Tess d’Urberville

Tess d’Urberville. De Thomas Hardy. Editions France Loisirs. 454 pages. (1891)

Angleterre, 19e siècle. Tess est une jeune paysanne naïve que sa famille incite à travailler chez les d’Urberville, dont ils se croient parents. Elle va tomber entre les mains d’un homme peu scrupuleux qui va profiter d’elle et ruiner son avenir.

Le billet que vous lisez est ma 3e tentative d’avis sur ce livre… Il faut dire que ma lecture a été difficile et riche en émotions! Il m’a fallu plus d’un mois pour en venir à bout, et pas seulement parce que le récit est très contemplatif. Avant tout, j’ai énormément fulminé au cours de ma lecture!

Car si le livre est assez long et l’histoire assez dense, la plume est belle et fluide. Je n’aurais pas pu le dévorer d’une traite, mais le texte ne présente pas de difficulté particulière. La mise en place est un peu longue et il se passe peu de choses pendant de longs passages. Néanmoins, ça se lit plutôt facilement.

Par contre, le contenu m’a fait bouillir, au point que j’ai rarement réussi à lire plus de 2 ou 3 chapitres d’affilée. J’ai même failli balancer mon livre plusieurs fois. Parce que l’histoire de Tess est profondément tragique et injuste. Tout au long du livre, elle est victime à la fois du puritanisme ambiant et de ce que j’appelle l’effet « les-hommes-tous-des-salauds ». En vrai, bien sûr que les hommes ne sont pas tous des salauds ^^ Mais c’est l’impression que donne ce bouquin…

Et parlons aussi du résumé, qui nous apprend que Tess a été « séduite et abandonnée »… On devrait lire: sexuellement harcelée, violée et re-sexuellement harcelée!

Alors que je lisais ce livre, une de mes amies m’a dit « oh, j’aurais adoré vivre à cette époque! ». Je sais qu’elle n’est pas la seule à le penser. Vous qui croyez cela, mettez de côté vos romances historiques habituelles et lisez Tess! Vous verrez que le vrai 19e siècle n’a rien de romantique et que la vie à cette époque, pour les femmes, était loin d’être enviable!

Vous l’aurez compris, ce livre m’a profondément mise en colère et je pense que c’était en partie le but de l’auteur que de susciter l’indignation. ça n’a donc pas été une lecture facile ou plaisante, malgré la plume très belle et l’originalité des images proposées, mais Tess d’Urberville vaut la peine d’être lu.

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6 commentaires pour Tess d’Urberville

  1. tomlinley dit :

    On a vraiment une image romantique de l’époque, c’est sur. Je ne lirais pas le livre parce que je n’en ai pas le courage mais ton résumé m’a déjà suffisamment outrée et marquée. Merci.

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  2. Un avis intéressant que tu as là ! Je rajoute à ma wishlist (même si je pense que c’est déjà fait ^^)

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  3. Madame_Love dit :

    Ton avis ne me donne pas très envie. Je n’aime déjà pas beaucoup les histoires qui se passent à cette époque, je ne pense pas pouvoir lire toutes ces horreurs.

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