Défi cinéma #8 : un gros fail et une redécouverte

J’avais mis ce défi de côté depuis un moment par manque de temps, mais depuis quelques semaines je reviens avec plaisir au cinéma. J’avoue que ça me frustrait un peu de me concentre uniquement sur les séries ces derniers mois et c’est avec une motivation renouvelée que j’ai ressorti ma liste de films à découvrir.

Manque de chance, je suis repartie sur ce défi avec un gros fail… Il faut dire que le film que j’avais choisi n’était pas des plus gais.

M le Maudit (M – Eine Stadt sucht einen Mörder). De Fritz Lang. Avec: Peter Lorre, Ellen Widmann, Otto Wernicke, Theodor Loos, Gustaf Gründgens. 117 minutes. 1931.

Les habitants d’une grande ville d’Allemagne vivent dans la terreur provoquée par un tueur en série qui enlève et assassine des enfants. Malgré un travail acharné, la police ne parvient pas à localiser le coupable. Et parce que la police gêne ses affaires, la pègre locale se lance à son tour dans la traque. Le tout sur fond de dénonciations et de rafles sans fondement.

Je dois vous avouer que je n’ai pas réussi à aller au bout de mon visionnage, que j’ai abandonné après environ 40 minutes. Je trouvais le temps long, il n’y avait aucun personnage auquel m’accrocher réellement et tout bêtement je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire. Les idées développées et le visuel étaient pourtant super intéressants… D’ailleurs je n’exclus pas de retenter un visionnage ultérieurement, c’était peut-être juste une question d’humeur. Et Metropolis, du même Fritz Lang, est un film qui m’avait fascinée, alors je me dis que j’ai peut-être mal choisi mon moment.

Bref, un gros fail, et j’en suis la première déçue!

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La Ruée vers l’Or. De Charlie Chaplin. Avec: Charlie Chaplin, Georgia Hale, Mark Swain, Tom Murray. 82 minutes. 1925.

Ce film raconte les aventures d’un vagabond venu chercher fortune en Alaska, où on a découvert de l’or. De rencontre en rencontre, il va vivre la Ruée vers l’Or à sa manière.

Ici Chaplin reprend son personnage habituel de vagabond naïf et maladroit qui échappe souvent au pire par chance et qui vit des aventures inattendues.

J’avais déjà vu ce film étant enfant et j’avoue que je n’en avais quasi aucun souvenir. Après le sujet très lourd de M le Maudit, je me suis dit qu’un film plus léger serait le bienvenu. Mais La Ruée vers l’Or est-il réellement un film léger? Bien sûr, Chaplin nous régale de ses mimiques et de ses cabrioles, bien sûr certaines scènes sont de la pure comédie, bien sûr encore il y a des trouvailles vraiment hilarantes ou très poétiques. Mais le film traite également de la misère, de la solitude, de la peur, du froid, de la faim… Que des sujets très gais, donc ^^

Alors est-ce que ce film passe bien? Oui! Visuellement, comme scénaristiquement, c’est très intéressant et plutôt sympa à voir. Au point de le revoir à l’avenir? Probablement pas. Parce que, si bon soit-il, ce film accuse son âge, d’une part, notamment sur la vision de la femme et des relations humaines. D’autre part parce qu’1h30 de film muet, c’est quand même très long (bien sûr ce n’est que mon avis), même si quelques scènes méritent largement le détour.

Je n’entrerai pas plus dans les détails, je me contenterai de vous conseiller ce film si vous avez envie de (re)découvrir le cinéma de Charlie Chaplin 🙂

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Si vous avez vu ces films, bien sûr votre avis m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉 Et si vous avez d’autres titres à me conseiller, n’hésitez pas 😉

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Dans la Combi de Thomas Pesquet

Dans la Combi de Thomas Pesquet. De Marion Montaigne. Editions Dargaud. 206 pages. (2017)

A travers le coup de crayon de Marion Montaigne, Thomas Pesquet nous raconte comment il est devenu astronaute, de ses rêves d’enfant à sa mission sur la Station Spatiale Internationale.

