La Pâtissière de Long Island

La Pâtissière de Long Island. De Sylvia Lott. Editions J’ai Lu. 574 pages. (2014)

Résumé de l’éditeur: Au début des années 1930, la jeune Marie est forcée de quitter le foyer familial : son père, catholique, s’oppose à sa relation avec l’instituteur protestant du village et l’envoie rejoindre ses deux frères installés à New York. Après un temps d’adaptation difficile dans un monde bien loin de sa Frise natale, elle entreprend de conquérir la ville et ses élites culturelles grâce à une recette de cheesecake qu’elle adapte avec les ingrédients locaux. Soixante-dix plus tard, Rona, sa petite-nièce qui vit en Allemagne est en pleine crise professionnelle et personnelle lorsqu’elle rend visite à Marie. Celle-ci lui raconte l’histoire de sa vie et lui confie avant son retour la recette du fameux cheesecake lui offrant ainsi la possibilité d’un nouveau départ.

J’ai reçu ce livre grâce à une Masse Critique Babelio et aux éditions J’ai Lu, que je remercie pour cette lecture.

Nous sommes ici dans un roman à 2 voix, même si un seul des personnages se raconte à la 1e personne. Nous suivons d’abord essentiellement Marie, de sa jeunesse en Allemagne jusqu’à sa vie après son arrivée aux Etats-Unis, le récit étant entrecoupé de scènes autour de Rona, de ses problèmes et de sa rencontre avec sa grand-tante. Puis les choses évoluent et c’est l’histoire de Rona qui est parsemée de tranches de la vie de Marie.

C’est l’histoire de Marie que j’ai trouvé la plus intéressante, entre découverte d’un nouveau monde et libération de la femme. Celle de Rona m’a semblé prévisible et très ordinaire, entre chagrin d’amour et problèmes de boulot. La 1e a une personnalité ouverte et rafraîchissante; la seconde est plus terne et pas très attrayante, c’est sa relation avec son grand-père qui, pour moi, lui évite d’être totalement sans intérêt. Dans les 2 cas, c’est l’histoire d’un cheminement qui nous est racontée, à travers la découverte de nouveaux horizons, mais aussi du passé familial.

J’ai particulièrement apprécié de découvrir l’Amérique des années 30 à travers les yeux de Marie, jeune immigrée allemande qui n’avait jamais quitté sa Frise natale. L’auteure nous décrit le choc des cultures et l’évolution de cette jeune femme forte et courageuse et c’est vraiment très intéressant. Beaucoup trop long, à mon avis, mais ça passe plutôt bien, grâce au style fluide et vivant de Sylvia Lott. Les « aventures » de Rona ne m’ont pas trop plu, en revanche, du fait que je n’appréciais pas le personnage et qu’elle avait tout de l’héroïne de romance contemporaine basique.

Car évidemment, de la romance il y en a. Des femmes célibataires qui s’assument et le vivent bien, ça ne semble pas exister en littérature dite « féminine », en tout cas pas chez les personnages principaux, ça ferait désordre. Et pas question de conclure sans que les héroïnes soient casées, des fois que les lectrices s’imagineraient qu’on peut être heureuse sans un homme…Bref, le livre est vendu comme la rencontre de 2 femmes indépendantes autour d’une recette de cheesecake, mais est finalement prétexte à leur trouver un conjoint. Même si la plus grosse part du récit ne tourne pas autour de la romance, le fait que le livre ne puisse pas se conclure sans ça me donne l’impression d’avoir été un peu arnaquée sur le contenu.

Une lecture sympathique, donc, mais qui n’a rien d’inoubliable et qui ne sort pas des sentiers battus.

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