Pension Vanilos

Pension Vanilos - Agatha Christie

Pension Vanilos. D’Agatha Christie. Editions Club des Masques. 250 pages. (1956)

La pension Vanilos est un établissement qui héberge des étudiants et des jeunes travailleurs, dirigé par l’énergique Mrs Hubbard. Celle-ci va consulter Hercule Poirot, suite à la disparition d’une série d’objets pour le moins incongrue. Persuadé qu’un mystère plus grave qu’une succession de petits larcins se cache derrière ces évènements, le détective va mettre ses petites cellules grises au service d’une enquête pour le moins compliquée.

Après ma lecture de Le Meurtre de Roger Ackroyd, je restais sur une impression de déception due aux spoilers dont j’avais fait les frais. Je ne voulais pas laisser persister ma frustration, aussi me suis-je presque immédiatement plongée dans une autre enquête d’Hercule Poirot. J’ai choisi Pension Vanilos pour une bonne raison: je n’en avais jamais entendu parler! Risque de spoiler: 0!

Et quelle bonne surprise que ce roman! L’auteure part d’un schéma assez classique (tous les suspects réunis dans un même lieu), mais le réinvente suffisamment pour donner la sensation de l’inédit. Les liens entre les protagonistes paraissent plus complexes et l’intrigue part dans une direction que je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vue chez Agatha Christie (mais je n’ai pas tout lu, je me trompe peut-être).

La façon dont l’affaire se présente à Poirot m’a fait rire (je vous laisserai la découvrir par vous-mêmes 😉 ), celle dont il s’immisce dans l’enquête est bien menée et les indices proposés m’ont suffisamment embrouillée pour que, comme souvent, j’aille de fausses pistes en fausses pistes jusqu’à la découverte du fin mot de l’histoire, que je n’avais pas vu venir.

Un point négatif qui a eu du mal à passer, par contre: le racisme (probablement ordinaire à l’époque) avec lequel sont décrits les personnages issus des pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Agatha Christie tente de leur donner une image positive, mais avec une condescendance et une accumulation de clichés dignes du colonialisme britannique le  plus déplaisant. Choquant pour le lecteur contemporain.

Malgré cette réserve, qui fait que je me suis sentie parfois mal à l’aise au cours de ma lecture, je vous conseille ce très bon opus des aventures d’Hercule Poirot.

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5 commentaires pour Pension Vanilos

  1. Madame_Love dit :

    Il me semble que c’est une histoire qui est passée dans la série télé. Je ne lis pas Christie mais j’aime bien l’humour de cette série.

  2. Ping : Ce que j’ai lu en février | Du côté de chez Cyan

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