Je connaissais Marion Montaigne de nom, pour sa série Tu mourras moins bête. Série tellement victime de son succès à la médiathèque que la liste d’attente pour les emprunter est interminable. J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de Dans la Combi de Thomas Pesquet avant de trouver cette BD au pied du sapin, mais c’était une excellente surprise de découvrir son existence puisque la conquête de l’espace est un sujet qui me fascine.

Et je dois dire que ma lecture a été encore meilleure que ce à quoi je m’attendais, même si mes attentes étaient très élevées. Cette BD, c’est une pépite!

Non seulement on apprend plein de choses, mais en plus c’est absolument passionnant et, cerise sur le gâteau, hilarant (Matt Damon m’a tuée 😆 ). Comme souvent lorsque j’ai particulièrement adoré une de mes lectures, j’ai du mal à exprimer de manière suffisamment forte à quel point je me suis régalée. J’ai dévoré cette BD, qui est la meilleure du genre que j’aie lue et qui est partie pour être une de mes lectures les plus marquantes de 2018 (oui, je peux déjà l’affirmer alors qu’on est que début janvier!).

Je conclurai en vous disant un mot des dessins. Ils sont plus dans la caricature que dans l’oeuvre d’art léchée, mais ils correspondent parfaitement au propos et au ton de la BD. Et le jeu des couleurs est un plus.

Qu’ajouter, sinon: c’était génial, foncez!!!

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Le Lacrima Christi

Le Lacrima Christi. De C.L. Grace. Editions 10/18, collection Grands détectives. 315 pages. (2003)

Août 1473. Sir Walter Maltravers a confié une précieuse relique, le Lacrima Christi, aux moines de Cantorbéry pour que les pèlerins puissent l’admirer dans leur chapelle. Mais la relique disparaît mystérieusement et Maltravers est bientôt retrouvé mort. Mandatée par le roi, l’apothicaire Kathryn Swinbrooke va mener l’enquête.

La 1e chose à savoir sur ce livre s’il vous intéresse, c’est qu’il s’agit d’un tome 6. Il n’est pas pour autant incompréhensible si vous n’avez pas lu les tomes précédents, mais j’aurais davantage apprécié ma lecture si j’avais eu l’occasion de lire les précédentes enquêtes de Kathryn Swinbrooke. Certains faits de son passé sont mentionnés, mais j’aurais aimé savoir comment elle était devenue enquêtrice pour le roi… (si vous avez lu les tomes précédents et pouvez éclairer ma lanterne, merci d’avance!).

Nous sommes donc ici dans une enquête se déroulant au Moyen-Âge, à l’époque des croisades. Beaucoup de personnages sont des vétérans des campagnes au Moyen-Orient, mais aussi de la Guerre des Deux-Roses, qui a déchiré l’Angleterre pendant des années. Ce passé militaire récent tient une place assez importante dans le récit et j’ai trouvé intéressant que l’auteure aborde les séquelles de ces évènements, tant du point de vue des traumatismes qui affligent les anciens soldats que de celui de ce que j’appellerai la « réconciliation nationale » et les tensions qui en résultent.

La reconstitution historique m’a semblé crédible, même si la liberté et les responsabilités dont jouit l’héroïne m’ont paru un peu étendues pour une femme de l’époque, mais c’est peut-être moi qui ne suis pas assez calée sur la question. Pour le reste, il y a beaucoup de points communs avec Frère Cafael et ses enquêtes, tant sur le fond que sur la forme.

La plume est agréable, mais pâtit parfois du fait que l’auteure utilise des termes « d’époque ». Certains sont faciles à comprendre, d’autres peuvent laisser perplexe. ça coupe un peu la fluidité de la lecture je trouve.

Mais le plus grand reproche que je fais à ce livre, c’est que le lecteur n’a que peu d’éléments pour raisonner en même temps que l’héroïne. Bien sûr on finit par soupçonner (à tort ou à raison) certains personnages, mais plutôt parce qu’on a du mal à les apprécier que parce qu’on a des éléments à charge contre eux. Du coup la fin m’a paru un peu rapide et la conclusion trop facile. J’avoue que Kathryn m’a un peu agacée aussi par moments, je ne l’ai pas trouvée tellement attachante. Et les autres personnages ne sont pas assez développés pour qu’on s’y intéresse réellement.

