Coriolan

Coriolan. De William Shakespeare. Editions Archipoche, collection La Bibliothèque des Classiques. 41 pages/1312. 1607.

Caïus Martius, un général romain courageux et inflexible, mène les troupes romaines au combat contre les Volsques, dirigés par Aufidius, son alter ego chez l’ennemi. Il y gagne le surnom de Coriolan. De retour à Rome, il est nommé consul, mais est rapidement déchu de son titre et banni, pour avoir refusé de s’incliner devant la plèbe.

Je connaissais cette pièce seulement de nom et je n’avais aucune idée de son contenu, mais j’ai dernièrement lu La Naissance du Roi Arthur de Jean Markale, dans lequel le nom de Coriolan était brièvement mentionné. Il n’en a pas fallu plus pour éveiller ma curiosité et m’inciter à rouvrir mon Théâtre complet de Shakespeare 🙂

A la fois pièce historique et tragédie, Coriolan se déroule au début de la République romaine et s’inspire des Vies parallèles de Plutarque. Chacun des 5 actes marque une étape dans la vie de son personnage principal. On pourrait résumer l’intrigue en quelques mots: ascension et chute d’un homme têtu.

Le récit développe plusieurs idées assez intéressantes à travers le caractère et les malheurs du héros. Homme inflexible au point d’en être borné, celui-ci prête le flanc aux manigances de ses ennemis par son incapacité à faire preuve de souplesse ou d’hypocrisie. La haute idée qu’il a de son honneur se heurte ainsi inévitablement à la jalousie, à la versatilité ou à la la bêtise des autres. Si les antagonistes ne sont pas sympathiques, Coriolan ne l’est guère plus: courageux et incorruptible, mais dédaigneux et borné, il attire inévitablement l’antipathie.

Bien que les sujets abordés dans cette pièce soient intéressant, l’intrigue n’est pas vraiment palpitante pour autant, excepté pour quelques scènes plus enlevées. Comme ç’avait déjà été le cas avec Antoine et Cléopâtre, j’ai plus été sensible à la plume de l’auteur qu’aux personnages et à leurs déboires. Si une grande partie du texte est composée de courtes répliques qui n’ont rien pour saisir le lecteur, Coriolan bénéficie de quelques beaux monologues qui ont su m’emporter, à la fois pour les émotions exprimées et pour la beauté du style. Et c’est ce qui fait que je finis toujours par revenir à Shakespeare 🙂

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Un commentaire pour Coriolan

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