Des BD en pagaille #25

J'ai tué MaratJ’ai tué Marat. Scénario de L.F. Bollée. Dessin d’Olivier Martin. Editions Vents d’Ouest. 56 pages.

France, 1793. Charlotte Corday est guillotinée pour avoir assassiné Jean-Paul Marat, un des responsables de la Terreur. Dans un endroit indéfini, son esprit va être confronté à celui de sa victime. Un dialogue va se nouer, entre mise en accusation et récit biographique.

Mes connaissances sur cet évènement étaient assez nébuleuses et je pensais que cette BD allait m’éclairer. Ce fut en partie le cas, mais mon ignorance a également été un frein à ma compréhension de certaines choses évoquées ici. Une mise en contexte m’aurait été utile…

De fait, si j’ai trouvé cette lecture intéressante, je n’ai pas réussi à entrer véritablement dedans. Le dialogue post-mortem des 2 personnages n’est pas un artifice qui m’a parlé et l’absence de linéarité dans le récit m’a parfois égarée (en grande partie parce que je ne me sentais pas vraiment concernée, je le reconnais).

Les dessins et les couleurs sont agréables, certaines planches sont très belles et il y a un grand souci du détail, notamment pour ce qui est des décors et des costumes. On sent qu’il y a un important travail de recherche derrière.

Une BD de qualité, mais que je n’ai pas su apprécier réellement, alors que j’en avais envie.

***

Catwoman à RomeCatwoman. A Rome… Scénario de Jeph Loeb. Dessin de Tim Sale. Editions Eaglemoss collections et DC Comics. 152 pages.

Suite aux évènements de Un long Halloween, Selina Kyle part à Rome avec Edward Nygma pour tenter de percer le mystère de ses origines. Le chef de la mafia, qui détenait la vérité, est assassiné sous ses yeux de façon inattendue et elle va s’associer à un tueur à gages pour découvrir la vérité en dépit des embûches.

Je dois avouer que lorsque j’ai vu que ce numéro allait être consacré à Catwoman, j’ai longuement hésité à l’acheter… Outre que le personnage est loin de me passionner, je doutais que l’histoire présente beaucoup d’intérêt.

Finalement, même si l’intrigue n’est pas follement passionnante, le récit s’est avéré distrayant et enlevé. Il y a beaucoup d’action, mais également de l’introspection via un procédé (que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas vous spoiler) vraiment intéressant et bien mis en oeuvre.

Les dessins ont les mêmes défauts et qualités que ceux des autres tomes de cette « série », s’agissant du même dessinateur. Le seul reproche que j’ai à faire à ce comic n’est pas des moindres cependant: l’histoire est prétexte à proposer d’innombrables planches de l’héroïne plus ou moins dénudée, ce que je trouve très agaçant. Comme si les femmes ne pouvaient exister sans dévoiler leur corps à tout bout de champ! Autre point négatif, mais qui ne m’a pas trop gênée: beaucoup de cases font totalement abstraction du décor. C’est dommage quand on choisit d’emmener ses personnages à Rome de ne pas exploiter l’environnement jusqu’au bout.

Bref, une histoire plus intéressante que ce à quoi je m’attendais, que j’ai lu très vite sans jamais m’ennuyer, mais qui aurait mérité moins de nudité et plus de détails dans les décors.

A noter que l’action se situe chronologiquement parlant entre Un long Halloween et Amère Victoire. Mais j’ai trouvé parfait de le lire après ces 2 longues histoires et pas entre les 2.

***

Jupiter's Legacy tome 1Jupiter’s Legacy tome 1: Lutte de Pouvoirs. De Mark Millar et Frank Quitely. Editions Panini Comics. 136 pages.

1932, Maroc. Un groupe d’amis est à la recherche d’une île mystérieuse (qui a dit Lost? ^^) apparue en rêve à Sheldon Sampson. Etats-Unis, 2013. Sheldon et ses compagnons, dotés de super-pouvoirs, veillent à la sécurité du monde, plus ou moins volontairement assistés par leurs enfants et petits-enfants. Mais des dissensions éclatent entre les super-héros sur la façon de sauver la planète.

J’ai craqué sur ce comic à cause de sa très jolie couverture et des excellentes critiques dont elle est l’objet. Et je dois dire que j’ai été séduite par la qualité du récit et des dessins, par l’originalité du point de vue et la mise en oeuvre également.

Cependant j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et j’ai l’impression d’être restée tout du long à l’extérieur de l’intrigue. Je ne saurais pas trop expliquer pourquoi, parce que je reconnais objectivement l’immense qualité de ce 1er tome… La surabondance de personnages m’a peut-être gênée, du fait qu’on reste en surface. Quand certains d’entre eux interviennent, on ne sait pas forcément qui ils sont, même si on apprend quelques détails à leur sujet ensuite.

En bref, je dirais que je serai plus à même d’apprécier réellement cette histoire lorsque j’aurai l’occasion de lire le (les?) tomes suivants. Pour l’instant, je reste sur ma faim, ce dont je suis la 1e déçue…

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3 commentaires pour Des BD en pagaille #25

  1. vinushka64 dit :

    J’espère avoir l’occasion de lire « Jupiter’s Legacy » ! Dans les BD comme « J’ai tué Marat », j’apprécie la mise en contexte qui rend la lecture plus accessible et creuse un peu sujet (souvent quelques pages placées en fin sur les quelques BD que j’ai pu lire). Dommage qu’ici cela n’y soit pas.

    • ducotedechezcyan dit :

      On pourra comparer nos avis sur Jupiter’s Legacy 😉
      Pour J’ai tué Marat, c’est dommage parce que ça aurait pu être plus accessible avec quelques explications pour les ignorants comme moi ^^

  2. Ping : Ce que j’ai lu en janvier | Du côté de chez Cyan

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