Des BD en pagaille #41

Wonder Woman: Dieux et Mortels. Scénario de George Pérez, Greg Potter et Len Wein. Dessin de George Pérez. Editions Eaglemoss collections. 182 pages + une galerie d’illustrations. (1987)

Ce comics réinvente la genèse de Wonder Woman en racontant la naissance de l’île des Amazones et celle de l’héroïne, à travers le combat qu’elle va mener au nom des dieux et des humains contre Arès, le sanguinaire dieu de la Guerre.

Je ne connais pas aussi bien l’univers de Wonder Woman que celui de Batman ou Superman, alors ce reboot était le bienvenu! Ce récit permet de comprendre les origines des Amazones et la raison de leur isolement, de replacer les aventures de Diana dans un contexte mythologique très intéressant et de faire dans la foulée une critique de la société de l’époque sur le plan militaire essentiellement, mais sans oublier de traiter de la condition des femmes.

J’ai trouvé la façon d’aborder l’histoire originale et intéressante du fait que les auteurs ne se contentent pas de désigner les gentils et les méchants puis de les faire combattre les uns contre les autres. Les thèmes abordés sont forts et toujours d’actualité, ça m’a parlé. Et l’aspect mythologique est également traité de façon intelligente, avec des dieux qui s’interrogent sur leur propre existence dans un monde qui a évolué sans eux.

Mon seul bémol concerne le dessin, qui est typique des années 1980 et que je n’ai pas vraiment apprécié. J’ai accroché aux décors, notamment ceux de l’Olympe et de Themiscyra, que j’ai trouvé très réussis, et au look d’Arès, qui correspondait parfaitement au personnage. Le reste m’a un peu rebutée, je l’avoue.

En résumé: un comics qui vaut surtout pour les thèmes abordés et la découverte de l’univers de Wonder Woman, mais dont le dessin trop daté ne m’a pas vraiment plu.

***

Perceval. Scénario d’Anne-Caroline Pandolfo. Dessin de Terkel Risbjerg. Editions Le Lombard. 180 pages. (2016)

Perceval vit dans la Forêt Perdue avec sa mère, loin du monde des hommes. Un jour il rencontre des chevaliers et décide de devenir chevalier lui aussi. Il part donc à la recherche du roi Arthur et va vivre de nombreuses aventures.

J’avais vu cette BD dans une vidéo et elle m’avait intriguée, même si la booktubeuse qui la présentait avait un avis mitigé: la Table Ronde et ses légendes, c’est un peu mon dada ^^

Et j’ai bien fait de me lancer, parce que j’ai énormément apprécié ma lecture. L’histoire en elle-même est librement inspirée de Chrétien de Troyes et se termine de façon un peu abrupte à mon goût (encore qu’après réflexion, je la trouve plutôt bien vue), mais j’ai retrouvé le Perceval naïf et un peu bourrin dont je me rappelais, confronté à un monde dont il ne connaît pas les codes, mais bien décidé à devenir le meilleur des chevaliers.

Le dessin un peu naïf correspond très bien au personnage, avec ses couleurs simples et ses paysages clairs. L’ambiance est plutôt onirique et poétique, en adéquation avec la légende.

Qu’ajouter de plus? C’est une excellente BD et j’ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir 🙂 Je vous la recommande très chaudement!

***

Justice League: Kingdom Come. Scénario de Mark Waid. Dessin d’Alex Ross. Editions Eaglemoss Collections. 305 pages. (1996)

Un pasteur et un ange sont amenés à suivre la destinée des super-héros, 10 ans après une catastrophe les ayant amenés à se retirer. Ce sont leurs descendants qui dominent désormais la Terre et se combattent les uns les autres au détriment des populations. Wonder Woman va tenter de convaincre Superman de reprendre son costume.

Je n’avais aucune idée de quoi parlait ce comics avant de l’ouvrir et j’ai été surprise d’y découvrir des super-héros devenus pour la plupart des vieillards. Le pitch de l’histoire est plutôt alléchant et propose de nombreux questionnements assez intéressants. Malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à me sentir partie prenante du récit. En grande partie du fait que les 3/4 des personnages apparaissant au fil de l’intrigue m’étaient totalement inconnus. Même si je connaissais les protagonistes principaux, je me suis souvent sentie perdue.

D’autre part, l’histoire prend pour point de départ un texte religieux (l’Apocalypse selon Saint Jean), ce qui m’a dérangée, même si concrètement ça se justifie en partie par le thème du comics (mais pourquoi doit-on toujours se farcir des textes bibliques? aucune autre mythologie ne propose de récit d’apocalypse?). La morale chrétienne sous-jacente m’a fait tiquer, plus que d’habitude (ne nous leurrons pas, elle est rarement absente s’agissant de récits reposant sur la lutte entre le bien et le mal).

Du côté des dessins, je crois qu’ils sont ce qu’on appelle « photo-réalistes », du moins pour une grande partie d’entre eux. C’est loin d’être ce que je préfère, mais certaines planches sont plutôt chouettes.

Malgré les idées intéressantes proposées dans ce comics, j’ai trouvé le temps assez long et je n’ai pas tellement adhéré à cette lecture, mais les avis sont généralement plutôt bons, alors je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre idée.

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