Des BD en pagaille #66

Tir Nan Og tome 1: L’Exode. Scénario de Fabrice Colin. Dessins et couleurs d’Elvire de Cock.Editions Les Humanoïdes Associés. 46 pages. 2006.

Un groupe d’enfants des rues essaie tant bien que mal de survivre dans le New York du 19e siècle, après l’exode de milliers d’Irlandais et des créatures magiques qui peuplent leur île vers le Nouveau Monde.

Le propos de ce premier tome m’a semblé assez confus et j’avoue que je ne comprenais pas vraiment ce que les auteurs essayaient de raconter. Mais les dessins et les couleurs, magnifiques, ont été une raison suffisante pour m’accrocher, jusqu’à ce que finalement ça devienne un peu plus clair. Même si, pour être franche, c’est surtout avec le tome 2 que ça commence à s’éclairer…

Tir Nan Og tome 2: L’Héritage. Scénario de Fabrice Colin. Dessins et couleurs d’Elvire de Cock. Editions Les Humanoïdes Associés. 46 pages. 2006.

Ce second tome s’ouvre exactement là où se refermait le précédent. Comme dit au-dessus, c’est surtout en arrivant là qu’on comprend mieux ce qui se passe et que les enjeux nous sont un peu plus expliqués.

Les dessins sont toujours aussi beaux, bien plus que ce que laissent voir les couverture, je trouve. Les couleurs sont subtiles, elles varient selon les personnages qu’on suit et l’aspect de l’intrigue qu’on aborde.

Le problème de cette série, c’est qu’elle s’arrête là. Elle est notée comme toujours en cours sur les sites que j’ai consultés, mais vu que la parution date de 2006, je doute fortement qu’on connaisse le fin mot de l’histoire un jour. Ce qui est bien dommage, car cette histoire était vraiment intéressante et j’ai beaucoup aimé l’univers visuel. Mais je ne vais pas vous conseiller une série qui n’a pas de suite (ce qu’évidemment j’ignorais en me lançant dans cette lecture, je pensais avoir affaire à une duologie)…

Dommage!

***

Injustice Année Un. Scénario de Tom Taylor. Dessins de Axel Giménez, Bruno Redondo, David Yardin, Diana Egea, Jheremy Raapack, Mike S. Miller, Tom Derenick. Editions Urban Comics, collection Urban Nomad, Opération Eté 2020. 416 pages. 2013.

Après un drame, Superman pète les plombs et devient un tyran. Tandis que la plupart des super-héros se rangent à ses côtés pour maintenir la paix sur terre coûte que coûte, d’autres choisissent de le combattre sous l’impulsion de Batman.

Les thèmes abordés dans ce comics l’ont souvent été dans d’autres histoires de super-héros: avoir de super-pouvoirs implique-t-il de s’en servir et si oui, à quel escient? Faut-il prendre des décisions à la place des humains ordinaires et donc leur confisquer leur libre-arbitre pour le bien commun? A quel moment passe-t-on de héros à dictateur? Est-il vraiment possible de maintenir la paix sur Terre? Peut-on être du « bon côté » si on utilise les mêmes méthodes que les criminels? En bref, la fin justifie-t-elle les moyens?

Oui, selon Superman et quelques autres. Non, selon Batman et ses alliés.

Se posent aussi les questions de la peine de mort, des dérives religieuses ou encore du deuil. Mais aussi des questionnements propres à chacun-e des super-héro-ïne-s impliqué-e-s.

Il y a beaucoup d’action, de batailles et de retournements de situation. Les liens entre les personnages sont explorés sous divers angles, ce qui est également l’occasion d’en découvrir plus sur les démons et motivations de certains d’entre eux.

Les dessins et couleurs sont typiques du genre. C’est parfois un peu inégal du fait que beaucoup d’artistes ont travaillé sur les dessins. J’ai plus accroché au style de certains et moins à celui des autres, question de goût personnel. Il y a beaucoup de décors différents et des personnages variés, avec pas mal de détails dans les visages et les costumes. Dans l’ensemble c’est très dynamique.

Le comics est assez épais, on n’échappe pas à certaines longueurs. Par moments j’avais l’impression de tourner un peu en rond, du fait que le même genre d’évènements se reproduisait pour toujours aboutir aux mêmes conclusions au lieu d’avancer dans le développement de l’intrigue. Mais ç’a vraiment été une très bonne lecture et j’ai très hâte de lire la suite (en espérant qu’elle soit publiée sous le même format que celui de cette opération spéciale, histoire de ne pas dépareiller dans ma BDthèque).

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3 commentaires pour Des BD en pagaille #66

  1. Sniff pour Tir Nan Og 😦 Je regarderai à tout hasard s’il n’y a pas une version romancée de la BD…

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