Maria VanDamme

Maria VanDamme. De Jacques Duquesne. Editions Le Livre de Poche. 383 pages. 1983.

Nord de la France, années 1860. Maria VanDamme est une orpheline pauvre qui tente d’échapper à la misère et à la violence pour mener une vie décente. Au fil des rencontres et des évènements, elle va faire montre d’une grande détermination et de beaucoup de volonté pour trouver sa voie.

Je connaissais cette histoire de nom, car mes grands-parents en regardaient la version télévisée assidûment quand j’étais enfant. Je ne savais pas vraiment de quoi ça parlait, mais quand j’ai trouvé ce bouquin dans une boite à livres, je me suis dit que c’était l’occasion de le découvrir. Comme mon étagère à PAL déborde et qu’il ne tenait pas dedans, il n’a pas fait long feu, d’autant qu’il se lit assez vite.

Ce qui m’a le plus intéressée dans ce roman, c’est l’aspect historique et féminin(iste) qui est mis en avant. J’ai découvert une période de l’histoire de France que je connais très très mal: le Second Empire, à la veille de la guerre contre la Prusse et de la Commune. Sur fond de socialisme naissant et de débat sur les conditions de vie déplorables des ouvriers, on aborde beaucoup de sujets et en particulier comment les femmes vivaient ou survivaient à cette époque. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’était pas joyeux-joyeux. Si tout n’est pas traité en profondeur (il n’y a que 383 pages), l’auteur expose les faits avec suffisamment de clarté pour qu’on comprennent les enjeux.

Le personnage de Maria est au centre de l’histoire, mais on la quitte parfois pour suivre les autres protagonistes, en particulier la famille Rousset, de riches industriels, ou Blaise, un « agitateur socialiste ». Ce qui permet d’avoir une vision d’ensemble du contexte. C’était intéressant, mais j’avoue que j’ai préféré les chapitres consacrés à Maria, les autres personnages ne m’ayant pas semblé attachants.

Le style est fluide, ça se lit vite et sans problème. Il y a quand même quelques facilités qui rendent l’histoire un peu trop optimiste pour mon goût. L’accent est mis sur l’évolution de Maria et, dans la 2e moitié, sur celle de ses sentiments. On n’est pas chez Zola ou Hugo, mais l’intention est semblable sur certains points.

Dans l’ensemble, une lecture intéressante et agréable, sans être non plus inoubliable.

 

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6 commentaires pour Maria VanDamme

  1. Linley dit :

    Merci ! Je pourrais l’offrir alors !

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