Des BD en pagaille #30

Justice League. Legends. Scénario de John Ostrander et Len Wein. Dessin de John Byrne. Editions DC Comics et Eagemoss Collections. 156 pages. (1986-1987)

Dans une dimension parallèle, le super-méchant Darkseid se rappelle soudain qu’il n’a pas vaincu la Justice League et envoie ses sbires pour y remédier. La plupart des humains vont se retourner contre les super-héros et rendre les choses encore plus difficiles.

Quelle histoire embrouillée que celle-ci!

L’argument de départ est plutôt faiblard, mais l’histoire plonge presqu’immédiatement dans l’action, ce qui rend la lecture assez facile. Cependant, l’ensemble m’a paru vraiment confus. Et le fait de mal connaître l’univers de la / des Justice League(s) m’a rendu la compréhension de l’intrigue encore plus compliquée. Je n’avais jamais entendu parler de certains super-héros ou super-vilains présents ici et, comme rien n’est expliqué à leur sujet, ça a achevé de me paumer. Mentionnons aussi l’apparition subite et inexpliquée d’un interlocuteur, qui m’était inconnu aussi, pour Darkseid…

Les dessins quant à eux sont loin de correspondre au style que j’apprécie en matière de comics. On est typiquement dans les années 1980, avec des couleurs criardes qui font mal aux yeux et des visages pas très jolis qui, pour couronner le tout, prêtent parfois à confusion sur l’identité des personnages parce qu’ils se ressemblent trop. Pour finir, il y a très peu de décors à l’arrière-plan pour donner un peu d’épaisseur à l’environnement.

Un fois démêlé tout ça, on trouve quelques thèmes et questionnements intéressants, mais dans l’ensemble j’ai l’impression de n’avoir rien compris et je n’ai pris aucun plaisir avec les dessins.

A moins de très bien connaître la Justice League et ses différents avatars, je ne vous conseille pas ce comics, en tout cas sûrement pas pour débuter avec cet univers.

***

Princesse Sara tome 2: Princesse déchue. Scénario d’Audrey Alwett. Dessin de Nora Moretti. Couleurs de Claudia Boccato. Editions Soleil, collection Blackberry. 48 pages. (2011)

Suite aux évènements du 1er tome, nous retrouvons la jeune Sara à la merci de la terrible Miss Minchin et des autres occupantes de la pension. Et dire qu’on lui mène la vie dure serait un euphémisme.

Je n’entrerai pas dans les détails, pour ne pas spoiler ceux qui ne connaîtraient pas encore cette histoire 😉

J’ai personnellement préféré ce tome au 1er, dans lequel j’avais trouvé l’héroïne assez agaçante de perfection béate. Ici sa personnalité éternellement optimiste et bonne est tempérée par quelques accès de rébellion et des tentatives pathétiques pour supporter la cascade de malheurs qui lui tombent sur la tête. Les mauvais traitements infligés par les autres protagonistes sont choquants et contribuent à la rendre plus sympathique.

En parallèle, d’autres intrigues se mettent en place, ce qui permet d’enrichir l’univers; le côté légèrement steampunk donne également de l’intérêt à une histoire qui aurait pu paraître vieillotte ou manquer d’ambitions aux lecteurs familiers du vieux dessin animé.

La grande force de cette série, outre les ajouts mentionnés ci-dessus, réside dans la très grande qualité des dessins, que ce soit dans la finesse des traits des personnages ou dans la profusion de détails qui habillent les décors et les costumes. La mise en couleur est également très riche et permet d’installer des ambiances différentes selon les lieux où se déroulent les évènements.

Une très bonne lecture; j’ai très hâte de lire le tome 3! 🙂

***

Batman. Un Deuil dans la Famille. Scénario de Jim Starlin et James Robinson. Dessin de Jim Aparo et Lee Weeks. Suivi de A marquer d’une Pierre blanche. Scénarion de James Robinson. Dessin de Lee Weeks. Editions DC Comics et Eaglemoss Collections. 156 pages. (1988-1989, 1997)

Après le départ de Dick Grayson, le 1er Robin, Batman a adopté Jason Todd, qui a repris le costume et les fonctions de son prédécesseur. Mais Batman trouve qu’il prend trop de risques et ne l’écoute pas assez. Il décide de le mettre au vert pour quelques temps. Mais Jason découvre que sa mère biologique n’est pas celle qu’il a élevé et part à sa recherche, pendant que Batman suit la piste du Joker.

La particularité de cette histoire, c’est qu’à l’époque de sa publication en numéros, le public pouvait voter pour décider du sort de Jason: allait-il mourir des suites de cette aventure ou allait-il y survivre?

Les thèmes abordés ici sont plutôt intéressants. Les questionnements de Robin font écho à ceux de Batman tout comme ceux de Jason font écho à ceux de Bruce Wayne. Tous deux ont perdu leurs parents et tous deux vacillent entre leurs identités respectives. Ceci se double chez l’un d’une quête de ses origines, tandis qu’elle se double chez l’autre d’un sentiment de responsabilité paternelle et d’un pessimisme presque pathologique. Tout repose d’ailleurs sur la dualité dans cette affaire, les personnages réfléchissant régulièrement à celle de leurs identités, civile ou super-héroïque, qui doit prendre le dessus sur l’autre.

Même si globalement l’histoire est plutôt intéressante, elle m’a semblé également plutôt simpliste, naïve, sur de nombreux points. Il y a énormément de facilités et de coïncidences. Sur la fin, certains évènements sont également trop énormes pour sembler crédibles.

Le dessin quant à lui est typique des années 1980 et a un peu les mêmes défauts que ceux que je mentionnais plus haut au sujet de Legends. Idem pour la mise en couleur.

Et je me pose la question: est-il bien normal que le costume de Robin l’oblige à se balader constamment en slip? Déjà que la relation Batman-Robin est parfois présentée de manière un peu tendancieuse, même involontairement, ce n’était peut-être pas la peine d’en rajouter en montrant un adolescent en sous-vêtements, non?

La 2e histoire, très courte, est une réécriture très résumée de la même histoire, qui fait la part belle à Alfred et à la relation qu’il entretient avec « ses garçons ». Si j’ai bien compris, elle fait partie d’un ensemble intitulé Legends of the Dark Knight (si vous avez des informations sur le sujet, je suis très intéressée 😉 ).

Une lecture sympathique, qui se lit bien, mais qui souffre à mon avis d’un manque d’approfondissement et d’un dessin un peu trop daté.

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2 commentaires pour Des BD en pagaille #30

  1. Audrey dit :

    Il faudrait que je lise par curiosité Princesse Sara, je me souviens que j’avais de grosses fan de la série dans mon entourage 🙂

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