Le Roi Cyclope

Le Roi Cyclope, Intégrale. D’Isabelle Dethan. Editions Delcourt. 138 pages. (2001)

Le Marquis Délicieux, âme damnée du roi de Beldaran, cherche à obtenir le pouvoir absolu en assassinant les 7 princes et en s’appropriant le Jardin de Pareïza, source de magie. Mais le dernier héritier du trône est-il vraiment mort?

Voilà une BD que j’avais achetée et dévorée à sa sortie et qui, depuis, dormait bien sagement dans mes étagères. Je suis retombée dessus en cherchant (en vain ^^) à caser plus d’albums dans un espace trop réduit, l’occasion de la redécouvrir 🙂

Si je me souvenais vaguement du début de l’histoire, je me rappelais finalement assez peu de l’ensemble, sinon que j’avais vraiment apprécié ma première lecture. La magie a de nouveau opéré cette fois-ci et j’ai été immédiatement happée par le récit. Récit plutôt classique dans sa trame: un grand méchant très laid et très avide usurpe le pouvoir et un héros au coeur pur va se dresser contre lui.

Là où cette histoire se démarque des autres, c’est dans l’évolution des personnages, qui deviennent plus nuancés et moins manichéen au fil des 3 tomes. Outre les 2 figures principales, on trouve également 2 personnages féminins  dont la présence plane sur l’ensemble du récit. Quelques créatures originales et divers protagonistes secondaires complètent la distribution.

L’argument qui m’avait incitée à acquérir cette BD, ce sont ses magnifiques dessins. Le trait est assez particulier, notamment dans les visages et les costumes. Chaque personnage a son identité propre et des traits distinctifs marqués. Les décors, s’ils ne sont pas toujours très présents, sont toujours finement dessinés quand ils le sont. On a beaucoup de bâtiments et de plantes, qui contribuent à poser l’ambiance. Le seul reproche que je ferais est que les planches ne sont pas très dynamiques. Même les scènes d’action semblent un peu statiques, ce qui contribue à donner un effet de lenteur à l’ensemble de l’histoire. Le jeu sur les couleurs et les ombres est très réussi et renforce l’ambiance qui se dégage du récit.

Même si j’avais déjà lu cette BD, j’ai de nouveau passé un très bon moment avec cette lecture, que je vous recommande très vivement 🙂

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Pause lecture #36

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Le Loup des Steppes

Le Loup des Steppes. De Hermann Hesse. Editions Le Livre de Poche. 224 pages. (1927)

Harry Haller quitte son logement en laissant derrière lui un manuscrit « pour les fous seulement ». Le neveu de la propriétaire, après avoir raconté sa rencontre avec lui, laisse le lecteur se faire sa propre idée des écrits de celui qui se surnomme lui-même le Loup des Steppes.

D’après mon édition, ce livre est considéré comme le premier roman existentialiste. Autant dire qu’on n’est pas dans la comédie ou le récit d’aventures ^^ J’avoue que je n’avais aucune idée du contenu du Loup des Steppes avant de l’ouvrir, mais j’avais beaucoup aimé Siddhartha, le seul autre roman de l’auteur que j’ai eu l’occasion de lire pour le moment.

Ici on n’est pas du tout dans le même registre, même si dans les 2 romans il s’agit de quête de soi. Harry Haller est un personnage bourré de contradictions, de désespoir et de questionnements. On n’est pas vraiment dans une histoire à proprement parler, si ce n’est celle de l’évolution existentielle d’un homme.

Il y a énormément d’idées que j’ai trouvées super intéressantes: quête d’identité, multiplicité de « l’âme », sentiment d’inadaptation sociale, perte des repères, perception de la réalité, rapport aux autres et à soi-même, questionnements sur la folie, etc.

