Les Sept contre Thèbes

Eschyle - Tragédies complètesLes Sept contre Thèbes. D’Eschyle. Editions Folio, collection classique. 37 pages / 467.

Cette pièce reprend les légendes autour d’Oedipe et sa famille. Je résume brièvement: on a prédit au roi Laïos et à sa reine Jocaste que s’ils avaient un enfant, celui-ci tuerait le premier et épouserait la seconde, ce qui amènerait la destruction du royaume de Thèbes. Le couple royal abandonne donc le bébé aux bêtes sauvages, mais Oedipe est recueilli par le roi de Corinthe. Arrivé à l’âge adulte, il part à l’aventure, rencontre un voyageur déplaisant, qu’il tue. Il réalise ainsi la 1e partie de la prophétie, ce voyageur se révélant être Laïos. Il vainc ensuite le sphinx, qui ravageait le pays, et on lui offre en récompense la main de la reine (en réalité sa mère) et le royaume, qui est alors victime d’une peste étrange. Les oracles sont consultés et on découvre ce qui s’est passé. Jocaste se suicide et Oedipe se crève les yeux en pénitence. Mais il ont eu 4 enfants: 2 fils, Etécole et Polynice; 2 filles, Antigone et Ismène. Ses fils se moquant de lui, Oedipe les maudit. Après la mort de celui-ci, Etéocle et Polynice doivent partager la royauté et régner chacun à leur tour une année sur l’autre. Evidemment à la fin de la 1e année, Eteocle refuse de laisser la place à son frère, qui va s’allier avec les Argiens pour reprendre Thèbes.

La pièce commence alors que l’armée argienne et ses 7 chefs (d’où le titre) assiège Thèbes. Etéocle organise la défense de la cité, tente de rassurer la population et s’apprête à aller combattre son frère dans un duel fratricide où il ne peut y avoir de vainqueur. On est dans la tragédie, alors évidemment tout se finit mal pour tout le monde, mais la suite de l’histoire de cette famille maudite est racontée dans Antigone par Sophocle ou, dans une version plus récente, par Jean Anouilh (si ça vous intéresse de connaître la suite).

Je dois dire que j’ai trouvé cette pièce un peu difficile à apprécier, la présentation qui la précède et les notes de fin m’ont semblé plus intéressantes que le texte en lui-même. D’une part parce qu’il y a très peu d’action, surtout des lamentations de la part du choeur (qui représente les femmes de la cité) et des énumérations des assiégeants. Sans les explications, je serais passée à côté de la réflexion sur la notion de prédestination, par ex. Il faut dire qu’Eschyle ne rentre pas dans les détails, ce qui se comprend s’agissant d’une légende que les spectateurs de ses pièces connaissaient parfaitement.

Si je devais résumer mon impression sur cette pièce, je dirais qu’en tant que lectrice contemporaine j’aurais eu du mal à trouver là un quelconque intérêt s’il ne s’était pas agi d’une version commentée. D’ailleurs je crois que c’est le seul moyen de réellement comprendre ces pièces aujourd’hui: à travers les commentaires des spécialistes de l’Antiquité grecque…

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3 commentaires pour Les Sept contre Thèbes

  1. Cristy Sevla dit :

    J’aime bien cet univers autour de l’histoire d’Oedipe, mais j’ai peur de trouver ça barbant, je ne suis pas très pièce de théâtre 🙂

    • ducotedechezcyan dit :

      Disons que celle-ci n’est pas super facile d’accès (heureusement qu’il y a les commentaires ^^), mais si le sujet t’intéresse la pièce d’Anouilh que je cite est nettement plus accessible pour un lecteur contemporain 😉

  2. Ping : Orestie: Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides | Du côté de chez Cyan

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