La Femme à l’Insigne

Constance Kopp tome 2: La Femme à l’Insigne. D’Amy Stewart. Editions 10/18, collection Grands détectives. 403 pages. (2016)

Suite aux évènements du tome 1 (La Fille au Revolver), nous retrouvons Constance Kopp, plus déterminée et plus têtue que jamais. Un prisonnier s’est échappé et notre héroïne est bien décidée à le retrouver, quoi qu’il en coûte.

J’ignorais qu’Amy Stewart avait donné une suite aux aventures de Constance Kopp et je me suis empressée de l’acheter lorsque je suis tombée dessus en librairie. Aussitôt acheté, aussitôt lu, en une soirée et un après-midi! Il faut dire que ce 2e tome est encore plus addictif que le 1er et que je ne pouvais plus le lâcher 🙂

On passe moins de temps avec les soeurs de Constance et plus de temps à circuler entre le New Jersey et New York, sur les traces du prisonnier évadé, il y a donc plus d’action et d’aventure dans ce tome. On apprend également à mieux connaître le shérif Heath, on rencontre sa femme et quelques autres personnages secondaires sympathiques ou antagonistes.  Constance va notamment rencontrer d’autres femmes qui tentent elles aussi de se faire une place dans le monde étriqué de 1915. Elles ne sont pas suffisamment exploitées à mon goût, mais j’espère qu’Amy Stewart écrira un 3e tome qui permette de les découvrir davantage.

A la chasse à l’homme se mêle une autre enquête sur un meurtre, qui reste un peu en retrait et un élément, évident pour moi assez rapidement, n’est élucidé qu’à la fin, ce que j’ai trouvé un peu dommage, même si ça ne nuit pas à l’ensemble de l’intrigue.

La part belle est faite à la condition des femmes et au carcan que leur imposait la société de l’époque. On comprend d’autant plus l’envie de ruer dans les brancards de Constance! Et on apprécie également de ne pas avoir dû subir toutes ces contraintes et interdictions.

Une excellente lecture, fluide et palpitante. J’en redemande!

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Test/tag de l’été

Il fait beau, il fait chaud, on n’a pas envie de travailler, mais plutôt envie de buller sous un parasol avec un sorbet parfumé et un bon bouquin 🙂 PKJ a remarqué aussi que c’était l’été et nous propose un nouveau tag pour s’amuser un peu.

Le petit laïus de PKJ: C’est l’été! Et quoi de mieux qu’un tag pour associer la saison à vos lectures! Le principe est toujours le même: présenter un livre correspondant à chaque question. Dans la mesure du possible, essayez de ne pas répondre 2 fois avec le même livre!

1) Quelle a été votre première lecture de l’été?

Si je ne me trompe pas, l’été commençait le 21 juin et, d’après mon carnet de lecture, c’est à peu près à cette date que j’ai commencé le second tome des aventures de Constance Kopp 🙂 (le billet arrive cette semaine 😉 )

2) Citer un livre qui évoque un souvenir d’été.

J’ai lu toute la série le temps d’un été quand j’étais ado, j’avais adoré cette saga familiale. D’ailleurs je compte bien la relire et j’ai commencé à me procurer les tomes (si vous en avez que vous souhaitez troquer, aux éditions Le Livre de Poche, faites-moi signe, il m’en manque encore!).

3) Citer un livre qui se passe en été.

La 1e partie du livre, en tout cas, se passe un jour d’été caniculaire.

4) Citer un livre dont la couverture évoque l’été.

A quoi ressemblerait un tag sur ce blog si je ne citais pas au moins un roman d’Agatha Christie? ^^

5) Citer un livre qui se passe dans un endroit ou vous aimeriez passer des vacances.

La 1e nouvelle de ce recueil se déroule en Ecosse, pays qui est la destination numéro 1 sur ma liste d’endroits où je rêve d’aller (je ne désespère pas, je finirai par y aller!).

6) Citer deux livres qui vous conseillez pour l’été.

 

Le 1er pour se rafraîchir, le second pour voyager. Les 2 pour vivre plein d’aventures 🙂

7) Avec quel personnage de roman aimeriez-vous partir en vacances?

