Ils ne me laisseront pas un souvenir impérissable #14

Les Neiges du Kilimandjaro, suivi de Dix Indiens. D’Ernest Hemingway. Editions Le livre de poche. 240 pages. 1946.

Ce livre est un recueil de 12 nouvelles abordant des sujets totalement différents, du safari en Afrique à la Passion du Christ, en passant par des scènes de gare.

J’ai dans ma PAL les Nouvelles complètes de l’auteur, mais c’est une grosse pavasse qui me fait un peu peur. Alors quand j’ai trouvé ce recueil en boîte à livres, je me suis dit que c’était l’occasion de dépasser mes appréhensions. Le résultat n’a pas été probant et ça risque d’être encore plus difficile maintenant de me lancer dans d’autres nouvelles, d’autant que j’ai aussi échoué à lire jusqu’au bout les romans de l’auteur que j’ai essayé de lire jusqu’ici, à l’exception de L’Adieu aux Armes.

Parce que si j’ai lu ce livre assez facilement et assez vite, je n’ai pas vraiment apprécié ma lecture. La plupart des nouvelles ne m’ont pas paru avoir grand sens (je dois être stupide…) et quand elles en avaient, je ne les ai pas trouvé spécialement intéressantes. Aucun personnage n’est sympathique et les thèmes abordés, quand ils étaient compréhensibles, m’ont déplu: chasse au fauve et corrida, par exemple, ne sont pas vraiment des sujets sur lesquels j’ai envie de lire.

D’autre part, les textes ne montrent pas l’auteur sous un jour très sympathique. Les propos sont parfois misogynes, racistes ou xénophobes. Pour finir, je n’ai pas apprécié la plume, même quand les nouvelles me paraissaient un peu plus intéressantes.

Bref, je suis passée totalement à côté de cette lecture que je commence déjà à oublier. Je crois qu’Hemingway n’est pas un auteur pour moi, tant pis.

***

Alceste. D’Euripide. Editions Hattier. 62 pages. 438 av. JC.

Destiné à mourir, Admète pourra échapper à son destin si quelqu’un accepte de prendre sa place. Sa femme Alceste se dévoue.

On se lamente beaucoup, dans cette pièce… Admète est assez lâche pour laisser sa femme mourir à sa place, mais il passe ensuite son temps à se plaindre de ça. De ce que ses parents ont refusé de mourir pour lui. De ce que sa vie va être dure. Etc.

L’intérêt de la pièce est qu’on apprend quelques petites choses sur la mythologie grecque et que les notes expliquent également des points de civilisations mentionnés dans le texte. La traduction est suffisamment moderne pour que la lecture soit agréable.

Pas la meilleure pièce que j’aie lu de cet auteur, je ne pense pas m’en rappeler très longtemps, mais ce n’était pas déplaisant pour autant.

***

Une Odyssée américaine. De Jim Harrison. Editions J’ai lu. 280 pages. 2008.

Cliff, ex-prof de littérature et paysan à la retraite forcée, se fait plaquer par sa femme, y laisse sa ferme, et décide de visiter les 50 états des Etats-Unis.

Je n’avais jamais lu cet auteur et le côté road-trip me tentait bien quand j’ai trouvé ce roman en boîte à livres. Et les extraits de critiques dans la 4e de couverture étaient appétissants. La déception n’en a été que plus grande.

On suit donc un type lambda, soixantenaire déçu de sa vie, qui se met en tête de parcourir le pays pour jeter dans chaque état une pièce d’un vieux puzzle d’enfant. Finalement, il y a assez peu de descriptions des lieux visités. Le protagoniste s’intéresse aux vaches, au prix du foin, à la pêche et surtout à son sexe. Pas un chapitre (et ils sont pourtant courts) où il ne mentionne pas l’état de son pénis ou ce qu’il a fait avec. ça lasse vite.

J’ajouterai que l’image des femmes dans ce roman est franchement dérangeante, voire dégradante, ce qui n’est pas surprenant puisque chaque femme rencontrée n’a d’intérêt pour le narrateur qu’en fonction de l’effet qu’elle a sur sa libido. S’il mentionne autre chose à leur sujet, c’est pour se plaindre qu’elles sont cinglées, en général. Le mec hyper sympathique, quoi. Mais de toute façon, aucun personnage ne l’est…

La seule raison qui a fait que je n’ai pas abandonné ma lecture, c’est qu’il y avait quand même quelques réflexions intéressantes sur le temps qui passe, le sens qu’on donne à sa vie, la société américaine et ce genre de choses. Mais maintenant que j’ai tourné la dernière page, je classerai ce roman dans la catégorie des « tout ça pour ça? » et je conclus que ça ne valait pas la peine que je m’accroche.

Je ne recommande pas vraiment et je n’ai plus du tout envie de découvrir d’autres livres de l’auteur. Je vais m’empresser d’oublier cette lecture.

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4 commentaires pour Ils ne me laisseront pas un souvenir impérissable #14

  1. vinushka64 dit :

    J’aimerais bien découvrir Jim Harrisson, et bien j’essaierai d’éviter celui-ci !

    Aimé par 1 personne

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