Des Garçons bien élevés

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Des Garçons bien élevés est un roman de Tony Parsons, « ancien journaliste de punk rock » et « révélation du polar anglais ».

J’ai reçu ce livre grâce à une opération Masse Critique de Babelio et aux Editions de la Martinière, que je remercie.

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Résumé de l’éditeur:

Vous avez le coeur bien accroché ? Plongez dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine avec le meilleur thriller anglais de l’année. Ils sont sept. Ils se connaissent depuis vingt ans, tous anciens élèves de la très prestigieuse école de Potter’s Field. Des hommes venus des meilleures familles, riches et privilégiés. Mais quelqu’un a décidé de les égorger, un à un. Quel secret effroyable les lie ? Sur quel mensonge ont-ils construit leur vie ? L’inspecteur Max Wolfe va mener l’enquête, depuis les bas-fonds de Londres jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Au péril de sa vie.

Nous faisons donc connaissance avec l’inspecteur Wolfe, qui va fouiller le présent et le passé des protagonistes pour découvrir qui en leur en veut et pourquoi. Quant à nous, l’auteur nous l’a raconté dès le prologue et c’est avec le coeur battant que nous suivons les investigations de Max dans la société anglaise contemporaine. Médias avides de sensationnel morbide, réseaux sociaux déments qui encensent le meurtrier, victimes cachant de noirs secrets, intrigue à tiroirs et non-dits forment la trame de ce roman très prenant.

Les personnages forment un tout crédible, mais souvent inquiétant, voire flippant. Le point de vue est celui de Max, très humain et très attachant, un peu paumé, mais décidé à découvrir le fin mot de l’histoire.

Le roman est assez angoissant, baigne dans une atmosphère malsaine entrecoupée de moments rendus lumineux par l’amour du héros pour sa fille. Certaines choses sont prévisibles, d’autres créent la surprise, même si le cheminement pris par l’auteur ne pouvait conduire qu’à cette fin. Une fin qui laisse un goût amer et donne des frissons.

Le style est très agréable, redoutablement efficace lorsqu’il s’agit de plonger le lecteur dans les méandres de l’enquête. L’auteur fait une critique acerbe de notre société qui consomme l’info sordide comme une drogue, de la violence de notre époque et de la starisation des criminels.

Parmi les défauts de ce livre, on notera pas mal de longueurs et une enquête souvent laissée au second plan. J’ai également été gênée dans ma lecture par les sigles utilisés, qui sont ceux en usage en Angleterre et qui m’étaient inconnus pour la plupart. Des notes en bas de pages les explicitent, mais cassent le rythme de lecture. J’ai trouvé aussi qu’il était facile de confondre certains des personnages secondaires, qui ne se différenciaient pas assez les uns des autres.

Un polar original et glauque, qui bénéficie d’une ambiance réaliste, de bons protagonistes et d’une intrigue bien ancrée dans notre société. Dérangeant et prenant, mais pas inoubliable malgré tout.

***

Des Garçons bien élevés. De Tony Parsons. Editions de La Martinière. 428 pages.

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6 commentaires pour Des Garçons bien élevés

  1. Hello ! Je l’ai sur ma tablette et je suis donc contente que tu m’aies livré ton avis :).
    Bisous & bon week-end
    Johanna

  2. Madame_Love dit :

    Pas mon genre de livre du tout. A première vu, je dirais que des gens reliés par un secret qui meurt au fur et à mesure c’est du déjà vu plein de fois. Après, comme je dis toujours, on peut faire du « réchauffé » et si c’est bien écrit et prenant y a pas de raison.
    Dommage que ça ne t’ai pas plus plu, tu avais l’air pas mal enthousiaste de le lire. Je m’attendais à un coup de cœur ou quelque chose comme ça.

    • ducotedechezcyan dit :

      C’est difficile d’avoir un coup de coeur pour un livre avec une intrigue aussi glauque de toute façon. ça reste une bonne lecture quand même.

  3. mamzette dit :

    Inquiétant, flippant, jusque-là tout allait bien… Sordide, malsain et fin au goût amer, joker! Je vais faire l’impasse, là. Mais tu sais ce que j’adore dans tes critiques? Elles sont tellement constructives qu’elles me font toujours énormément réfléchir à l’écriture, la façon de construire et de mener une histoire. J’apprends des choses. Chuis fan.

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