Je vais tricher un peu et choisir un personnage de BD. Avec Corto Maltese, on est sûre de voyager, de rencontrer plein de gens, de visiter un tas d’endroits, de rêver et de naviguer. Les vacances idéales (si on excepte le côté parfois dangereux ^^) 🙂

Voilà, c’est déjà la fin! J’espère que ça vous a plu et que ça vous a donné des envies de lectures pour vos vacances. Pour en savoir plus sur les livres cités, clic-clic sur les couvertures, vous atterrirez soit sur le billet qui leur est consacré sur le blog, soit sur leur page LivrAddict si je n’ai rien écrit à leur sujet pour l’instant 😉

Et vous, quels livres citeriez-vous? 🙂

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Mrs MacGinty est morte

Mrs MacGinty est morte. D’Agatha Christie. Editions Club des Masques. 250 pages. (1953)

Mrs MacGinty a été assassinée et James Bentley a été condamné pour le meurtre. Mais, à l’approche de son exécution, le commissaire Spence, qui a mené l’enquête, doute de plus en plus de sa culpabilité. Il va solliciter Hercule Poirot pour que celui-ci reprenne tout depuis le début.

Le point de départ de cette histoire diffère un peu de ce à quoi Agatha Christie nous a habitués: nous n’assisterons pas au crime, ni à l’enquête de la police. Poirot va reprendre le travail depuis le début et mener ses investigations parmi les habitants d’un village qui pensent tous (ou presque) que Bentley est coupable.

A côté de cela, l’auteure réutilise tout un tas de petits détails qu’elle a déjà exploité (ou exploitera) ailleurs: la comptine qui trotte dans la tête des protagonistes (comme dans Cinq petits Cochons, dont le point de départ est aussi assez similaire); la présence de Mrs Oliver, l’amie écrivaine de Poirot; le mobile du meurtre (je ne vous dirai pas où j’en avais déjà vu un semblable, bien sûr, histoire de ne pas vous spoiler ^^); un « coupable » déjà condamné, etc, etc. Mais tous ces détails sont réarrangés pour former une nouvelle intrigue. On se sent en terrain connu, grâce à cela, mais on se creuse quand même la cervelle pour tenter de découvrir le fin mot de l’histoire.

Encore une fois, j’ai eu beau me torturer les méninges, j’étais à côté de la plaque et je ne soupçonnais pas la bonne personne. En fait, le/la coupable était celui/celle que je n’avais jamais soupçonné(e), au point que j’ai eu un moment de flottement lorsque son identité a été révélée 😆 Evidemment, tout s’emboite parfaitement une fois la démonstration faite. J’aurais vraiment fait une très mauvaise détective ^^

Dans ce livre, je me suis aussi beaucoup amusée des « souffrances » de Poirot, dont la gourmandise et le goût pour l’ordre sont mis à mal par sa logeuse mauvaise cuisinière et bordélique 😆

Bref, Agatha Christie reste une valeur sûre, foncez! 🙂

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La Ferme du Bout du Monde

La Ferme du Bout du Monde. De Sarah Vaughan. Editions Préludes, collection Littératures. 448 pages. (2017)

Après quelques revers dans sa vie, Lucy décide de quitter Londres et se réfugie dans la ferme familiale, en Cornouailles, que son frère et sa mère s’échinent à faire vivre. En parallèle, nous suivons l’histoire de Maggie, la grand-mère, pendant la 2e Guerre mondiale, lorsque la ferme accueillait des enfants évacués.

J’ai lu ce livre grâce à NetGalley et aux éditions Prélude, que je remercie pour cette découverte.

Je ne sais pas si j’aurais lu ce livre si NetGalley ne l’avait pas proposé en accès libre. Le titre me rendait curieuse, mais j’avais peur de trouver une énième romance sans surprise. La lecture du résumé, qui m’emmenait en Cornouailles et parlait de 2e Guerre mondiale, m’a convaincue de lui donner sa chance.

Finalement, je ressors mitigée de cette lecture.