Au vu de cette énumération, vous vous douterez que ce n’est pas un livre facile d’accès ^^ Il m’a fallu assez longtemps pour en venir à bout et, honnêtement, il y a de longues plages d’ennui dans cette lecture. Parfois j’avais l’impression que je n’en verrai jamais la fin… Pourtant jusqu’aux dernières pages, quelque chose m’a poussée à continuer, une sorte de fascination pour certaines des idées développées par l’auteur. Je me suis reconnue dans certaines d’entre elles, d’autres m’ont paru carrément effrayantes. J’ai eu l’impression qu’on pouvait tous ressembler un peu à Harry Haller dans certaines circonstances et sous certains aspects et j’ai trouvé ça assez fascinant.

Ce n’est pas le genre de livres que je lirais tous les jours, mais je suis contente d’être allée au bout, il m’a fait beaucoup réfléchir. Une lecture que je recommande si les thèmes abordés vous parlent, mais ne vous attendez pas à ce que ce soit simple d’accès ou rapide à lire.

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Sériemaniac épisode #15: histoires d’eau

Après l’espace, le temps et l’autre-monde, c’est l’océan et ses mythes que je vous propose d’explorer, avec 3 séries assez spéciales, chacune dans leur genre.

L’Epouse du Dieu de l’Eau. (The Bride of Habaek / Habaekui Sinbu 2017). Série scénarisée par Jeong Yun Jeong et réalisée par Kim Byeong Su pour tvN, d’après le manhwa de Yun Mi Gyeong. Avec: Nam Ju Hyeok, Shin Se Gyeong, Gong Myeong, Lim Ju Hwan, Krystal. 16 épisodes de 60 minutes. Corée. 2017.

Le Dieu de l’Eau est envoyé sur terre en quête de trois pierres sacrées qui lui permettront de devenir l’Empereur du royaume céleste. Pour ce faire, il dispose d’une carte indiquant leur emplacement et d’un compagnon de voyage. Une fois sur place, il devra prendre contact avec la dernière descendante d’une famille vouée au service des dieux. Mais rien ne se passe comme prévu: à son arrivée sur terre, le Dieu a perdu la carte et ses pouvoirs divins. Et sa servante, psychiatre, le prend pour un malade mental et refuse de l’aider.

Avec cette série, on est dans un genre assez spécial que je ne saurais pas trop comment qualifier… ça se rapproche sans doute un peu de l’urban fantasy ou du fantastique, puisqu’on a affaire à des créatures divines évoluant dans notre réalité, mais c’est avant tout une comédie romantique assez barrée. Pas toujours volontairement drôle, mais en ce qui me concerne, j’ai été pliée de rire pratiquement eu début à la fin ^^

Il faut dire que les personnages et les situations dans lesquelles ils se débattent sont assez souvent surréalistes et que c’est complètement n’importe nawak 90% du temps. Au point que beaucoup de choses semblent complètement incohérentes dans le scénario, ce qui peut être très gênant pour le spectateur en quête d’une histoire bien ficelée. En général, je suis assez exigeante sur la question, mais là je rigolais tellement que ça ne m’a pas gênée. Le fait d’avoir regardé cette série à un moment où j’étais dans un état d’épuisement profond a probablement aidé, mais globalement je me suis beaucoup amusée devant cette série, même s’il faut reconnaître qu’il y avait pas mal de longueurs.

Les acteurs sont vraiment bons, notamment le jeune premier dans le rôle du dieu arrogant mais totalement à côté de la plaque. Les situations improbables ne manquent pas et, si la romance reste prévisible et pas très intéressante, il se passe toujours quelque chose de drôle pour maintenir le spectateur devant son écran.

Une série que je conseille si vous avez envie de rigoler un peu ou si vous voulez reposer vos neurones. Soyez quand même prévenus que le scénario n’est pas toujours très cohérent.

***

Siren. Créée par Eric Wald et Dean White pour Freeform. Avec: Alex Roe, Eline Powell, Fola Evans-Akingbola, Ian Verdun, Rena Owen. 10 épisodes de 45 minutes. USA. 2018. Saison 2 en cours de production.

Bristol Cove, petite ville côtière typique, attire les touristes grâce à la légende locale qui prétend que des sirènes y ont vécu. Pris dans une tempête alors qu’ils sont au large, des pêcheurs sont attaqués par une mystérieuse créature. Aussitôt un groupe de militaires vient s’emparer de la créature et du pêcheur qu’elle a blessé. A Bristol Cove, un océanographe lie connaissance avec Ryn, une étrange jeune femme à la force hors du commun.