Globalement, si j’ai trouvé ma lecture assez agréable, je n’ai jamais réussi à vraiment me sentir concernée par ce qui se passait. J’ai l’impression d’être restée tout du long à l’extérieur du récit, je ne m’y suis pas investie ni émotionnellement, ni intellectuellement. Quelques jours après avoir refermé ce livre, j’ai déjà presque tout oublié et je reste sur une impression d’insatisfaction générale. Malgré tout, ce livre peut plaire aux amateurs du genre, mais je vous conseille de commencer par les 1ers tomes de la série pour découvrir les personnages et le contexte.

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Virée bourse aux livres

Lorsque j’ai décidé de passer en mode no-buy après les brocantes d’été, je m’étais fixé comme date butoir la mi-février, soit la date prévue pour la bourse aux livres d’hiver prévue près de chez moi. Suite à un problème de salle, cette manifestation a été avancée d’un mois… J’aurais pu me dire que j’allais zapper pour cette fois, mais vous me connaissez, je n’ai jamais résisté à des livres d’occasion à bas prix ^^

Cette fois-ci, j’avais pour but de ne rapporter QUE des livres de ma wish-list. Je ne m’étais pas fixé de nombres de livres, parce que ça ne fonctionne jamais. Bilan des opérations: + 4 livres dans ma PAL. Oui, vous avez bien lu: 4!

De haut en bas: La Mort est mon Métier de Robert Merle, Mary Anne de Daphné du Maurier (celui-ci n’était pas vraiment dans ma WL, mais l’auteure, oui), Le Grillon du Foyer de Charles Dickens, La Pierre et le Sabre d’Eiji Yoshikawa.

Il y aurait bien eu quelques autres titres tentants, mais soit ils n’étaient pas en assez bon état pour que je les ramène, soit ils étaient nettement plus épais que je le croyais et je les ai évincés de ma WL (vu que je lis assez peu de gros pavés ces derniers temps).

Bref, non seulement j’ai passé une très bonne matinée au milieu des livres et avec des amoureux des livres, mais en plus j’ai été super raisonnable dans mes achats (heureusement, parce que je n’ai plus du tout de place chez moi pour des livres ^^) 🙂

Si vous avez lu un de ces titres, dites-moi si vous pensez que j’ai de belles découvertes en perspective 😉

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Roi du Matin, Reine du Jour

Roi du Matin, Reine du Jour. De Ian McDonald. Editions Folio SF. 586 pages. (1991)

Irlande, 1913. Emily Desmond, 16 ans, est persuadée qu’elle communique avec des créatures féériques. Des années plus tard, c’est Jessica Caldwell, serveuse dans un restaurant, qui commence à percevoir un autre monde. A la fin des années 1980, Enye MacColl affronte à son tour des entités issues des mythes.

A travers 3 générations de femmes irlandaises, nous suivons l’évolution de notre perception des mythes et les interactions entre le monde réel et l’imaginaire. A travers le récit de ces 3 vies de femmes, c’est également l’évolution de la condition des femmes au cours du 20e siècle que nous avons l’occasion d’observer. De la jeune fille éduquée au couvent et perçue comme hystérique à la combattante indépendante et déterminée, en passant par la femme qui tente de s’émanciper. D’autres thèmes sont également abordés en marge de l’intrigue: avancées scientifiques, critique de la société, Histoire de l’Irlande, etc.

Le livre est divisé en 3 parties. Dans la 1e, nous suivons Emily et sa famille, en particulier son père, sous forme épistolaire: courriers, journaux intimes, articles de presse, rapports. C’est la partie que j’ai préférée. D’une part parce que l’ambiance du récit, entre rêve et réalité, un peu surannée, ne tranche pas en faveur de l’un ou de l’autre. C’est à la fois magique et délicieusement flippant par moments. D’autre part parce que la plume correspond à l’époque. Elle est délicatement ciselée, poétique, et correspond bien au récit. On se croirait presque dans un tableau de l’école Pré-Raphaëlite.