Sans surprise, j’ai aimé me retrouver dans cette belle région que l’auteure décrit très bien, on sent presque l’odeur de la mer. La description de la vie à la ferme et des difficultés rencontrées par la famille m’ont aussi bien plu. Sarah Vaughan restitue plutôt bien l’ambiance de l’exploitation pendant la guerre et son style est agréable. ça se lit très bien et très facilement.

A côté de ça, les personnages m’ont semblé d’une passivité assez incroyable compte tenu des évènements. Nous suivons essentiellement Maggie et Lucy et je n’ai compris aucune des 2. Leurs réactions, leurs actes m’ont paru le plus souvent dénués de sens et je ne me suis pas du tout attachée à elles. J’aurais aimé voir la 1e se révolter contre son horrible mère et la seconde se prendre en mains. Le personnage d’Alice, dont la présence plane constamment sur l’histoire, m’a été insupportable également. La jeunesse n’excuse pas tout et elle non plus n’est pas capable de réagir correctement. Qu’est-ce que ces femmes ont donc dans la tête?! Les personnages masculins qu’on suit le plus, Tom et, surtout, Will, m’ont davantage convaincue, mais malheureusement ils restent au second plan.

Le secret de famille dont il est question a été assez rapidement éventé en ce qui me concerne et la romance tragique était effectivement sans surprise, bien que l’auteure fasse des mystères et ajoute des péripéties pour embrouiller le lecteur.

Bref, une histoire bien écrite, située dans des lieux intéressants, mais qui, pour moi, pêche par ses personnages trop passifs.

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Ce que j’ai envie de lire en juillet

Juin a été plutôt un bon, voire très bon mois de lecture, et j’espère que juillet le sera tout autant (ou même plus! ^^).

Mes lectures en cours en ce début de mois:

 

Il est prévu que je poursuive dès aujourd’hui ma LC avec les filles du forum Séries of Interest avec le tome 2 du Régiment perdu (si vous avez envie de vous joindre à nous, il n’est pas trop tard, faites-moi signe 😉 ):

Ensuite, je lirai pour le consigne de juillet du Challenge Un mois, un objectif:

J’ai dû récemment faire un grand rangement dans mon étagère à PAL, parce que mes derniers achats ne rentraient pas dedans. Il m’est resté une pile de livres que je ne trouvais à caser nulle part, j’ai donc décidé que ceux-là seraient lus en priorité. J’en ai sélectionné 4 pour commencer, ce qui devrait aussi me permettre d’avancer dans certaines séries avant d’avoir oublié trop de détails des tomes précédents:

J’espère avoir le temps pour d’autres lectures évidemment, mais je ferai en fonction de l’envie du moment!

Si vous en avez lu certains, dites-moi ce que vous en avez pensé, on pourra comparer nos avis 😉

Et vous, vous prévoyez de lire quoi, en juillet? 🙂

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Ce que j’ai lu en juin

J’avais peu lu en mai, mais je me suis rattrapée en juin! Il faisait trop chaud pour courir dans tous les sens, alors passer des heures dans un fauteuil avec un ventilateur, une boisson fraîche et un bon livre, c’était l’idéal 🙂

En juin, j’ai donc lu ou fini de lire (certains billets sont encore à venir, pour les autres, clic-clic sur les couvertures 😉 ):

*15 livres:

ça peut paraître beaucoup, 15 livres, mais dans le lot il y a 2 pièces de théâtre et un livre jeunesse qui se sont lus très vite et 4 policiers (les chats détectives et les Agatha Christie) qui se dévorent rapidement aussi. J’ai même eu l’impression de ne pas avoir lu beaucoup, c’est dire ^^

*1 nouvelle:

J’ai abandonné:

Je ne l’ai pas abandonné parce qu’il était mauvais, mais parce que seule la 1e partie m’intéressait: celle consacrée aux meurtres et à l’enquête. Ce qui vient ensuite parle des livres et autres histoires tirés des faits et ne m’intéressait pas. Je ne ferai pas de billet sur ce livre, puisque je ne l’ai pas lu en entier, mais il a comblé ma curiosité sur le sujet, ce que n’avait pas fait le précédent livre que j’avais lu sur Jack l’Eventreur.

