Le Problème à trois Corps

Le Problème à trois Corps. Tome 1. De Liu Cixin. Editions Babel. 496 pages. 2006.

Chine, début du 21e siècle, quelques personnages s’interrogent sur une vague de suicides dans la communauté scientifique. Le problème pourrait trouver ses racines des décennies plus tôt, lors de la Révolution Culturelle.

Voilà un livre particulièrement difficile à résumer: il faut très longtemps avant de comprendre où l’auteur veut nous emmener. D’ailleurs je vous déconseille de lire la 4e de couverture, vous risqueriez d’attendre des évènements qui n’arrivent qu’assez tardivement dans le récit.

Disons tout de suite que c’est une lecture qui se mérite. Elle demande de l’investissement et de la concentration. Ce n’est pas difficile à lire pour autant, même s’il faut ingurgiter pas mal de théories scientifiques, l’auteur présente les choses clairement et s’appuie sur les évènements pour les rendre facilement compréhensibles. Ce qui explique que c’est parfois long, parce qu’il prend le temps de développer ses personnages et son histoire de façon à ce que tout s’imbrique, même si ce n’est pas évident au début.

Finalement, en arrivant vers la fin, on se rend compte que le concept de base n’a rien de compliqué ou d’inédit (à moins qu’on nous réserve des surprises dans la suite), voire même serait un peu simpliste. C’est plus dans la façon dont les choses sont amenées et racontées que l’originalité réside.

Personnellement, j’ai été plus intéressée par ce que j’ai appris sur le contexte chinois, historique et scientifique, que par le côté SF proprement dit, même si j’ai envie d’en savoir plus sur ce point-là aussi.

Pour les points négatifs: il y a des longueurs et c’est parfois aride. Mais ça ne m’a pas empêchée de lire ces presque 500 pages assez rapidement et je suis impatiente de lire la suite.

Une bonne lecture, très intéressante même si pas forcément facile d’accès.

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Oedipe Roi

Oedipe Roi. De Sophocle. Editions Hatier. 80 pages. 425 av. JC.

Abandonné par Laïos et Jocaste parce qu’il avait été prédit qu’il tuerait son père et épouserait sa mère, Oedipe a réalisé la prophétie sans le savoir et est devenu roi de Thèbes. Mais la ville est en proie à une peste envoyée par les dieux, parce que le meurtrier de Laïos n’a pas été puni. Oedipe va alors tout faire pour retrouver le coupable, ignorant que c’est lui-même qu’il cherche.

C’est parfois compliqué de se sentir investi-e dans une tragédie grecque, du fait que le contexte semble souvent obscur et que les références sont trop pointues pour des lecteurs contemporains. J’avais rencontré ce problème avec Euripide ou Eschyle, mais avec cette pièce, j’ai été agréablement surprise. Je pense que la traduction y est pour beaucoup, bien que cette édition date de 1961. C’est une version destinée à des étudiants, probablement des collégiens vu les notes (un élève plus avancé n’aurait pas eu besoin de certaines précisions) et la présentation de l’oeuvre qui précède la pièce proprement dite. Le traducteur semble avoir fait également un travail d’adaptation et c’est une bonne chose, parce que le texte est clair et fluide, on ne bute pas sur des détails incompréhensibles ou une prose trop élitiste.

Je connaissais déjà l’histoire, mais j’ai apprécié de la redécouvrir sous ce format. La façon dont l’auteur exploite l’intrigue permet d’aborder beaucoup de thèmes très intéressants et de développer la psychologie des personnages et leur évolution face aux découvertes qu’ils font. C’est une tragédie, alors forcément ça finit mal, mais l’histoire ne s’arrête pas là, elle se poursuit dans deux autres pièces de l’auteur: Oedipe à Colonne et Antigone. Je n’ai que la seconde dans ma PAL pour l’instant, mais je compte bien lire les deux dans un avenir pas trop lointain.

Jean Cocteau avait traité du même mythe dans La Machine infernale, qui m’avait beaucoup plu et que je vous conseille.

Une bonne lecture, je recommande si le sujet vous intéresse ou si vous aimez le théâtre, ça se lit très facilement.

