L’Île au Trésor

L’Île au Trésor. De Pierre Pelot. Editions Calmann-Lévy, collection Interstices. 286 pages. 2008.

2030. Suite à un cataclysme climatique, le niveau des eaux a monté et a considérablement modifié la géographie mondiale. Jim Hawkins vit avec sa tante sur une île des Caraïbes, dans une auberge pour les touristes. Un soir de tempête, un dénommé Billy Bones atterrit chez eux, à la recherche de la mère de Jim.

Ce roman est une réécriture du classique de Stevenson. On me l’avait vendu comme une réécriture SF et je m’attendais à trouver quelque chose de réellement futuriste, voire même à une épopée spatiale. On était très loin de ça, le seul aspect « anticipation » de l’affaire est cette histoire de montée des eaux. Ce point est important pour le récit, mais en dehors de ça, le fait qu’on se situe dans l’avenir est purement anecdotique.

Sur le coup, j’ai été déstabilisée, parce que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais (vu que je n’avais pas vérifié le pitch). Je suis quand même entrée assez rapidement dans l’histoire, même si certaines choses m’ont dérangée. Déjà le narrateur a 12 ans, ce qui n’est pas dit immédiatement. De mémoire, c’est le cas aussi dans le roman dont est inspiré celui-ci, mais il me semble que 12 ans au 19e siècle et 12 ans au 21e, c’est totalement différent. Et ici, Jim ne m’a pas semblé agir comme un enfant de 12 ans. Enfin, disons qu’on passe outre.

Le problème que j’ai eu avec ce narrateur, c’est son style. Le 1er chapitre, par exemple, m’a paru très brouillon. Ensuite, il digresse souvent pour préciser des points de détails ou annoncer à l’avance certains évènements tout en essayant de ne pas en dire trop. Peut-être qu’il n’était pas nécessaire d’en parler, alors, non? Mais surtout, à chaque fois qu’il s’engage dans ce genre de détours, il s’interrompt sur un « bref », avant de reprendre le fil de son histoire. Ce mot, répété assez souvent, a fini par me sortir par les yeux.

Mais ce qui m’a le plus ennuyée dans ce roman, c’est que la mise en place est très très longue. Il faut lire plus de 100 pages, soit plus du tiers du roman, pour entrer ENFIN dans le vif du sujet. Ce n’est pas qu’il ne se passe rien dans cette première partie, mais c’est que ça aurait pu être réduit au moins de moitié, vu que la plupart des éléments importants nous sont connus dès le début ou presque.

Heureusement, on finit par en arriver à la partie du récit concrètement dédiée à l’aventure. Evidemment, si on a déjà lu la version de Stevenson, on sait déjà comment certaines choses vont tourner. Malgré tout, la tension reste présente dans le récit jusqu’à la fin. Et j’avoue que mon souvenir de l’histoire originale est plutôt vague, alors je ne sais pas si l’entièreté du roman y est fidèle. Mais la 2e moitié du livre est plus palpitante, jusqu’à sa fin un peu abrupte, qui appellerait presque à une suite.

Même si j’ai trouvé cette lecture assez distrayante, je ne pense pas qu’elle me restera en mémoire très longtemps. Dommage.

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5 commentaires pour L’Île au Trésor

  1. Lynley dit :

    Merci mais je passe ! 😉 (surtout que je ne suis pas sure d’avoir lu l’original… en tout cas, si c’est le cas, je pourrais le relire sans problème)

    Aimé par 1 personne

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