Elric des Dragons

Le Cycle d’Elric tome 1: Elric des Dragons. De Michael Moorcock. Editions Pocket, collection Fantasy. 190 pages. 1972.

Elric, prince-sorcier albinos, règne sur Melniboné, île-empire dont la puissance autrefois inégalée décline de jour en jour. Les ennemis du souverain, de l’extérieur comme de l’intérieur, vont le pousser à remettre en cause sa vision de ses devoirs.

C’est une des nouvelles de Léa Silhol que j’ai lues dernièrement qui m’a donné envie de me plonger dans cette série. ça tombait bien, j’avais plusieurs tomes dans ma PAL 🙂

C’est un classique de la fantasy que j’avais tenté de lire à l’adolescence et qui n’était clairement pas fait pour moi à cette époque. Je ne regrette pas d’avoir attendu si longtemps avant de lui redonner une chance, parce que ç’a été une bonne lecture. Il faut garder à l’esprit le fait que c’est un classique du genre, qu’il date du début des années 1970 et s’inscrit dans une période particulière. La fantasy d’alors n’a pas grand chose à voir avec celle d’aujourd’hui. ça se ressent autant dans les thèmes que dans l’écriture, autant dans les personnages (ex: un seul personnage féminin et c’est à la fois le love interest et la damoiselle en détresse) que dans les intrigues.

Bref, ça m’a semblé assez typique de l’époque, même si le personnage d’Elric est différent des Conan & co au moins physiquement. Finalement le anti-héros se révèle n’être pas si anti que ça, bien qu’on soit loin du chevalier sans peur et sans reproche. Il reste porteur d’une certaine ambivalence qui le rend plus intéressant que le héros de base à moralité infaillible.

Il se passe beaucoup de choses en 180 pages et du coup on peut penser que ça manque un peu d’approfondissement sur certains points, mais j’ai trouvé que ça fonctionnait bien. Malgré le peu de description, il n’est pas difficile de se représenter les lieux ou les personnages. Si l’auteur a un talent, c’est celui de la concision. Parfois je ne lis pas de fantasy parce que je n’ai pas envie de me farcir plusieurs tomes de 500 pages où on va tourner un peu en rond pour pouvoir faire une trilogie, et bien là j’ai passé un bon moment en moins de 200. La fin est ouverte, mais n’incite pas forcément à lire la suite, ou pas immédiatement, ce qui est aussi un plus pour moi.

J’ai vu que beaucoup de lecteurs reprochaient à l’auteur d’avoir une « plume froide », j’avoue que je ne comprends pas ce reproche (je ne suis pas bien sûre de comprendre ce qu’on entend par là, remarquez). J’ai trouvé que ça se lisait bien et si, selon moi, ce livre a les défauts de la fantasy de l’époque à laquelle il a été écrit, ça m’a semblé fluide et plutôt riche visuellement.

J’ai des reproches à faire à l’éditeur par contre. Après ma lecture, j’ai cherché le titre du 2e tome et là je me suis rendue compte que ce tome 1 date de 1972 alors que les 1es histoires dans cet univers datent de 1961. J’aurais aimé savoir ça avant pour pouvoir lire dans l’ordre de publication original… Ensuite ce livre contient une préface et une postface rédigées par l’auteur. Les deux sont spoilantes. Mais dans le genre, le pire spoiler qu’on puisse dévoiler: la préface raconte carrément comment se conclut l’histoire d’Elric Rolling Eyes Sérieusement, qu’est-ce que ne va pas chez vous, les éditeurs? D'oh

Une bonne lecture, sympathique pour le côté distrayant et intéressant pour le côté classique. Je lirai les autres tomes, mais je vais essayer de reprendre tout ça dans l’ordre de publication.

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7 commentaires pour Elric des Dragons

  1. Systia dit :

    Ah bah je connaissais les préface qui racontent toute l’histoire dans les classiques (d’où le fait que je ne les lise plus) (les préfaces, pas les classiques ^^), mais pour de la fantasy c’est une première.
    (Quoi que c’est un « classique » de la fantasy, est-ce pour ça ?)
    Sont pas bien malins, …

    Aimé par 1 personne

    • ducotedechezcyan dit :

      Oui, c’est peut-être parce que c’est un classique du genre… Ce n’est pas intelligent pour autant de spoiler dès avant le 1er chapitre du 1er tome, pfff…
      D’habitude moi non plus je ne lis plus trop les préfaces, mais là j’ai cru que c’était une présentation de l’auteur et de ses inspirations (et au début, c’est bien le cas, il raconte la genèse de la série). Quand j’ai vu vu que ça spoilait, le mal était déjà fait malheureusement…

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