La Praxis du Docteur Yov

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La Praxis du Docteur Yov est un roman contemporain de Do Kh., un auteur vietnamien écrivant en français.

J’ai reçu ce livre grâce à une opération Masse Critique Babelio et aux éditions Riveneuve, que je remercie.

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Résumé de l’éditeur:

Bruce est un jeune routard américain, vaguement photographe de presse, qui a «égaré» sa fiancée vietnamienne pendant la chute de Saigon en avril 1975. Décidé à ne pas commettre la même erreur une deuxième fois – et même à se racheter – il part à Beyrouth pendant le siège israélien en juin 1982 pour voler au secours d’une jeune Libanaise qu’il a brièvement connue à Los Angeles. Il y a beaucoup de parallèles, de retours en arrière et bien sûr, c’est écrit d’avance et même téléphoné : cela va se terminer tout aussi mal, sinon pire. Et le docteur Yov ? C’est l’appellation déformée que donnaient les miliciens arabes au fusil mitrailleur léger soviétique «Degtyarev» (ou RPD), populaire pendant le conflit, et ainsi affublé d’un titre médical ou universitaire. Un roman grinçant et tendre.

Nous suivons donc Bruce, un pseudo-photographe qui prend prétexte de sa profession et de ses amours pour voyager – un peu – et glander – beaucoup – entre le Vietnam, la Californie et Beyrouth, de conflits en conflits.

Le roman baigne dans une ambiance d’indécision et de confusion propre à l’époque et au contexte. D’ailleurs l’histoire m’a semblé assez embrouillée, surtout au début. On passe d’une époque et d’un lieu à d’autres sans crier gare, on suit tour à tour un ou deux personnages auxquels je n’ai jamais réussi à m’attacher ou m’intéresser un minimum.

Le style est assez particulier, ce qui rend difficile l’immersion dans l’histoire. Le texte est truffé de références et d’allusions dont 90% me sont totalement passées au-dessus de la tête et m’ont donné l’impression d’être complètement inculte. L’auteur s’invite assez souvent dans le récit pour faire des commentaires ou des blagues, ce qui ne facilite pas non plus la lecture.

Ajoutons à cela une ponctuation parfois aléatoire et des précisions détaillées sur les marques et modèles des appareils photo et armes diverses et vous comprendrez à quel point ma lecture a pu être pénible. Même en ne lisant que 2-3 chapitres à la suite, j’ai trouvé extrêmement fatigant et décourageant de lire ce roman, malgré son pitch original.

En bref, ce roman n’était clairement pas fait pour moi et je n’ai pas du tout apprécié ma lecture. J’ai cru ne jamais en venir à bout et je ne suis même pas sûre d’avoir tout compris. En grande partie à cause du style et des choix narratifs, qui m’ont laissée perplexe.

A noter que le travail éditorial est de qualité et propose une mise en page agréable à l’oeil et un format pratique.

***

La Praxis du Docteur Yov. De Do Kh. Riveneuve Editions. 292 pages.

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3 commentaires pour La Praxis du Docteur Yov

  1. Madame_Love dit :

    Dommage.
    Merci pour ta chronique très intéressante.

  2. Ping : TEST/TAG: Pouvez-vous citer un livre… (3ème édition) | Du côté de chez Cyan

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