une autre série se déroulant pendant la guerre, bien que Konrad en soit un des personnages principaux et qu’il soit question de faits abordés dans Ce que savait la Nuit… Cross-over entre 2 séries? Si vous pouvez éclairer ma lanterne… je suis un peu perdue…

Quoi qu’il en soit, ce livre explicite une partie de l’histoire personnelle de Konrad qui était abordée dans Ce que savait la Nuit, ce qui m’a permis de comprendre certaines choses. J’ai trouvé Passage des Ombres nettement plus palpitant.

On suit en parallèle 2 enquêtes: celle de Konrad aujourd’hui et celle d’un duo de flics en 1944. La double temporalité fonctionne bien, les deux époques se complètent. Les éléments qu’on découvre dans l’une éclairent l’autre et inversement. J’ai personnellement trouvé les enquêteurs de 1944 bien plus attachants et intéressants que Konrad. La période historique, également, m’a plus happée. Et ici j’ai eu l’impression de découvrir un peu l’Islande, ce qui était un gros plus.

Bonne lecture, je lirai les autres tomes à l’occasion.

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Le Mandala de Sherlock Holmes. De Jamyang Norbu. Editions Philippe Picquier. 406 pages. 1999.

Alors que le monde entier le croit mort aux Chutes du Reichenbach, Sherlock Holmes accoste aux Indes, où il va immédiatement être confronté à un meurtre mystérieux.

Je range ce livre dans un billet sur les romans policiers/thrillers parce que LivrAddict le classe ainsi, mais pour moi il relève plus du roman d’aventures fantastique mâtiné de voyage et d’un peu d’espionnage. C’est d’ailleurs un peu le reproche que je lui fais: on a du mal à déterminer une ligne directrice, l’auteur semble plutôt s’amuser à accumuler un tas d’évènements et de genres en un seul récit.

J’ai beaucoup apprécié le côté aventures/voyage, on parcourt l’Inde aux côtés de Sherlock et de son compagnon indien. L’aspect mystères à résoudre était plutôt bien ficelé aussi, même si le fil rouge est assez peu visible dans la plus grande partie de l’histoire. Par contre l’auteur m’a plus ou moins perdue lorsqu’il a commencé à introduire des éléments fantastiques qui virent au gros nawak en arrivant à la fin. ça m’a rappelé un peu Le mystérieux Docteur Fu Manchu ou Moriarty.

Lecture sympa, mais sans plus, à cause de la dernière partie que j’ai trouvé trop tirée par les cheveux.

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Tokyo. De Mo Hayder. Editions Pocket. 480 pages. 2004.

Grey débarque à Tokyo à la recherche d’un mystérieux film montrant des crimes de guerre commis par les soldats japonais lors de la prise de Nankin.

Le récit se déroule sur deux lignes temporelles: nous suivons Grey aujourd’hui et Shi Chongmin, professeur d’université à Nankin en 1937. Les deux histoires s’entrecroisent, la quête de Grey étant intimement liée aux évènements vécus par Shi Chongmin.

La première chose à savoir avant de vous lancer dans cette lecture, c’est qu’elle est extrêmement glauque et dérangeante. Des scènes très violentes et profondément choquantes sont décrites explicitement.

J’ai deux reproches à faire à ce livre: les personnages sont constamment décrits en train de fumer ou d’allumer une cigarette, c’est très répétitif au point de devenir rapidement agaçant + j’avais compris vers quoi on se dirigeait tellement longtemps avant les protagonistes qu’à un moment j’ai trouvé le temps long.

Pour le reste, c’était un bon page turner, pas forcément toujours très haletant, mais bien ficelé. La description des évènements de 1937 était très intéressante, celle de la société japonaise de 2004 l’était tout autant.

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La suite au prochain tome 😉 En attendant, si vous avez lu ou comptez lire un de ces titres, votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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