La Princesse invisible #4

gribouilles

Un petit conte sans prétention écrit pour Grande Belette quand elle était toute petite, voici l’épisode 4 🙂

Pour lire les chapitres précédents: épisode 1, épisode 2, épisode 3.

N’hésitez pas à commenter 😉

***

La chouette qui avait peur du noir

Milla était très contente d’avoir retrouvé la ceinture en peau de lézard du lutin. « J’ai déjà retrouvé le bonnet et la ceinture, » dit-elle à Mado. « Il ne me reste plus qu’à retrouver la bague en pierre de lune et le sifflet magique. Mais où peuvent-ils bien s’être envolés ? » Mais le dromadaire n’en avait aucune idée. Le Vent du Sud soufflait encore plus fort que d’habitude, car il était vexé d’avoir été battu à la course par un dromadaire ! Mais en les entendant parler, il comprit qu’il savait où était la bague du lutin. Il dit à Milla : « Mon frère le Vent de l’Est m’a parlé d’une lumière étrange qui était tombé très loin là-bas dans les rizières. Peut-être que c’est la pierre de lune qui brillait de cette façon. Suis-moi et je te montrerai le chemin. » Milla dit au revoir à son ami Mado et suivit le Vent du Sud en grignotant les sandwiches aux dattes que le dromadaire lui avait donné pour la route.

Elle marcha longtemps, longtemps vers l’est. Le Vent du Sud était rentré chez lui, car il ne faisait pas assez chaud pour lui et la petite princesse se sentait bien seule. Quand vint la nuit, elle grimpa dans un arbre pour se reposer dans le creux d’une branche. Elle allait s’endormir quand elle entendit une voix tremblante demander : « Qui est là ? Es-tu un fantôme ? Je ne te vois pas. » « Nooon ! » répondit Milla. « Je ne suis pas un fantôme, je suis invisible !  Et toi, qui es-tu ? » Elle voyait deux boules brillantes s’avancer vers elle dans la nuit et elle n’était pas rassurée. Mais en fait ce n’était qu’une petite chouette toute blanche et tout tremblante qui s’approchait d’elle. « Je m’appelle Chow-Chow, » dit la chouette.  « Comment es-tu devenue invisible ? » Et Milla lui raconta toute son histoire.

Chow-Chow fut tellement impressionnée par les aventures de Milla qu’elle lui proposa de venir passer la nuit dans son nid et de partager son dîner. La petite fille accepta avec plaisir car elle avait très faim et était très fatiguée. « Peux-tu m’aider à retrouver la bague du lutin ? » demanda-t-elle à sa nouvelle amie en dégustant sa soupe de riz. « Nous en reparlerons demain matin, » répondit Chow-Chow. « Il est l’heure de dormir. » « Est-ce que les chouettes ne préfèrent pas sortir la nuit ? » demanda Milla. Chow-Chow parut très ennuyée. « Les autres chouettes sortent la nuit, » dit-elle. « mais moi j’ai peur du noir et je ne sors que le jour. D’ailleurs les autres chouettes se moquent toutes de moi à cause de ça. »

Au petit déjeuner, Chow-Chow expliqua à Milla qu’elle avait ramassé le riz de ses tartines dans une rizière au fond de laquelle brillait une étrange lueur. Mais le paysan à qui appartenait la rizière avait vu aussi la lueur et avait décidé d’aller chercher cet étrange objet dès qu’il ferait jour. « Mais le jour se lève, » dit Milla. « Nous ne pourrons jamais arriver avant lui ! » « Ne t’inquiète pas, » répondit la chouette. « Je vole plus vite que ne souffle le Vent de l’Est ! Monte sur mon dos et nous volerons si vite que nous arriverons bien avant lui ! » Chow-Chow mit ses lunettes de soleil et en donna aussi une paire à Milla pour que la lumière ne blesse pas ses yeux et elles décollèrent aussitôt. Elles volèrent si vite que la petite princesse sentait le doux Vent de l’Est souffler à ses oreilles et voyait défiler le vert des rizières sous elles.

En les voyant passer du haut de leurs nids, les autres chouettes riaient en voyant passer Chow-Chow dans la lumière, mais aucune ne voulait la suivre alors qu’il faisait jour !

Elles virent le paysan sortir de sa maison et se diriger vers sa rizière, mais elles volaient tellement vite qu’elles arrivèrent juste avant lui. Milla pataugea jusqu’à la lueur, plongea la main dans l’eau boueuse et prit la bague en pierre de lune du lutin. « Je l’ai ! » dit-elle en la montrant à Chow-Chow. Mais le paysan arrivait en courant pour reprendre la bague. Les deux amies eurent juste le temps de s’envoler. Le paysan les poursuivit quelques mètres, mais la petite chouette volait effectivement plus vite que ne souffle le Vent de l’Est et il ne put les rattraper.

Sur le chemin du retour, Milla criait aux autres chouettes qui s’étaient moquées d’elle : « Chow-Chow est la chouette la plus courageuse du monde, elle n’a pas peur de la lumière du jour ! » Et les autres n’osèrent plus se moquer d’elle, car elles n’avaient pas eu le courage de sortir pendant la journée.

A suivre!

Publicités
Cet article, publié dans Mes gribouilles, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour La Princesse invisible #4

  1. mamzette dit :

    Encore, encore, encore 😀

  2. Ping : La Princesse invisible #5 | Du côté de chez Cyan

  3. Madame_Love dit :

    Une suite dans la lignée^^

  4. Ping : La Princesse invisible #6 | Du côté de chez Cyan

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s