J’ai assez peu de choses à dire sur cette série, que j’ai abandonnée au bout de 4 épisodes. L’intrigue mise en place au début étant résolue, j’ai préféré m’en tenir là, n’étant pas vraiment convaincue par le résultat. Le point de départ était pourtant assez intéressant, surtout que les histoires de sirènes sont rares. Et pour le coup, c’était très original, puisqu’on était très loin de la gentille sirène disnéenne qui cherche son prince charmant. Ici, les sirènes sont des prédateurs qui tiennent plus des Dents de la Mer que d’Ariel la petite Sirène ^^

Malgré tout, mon intérêt a faibli très rapidement: les personnages sont peu charismatiques, seule Ryn sort du lot. La plupart sont même plutôt agaçants. Quant à l’intrigue, elle s’embourbe assez vite dans les clichés du genre. Beaucoup de choses sont prévisibles et je n’ai pas eu la patience de découvrir si la suite était meilleure, surtout que dans le genre petite ville bizarre, je sortais juste de Ghost Wars et que je n’avais pas envie de repartir avec une autre série prometteuse, mais décevante sur la durée.

A voir si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent et que vous avez envie d’une série fantastique qui lorgne sur le slasher sans prétention.

***

La Légende de la Mer bleue (Legend of the blue Sea / Puleun Badaui Jeonseol). Scénario de Park Ji Eun. Réalisation de Jin Hyeok et Park Seon Ho. Avec: Gianna Jun, Lee Min Ho, Choi Jeong Wu,Lee Hee Jun, Na Yeong Hee. 20 épisodes de 60 minutes. Corée. 2016.

Après l’échec de Siren, j’ai eu envie de voir ce qui pouvait exister d’autre parlant de sirènes et je suis tombée sur cette série, dont le titre improbable ne m’attirait pas vraiment. Ici, on est plus dans le registre habituel de la romance a priori impossible entre un homme et une créature fantastique. Quelques éléments sortent malgré tout du schéma habituel.

On suit ici 2 lignes temporelles, du fait qu’on est dans une histoire de réincarnation. Au fil des épisodes, on découvre ce qui a mal tourné la première fois et comment l’incarnation contemporaine des héros va (ou pas) réussir à mieux faire cette fois-ci. La différence avec l’histoire basique de La petite Sirène, c’est que dans cette série, le prince charmant est un gentil escroc et qu’on est autant dans le registre de la comédie et du thriller que de la romance. L’actrice principale est d’ailleurs excellente dans l’aspect comique, le héros est assez craquant et les méchants sont trèèès méchants.

Le côté romance et prédestination ont fait que j’ai mis de côté pour l’instant et que j’hésite un peu à reprendre, mais si vous aimez les romances fantastiques, n’hésitez pas à regarder, il y a quand même des idées plutôt sympas 😉

***

La suite au prochain épisode, avec au programme des séries policières, des escrocs et bien d’autres choses 🙂

Et si vous avez des séries à conseiller ou des arguments pour me faire repartir dans les séries que j’ai mises de côté, vous savez quoi faire dans les commentaires 😉

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Le Flux et le Reflux

Le Flux et le Reflux. D’Agatha Christie. Editions Le Masque. 249 pages. (1948)

Réfugié dans un club londonien pendant un bombardement, Hercule Poirot entend dire que le vieux Gordon Cloade a été tué par l’effondrement de sa maison, laissant une très jeune veuve. Or la rumeur prétend que le premier mari de celle-ci est toujours vivant. Ce qui arrangerait bien la famille Cloade, qui a vu un immense héritage lui filer entre les doigts.