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Des BD en pagaille #59

Superman: La Légion des trois Mondes. Scénario de Geoff Johns. Dessin de George Pérez. Editions Eaglemoss Collections et DC Comics. 174 pages. 2008-09.

Le Piégeur Temporel lâche Superboy Prime sur le 31e siècle, alors que la légion des super-héros est sur le point d’être dissoute par les gouvernements qu’elle défend.

Au programme: de grands principes, du voyage temporel et de la baston. Beaucoup de baston.

Ce comics dormait dans ma PAL depuis 2 ans, lorsque j’achetais les tomes de cette collection sans vraiment regarder de quoi ils parlaient. S’il y était depuis tout ce temps, c’est que je m’étais aperçue que c’était le tome 4 de la série Final Crisis et qu’Eaglemoss n’avait pas proposé tous les tomes, et pas dans l’ordre chronologique, en plus. Pour être honnête, je ne suis pas sûre que la lecture de tous les tomes m’aurait aidée à mieux comprendre celui-ci.

Je crois que cette histoire est plutôt destinée aux lecteurs qui connaissent déjà très bien l’univers de Superman, mais aussi d’autres super-héros. Pour ceux qui, comme moi, n’ont lu que quelques comics ici et là, c’est compliqué de tout suivre. Parce que l’intrigue fait référence à beaucoup de précédentes aventures et à d’innombrables personnages. La moitié du temps, je n’avais aucune idée de ce dont on était en train de me parler et je ne connaissais pas à peu près 90% (voire plus) des personnages en question. Et comme je ne savais pas qui était qui, j’ai souvent confondu les « gentils » et les « méchants ». Bref, j’ai nagé en pleine confusion pendant pratiquement toute ma lecture, même si la ligne directrice était claire: empêcher la destruction du monde, rien que ça.

J’ai beaucoup apprécié les dessins de George Pérez, j’ai trouvé que les traits des personnages étaient plutôt variés, ce qui n’était pas une mince affaire vu la quantité, et que les paysages étaient réussis. La mise en couleurs contribue au dynamisme, en particulier dans les très nombreuses scènes d’action.

Pour résumer, je suis passée à côté de l’intrigue, mais j’ai apprécié les dessins. Ce n’était pas suffisant. Je déconseille si vous n’êtes pas très familier de l’univers DC.

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Bloodshot Reborn tome 3: L’Homme Analogique. Scénario de Jeff Lemire. Dessins de Lewis LaRosa, Stefano Gaudiana et Butch Guice. Editions Bliss Comics. 128 pages. 2017.

Pour voir mon avis sur les tomes précédents: 1. Colorado. 2. La Traque. A lire comme un tome 0 avant de se lancer: The Valiant.

30 ans après les évènements du tome précédent, nous retrouvons Ray dans un univers dystopique.

J’ai été un peu déstabilisée au début, parce que l’intrigue rappelait très fortement Old Man Logan. Et ça dure un moment avant de prendre un tournant que je n’avais pas vu venir. Ce n’est pas forcément inédit non plus, mais au moins ça se démarque suffisamment pour ne pas avoir l’impression de lire deux fois la même histoire, même si ça s’en rapproche.

Les dessins sont sympas, il y a de la variété dans les visages et les détails. On est plutôt dans des camaïeux de couleurs chaudes, qui correspondent bien aux paysages. Ma préférence va toujours aux dessins du 1er tome, réalisés par Mico Suayan, mais ça reste du bon travail, on prend plaisir à tourner les pages.

Difficile d’en dire plus sans spoiler, s’agissant d’un tome 3. ça se lit bien, c’est bien fichu et on ne s’ennuie pas malgré le côté déjà-vu. Au vu de la fin, j’ai hâte de lire le tome 4.

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Une Vie avec Alexandra David-Néel livre 1. Scénario de Fred Campoy. Dessins et couleurs de Fred Campoy et Mathieu Blanchot. Editions Bamboo, collection Grand Angle. 94 pages. 2016.

