Le Manoir de Tyneford

Le Manoir de Tyneford. De Natasha Solomons. Editions France Loisirs. 534 pages. 2011.

Vienne, 1938. Elise Landau est une jeune juive de la bourgeoisie autrichienne forcée de quitter son pays pour fuir les persécutions nazies. Engagée comme domestique au manoir de Tyneford, elle va devoir apprendre à vivre dans un pays dont elle parle à peine la langue, loin de sa famille pour la première fois, alors que la guerre est sur le point de défigurer l’Europe.

Ce qui m’a attirée dans ce livre au départ, c’est la partie historique et l’aspect « féminin » (dans le sens condition des femmes/féministe de l’affaire) de l’intrigue. Je n’avais pas compris qu’il y aurait également un côté romance, mais il ne m’a pas réellement dérangée, du fait qu’il n’était pas vraiment beaucoup développé.

Si ce livre semblait prometteur, je me suis vite aperçue qu’il n’allait pas combler mes attentes. Beaucoup de choses sont prévisibles et il y a de nombreuses facilités. On sent bien l’inquiétude des personnages face aux situations et aux absences auxquelles ils sont confrontés; la descriptions des faits historiques est présente, etc. Mais rien ne semble réellement approfondi. Pourtant il y avait matière à développer pas mal de choses intéressantes, que ce soit l’immigration des Juifs, le service féminin civil ou la défense de l’Angleterre face aux attaques nazies, pour ne citer que quelques exemples. Beaucoup de sujets sont abordés, mais à peine effleurés, ce qui a été extrêmement frustrant pour moi.

Je n’ai pas réussi non plus à m’attacher aux personnages. La plupart étaient plutôt clichés, ou carrément agaçants. A part l’héroïne, ils ne sont pas tellement développés, ça n’aide pas le lecteur à se sentir concerné par ce qui leur arrive. Et là encore, on n’a pas vraiment de surprise sur leur évolution. L’auteure ne semble pas chercher à sortir d’un schéma romantique basique. On reste tout au long de l’histoire entre la romance et l’historique, sans que jamais aucun des deux aspects soit réellement approfondi.

La plume est agréable, sans être particulièrement originale ou marquante. Des lettres échangées par les protagonistes s’intercalent dans le récit, ce qui serait plutôt un bon point si elles n’étaient pas si courtes qu’elles en deviennent anecdotiques.

Je ressors de ma lecture franchement déçue. Le seul réel bon point que je lui trouve est de m’avoir donné envie d’en apprendre plus sur certains aspects qui m’étaient inconnus. Pour le reste, j’ai vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps. A lire si vous cherchez une lecture facile sur fond de guerre, mais qui ne vous satisfera pas si cherchez quelque chose d’un peu approfondi.

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6 commentaires pour Le Manoir de Tyneford

  1. cassie dit :

    ah je suis contente de voir ton avis et je saurai à quoi m’attendre sur cette lecture, peut-être le lirais-je rapidement 😉

  2. Linley dit :

    merci ! Je passe 😉

  3. Madame_Love dit :

    Avis intéressant mais pas un livre pour moi.

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