La seconde partie se déroule dans les années 1930 (d’après mes calculs, parce que ce n’est pas précisé). A partir de là, on entre dans un récit plus « traditionnel », avec un narrateur objectif qui raconte l’histoire à la 3e personne. Jessica en est la protagoniste principale et on sent qu’on est entré pour de bon dans le 20e siècle. La dernière partie montre une fin de siècle pessimiste, avec une société malade de ses propres « progrès ». Les personnages sont le reflet de cette époque violente où l’importance de l’apparence et de la réussite sont mis en parallèle avec avec la solitude et l’intolérance.

J’ai moins apprécié les 2 dernières parties. J’ai trouvé que ce n’était pas toujours très clair, notamment au point de vue chronologie du récit. La plume change avec les époques, ce qui est objectivement un point positif, mais dans les faits, comme j’ai moins aimé le style, j’ai eu plus de mal à passer sur ce qui me gênait: certains passages étaient confus et il y avait pas mal de longueurs, surtout dans la dernière partie.

Ce qui m’a énormément plu dans cette lecture, en revanche, c’est l’imaginaire développé au fil du récit. L’histoire m’a parfois rappelé certains éléments de La Forêt des Mythagos (au cas où vous vous poseriez la question, c’est un compliment ^^) dans l’utilisation des mythes et archétypes, que j’ai trouvé très intéressante (et plus accessible que chez Robert Holdstock) . La mise en parallèle de l’évolution des mythes et de celle de la société et de la condition des femmes est également abordée de manière originale et j’ai beaucoup apprécié la façon dont les personnages légendaires étaient utilisés dans ce but.

Globalement, je dois reconnaître que ce sont plus les thèmes abordés et la façon dont ils sont abordés qui m’a plu que l’intrigue en elle-même. J’ai trouvé que le récit traînait souvent en longueur et je n’ai pas forcément beaucoup apprécié les personnages rencontrés. Ceci dit, le gros point fort de ce roman, c’est le traitement des mythes et légendes, super original à mon avis, et rien que pour cet aspect ma lecture en valait vraiment la peine. Je ne recommande pas forcément, malgré tout, parce qu’il me semble évident que ce livre ne plaira pas à tout le monde, loin de là. A vous de voir si le sujet vous passionne assez pour vous lancer 😉

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Challenge avec moi-même édition 2018

Le Challenge avec moi-même, c’est quoi? C’est une façon de me fixer des objectifs en rapport avec ma PAL qui ne m’obligent à rien, mais qui m’incitent à lire des livres qui traînent depuis longtemps ou sur des sujets qui m’intéressent, mais que je ne prends pas le temps d’approfondir.

Pour la 1e édition en 2015, j’avais fouillé dans analysé ma PAL et constaté que mes lectures ne me correspondaient pas toujours forcément et que j’avais tendance à aller vers la facilité plutôt que vers des envies lecture plus ambitieuses. J’avais donc fait une liste de catégories de livres que je voulais explorer davantage et ça avait plutôt bien fonctionné. Chaque année je reprends donc ce challenge complètement personnalisable, simple et sans pression.

En 2017, je n’avais choisi que 3 catégories: le théâtre (que j’ai associé avec l’opéra et la poésie, puisque ce sont des genres qui sont proches et que je lis très peu), les documentaires/essais et les classiques. Si les chiffres vous intéressent, j’ai lu pour chacune de ces catégories respectivement 13, 14 et 14 titres. 2 pièces de théâtre sortent du lot: Cyrano de Bergerac et La Thébaïde. Un documentaire/essai est une super découverte: De Case en Case. 5 classiques (dont une rerererelecture) sont des coups de coeur ou d’excellentes lectures: le tome 5 des Rois maudits, Raisons et Sentiments, De Sang-Froid, Suite française et L’Auberge de la Jamaïque. Pour en savoir plus sur ces livres, je vous renvoie aux billets qui leur sont consacrés 😉

Parmi ces 8 lectures, la moitié font partie de mes lectures les plus marquantes de l’année, alors autant vous dire que je suis vraiment ravie de ce bilan 🙂 Et qu’évidemment je vais remettre ça en 2018!