*5 BD/comics:

   

J’ai aussi eu l’occasion de découvrir 2 nouvelles séries:

Et un film:

J’espère que juillet sera tout aussi agréable! 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu/vu, en juin? C’était bien? 😉

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Les Indes noires

Les Indes noires. De Jules Verne. Editions Le Livre de Poche. 237 pages. (1877)

Ecosse, 19e siècle. 10 ans après la fermeture de la mine de charbon qu’il dirigeait, l’ingénieur James Starr reçoit un message de l’ancien contremaître Simon Ford, l’invitant à revenir pour prendre connaissance d’une découverte importante. Malgré un courrier contradictoire reçu ensuite, Starr se rend à Aberfoyle et descend dans la mine avec Simon et son fils, ce qui leur vaut de s’y retrouver piégés.

Ce livre m’a un peu rappelé Voyage au Centre de la Terre par certains côtés et je dois dire que c’est ce que j’ai préféré dans cette histoire, que j’ai par ailleurs trouvé extrêmement naïve.

Jules Verne, naïf? Je n’aurais pas cru qu’on pouvait lui appliquer ce qualificatif, mais je n’en vois pas de plus approprié s’agissant de la façon dont il perçoit les mineurs et leurs conditions de travail… D’après lui, les mineurs AIMENT leur travail passionnément et les personnes qui les emploient sont bienveillantes, généreuses et à l’écoute. Tous ces gens préfèrent aussi vivre au fond des mines plutôt qu’à l’air libre (c’est vrai, quoi, en haut, il pleut!) et ne mettent jamais le nez dehors. Ils sont pourtant tous en excellente santé et considèrent que 2 jours pour découvrir l’extérieur dans sa globalité, c’est laaaargement suffisant. Je dois dire que j’ai halluciné en lisant certains passages. Manifestement Verne n’avait jamais mis les pieds dans une mine de charbon autrement qu’en imagination (s’il a eu l’occasion de lire Germinal, quelques années plus tard, il a dû avoir un choc).

Evidemment, la partie où il explique scientifiquement comment se forme le charbon et pourquoi c’est une énergie non-renouvelable est nettement plus réaliste. Personnellement, je n’ai fait que la survoler en constatant qu’elle faisait plusieurs pages (je me suis ennuyée au bout d’un paragraphe), mais si vous ne savez rien sur le sujet, c’est instructif.

Au fil du texte, on découvre également le paternalisme typique de l’époque à l’égard des femmes. Bien sûr, ça m’a hérissé, mais un livre du 19e siècle où les femmes sont des individus à part entière disposant d’elles-mêmes, c’est rare, alors j’ai fait avec. ça ne m’a pas empêchée d’éprouver une compassion horrifiée pour le personnage de Nell, qui tombe un peu de Charybde en Scylla à mon avis. La romance m’a semblé tout aussi naïve que la description des mineurs et de leurs conditions de vie, mais a son importance dans l’histoire, alors admettons.

La plume est typique de l’époque, on peut la trouver vieillotte, mais c’est assez fluide et ça se lit bien, même quand les descriptions sont longues. De nombreuses références sont faites à l’histoire et à la littérature écossaises, notamment à travers des citations de Walter Scott.

Dans l’ensemble, cette lecture a été une déception. L’aspect aventures de l’intrigue est bien mené, mais la comparaison avec Voyage au Centre de la Terre (quasi inévitable à cause du contexte) n’est pas à l’avantage de Les Indes noires. Le manque total de réalisme et l’aveuglement de l’auteur concernant la vie des mineurs nuisent considérablement au livre.

En bref, si vous avez envie de lire Verne, je ne vous conseille pas vraiment celui-ci.

A noter que Le Livre de Poche a reproduit dans cette édition  les gravures qui illustraient l’édition originale, ce qui est un plus non négligeable.

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Calvin et Hobbes tome 7

Calvin et Hobbes tome 7. De Bill Watterson. Editions Hors}{Collection. 128 pages.

