Un Soupçon d’Interdit

Un soupçon d'interdit - françoise bourdin

Un Soupçon d’Interdit. De Françoise Bourdin. Editions France Loisirs. 434 pages.

Daphné a perdu son mari dans un tragique accident. Depuis, sa belle-famille l’a adoptée et elle partage son temps entre son travail de caviste, Dimitri, le frère de son mari devenu son meilleur ami, et les visites à La Jouve, la maison familiale où toute la tribu se réunit. Max, le patriarche caractériel, sculpteur en panne d’inspiration depuis la mort de son fils, cache de lourds secrets qui pourraient faire éclater sa famille. Dimitri quant à lui culpabilise en découvrant que Daphné lui inspire plus que de l’amitié.

Ce livre m’avait été offert par ma tante lors de sa sortie (en 2009!) et je n’avais jamais eu trop envie de le lire. Je me disais que cette histoire familiale cachait une romance un peu incestueuse et ça ne m’emballait pas vraiment. Mais j’ai eu envie d’une lecture « facile » (dans le sens « pas compliqué qui se lit vite ») et, pour moi, les romans de Françoise Bourdin entrent dans cette catégorie.

Alors pour le côté dérangeant de la romance beau-frère/belle-soeur, je ne m’étais pas trompée: j’ai trouvé ça quand même assez bizarre. Mais comme les personnages en ont conscience, ça n’a pas trop eu de mal à passer. En plus, contrairement à ce que laisse penser le 4e de couverture, cette histoire n’arrive pas dès le début. L’auteure prend (beaucoup) le temps de poser les bases de l’environnement et de la famille. On découvre la place et les occupations de chacun, les relations entre les personnages, etc. On sent le mystère planer et les secrets ronger certains, mais l’ambiance n’est pas lourde ou glauque, c’est juste le quotidien d’une famille heureuse et épanouie, du moins en apparence, dont on se doute qu’il va finir par être chamboulé.

L’auteure prend son temps avant de commencer à distiller des informations. Les secrets de Max sont éventés petit à petit pour le lecteur, puis ceux d’autres personnages commencent à faire surface tandis que le regard de Dimitri sur Daphné évolue. Mais tout arrive doucement, lentement, sans heurts, du moins au début. Pour dire les choses précisément: l’introduction, si c’en est une, est franchement très longue. Il faut quelques chapitres avant que les 1ers détails donnent de l’intérêt à l’intrigue et la description du quotidien de cette famille heureuse n’a rien de bien passionnant. On pourrait se dire que ça permet d’apprendre à connaître les personnages, mais j’ai eu l’impression qu’on restait quand même beaucoup en surface, surtout pour ceux qui sont un peu en retrait. Le portrait de ceux-là est brossé en quelques coups de pinceaux par le biais de quelques traits de caractères. C’était à peine suffisant pour certains: j’ai par exemple confondu Béatrice et Diane pendant une bonne partie du roman…

Heureusement le style est fluide, plutôt agréable, et la lecture est rapide, simple, pas prise de tête. Quelques touches d’humour, mais globalement l’ambiance n’est pas follement joyeuse non plus. Et la romance, si elle sonne plutôt juste, n’a rien de passionnant.

Une lecture en demi-teinte, donc, pour ce qui est de l’histoire, mais qui a rempli son office en me permettant de souffler entre d’autres lectures qui demandent plus d’investissement et de concentration. A lire si vous aimez les histoires avec des secrets de famille lourds à porter et les romances très lentes.

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