Sud de la France, 1959. Marie Madeleine devient la secrétaire d’Alexandra David-Néel, alors âgée de 90 ans.

J’ai lu cette BD grâce aux éditions Bamboo, qui proposent des lectures gratuites au format numérique pendant le confinement. Merci à eux!

C’était la première fois que je lisais une BD dématérialisée et c’était un peu déstabilisant pour moi. Je ne peux pas dire que j’ai beaucoup apprécié le format (ceci dit, je n’aime pas non plus lire des romans en numérique), mais c’était l’occasion de découvrir une BD qui faisait des allers-retours dans ma WL depuis longtemps.

L’histoire est découpée en deux lignes parallèles qui se répondent et se rejoignent plus ou moins. On est en 1959 avec la vieille Alexandra et sa secrétaire et le récit de leur quotidien est entrecoupé de souvenirs des voyages de l’exploratrice au début du 20e siècle. La BD est complétée par un dossier sur les personnages et les explorations de l’héroïne, avec des photos.

Le récit au « présent » est en noir et blanc, celui du « passé » en couleurs. Le trait est à la fois assez fin et un peu dans la caricature. Les décors sont très détaillés, on sent le soin apporté à la recherche, en particulier pour les objets et les paysages. Les couleurs sont très belles, elles mettent le lecteur dans l’ambiance et les paysages en valeur.

J’ai préféré la partie en couleur et le récit des voyages, même si c’était un peu succinct pour mon goût. La « vie » du titre est celle de Marie-Madeleine, l’histoire est racontée de son point de vue. C’était intéressant aussi, mais trop détaillé pour mon goût par rapport au reste.

Une bonne lecture, mais pas assez axée sur les voyages pour mon goût.

Suggestions de lectures: sur Alexandra David-Néel: Dans les Pas d’Alexandra David-Néel. Sur un thème similaire: Gertrude Bell. Archéologue, Aventurière, Agent secret.

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Dr Jekyll et Mr Hyde – Le Diamant du Rajah

Dr Jekyll et Mr Hyde. De Robert Louis Stevenson. Editions Baudelaire. 113 pages/217. 1886.

Maître Utterson s’inquiète lorsque son ami le docteur Jekyll établit un testament en faveur de Mr Hyde, un personnage inquiétant qui commet des actes violents dans Londres.

Je croyais avoir déjà lu ce livre, mais visiblement ce n’est pas une version intégrale que j’avais eu entre les mains, parce que je ne connaissais que la 2e partie de ce roman, celle où on a le point de vue de Jekyll. La 1e partie est racontée par d’autres personnages, en particulier par Utterson.

Ce découpage permet au lecteur de sentir monter la tension jusqu’à la révélation du secret de Jekyll. En tant que lectrice contemporaine ayant déjà lu/vu un tas de réécritures ou d’adaptations, je connaissais déjà le fin mot de l’histoire, mais j’imagine que ç’aurait été différent si je n’avais jamais entendu parler de cette histoire.

Je n’en ai pas moins apprécié ma lecture pour autant, même si la construction de l’intrigue n’était pas toujours très heureuse. L’auteur abuse du procédé de « l’histoire dans l’histoire » et des personnages s’exprimant par lettres. D’autre part, le texte n’est pas exempt de longueurs, c’est parfois un peu répétitif. Mais la plume est agréable, les évènements s’enchaînent et les inquiétudes des personnages finissent par gagner le lecteur.

Une histoire trop connue pour être réellement palpitante, mais c’est un classique que j’ai apprécié de découvrir dans sa forme originelle.

Mon édition propose une autre longue nouvelle à la suite de celle-ci:

Le Diamant du Rajah. De Robert Louis Stevenson. Editions Baudelaire. 114 pages. 1878.

Le secrétaire particulier de Lady Vandeleur est chargé de convoyer un mystérieux carton à chapeau au nez et à la barbe du détestable mari de celle-ci.

L’originalité de ce texte réside dans sa construction: on suit des personnages différents dans chacune des trois parties qui le composent. Et chacun de ces personnages représente un thème différent, à travers leurs caractères et leurs réactions face à la situation.

