André Gorz et l’Ecosocialisme

André Gorz et l’Ecosocialisme. De Françoise Gollain. Editions Le passager clandestin, collection Précurseur-ses de la décroissance. 124 pages. 2016.

Résumé de l’éditeur: « La décroissance est un impératif de survie. »
Figure emblématique de l’écologie politique, journaliste mais avant tout philosophe, André Gorz (1923-2007) soutient qu’il « est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans ».
Il prône l’alliance de l’écologie et de l’anticapitalisme et aspire à une société où l’on « travaille moins et consomme moins, à condition de vivre autrement ».
Réduction du temps de travail, revenu garanti pour tous.tes, réappropriation des savoir-faire, défense des communs, promotion des échanges non marchands, sont, comme nous le montre Françoise Gollain, autant d’outils pour sortir du capitalisme et bâtir, enfin, cette société du temps libéré ! 

J’ai reçu ce livre grâce à la Masse critique Babelio de juin et aux éditions Le passager clandestin, merci pour cette lecture.

Ce livre est divisé en 2 parties. Dans la première, l’autrice nous présente André Gorz, sa vie, ses idées, son parcours. La deuxième est composée d’extraits de textes, articles ou essais, rédigés par André Gorz au cours de sa carrière.

La première partie est intéressante, on découvre une personnalité parmi les précurseurs des mouvements décroissants (le titre de la collection est bien choisie, pour le coup). Personnellement je n’avais jamais entendu parler d’André Gorz et j’ai appris beaucoup de choses à son sujet, mais également sur l’évolution des mouvements écologiques du siècle dernier et les idées développées par Gorz au fil de sa réflexion. Réflexion reposant sur l’écologie, mais aussi le socialisme, comme l’indique le titre, notamment sur les écrits de Marx.

La deuxième partie permet de voir à quel point l’autrice a malheureusement complexifié inutilement des idées et une réflexion qui étaient parfaitement clairs et accessibles. C’est le gros point noir de ce livre: analyser une oeuvre devrait permettre de la rendre plus simple d’accès, pas le contraire. Ici j’ai eu parfois du mal à tout saisir dans le propos de Françoise Gollain, ma lecture a été lente, voire laborieuse. Alors que je n’ai eu aucun mal à comprendre les extraits choisis pour illustrer la pensée d’André Gorz.

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande donc plutôt de vous diriger directement vers un ouvrage d’André Gorz plutôt que vers celui-ci.

Lecture intéressante, mais les idées qu’on voulait mettre en valeur y sont rendues parfois absconses alors qu’elles ne l’étaient pas à la base.

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2 commentaires pour André Gorz et l’Ecosocialisme

  1. Dommage pour cette seconde partie peu claire !

    Aimé par 1 personne

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