Des BD en pagaille #37

Green Lantern / Green Arrow: Sur la Route. Scénario de Dennis O’Neil. Dessin de Neil Adams. Editions Eaglemoss collections et DC Comics. 176 pages. (1970-1971)

Parce qu’ils ne sont pas d’accord sur ce qu’est la justice, Hal Jordan et Oliver Queen décident de faire un périple ensemble à travers les Etats-Unis, pour y découvrir comment vivent les gens. Parfois accompagnés par un immortel du Conseil des Green Lanterns et Black Canary, ils vont se retrouver confrontés à divers ennemis et vont tenter de faire la part des choses entre ce qui est légal et ce qui est juste.

Le point de départ est plutôt intéressant et on fait un peu un tour d’horizon des thèmes d’actualité au début des années 1970: corruption politique, appât du gain des hommes d’affaire, misère des réserves indiennes, sectes d’illuminés, place de la femme (la préface du traducteur parle de féminisme, mais le rendu est tellement naïvement macho que je ne reprendrai pas ce terme), etc. Le traitement, s’il est efficace, m’a semblé un peu cliché et les intrigues se résolvent assez facilement pour les protagonistes. Les personnages sont sympathiques, pour une fois j’ai trouvé qu’ils avaient une personnalité vraiment marquée (je connais assez mal ces 2 héros, mais du peu que j’ai lu jusqu’ici, j’avais tendance à penser qu’ils se fondaient un peu trop dans la masse).

Côté dessin, on n’est pas vraiment dans un style qui me plaît. Le trait et les couleurs me semblent assez typique des années 70, parfois ça peut faire un peu mal aux yeux. Mais ça correspond bien au propos et à son époque.

Une lecture intéressante pour en découvrir plus à la fois sur des personnages que je connais mal et sur les comics de l’époque. Malgré tout je n’ai pas spécialement accroché, c’était sympa, mais sans plus pour moi.

***

Culottées tome 1. De Pénélope Bagieu. Editions Gallimard. 144 pages. (2016)

Cette BD rassemble 15 portraits de femmes « hors normes » pour leur époque, qui ont fait fi de l’opinion d’autrui et ont vécu selon leurs propres principes.

Je pense qu’il est inutile de présenter cette BD dans le détail, elle a fait beaucoup parler d’elle depuis sa sortie. Ce sont les avis très positifs lus et entendus partout qui m’ont donné envie de la lire. Et je dois dire que si l’aspect condition des femmes m’a totalement convaincue, j’ai trouvé que ce 1er tome m’a paru un peu surestimé.

Toutes les histoires sont intéressantes (bien que certaines m’aient plus touchée que d’autres, notamment celles des Mariposas ou de la sorcière du Magicien d’Oz) et racontées de manière suffisamment ludique pour que ça ne soit jamais fastidieux. Les dessins sont simples, mais très jolis, et correspondent parfaitement à la manière de raconter. Malgré tout je n’ai pas trouvé qu’il y avait réellement matière à s’extasier à ce point: on reste en surface et les histoires ne sont racontées que dans les grandes lignes (vu le format, difficile de creuser davantage).

Une lecture sympathique, tant du point de vue du dessin que du propos, qui a le très grand mérite de faire découvrir des histoires de femmes méconnues dans le contexte actuel où les droits des femmes sont en recul flagrant. Mais ce recueil a un grand défaut: je n’ai pas envie de la relire à l’avenir, ce qui pour une BD (surtout de ce prix) est rédhibitoire pour moi. Je recommande malgré tout pour les thèmes abordés.

***

Le Petit Nicolas. La Bande dessinée originale. Scénario de René Goscinny. Dessin de Jean-Jacques Sempé. Editions IMAV Eds. 48 pages. (2017)

Cette BD est composée de mini-sketches assez brefs qui mettent en scène le Petit Nicolas et son entourage, généralement autour d’une bêtise commise en toute innocence par le héros, au détriment des adultes.

Si j’ai bien compris, cette BD précède les romans que nous connaissons tous et c’est vrai que les mini-histoires proposées ressemblent à une esquisse des livres. On y retrouve essentiellement Nicolas et ses parents, ainsi que leur voisin, pour une série de gags assez basiques.

Si j’ai un reproche à faire à ce recueil, c’est d’être très ancré dans son époque (s’il est paru cette année, le contenu vient directement des années 50), tant par le propos que par le dessin. Les enfants d’aujourd’hui n’y verront sans doute pas grand intérêt. Les adultes ayant lu les aventures du Petit Nicolas s’y plongeront par nostalgie. Personnellement je n’y ai pas pris autant plaisir qu’à la lecture des romans. J’ai à peine souri une ou deux fois et globalement je me suis plutôt ennuyée.

Les fans du Petit Nicolas apprécieront, les autres peuvent passer leur chemin, à moins d’être inconditionnels des auteurs. Une déception pour moi.

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2 commentaires pour Des BD en pagaille #37

  1. Est-ce que tu comptes lire le deuxième tome de Culottées ? Peut-être que les destins choisis dans celui-ci te toucheront au point de vouloir le relire 🙂

    • ducotedechezcyan dit :

      Si l’occasion se présente, pourquoi pas? 🙂
      Mais c’est plus le format qui ne m’a pas convaincue, alors je ne suis pas sûre que ça change grand chose au final ^^

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