Après farfouillage dans ma PAL, je vais reprendre les 3 catégories de 2017: théâtre, documentaires/essais et classiques. J’y ajoute une nouvelle rubrique: les fins de séries. Parce que je me suis rendu compte que j’avais tendance à commencer plein de nouvelles séries et à ne pas finir celles que j’ai en cours. ça m’ennuie parce que je laisse passer trop de temps entre le tome 1 et le dernier tome et que du coup j’oublie des choses et je suis obligée de recommencer au début. Alors quand j’aime une série, ça ne me gêne pas de relire les tomes que j’ai aimés, évidemment, mais le problème c’est que pendant ce temps-là je ne lis rien d’inédit et que mon étagère à PAL continue à déborder ^^

Bref, mon but n’est pas de m’envoyer des lectures qui ne me plaisent pas, mais de faire de belles découvertes, d’apprendre de nouvelles choses et, en résumé, de lire toujours plus et toujours mieux 🙂

Je vous laisse à nouveau le lien vers ma PAL, si vous avez lu et aimé certains des livres qu’elle contient, faites-moi leur éloge, ça m’incitera à les lire plus vite 😉

Et si vous avez envie de concocter votre propre version de ce challenge, comme l’a déjà fait Madame_Love, n’hésitez pas à me raconter comment vous l’aurez adapté à vos envies, ça m’intéresse!

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Carnaval

Carnaval. De Ray Celestin. Editions Cherche Midi, collection Thrillers. 493 pages. (2014)

La Nouvelle-Orléans, 1919. Dans une ambiance de tensions raciales et de corruption, un mystérieux meurtrier, surnommé le Tueur à la Hache par la presse, sévit dans le quartier italien. Un policier, un ex-taulard mandaté par la Mafia et une secrétaire de l’Agence Pinkerton mènent l’enquête sur fond de jazz.

Ce livre a beaucoup fait parler de lui sur la blogo/booktubosphère lors de sa sortie, aussi lorsque je l’ai trouvé pour une bouchée de pain, je me suis laissée facilement tenter. Il faut dire que la couverture était un bon appât et que, comme beaucoup, je suis assez fascinée par La Nouvelle-Orléans. Je l’avais quand même mis de côté le temps d’oublier un peu ce que j’avais entendu ou lu à son sujet, histoire d’entamer ma lecture sans trop d’attentes.

Malgré tout, j’avais encore en mémoire l’enthousiasme de certain-e-s et je crois que j’avais quand même des attentes encore trop élevées. Je n’irai pas jusqu’à parler de déception, mais je dois dire que je m’attendais à une histoire bien plus palpitante.

Le gros point positif du récit réside dans son ambiance et son contexte: La Nouvelle-Orléans juste après la guerre, les tensions entre les communautés, la musique, la condition des femmes, le racisme.

Le côté négatif, pour moi, c’est qu’on suit différents personnages qui mènent l’enquête, mais qui travaillent chacun dans leur coin alors qu’une collaboration permettrait d’avancer vraiment et d’empêcher des meurtres. D’autre part, j’ai trouvé que ça manquait un peu trop de rythme (le comble pour un livre qui laisse autant de place à la musique!), à aucun moment je n’ai été sur les dents ou pressée de lire la suite. Ce que j’attends d’un thriller, c’est de me tenir en haleine et de me donner envie de tourner les pages rapidement. ça n’a pas été le cas avec Carnaval, il m’a fallu au moins 2 semaines pour le lire, je commençais même à oublier des détails importants en arrivant sur la fin. D’autre part, le lecteur n’a pas assez d’éléments pour trouver par lui-même le fin mot de l’histoire, ce qui m’a un peu frustrée.

Pour finir, le titre français me laisse un peu perplexe…

En résumé, une lecture que j’ai appréciée pour son ambiance et son contexte historique et social, mais dont l’enquête ne m’a pas spécialement emballée. Si vous l’avez lu, votre avis m’intéresse, dites-moi si avez plus accroché que moi 😉

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Le Couteau sur la Nuque

Le Couteau sur la Nuque. D’Agatha Christie. Editions Le Masque. 256 pages. (1933)

Lady Edgware clame partout qu’elle veut qu’on la débarrasse de son mari au point d’aller demander à Hercule Poirot de s’en charger. Quand l’encombrant Lord Edgware est finalement assassiné, l’inspecteur Japp pense que l’affaire est limpide, mais les petites cellules grises de Poirot vont avoir affaire à forte partie.

