A perdre Haleine

A perdre Haleine. D’Aga Lesiewicz. Editions France Loisirs. 415 pages. (2016)

Anna est cadre dans une boîte de production londonienne et vient de rompre avec son petit ami parce qu’il est trop parfait. Férue de running, elle court tous les jours à Hampstead Heath, son parc préféré. Mais l’endroit va bientôt être la scène de viols en série.

L’histoire nous est intégralement racontée du point de vue d’Anna, à la 1e personne du singulier. Nous n’avons donc pas accès à l’enquête en direct. Ce n’est d’ailleurs que dans la dernière partie du livre que nous en avons un aperçu, mais toujours du point de vue de la narratrice. Celle-ci vit sa vie normalement, continue de courir dans le parc malgré les évènements et y mène même une liaison torride avec un mystérieux inconnu.

La plume de l’auteure est très agréable et l’intrigue est assez addictive. On a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire et de vérifier si les soupçons qu’on a développés au fil du récit vont se vérifier. On nous livre suffisamment d’indices pour avoir une idée ou 2 sur la question. Personnellement je n’avais deviné qu’en partie comment les choses allaient se décanter et je dois dire que la partie que je n’avais pas devinée me laisse un peu mitigée. Quoi qu’il en soit, la résolution est satisfaisante et ne semble pas débarquer de nulle part.

Une lecture plutôt sympathique, donc, si ce n’est un point négatif qui fait pencher la balance du mauvais côté (du moins pour moi): l’héroïne est particulièrement antipathique. Egoïste, égocentrique (ce qu’elle a au moins le mérite de reconnaître), complètement inconsciente et assez pénible, voire odieuse, Anna m’a insupportée du début à la fin. J’ai eu envie de la frapper tout au long de ma lecture. Le fait que j’aie malgré tout poursuivi jusqu’au bout est dû à l’intrigue prenante et pas aux personnages, quels qu’ils soient: Anna est tellement centrée sur elle-même et sur les hommages masculins qu’elle attire à chaque heure du jour (fantasme de l’auteure?) qu’elle en dit assez peu même sur ses amis, ce qui n’aide pas à la rendre attachante.

Bref, à lire pour l’histoire qui reste assez palpitante, malgré son héroïne insupportable et égocentrique.

Publicités
Cet article, publié dans Lecture, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s