Pour être honnête, c’est le seul intérêt que j’ai trouvé à ma lecture. L’intrigue en elle-même ne m’a pas passionnée, les personnages m’ont agacée et j’ai trouvé la conclusion de l’histoire particulièrement niaise.

Intéressant pour découvrir l’oeuvre de Stevenson, mais assez dispensable.

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Tag nos amis les livres

Un petit tag, ce matin, histoire de s’amuser un peu. Je l’ai trouvé ICI 🙂

Pour en savoir plus sur tous ces livres, clic-clic sur les couvertures 😉

1) Un roman feel good qui remonte le moral à coup sûr.

Quand je n’ai pas trop le moral, je ne lis pas spécialement de roman feel good, je lis plutôt Jane Austen ou Terry Pratchett ^^ Mais parmi ceux qui donnent la pêche avec de la bienveillance et de l’humour, voici mes préférés:

2) Un auteur vers lequel tu te tournes lorsque tu as le moral dans les chaussettes.

Comme dit au-dessus: Jane Austen et Terry Pratchett 🙂

3) Un livre qui t’a donné des envies de voyage.

4) Une couverture de livre super jolie, qui te donne le sourire.

Dur de n’en choisir qu’une seule ^^

5) Un personnage que tu adores, qui saurait te remonter le moral.

Mémé Ciredutemps dans les Annales du Disque-Monde (ou les vieilles dames de Pratchett en général ^^).

6) Un groupe / une bande de personnages que tu adores, avec lesquels tu passerais de bons moments.

J’allais citer l’équipage du Rossi dans The Expanse, mais vu le nombre de catastrophes intergalactiques qu’ils traversent à chaque tome, je ne crois pas que je passerais de bons moments avec eux 😆 Et vu le genre de livres que j’apprécie, j’ai peur que tous ceux que je pourrais citer risquent plus de causer ma mort dans d’atroces souffrances que de bons moments 😛 Disons que je pourrais aller à Pickax dans le Comté de Moose, même s’il y a quand même souvent des morts, au moins je pourrais copiner avec Koko et Yom Yom ^^

7) Une citation que tu trouves particulièrement juste, qui t’inspire ou dans laquelle tu te reconnais.

Je me rappelle plutôt de « citations » marrantes qu’inspirantes. J’aime particulièrement les sarcasmes d’Avasarala dans The Expanse. Notamment celles qui concernent Holden, par exemple les remarques à propos de sa « pilosité faciale erratique » ou « Vous serez responsable du plantage le plus meurtrier de toute l’histoire de l’humanité et je suis sur un vaisseau avec ce foutu Holden, donc la barre n’est pas placée bas ». Mais aussi d’autres personnages (toujours à propos d’Holden 😆 ): « Vous rencontrer était une expérience intéressante, Capitaine. Faisons en sorte que ça ne se reproduise pas. »

Et ok, ouais, je pourrais me reconnaître là-dedans (je suis très allergique aux pollens): « Les fougères peuvent se montrer très agressives » ^^

8) Un livre de ta PAL que tu souhaites absolument lire dans les prochains jours / les prochaines semaines.

Heu… Tous? 😆 En voici un que j’ai sorti pour lire très bientôt, mais il n’est pas le seul:

Voilà, c’est déjà fini! Et vous, vous le faites, ce tag? 😉

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Les Fêtes celtiques

Les Fêtes celtiques. De Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux. Editions Le Club, collection De mémoire d’homme: l’Histoire. 216 pages. 1995.

Ce livre est un essai sur les 4 grandes fêtes celtiques: Samain, Belteine, Imbolc et Lugnasad. C’est un complément aux autres ouvrages des auteurs sur la civilisation celtique, en particulier à celui sur les druides (que j’ai dans ma PAL, mais n’ai pas encore lu).

