Des BD en pagaille #9

Spiderman VocationAmazing Spiderman. Vocation. Scénario de J. Michael Straczynski. Dessin de John Romita Jr. Couleur de Dan Kemp et Avalon Studios. Encrage de Scott Hanna. Editions Hachette et Marvel. 138 pages.

Peter Parker, récemment largué par sa femme, fait la connaissance d’un homme mystérieux qui semble tout connaître de ses pouvoirs. En parallèle, un « dévoreur » de super-héros commence à le traquer. Comment Spiderman pourra-t-il s’en sortir? Il faudra lire ce comic bourré d’action et de révélations pour le découvrir 😉

Je ne suis pas spécialement fan de Spiderman, c’est un super-héros que je connais plutôt mal si on excepte les films de Peter Jackson. Mais en voyant sur la couverture le nom de J. Michael Straczynski, le génial créateur de la série Babylon 5, une de mes séries préférées de tous les temps (rien que ça ^^), j’ai eu très envie de voir ce que donnait cette histoire.

Et je n’ai pas été déçue, car après un début un peu long, même s’il met beaucoup de choses en place, la suite est proprement haletante et se dévore en un clin d’oeil. De nombreux thèmes intéressants sont abordés de façon originale et Peter Parker devient rapidement très attachant. Une découverte très sympathique, qui m’a donné envie d’en lire plus sur Spiderman 🙂

***

sous le Soleil de Minuit -corto_malteseCorto Maltese. Sous le Soleil de Minuit. Scénario de Juan Diaz Canales. Dessins et couleurs de Rubén Pellejero. D’après Hugo Pratt. Editions Casterman. 82 pages.

Corto reçoit une lettre de son vieil ami Jack London, qui l’envoie sur les traces de Waka Yamada, une mystérieuse femme qui a partagé sa vie. Notre marin part donc à l’aventure en Alaska, où il croisera la route de nombreux personnages qui l’aideront ou le freineront dans sa quête.

J’ai longtemps hésité avant de me plonger dans cette lecture, car Corto Maltese est ma BD préférée et j’avais peur d’être déçue par ce reboot. J’avais raison d’appréhender cette nouvelle mouture: n’est pas Hugo Pratt qui veut!

Alors tous les ingrédients sont là, mais la sauce n’a pas pris avec moi. D’abord parce que ces ingrédients sont semés dans l’album avec un peu trop d’application. Comme si les auteurs avaient eu une liste à checker… Raspa est là, les allusions aux précédents albums sont là, les rêves sont là, etc. Tous ces clins d’oeil se veulent sans doute un hommage à Pratt, mais au bout d’un moment, l’histoire ne semble être là que pour leur permettre d’exister. Il manque également à cet album la poésie et l’errance telles que les envisageait Hugo Pratt. On voit que Canales et Pellejero ont tenté de les reproduire, mais pour moi la magie est restée absente tout au long de l’histoire. Plutôt que d’essayer d’imiter le « vrai » Corto Maltese, jusqu’à certaines représentations du marin qui sont identiques à celles des anciens albums, il aurait été plus judicieux de nous en offrir une réinterprétation portant une patte nouvelle, du moins il me semble.

Je ne peux pas dire que je suis déçue, car je ne m’attendais pas à retrouver « mon » Corto, mais cette lecture me laisse un goût amer. Si suite il y a, ce sera sans moi, je relirai plutôt les albums signés Hugo Pratt, que je vous recommande vivement si vous ne les connaissez pas encore 🙂

***

Wolverine - Les OriginesWolverine. Les Origines. Scénario de Paul Jenkins. Dessins d’Andy Kubert. Couleurs de Richard Isanove. Editions Marvel et Hachette. 156 pages.

Rose, une jeune orpheline, est amenée au château Howlett pour y tenir compagnie à James, l’enfant malade d’une riche famille canadienne. Logan, le fils d’un métayer, complètera un trio qui grandira ensemble, jusqu’à ce qu’un drame fasse exploser leur quotidien et les oblige à changer de vie.

Il est difficile de résumer l’intrigue de ce comic sans trop en dévoiler. Bien qu’on sache dès le départ sur quoi va porter l’histoire, celle-ci ne manque pas de surprises et de rebondissements inattendus. On découvre donc les origines et l’enfance de celui qui deviendra Wolverine et, si vous avez vu le film du même nom, sachez que l’intrigue est totalement différente ici. Je dois reconnaître que ça m’a un peu déstabilisée! Mais si j’ai personnellement préféré la version racontée dans le film, j’ai quand même apprécié ma lecture. L’intrigue est bien fichue et, même si j’ai trouvé qu’il y avait quelques longeurs, j’ai passé un très bon moment avec ce comic. En grande partie grâce au dessin d’Andy Kubert, qui est absolument magnifique. Certaines planches sont de vraies oeuvres d’art. Rien que pour ce dessin, ce comic vaut d’être lu!

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5 commentaires pour Des BD en pagaille #9

  1. Cristy Sevla dit :

    Un petit trio de BD qui à l’air sympathique 😀

  2. Audrey dit :

    A ma grande honte, je n’ai encore jamais lu Corto Maltese 😦 Un « classique » auquel il va falloir que je donne sa chance.
    Wolverine. Les Origines me tente pas mal.

    • ducotedechezcyan dit :

      Si tu ne l’as jamais lu, alors oui, il faut que tu donnes sa chance à Corto 😉
      Et pour Wolverine, laisse-toi tenter, tu ne le regretteras pas, ne serait-ce que pour les dessins 😉

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