Ces livres que je n’ai jamais pu terminer #6

Malheureusement, je n’accroche pas toujours à mes lectures et, quand ça ne passe pas, je ne vois pas de raison de persister et de souffrir avec un livre, alors qu’il y en a tant dans ma PAL qui vont me passionner. Parce que je pense que ça peut être intéressant de discuter ensemble de ces livres que je n’ai pas assez aimés pour les lire en entier, aujourd’hui je vous parlerai de mes 3 derniers abandons. Dites-moi si vous pensez que je suis passée à côté de quelque chose ou si, à votre avis, j’ai bien fait de ne pas m’accrocher 😉

La Ville des Frelons. De Patricia Cornwell. Editions Le Livre de Poche. 443 pages. 1999.

Résumé de l’éditeur: Virginia West est le chef, débordé et tonique, de la police judiciaire de Charlotte en Caroline du Sud, une ville rebaptisée le  » nid de frelons  » à cause de la violence qui y règne. Elle est débordée et pourtant sa supérieure la charge de patrouiller avec Andy Brazil, un jeune reporter du journal local. C’est alors qu’un homme d’affaires est retrouvé mort et mutilé de telle sorte qu’il les met sur la piste d’un tueur en série.

J’avais trouvé ce roman dans une boîte à livres et, après le gros fiasco de Jack l’Eventreur: Affaire classée, je me suis dit que c’était l’occasion de donner une autre chance à cette autrice, qui semble plutôt appréciée en général.  Vous vous doutez que si ce livre figure dans ce billet, c’est que ça n’a pas non plus été une rencontre satisfaisante…

J’ai lu environ 80-100 pages avant d’admettre que je détestais ma lecture. Le point de départ était pourtant intéressant, mais entre les personnages qui m’exaspéraient et l’ambiance franchement misogyne, je n’arrivais pas à accrocher. J’ajouterai que le livre date et que ça se sent vraiment. Je pense éviter Patricia Cornwell à l’avenir, son style ne semble pas fait pour moi.

***

Le Pavillon des Pivoines. De Lisa See. Editions J’ai Lu. 463 pages. 2008.

Résumé de l’éditeur: Chine, XVIIe siècle. Recluse dans les luxueux appartements des femmes, Pivoine tue le temps avant son mariage. Mais plutôt que de se livrer aux exercices convenables – broderie ou chant -,elle préfère se plonger dans de dangereuses lectures qui exaltent l’amour fou. Lorsque, à l’occasion de son anniversaire, son père lui permet d’assister, cachée derrière un paravent, à la représentation de son opéra favori, Pivoine s’éprend d’un élégant poète.

De cette autrice, j’avais lu et beaucoup aimé Filles de Shanghaï, alors quand j’ai trouvé celui-ci en boîte à livres (décidément, il faut que j’évite d’y prendre tout et n’importe quoi ^^), j’étais plutôt contente. J’aurais dû chercher à savoir d’abord de quoi il parlait, puisqu’on est ici dans une romance historique sur fond de condition des femmes.

Alors j’aurais pu passer sur la romance, sauf qu’on est là dans du coup de foudre entre personnages qui ne se sont même pas parlé, juste parce que les héros se sentent en phase avec un opéra tragique. Au secours. Du coup, je n’ai pas réussi à aller plus loin que la première centaine de pages. L’aspect condition des femmes de l’affaire était intéressant, mais tellement étouffant qu’il m’aurait fallu quelque chose de vraiment passionnant pour avoir envie de le subir. Reste le côté historique, qui était très instructif, et la plume, vraiment agréable. ça ne m’a pas suffi.

Je recommande si vous aimez les romances historiques à tendance tragique.

***

Les Enquêtes de Monsieur de Mortagne, Bourreau tome 1: Le Brasier de Justice. D’Andrea H. Japp. Editions J’ai lu. 444 pages. 2011.

Résumé de l’éditeur: Le royaume de France, au début du XIVe siècle. M. Justice de Mortagne, de son nom Hardouin cadet-Venelle, est le cadet d’une famille de bourreau. La petite trentaine, bel homme, il est cultivé et a amassé une jolie fortune. À la mort de son frère aîné, il est contraint de reprendre la charge de bourreau, devenant à son tour M. Justice de Mortagne. Torturer, tuer ne le gêne pas particulièrement, même s’il n’en tire aucune « satisfaction ». Après tout, ce n’est pas lui qui a prononcé la sentence… Jusqu’au jour où, en place publique, M. Justice de Mortagne sangle au poteau du bûcher une jeune femme, Marie de Salvin, jugée coupable d’avoir gravement calomnié un noble en l’accusant de viol. La culpabilité de Marie ne fait aucun doute dans l’esprit d’Hardouin. Pourtant, quand il apprend qu’elle disait la vérité, il se sent pour la première fois complice de meurtre. Combien en a-t-il ainsi commis, par le passé, en refusant de les voir ? Rétablir la justice devient alors une nécessité. Le désir de rédemption, son urgence, mais aussi un lien naissant, particulier et confidentiel avec Dieu poussent Hardouin à enquêter sur d’anciennes exécutions – dont celle de Marie – et à s intéresser à chaque nouveau condamné. Sa nouvelle mission : rétablir la vérité et condamner les vrais coupables.

J’avais reçu ce livre de mon libraire lors d’une opération « 2 achetés = 1 offert », dans d’autres circonstances, il n’aurait probablement jamais rejoint ma PAL, même si le contexte historique est intéressant.

J’ai réussi à lire 50 pages avant d’abandonner. Ce n’est pas que le propos soit totalement inintéressant, mais l’autrice semble plus intéressée à raconter dans le détail comment on vivait au Moyen-Âge que par l’intrigue en elle-même. Chacune des 50 pages que j’ai lues comportait plusieurs notes de bas de page, presque toutes indispensables à la compréhension et extrêmement fastidieuses à lire. J’avais l’impression de lire un dictionnaire, c’était insupportable!

C’est dommage, parce que c’était original d’avoir pour héros un bourreau et que l’aspect historique m’intéressait. Mais je ne lis pas un roman pour me prendre la tête avec d’innombrables explications écrites tout petit en marge du texte, ça ne fait qu’alourdir l’intrigue et ça m’ennuie terriblement.

Bref, un gros fail!

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9 commentaires pour Ces livres que je n’ai jamais pu terminer #6

  1. Lynley dit :

    Alors le premier, je confirme ! Je ne comprends pas qu’on puisse aimer cette autrice.

    Pour le reste… et bien, j’en prends bonne note ^^

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  2. FeyGirl dit :

    J’avais lu plusieurs livres de Patricia Cornwell dans les années 90, et à l’époque j’avais aimé. Il faudrait que j’en relise quelques-uns aujourd’hui. Peut-être ont-ils mal vieillis? Peut-être seuls ses premiers romans sont bons, et ensuite l’inspiration a disparu?

    Aimé par 1 personne

  3. cassie dit :

    n’en connaissant aucun, je ne peux te conforter dans tes choix d’abandon, mais comme toi, je n’ai plus de scrupules à abandonner un livre qui ne me passionne pas, la lecture reste un loisir, je ne suis plus à l’école et donc je préfère me faire plaisir 😉

    Aimé par 1 personne

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