Calvin est un petit garçon de 6 ans qui vit d’innombrables et hilarantes aventures avec Hobbes, son titre en peluche, généralement au détriment de son entourage. Au passage, les 2 héros n’oublient pas de critiquer le monde absurde qui nous entoure.

J’ai reçu ce livre grâce à la dernière Masse Critique Babelio et aux aux éditions Hors}[Collection, que je remercie pour cette lecture.

 

Lorsque j’ai cliqué pour solliciter cette BD, je me suis demandé pourquoi l’album n’avait pas de titre comme ceux déjà en ma possession. J’avais pris soin de vérifier que je n’avais pas ce tome, mais en fait il s’agit d’une édition double et les numéros ne correspondent pas à ceux de l’ancienne édition. Donc soyez prévenus si vous avez déjà des tomes dans une ancienne édition: vous risquez de vous retrouver avec des doublons (pour moi, c’est le cas pour la 1e moitié de la BD…).

Pour ce qui est du contenu, c’est du pur Calvin et Hobbes, on se marre du début à la fin. Certaines planches sont mignonnes, d’autres méchantes (ce sont les plus drôles ^^) ou philosophiques. Calvin déborde d’imagination et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Entre l’armée de monstres de neige ou le vélo psychopathe, il y a de quoi faire avec cet album!

Les dessins sont simples, agréables et très efficaces. Le noir et blanc sobre est adapté aux tranches de vie racontées, même si je ne dirais pas non à des planches en couleur…

J’ai cependant quelques réserves sur le format. Outre ce que je signalais plus haut qui m’a un peu gênée du fait que les tomes en ma possession ne correspondent pas à la numération de cette édition, il faut souligner que nous avons ici un format dit « italien », c’est-à-dire horizontal et pas vertical. Alors il me semble qu’en VO, ils sont édités de cette façon, mais la BD n’étant pas rigide, j’ai trouvé que ce n’était pas pratique de tenir l’album en main. D’autre part, vu la taille des marges, je ne vois pas l’intérêt d’adopter ce format. En plus, je n’ai aucune autre BD dans ce genre de format et je ne sais pas où caser celle-ci dans ma bibliothèque, elle ne matche avec rien… (edit: en fait la BD dépasse de l’étagère…)

En dehors de ces quelques points qui m’ont ennuyée, l’édition est de qualité, avec du papier épais et une couverture glacée très chouette.

Une excellente lecture, une série à découvrir absolument si vous ne connaissez pas encore!

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Un meurtre est-il facile?

Un meurtre est-il facile? D’Agatha Christie. Editions Club des Masques. 253 pages. (1957)

De retour en Angleterre après avoir longtemps vécu à l’étranger, Luke Fitzwilliam fait la connaissance d’une vieille dame dans un train. Celle-ci va lui raconter une étrange histoire de crimes en séries, qui vont l’inciter à aller mener l’enquête dans le village de Wychwood.

Pas d’Hercule Poirot, pas de Miss Marple, pas de Tommy et Tuppence. Ici nous avons affaire à un personnage « inédit » et totalement différent de ceux auxquels Agatha Christie nous a habitués. Et c’est une réussite! L’auteur parvient ainsi à se renouveler tout en utilisant ses trucs habituels (au point de mentionner une affaire qu’elle citait déjà dans Mon petit doigt m’a dit) et en jouant même de ses propres tics d’écriture pour égarer le lecteur qui, comme moi, s’imagine pouvoir se baser là-dessus pour découvrir qui est coupable ^^

Car une fois encore, le personnage sur lequel j’avais misé (et j’ai été persuadée d’avoir raison presque jusqu’à la fin) n’était pas le bon 😆 C’est seulement quand c’est devenu évident que j’ai réalisé mon erreur. Je ne dois vraiment pas être douée pour ça, je me fait avoir à chaque fois ou presque ^^

Comme toujours avec Agatha Christie, ce fut une très bonne lecture. Celui-ci est même parmi les meilleurs à mon avis. Je recommande bien évidemment 😉

Si vous l’avez lu, aviez-vous été plus perspicace que moi?

