Le Livre perdu de Léonard de Vinci

Le Livre perdu de Léonard de Vinci. De Francesco Fioretti. Editions Hervé Chopin. 256 pages. 2018 (2019 pour l’édition française).

Résumé de l’éditeur: Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Il découvre à cette occasion un portrait énigmatique et un code caché que son nouvel ami souhaite lui faire décrypter. Mais suite à l’assassinat d’un moine et au vol d’anciens textes byzantins qui sont d’un intérêt inestimable pour les mathématiques, les deux hommes voient leurs projets perturbés. De Milan à Venise, de Florence à Urbino, à travers une Italie où s’achève l’époque pacifique de Laurent de Médicis et des Sforza, ils se lancent sur les traces de l’assassin et des manuscrits volés.

Dans cette fresque de l’Italie de la Renaissance extraordinairement documentée, Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard – de la réalisation de La Cène à l’étude de L’Homme de Vitruve – nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.

J’ai reçu ce livre grâce aux éditions Hervé Chopin et à leur sympathique attachée de presse, merci à eux pour cette lecture 🙂

J’ai hésité à accepter ce livre, parce qu’il était question de mathématiques dans le résumé et que moi et les chiffres ne sommes pas très bons amis ^^ On m’a rassurée sur ce point et je me suis lancée dans cette lecture avec curiosité. Vous ne le savez peut-être pas, mais j’ai étudié l’Histoire des arts à la fac et la peinture de la Renaissance faisait l’objet d’un cours vraiment passionnant (les périodes de transition le sont toujours, je pense), qui m’a beaucoup marquée.

Dans ce roman, il est donc question (un peu) de mathématiques et de géométrie, mais aussi d’Histoire (les Guerres d’Italie battent leur plein) et d’art (Léonard travaille sur sa célébrissime Cène au moment où commence l’histoire).

Le résumé laisse entendre qu’on va suivre une enquête où les personnages cherchent à retrouver à la fois un meurtrier et des manuscrits volés. Ce n’est pas vraiment le cas.

L’intrigue se déroule sur plusieurs années, les protagonistes voyagent à travers l’Italie au gré des guerres et de leurs travaux. Leur quête n’est pas au centre de l’histoire, mais sert plutôt de fil rouge à leur évolution. De temps à autre, ce fil rouge refait surface (j’avoue que parfois j’avais oublié jusqu’à son existence), pour se conclure en arrivant à la fin du livre, comme il se doit.

Malgré sa brièveté, ce roman est assez dense. Même si la part faite aux mathématiques est moindre, elles sont bien présentes et ça a vraiment été un écueil pour moi (ça n’en sera pas forcément un pour un autre lecteur, je suis vraiment réfractaire au dernier degré à tout ce qui s’en approche de près ou de loin ^^). J’avoue qu’après un moment, j’ai survolé ces passages, puisque de toute façon j’aurais pu les lire dix fois sans imprimer leur contenu.

Il y a également beaucoup d’explications sur le contexte historique. C’est nettement mieux passé pour moi, surtout que j’étais déjà familiarisée avec cette période. Beaucoup de noms sont cités, ce qui peut parfois être un peu indigeste. Mais comme l’auteur mêle à des évènements qui m’étaient déjà connus l’environnement artistique, je m’y suis sentie presque comme un poisson dans l’eau. Dans l’ensemble, l’intrigue semble davantage servir de prétexte à présenter cette période intense et riche historiquement et artistiquement plutôt qu’à offrir une véritable enquête. J’ai trouvé que c’était assez plaisant.

La plume est agréable, c’est vivant et il y a de l’humour. Pour moi qui n’avait lu sur le sujet que des points de vue français, ç’a été intéressant de découvrir tout ça du côté italien. Même si la période m’était déjà connue, j’ai appris beaucoup de choses et j’ai mieux appréhendé ce que pouvait être la vie des artistes à cette époque, puisqu’on suivait ici Léonard de près.

Dans l’ensemble, ma lecture a été agréable et instructive, bien que les considérations mathématiques et l’énumération de noms m’aient parfois un peu perdue en route. Je recommande si l’époque ou le personnage vous intéresse.

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15 commentaires pour Le Livre perdu de Léonard de Vinci

  1. Lynley dit :

    Ah, ça, c’est déjà mieux !!! 😀 #surprise 😀

    Aimé par 1 personne

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