La mise en place est un peu différente de ce à quoi je m’étais habituée avec Agatha Christie: pas de huis-clos, un drame annoncé et un Poirot qui met un temps fou à découvrir ce que j’avais compris assez rapidement. Pas que je sois subitement devenue plus perspicace, mais il m’a semblé que c’était évident dès le départ, au point que je me suis longtemps demandé si ce n’était pas une fausse piste. Et c’est ce qui a maintenu mon intérêt jusqu’à la fin.

Parce que je dois dire que ma lecture a été en partie gâchée par certaines réflexions des personnages. Après 2 ou 3 remarques racistes envers les Asiatiques et les Noirs, ce sont les Juifs qui en prennent pour leur grade. Je sais bien qu’il faut remettre les choses dans le contexte de l’époque, mais ce n’est pas parce que l’antisémitisme était chose courante dans les années 30 que c’est excusable. L’auteure tacle aussi au passage les hommes « efféminés », histoire de ne pas s’arrêter en si bon chemin. J’ai été énormément gênée par toutes ces remarques.

Pour le reste, le style est toujours le même: agréable et fluide, sans fioritures inutiles. L’épilogue ne me semblait pas indispensable, mais pourquoi pas. Cette histoire étant racontée du point de vue d’Hastings, certains passages sont assez drôles, notamment ceux où Poirot et lui s’envoient quelques piques affectueuses.

Dans l’ensemble, une lecture dérangeante à cause de certains propos tenus par les personnages et dont le mystère m’a semblé trop facile à résoudre.  Si vous l’avez lu, ça m’intéresserait de savoir si vous avez été autant gênée que moi par certains points et, bien sûr, si vous aviez trouvé la solution de l’énigme 😉

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Mary Poppins

Mary Poppins. De P.L. Travers. Illustrations de Jean Reschosky. Editions Hachette. 192 pages. (1934)

La nurse des Banks vient de rendre son tablier. Jane, Michael et les jumeaux voient alors arriver Mary Poppins, une bonne d’enfants avec un mauvais caractère, mais qui va leur faire vivre d’étranges aventures.

Tout le monde connaît Mary Poppins grâce à la version ciné de Disney, mais j’avoue que j’en avais assez peu de souvenirs. Suffisamment pourtant pour me rendre compte que l’adaptation, si elle reprend la trame générale de l’histoire, est assez différente du livre, ne serait-ce que pour le caractère de l’héroïne. Certaines aventures vécues par les enfants m’ont également semblé inédites (vous me direz si je me trompe).

Bien que sensiblement différent du film, le roman est bourré de belles idées, de magie et d’humour. J’ai beaucoup ri et souri au cours de ma lecture, je me suis facilement laissée emporter par la plume de l’auteure. L’histoire m’a semblé idéale pour la période de Noël, parce qu’elle fait retrouver la magie des contes et de l’enfance.

Quelques détails m’ont fait tiquer, en particulier la vision des peuples étrangers ou celle de la place des femmes. Le livre date de 1934 et on le sent quand certains thèmes sont abordés.

Une lecture que je recommande malgré tout pour son côté magique et l’originalité des idées.

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Merci Père Noël!

Cette année encore, le Père Noël a été plus que généreux! Outre divers cadeaux qui n’ont rien à voir avec la lecture, il m’a apporté de quoi faire grimper encore ma PAL, pour mon plus grand plaisir 🙂

Des romans et un recueil de nouvelles:

Des BD/comics:

De quoi faire travailler mes 10 doigts:

De quoi combler ma curiosité sur les huiles essentielles:

Et de quoi tester des produits plus naturels:

Outre le livre, le coffret contient 4 flacons de produits Aroma-zone pour débuter + 3 récipients et un fouet pour mélanger les ingrédients.

Inutile de dire qu’avec tout ça, j’ai de quoi m’occuper pour un moment ^^ Merci Papa, Maman, mes frère et soeurs, beau-frère et belle-soeur!

Et vous, il vous a apporté quoi, le Père Noël? 😉

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