Cette lecture m’a semblé plus difficile d’accès que La Société celtique, lu il y a quelques années. Déjà parce que certains textes cités ne sont pas du tout traduits. Si j’ai compris ce qui était en anglais, mes maigres souvenirs de latin scolaire ne m’ont pas permis de comprendre certains extraits. Ne parlons pas de ce qui est cité en irlandais…

D’autre part, c’est très pointu. On n’est pas dans la vulgarisation, mais dans une recherche universitaire, qui semble plutôt destinée à des étudiants ou à un public déjà très informé. Le fait qu’on ait très peu d’informations concrètes sur les fêtes étudiées amène également à beaucoup d’hypothèses et de théories, mais très souvent les auteurs ne font que dire en de longs paragraphes qu’en fait ils ne savent pas grand chose.

Le livre date de 1995 et s’appuie en partie sur des articles ou études encore plus anciens, donc on n’est pas à la pointe des recherches sur le sujet.

C’était intéressant, mais un peu fastidieux et au final on referme ce livre en n’en sachant pas beaucoup plus sur le sujet, si ce n’est que les chercheurs ont formulé beaucoup d’hypothèses et n’ont pas beaucoup de certitudes. Je ne vous recommande pas ce livre si vous êtes néophyte, plutôt si vous avez déjà creusé au moins un peu la question.

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Ce que j’ai envie de lire en avril

Déjà avril et donc le moment de plonger dans les tréfonds de ma PAL pour en sortir les livres qui me font le plus envie aujourd’hui 🙂

Mes lectures en cours en ce début de mois:

J’ai déjà terminé le 1er tome de L’Homme qui rit et j’espère terminer rapidement le tome 2!

Pour le challenge Objectif du mois, je dois lire « un livre dont le titre et/ou le nom de l’auteur est en couleur ». Encore une fois, je n’ai que l’embarras du choix. Je pense piocher parmi ceux-là:

Ensuite, je voudrais essayer de reprendre des livres que j’avais mis en pause depuis longtemps et soit les terminer, soit accepter que je les ai abandonnés:

Pour avancer un peu dans mes différents challenges, dans mes séries ou juste me faire plaisir, j’ai aussi sorti:

J’espère avoir le temps de lire tout ça et plein d’autres choses 🙂 Comme je ne peux plus alimenter ma PAL pour l’instant et que je suis coincée chez moi, je me dis que c’est le bon moment pour ça!

Pour en savoir plus sur tous ces livres, comme d’hab, clic-clic sur les couvertures 😉 Et si vous avez des titres à me conseiller dans ma PAL, vous savez quoi faire dans les commentaires (vous pouvez la voir ICI).

Et vous, vous prévoyez de lire quoi, en avril? 🙂

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Ce que j’ai lu en mars

Compte tenu des circonstances, j’ai eu beaucoup de temps pour lire ce mois-ci et vous vous doutez que j’en ai profité 🙂

En mars, j’ai lu ou fini de lire:

*14 livres:

+ le 1er tome de L’Homme qui rit de Victor Hugo. Je suis en train de lire le tome 2, on en reparle très bientôt 🙂

2 abandons ce mois-ci:

*5 BD/comics:

Comme d’hab, clic-clic sur les couvertures pour en savoir plus sur tout ça. Les billets manquants arrivent très bientôt.

De bonnes lectures, de moins bonnes, mais un bon mois! Et vous, c’était comment en mars? 😉

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Mithridate

Mithridate. De Jean Racine. Editions Le Livre de Poche, collection Classique. 64 pages/448. 1672.

En pleine guerre avec Rome, la mort de Mithridate, roi du Pont, est annoncée à sa fiancée, Monime, et à ses deux fils, Xipharès et Pharnace, tous deux amoureux de la jeune femme. S’ensuit un triangle carré amoureux compliqué par le retour du roi, qui n’était finalement pas mort.

Ou pour résumer de façon plus contemporaine: un homme qui avait abusé de son pouvoir pour forcer une fille beaucoup trop jeune pour lui à l’épouser a la mauvaise surprise, en rentrant vaincu de la guerre, de découvrir que celle-ci lui préfère son fils. Et bien sûr crie à la trahison et cherche à se venger.