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Ils ne me laisseront pas un souvenir impérissable #12

Le Secret de Fergal. D’Agnès Job. Editions Librio et Phosphore. 15 pages.

Un jeune avocat surmené fait un voyage en Irlande pour se ressourcer. Confronté aux légendes locales, il va vivre une nuit étrange aux côtés d’êtres mystérieux.

Ce texte est une nouvelle éditée suite à un concours dont le thème était: « vous partez pour l’Irlande, avec l’envie de découvrir un pays, sa culture et ses habitants. Imaginez une ou des rencontres, une aventure, une histoire ».

Le récit est plutôt sympathique, surtout grâce à l’Irlande et l’atmosphère qui en découle. Il est aussi plutôt frustrant: le format nouvelle est trop bref et oblige l’auteure à être plus que succincte. De même, il y a peu d’enjeux et ils ne sont pas assez développés pour que le lecteur se sente réellement partie prenante dans l’histoire.

D’autre part, je n’ai pas tellement accroché au style. Ce n’est pas « mal écrit », mais la façon de raconter les choses est parfois un peu confuse, certains points semblent être abordés dans le désordre. La ponctuation aléatoire n’aide pas.

Une histoire qui aurait méritée d’être développée et retravaillée…

***

Oncle Vania. D’Anton Tchékov. Editions Babel. 136 pages. (1897)

Le professeur Sérébriakov et son épouse Elena séjournent à la campagne sur le domaine géré par l’Oncle Vania et Sonia, la fille issue du 1er mariage du professeur. La présence du couple va créer des remous et la beauté d’Elena susciter des passions chez les hommes présents.

J’avais déjà lu des pièces de cet auteur, que j’avais beaucoup aimées, mais je dois dire que j’ai eu du mal avec celle-ci… J’avoue que je n’ai pas compris quel était réellement le sujet de la pièce, ce qui fait que le texte m’a paru un peu vain. L’Oncle Vania qui lui donne son titre est finalement assez effacé et aucun autre personnage ne prend vraiment le dessus sur les autres. Il y a quelques réflexions intéressantes sur la condition des femmes et sur les dommages infligés à la nature par l’homme, en dehors de ça, je n’ai pas réussi à m’intéresser réellement à ce qui se passait.

Si quelqu’un parmi vous l’a lu et peut m’expliquer à côté de quoi je suis passée… 😉

***

Le monstre du Docteur Victor Frankenstein. Le Prométhée moderne. De Mary Shelley. Editions Pages ouvertes. 255 pages.  (1818)

Fin du 18e siècle, Pôle nord. Un bateau d’exploration recueille à bord un homme désespéré. Celui-ci va raconter sa vie et comment il a créé un monstre.

J’avais lu ce livre à l’adolescence (probablement dans une version abrégée) et j’en gardais un souvenir plutôt bon. Cette fois-ci, je suis beaucoup plus mitigée. Il faut dire que j’ai trouvé le temps très long, au point que j’ai pensé plusieurs fois abandonner ma lecture.

La plume est très belle, très fluide et accessible, mais l’auteure abuse du récit dans le récit dans le récit, ce qui alourdit le texte et rend la lecture fastidieuse. D’autre part, il ne me semble pas nécessaire de raconter la vie de chaque personnage depuis sa naissance, voire même avant. Ici on semble être plus dans le courant romantique que gothique, avec les larmes et l’exaltation exagérées qui en sont les symptômes.

Les thèmes abordés sont très intéressants, en particulier la réflexion sur les apparences, mais les points les plus détaillés ne sont pas ceux qui le méritaient le plus à mon avis. Certaines choses sont également assez dures à avaler (et pourtant je suis prête à accepter que Frankenstein a créé un être vivant de toutes pièces), notamment la façon dont la créature s’est éduquée. Pour finir, aucun personnage n’est attachant et, même si le plus monstrueux n’est pas forcément celui qui en a l’apparence, je n’étais pas vraiment intéressée par ce qui allait leur arriver.

Une déception, même si j’ai apprécié le style. Je regarderai probablement un des vieux films qui ont été tirés du livre histoire de comparer.

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