La Princesse invisible #1

gribouilles

Je n’aime pas que lire, j’aime aussi écrire. Un peu. Moins souvent que je le voudrais. Et je n’obtiens pas toujours le résultat escompté.

Jusqu’ici, je vous ai proposé quelques textes courts, parce que j’aime bien partager ce que je gribouille, mais comme je ne suis pas bien sûre que vous veniez ici pour ce genre de choses, je le fais rarement.

Mais j’ai sous le coude quelques bricoles plus longues, aussi, et je me suis dit que j’allais en partager aussi, sous forme d’épisodes. Si ça vous plaît, je vous en proposerai d’autres, sinon, ben je les garderai pour moi ^^

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une histoire écrite pour Grande Belette quand elle était haute comme 3 pommes à genoux et adorait écouter des histoires dont l’héroïne portait son prénom (dans la version que je vous propose, j’ai modifié le prénom).

N’hésitez pas à commenter 😉

***

LA PRINCESSE INVISIBLE

 

Le lutin susceptible

Il était une fois une petite princesse qui s’appelait Milla. Elle avait de longues boucles blondes, de grands yeux bleus et une jolie fossette au menton. Elle habitait dans un petit château campagnard avec son papa, sa maman et sa petite sœur. Milla aimait manger des glaces au chocolat, faire du toboggan et faire des farces à tout le monde.

Un jour qu’elle se promenait dans la campagne en cueillant des fleurs, elle aperçut un petit lutin endormi sous un champignon. Les mains croisées sur son ventre rebondi, il ronflait comme un bienheureux. Milla gloussa dans sa main et s’approcha doucement pour ne pas le réveiller. Elle ramassa une plume et commença à lui chatouiller les narines. Le lutin fronça le nez et poursuivit sa sieste. Mais la petite princesse continua à le chatouiller en riant. Tout d’un coup, le lutin se redressa, inspira une fois, deux fois, trois fois et poussa un formidable éternuement qui fit s’envoler toutes ses affaires aux quatre coins du monde !

Milla, qui en était tombée les quatre fers en l’air, se releva en époussetant sa robe. Le lutin était furieux du mauvais tour qu’on lui avait joué. « A cause de toi, j’ai perdu mon chapeau à clochette, » se lamenta-t-il. « Et ma ceinture en peau de lézard ! » geignit-il. « Et ma bague en pierre de lune ! » se plaignit-il. « Et mon sifflet magique ! » cria-t-il. « C’en est trop, » hurla-t-il. « Tu mérites d’être punie ! » Il secoua le doigt vers Milla et aussitôt celle-ci devint invisible. Puis le lutin, grognant et marmonnant, repartit vers la forêt où il habitait.

La petite princesse n’en revenait pas d’être invisible. Elle pensait à toutes les bonnes farces qu’elle allait pouvoir faire sans qu’on la voie. Elle rentra chez elle en courant et commença par cacher la couronne de son papa, qui crut l’avoir perdue. Ensuite, elle chipa le maquillage de sa maman et s’en servit pour faire des dessins sur les murs. Enfin, elle accrocha la poupée de sa petite sœur au plafond pour qu’elle ne puisse plus l’attraper. Très satisfaite de tous les tours qu’elle avait joués, Milla s’installa sur un fauteuil pour regarder sa famille chercher ses affaires. Mais comme elle était invisible, quelqu’un finissait toujours par s’asseoir sur elle !

Le soir venu, sa famille la chercha partout sans pouvoir la retrouver. Elle avait beau dire « Je suis là ! Je suis là ! », comme personne ne la voyait, personne ne voulait croire qu’elle était là. Ses parents étaient très tristes, car ils croyaient qu’elle s’était perdue dans la forêt et qu’ils ne la retrouveraient jamais. Sa petite sœur se mit à pleurer. En voyant la peine de sa famille, Milla fut très triste elle aussi : elle en avait assez d’être invisible !

La fée dans le grenier

Milla ne savait pas comment faire pour redevenir comme avant. Elle monta au grenier, pour demander conseil à une petite fée qui avait l’habitude de venir dormir dans une toile d’araignée. « Petite fée ! Petite fée du grenier ! » appela-t-elle. La fée fut si surprise qu’elle en tomba de sa toile et roula sur le plancher poussiéreux. « Qui est là ? » demanda la petite fée. « C’est moi, Milla ! Je suis devenue invisible. Aide-moi à redevenir comme avant, je t’en prie ! »

La petite fée eut pitié d’elle et elle essaya toutes les formules magiques qu’elle connaissait, mais sans succès. « Comment es-tu devenue invisible ? » demanda-t-elle. Milla lui raconta toute l’histoire. La fée la gronda d’avoir joué de si vilains tours à toute sa famille et au lutin. « Il ne te reste qu’une chose à faire, » dit la fée, « réparer toutes tes bêtises, en rendant à chacun ce qu’il a perdu à cause de toi. »

Milla rapporta la couronne de son papa, rendit le maquillage à sa maman et décrocha du plafond la poupée de sa petite sœur. Mais comment savoir où s’étaient envolés le chapeau à clochettes, la ceinture en peau de lézard, la bague en pierre de lune et le sifflet magique du lutin ? Découragée, elle s’assit à la fenêtre et se mit à pleurer.

La Brise du Printemps, qui passait par là, entendit ses sanglots et demanda : « Qui est là ? Qui pleure ? Es-tu un fantôme ? » Milla pleura encore plus fort. « Je ne suis pas un fantôme ! » dit-elle à la Brise. Et elle lui raconta toute l’histoire. La Brise l’écouta attentivement et lui dit : «  Ne pleure plus, petite princesse ! Je sais où est le chapeau à clochettes du lutin : il est tombé très, très loin, là-bas sur la banquise. Suis-moi, je vais te conduire jusque là-bas. » Milla essuya ses larmes et suivit sa nouvelle amie en direction du Pôle Nord.

A suivre!

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11 commentaires pour La Princesse invisible #1

  1. armoric dit :

    Adorable ! Une belle histoire très bien écrite. Vivement la suite des aventures de la petite princesse invisible.

  2. Tu as bien fait de partager cette histoire ! Elle est trop mignonne et très bien écrite ! J’aime beaucoup ! Vivement la suite !

  3. Madame_Love dit :

    Je trouve l’histoire très sympathique pour raconter à un enfant^^
    Je ne suis pas très histoires d’enfants, contes et morales mais, je me répète, pour des enfants (et c’était ton but), ça m’a l’air super. C’est rigolo et frais. On ne s’ennuie pas. Après, peut-être qu’on ne sent pas assez le côté taquin de Milla et la lourdeur du fardeau qu’elle porte car on passe un peu vite dessus.

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