S’agissant d’une tragédie, je m’attendais à beaucoup plus de larmes et de sang. Même si ça ne se termine pas bien pour tout le monde, j’ai trouvé que c’était une fin plutôt heureuse, surtout si on compare aux autres pièces du genre produites par Racine ^^

Etant assez hermétique aux histoires d’amour contrariées et aux triangles amoureux, je n’ai pas trouvé l’histoire particulièrement intéressante pour elle-même. J’ai plus apprécié pour la découverte littéraire qu’autre chose.

Pour ce qui est de la plume, on est dans le dernier tiers du 17e siècle classique, ça ressemble plus ou moins à toutes les autres pièces de théâtre du genre, comme c’est le cas pour l’intrigue.

Une lecture intéressante, mais rien d’inédit ou d’inoubliable par rapport à d’autres tragédies de l’époque.

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Les Héritiers du Fleuve

Les Héritiers du Fleuve, Intégrale 1. Tome 1: 1887-1893. Tome 2: 1898-1914. De Louise Tremblay D’Essiambre. Editions Charleston. 542 pages. 2013.

La vie quotidienne de plusieurs familles du Canada français à la fin du 19e siècle et au début du 20e.

En général, avec ce genre d’intégrale, je fais une pause entre les tomes, histoire de ne pas saturer. Ici j’ai tout lu à la suite, pour la mauvaise raison que je ne crois pas que je l’aurais reprise un jour si je l’avais mise de côté. J’espérais qu’en suivant la génération suivante, ça deviendrait plus intéressant. ça n’a pas vraiment été le cas, déjà parce qu’on ne suit pas vraiment cette nouvelle génération.

J’avais choisi ce livre pour son contexte du Canada français et la période historique dans laquelle il se déroule. J’espérais découvrir un peu le pays et ses paysages, apprendre quelques éléments de son Histoire. En fait, le fleuve mentionné dans le titre est pratiquement anecdotique. Les personnages vivent sur ses rives et c’est à peu près tout. Les paysages sont rarement décrits et le contexte historique est à peine abordé.

On suit plusieurs familles dans leur quotidien et leurs préoccupations, à une époque où la vie n’était pas vraiment facile. Ce qui aurait pu être intéressant et d’ailleurs certains points concernant la condition des femmes à l’époque sont abordés. Le problème que j’ai eu, c’est que j’ai trouvé les personnages antipathiques et mesquins au mieux, parfaitement insupportables au pire. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux et j’avais envie de frapper certains avec ma chaussure (l’effet J’ai ramassé une célébrité dans la rue? 😆 ).

La plume de l’autrice est plutôt agréable, les pages se tournent facilement et les chapitres défilent sans problème. J’ai été un peu gênée par contre par le langage employé dans les dialogues, qui mélange le parlé « patois » et la langue soutenue et ne sonne donc pas très naturel à mon avis.

Je crois que tout bêtement, je ne suis pas la cible de ce genre de livres dits « féminins ». Il y manque un approfondissement du contexte (à quoi bon aller au Canada au 19e siècle, si pratiquement tout ce qu’on en apprend, c’est que les gens vivent au bord d’un fleuve et travaillent dur, sans qu’on sache vraiment non plus à quoi), une description des changements inhérents à l’époque et une critique de la société (on mentionne la condition difficile des femmes sans réellement développer leurs sentiments à cet égard ou alors de façon anecdotique). Au final, j’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand chose. D’ailleurs, quand l’autrice fait un bond de plusieurs années dans le temps, c’est comme si elle s’était contentée d’aller au lendemain. Les enfants grandissent et c’est tout. Ce qui est d’autant plus dommage que ce tome se termine là où ça pourrait devenir plus intéressant.

Une déception, la 2e avec un livre traitant de ce sujet*. Si vous connaissez des titres qui pourraient me plaire davantage sur ce même thème, ça m’intéresse, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉 Je ne vous conseille pas vraiment celui-ci, à moins que vous cherchiez une lecture facile à faire dans le genre saga familiale qui ne demande pas un gros investissement.

*J’avais tenté de lire Les Portes de Québec de Jean-Pierre Charland et je m’étais tellement ennuyée que j’avais abandonné après quelques chapitres. Est-ce le genre saga familiale qui n’est pas fait pour moi?

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