Des BD en pagaille #42

Aquaman: Peur Abyssale. Scénario de Geoff Johns. Dessin d’Ivan Reis et Joe Prado. Editions Eaglemoss collections. 142 pages. (2011-2012)

Ce comics est composé de 3 histoires appartenant au même cycle. Dans Peur Abyssale, Aquaman est appelé à la rescousse après que des créatures marines carnivores aient attaqué un port de pêche. Dans Perdu, le héros se retrouve dans le désert et reçoit des visions du passé. Dans Déserteuse, c’est Mera, la compagne d’Aquaman, qui est à l’honneur.

Les 2 1es histoires ont une continuité entre elles et explorent le mystère mis en place avec les dévoreurs de chair humaine. Aquaman et Mera mènent l’enquête, aident la population agressée et tentent de remédier au problème. C’est bien mené, les créatures ne sont pas juste des monstres, mais ont des motivations et un passé plus intéressants qu’on pourrait le penser au départ. Il y a de l’action, des questionnements sur l’identité et la place d’Aquaman dans notre monde. Les dessins quant à eux sont très chouettes, avec des camaïeux de couleurs qui varient suivant les lieux.

L’histoire autour de Mera est plus anecdotique, même si elle permet de découvrir un peu le personnage. On y trouve encore une fois une réflexion (succincte, l’intrigue est brève) sur l’identité et la place que tient le personnage dans notre monde. S’y ajoute une revendication féministe assez convenue, mais traitée de façon réaliste.

Dans l’ensemble, une bonne lecture, qui ne nécessite pas d’en connaître trop sur Aquaman pour suivre.

***

Batman: Cité brisée. Scénario de Brian Azzarello. Dessin d’Eduardo Risso. Editions Eaglemoss collections. 133 pages. (2003-2004)

Une femme a été assassinée, voilà Batman lancé sur les traces de son frère. Pour le faire sortir de sa cachette, il sème la zizanie dans la pègre de Gotham et met la police sur le coup.

Cette histoire tient autant du film noir que du comics de super-héros. Batman y est nommé « détective » presque exclusivement et c’est lui qui nous raconte les évènements en voix off, un peu à la Sam Spade. L’ambiance de la BD, avec ses couleurs sombres et ses décors plongés dans l’ombre, contribue à accentuer cette impression. C’est lourd, c’est dangereux, c’est glauque.

En parallèle avec la traque, Batman revit le traumatisme de la mort de ses parents, encore et encore, entraînant le lecteur dans les méandres de son esprit torturé. C’est ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans l’histoire, qui est somme toute assez basique sur le reste.

Côté dessins, je n’aime pas spécialement le style, mais il y a un travail sympa sur les décors et les jeux d’ombres.

Un opus pas forcément inoubliable, mais sympa à découvrir.

***

Harley Quinn: Complètement Marteau. Scénario d’Amanda Conner et Jimmy Palmiotti. Dessin de Chad Hardin, Stephanie Roux and co. Editions Eaglmoss collections. 180 pages. (2014)

Harley Quinn hérite d’un immeuble à Coney Island, l’occasion pour elle de sympathiser avec ses locataires et de stocker les cadavres des tueurs qui veulent l’éliminer: sa tête a été mise à prix.

Je ne m’attendais à rien de précis en ouvrant ce comics: j’aime bien Harley Quinn, sans en être spécialement fan. Je ne connais pas très bien le personnage et ce n’est pas le film Suicide Squad qui m’aurait donné envie d’en découvrir plus. J’ai donc été assez agréablement surprise par ma lecture.

La 1e partie, assez amusante, nous montre Harley essayer différents dessinateurs pour choisir lequel sera chargé d’illustrer ses aventures. L’occasion de faire plein de références et de se moquer de l’industrie du comics. Et pour le lecteur, un bon moyen de découvrir certains artistes.

Ensuite nous entrons dans le vif du sujet. La trame générale est constituée des diverses attaques visant Harley, mais plusieurs intrigues, brèves ou longues, s’y intègrent avec plus ou moins de bonheur. C’est sympa et léger, pas inoubliable, mais distrayant.

Le dessin est globalement agréable, c’est vivant et coloré, à l’image du personnage. A la fin, on a une galerie de couvertures alternatives plutôt chouettes.

Une lecture assez plaisante qui surfe sur le succès du personnage au cinéma, mais n’apporte rien d’indispensable à l’univers de Batman.

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3 commentaires pour Des BD en pagaille #42

  1. Systia dit :

    J’adore l’idée du perso qui choisit son dessinateur 😀

    En tout cas c’est sympa que ces comics ne t’aient pas déçue. Parce que parfois tes chroniques de graphiques sont -malheureusement- moins positives ^^.

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    • ducotedechezcyan dit :

      Je crois que je suis trop exigeante avec les BD-comics 😆 Et que j’ai peut-être lu trop de comics de super-héros et pas assez d’autres genres ces derniers mois.
      Mais j’ai quand même posté des avis positifs sur certains depuis le début de l’année, heureusement pour moi ^^

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  2. Ping : Ce que j’ai lu en avril | Du côté de chez Cyan

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