La Sonate à Kreutzer – La Mort d’Ivan Ilitch

La Sonate à Kreutzer, suivi de La Mort d’Ivan Ilitch. De Leon Tolstoï. Editions Grands écrivains choisis par l’Académie Goncourt. 253 pages. 1912. 1927.

La Sonate à Kreutzer: au cours d’un voyage en train, le narrateur rencontre un voyageur qui lui raconte comment il en est venu à assassiner sa femme.

J’avoue qu’il m’a fallu lire la postface pour comprendre quels messages voulait véhiculer l’auteur à travers ce texte. Je ne suis apparemment pas la seule, puisqu’il semble que Tolstoï ait rédigé ladite postface pour répondre aux questions de ses lecteurs perplexes. Et finalement les messages en question étaient encore pires que ce que j’imaginais. Si certains des thèmes abordés pouvaient être d’intéressants sujets de débats, la morale religieuse péremptoire et la misogynie/la misanthropie qui sont à la base des explications de l’auteur ont failli me faire sortir les yeux de la tête…

Finalement il aurait mieux fait de ne rien expliquer du tout, son récit aurait au moins pu être interprété au gré de chacun et apprécié pour ses qualités littéraires et narratives, même s’il était impossible de s’attacher aux personnages. Ma lecture ne m’aurait pas laissé un grand souvenir, mais mon opinion sur l’auteur n’aurait pas été revue à la baisse. Heureusement, c’était très court.

A lire par curiosité pour la littérature russe ou si les gros romans de Tolstoï vous font peur et que vous souhaitez le découvrir, mais attendez-vous, en tant que lecteurs et surtout lectrices du 21e siècle, à rencontrer des thèses qui fâchent.

La Mort d’Ivan Ilitch: Ivan Ilitch vient de mourir et on nous raconte la vie qu’il a vécue.

On a affaire a un personnage ordinaire de la bourgeoisie russe, magistrat égoïste et ambitieux qui revient sur son passé lorsque la maladie le cloue au lit. Il va alors se poser des questions existentielles sur la vie qu’il a vécue et sur le manque de sens de ses actes, rendu lucide par la souffrance et l’approche de la mort.

J’ai trouvé les réflexions du protagoniste et les thèmes abordés très intéressants. La question qui se pose étant: faut-il attendre d’être sur son lit de mort pour prendre le temps de réfléchir au sens de notre vie? La « biographie » du personnage est l’occasion de se pencher sur notre propre quotidien et de mener notre propre analyse. Ce que nous sommes, ce que nous faisons, nous rendent-ils réellement heureux ou nous illusionnons-nous sur nous-mêmes et sur nos actes?

Comme toujours, la plume de l’auteur est très agréable à lire. Soutenue, mais fluide et pas pesante comme c’est parfois le cas avec les classiques.

Je recommande si le sujet vous intéresse. Si vous cherchez de l’action, par contre, passez votre tour ^^

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