Mes précieux #7

Mes précieux, ce sont ces livres que je considère comme les trésors de ma bibliothèque, ces livres coup de coeur ou livres doudous dont je ne vous ai jamais parlé parce que le blog n’existait pas encore lorsque je les ai (re-re-re-re-re-)lus. Et dont je meurs d’envie de parler parce qu’ils sont trop bien!

Si vous voulez voir les précédents billets de ce genre, je vous renvoie à cette page 😉

Aujourd’hui je vous parle d’un livre que j’ai découvert vers l’âge de 13-14 ans, en fouillant dans un carton de vieux bouquins dans la cave de la maison familiale. C’était mon 1er contact avec la Chine (si on excepte Le Lotus Bleu d’Hergé) et ç’a été une telle claque qu’en arrivant à la dernière page, je l’ai relu aussitôt. Et de nombreuses fois depuis 🙂

Fils de Dragon. De Pearl Buck. Editions J’ai Lu. 441 pages. 1942.

De quoi ça parle?

Ling Tan est un paysan chinois qui vit et cultive sa terre avec sa famille, comme ses ancêtres l’ont fait avant lui et comme il pense que ses fils le feront à l’avenir. Mais la guerre a éclaté quelque part au-delà des mers et l’Ennemi va envahir le pays. Pour ces gens qui ne sont jamais allés plus loin que le marché de la ville la plus proche, c’est l’incompréhension devant les machines de guerre modernes et les crimes de l’envahisseur. Pour survivre, ils vont devoir s’adapter et changer la vie qu’ils mènent depuis des siècles.

Les points positifs:

L’intrigue se met en place tranquillement avec une description de la vie ordinaire d’une famille de paysans aisés: les parents, leurs 2 fils mariés et leurs épouses, le plus jeune fils et la fille adolescente. Une vie paisible, rythmée par les travaux des champs, les petits faits du quotidien et, parfois, les idées qui leur semblent étranges de la plus jeune des belles-filles. Brusquement, tout est remis en question lorsque la folie de la guerre finit par atteindre cette campagne bercée par des traditions millénaires.

A partir de là, tout est bousculé. Les personnages ne trouvent plus dans les traditions les moyens de continuer à vivre normalement et ils vont devoir évoluer, se confronter à l’extérieur, pour trouver comment survivre. Et comment combattre cet Ennemi cruel qui a totalement déchiré leur société si rassurante. Certains vont y perdre la vie, certains vont résister plus ou moins passivement ou collaborer avec l’envahisseur. D’autres vont partir, chercher d’autres moyens de faire face et y puiser des idées nouvelles qui vont changer la société chinoise à jamais.

L’aspect historique et l’aspect humain se rencontrent pour former un récit palpitant. On tremble pour Ling Tan et sa famille, on s’indigne de la description des destructions et des crimes commis par les Ennemis (jamais le mot « Japonais » n’est employé par l’auteure), on espère que tous survivront à cette période effroyable. On assiste à l’ouverture sur le monde de ces personnages jusqu’ici enfermés dans un microcosme étroit et statique.

Le style de l’auteur est vivant, c’est fluide, prenant et on s’investit très facilement dans le récit.

Les points négatifs:

Honnêtement, je n’en vois pas vraiment ^^ Je suis à chaque lecture tellement dedans que la fin me semble toujours incertaine. Et je suis toujours triste quand je referme ce livre d’avoir quitté les personnages.

Il y a une suite: Promesse, qui suit essentiellement le plus jeune des fils de Ling Tan et l’armée dans un contexte réellement militaire. L’ambiance de ce tome est totalement différente de Fils de Dragon et je dois avouer que, jusqu’ici, je n’ai pas réussi à le terminer (mais je compte bien m’y remettre prochainement)

Cette lecture m’a incitée à lire d’autres romans de Pearl Buck et, même si aucun n’a égalé la révélation qu’a été celui-ci, tous ont été de très bonnes lectures. Pour n’en citer que quelques-uns: La Mère; Vent d’Est, Vent d’Ouest; Pivoine; La Terre chinoise

Bref, un de mes livres préférés, que je vous recommande très vivement 🙂

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2 commentaires pour Mes précieux #7

  1. Sophie Bazar dit :

    J’aime beaucoup cette idée de parler de ses livres-doudous, il faudrait que je me creuse la tête mais je risquerai d’en oublier ! Aah, Pearl Buck, ça me ramène à mon adolescence…

    • ducotedechezcyan dit :

      Je suis contente que l’idée te plaise, ce sont des billets que j’aime beaucoup rédiger 🙂
      Nous avons les mêmes réminiscences d’adolescence, donc ^^

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