On fait rapidement la connaissance des différents protagonistes et on constate assez vite que chacun a des raisons de vouloir se débarrasser de l’encombrante veuve. Que le premier mari, prétendument mort quelque part au fin fond de l’Afrique, réapparaisse et fini les problèmes d’argent des Cloade! La pauvre Rosaleen, elle, a peur qu’on l’assassine pour récupérer l’héritage, elle se méfie donc de tout le monde…

Le roman repose sur une ambiance de méfiance et de rancunes qui donne une image négative des personnages. A première vue, tous semblent capables du pire, d’autant plus que dans cette période d’après-guerre, la vie est difficile: restrictions, hausse des impôts, réadaptation difficile à la vie civile, etc.

J’ai été vraiment à fond dedans, j’ai dévoré ce livre en 2 jours (parce que je n’avais pas le temps de le lire d’une traite ^^). Une partie de mes soupçons étaient fondés, pour une fois, mais j’avais raisonné sans tenir compte de la sournoiserie de l’auteure. Le dénouement, même s’il était trop rapide pour moi, était plus complexe que je ne l’avais imaginé.

Gros bémol cependant: l’épilogue m’a estomaquée, dans le pire sens du terme!

Pour le reste, c’est un très bon opus des enquêtes de Poirot, j’ai passé un très bon moment de glauque et de mystère 🙂

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MOOC SF

J’ai mentionné dans un de mes billets il y a quelques jours que je suivais un MOOC sur la SF et le sujet semblait intéresser quelques personnes. Petite présentation rapide

Qu’est-ce qu’un MOOC?

L’acronyme signifie « Massive Online Open Courses ». En gros c’est un cours en ligne ouvert à tous. On en trouve sur tous les sujets, ça va de la littérature de la Renaissance à la physique quantique, en passant par la programmation ou la biologie. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux.

Où trouver des MOOC?

J’ai suivi ce MOOC sur la plateforme Fun, je n’en connais pas d’autre (je n’ai pas cherché ^^), mais je pense qu’en fouinant sur le net vous pourrez en trouver d’autres. Une fois enregistré sur le site, vous pourrez vous inscrire pour un ou plusieurs MOOC.

Le MOOC SF.

Je ne vous parlerai que du MOOC SF, qui est le seul que j’aie suivi jusqu’ici.

Les cours sont proposés par des professeurs de l’Université d’Artois, vous connaissez peut-être certains d’entre eux grâce à leurs écrits sur le sujet: Anne Besson, Simon Bréan, Irène Langlet, Roland Lehoucq et Natacha Vas-Deyres.

Le programme:

Histoire de la science-fiction

  • À l’origine de la science-fiction (jusqu’à 1938)
  • Les classiques anglophones
  • Modernités de la science-fiction anglophone
  • Singularités de la science-fiction mondiale : l’Europe
  • Des sciences-fictions en résistance ? Diversités d’une littérature mondiale
  • Vers une science-fiction universelle ?

Les genres de la science-fiction

  • Planètes et merveilles
  • Anticipation et hard science
  • Lendemains noirs
  • La science-fiction pour la jeunesse
  • Passés alternatifs
  • Genre et sous-genres

Les médias de la science-fiction

  • La bande dessinée
  • Le cinéma
  • La culture matérielle de la science-fiction
  • Le jeu vidéo
  • Les séries télévisées
  • L’illustration

La science-fiction française

  • De la tradition utopique à Jules Verne : fondations de l’imaginaire science-fictionnel en France
  • Le merveilleux scientifique au cœur de la machine à créer l’anticipation
  • Messac, Spitz, Barjavel : les chaînons manquants de la science-fiction française ?
  • 1950-1980 : renaissance et renouvellement, création et imitation ?
  • La science-fiction française contemporaine
  • Esthétique et critique de la science-fiction française

Science et science-fiction

  • Science et science-fiction, un duo détonant
  • En route pour l’espace !
  • Les planètes imaginaires
  • À quoi ressemblent les extraterrestres ?
  • Le voyage dans le temps
  • Science-fiction, la physique à l’épreuve de l’impossible

Les cours sont proposés sous forme de vidéos, de bandes son au format MP3 ou de texte. Ils sont complétés par des bibliographies et des forums dédiés au différents sujets.

Les vidéos des cours durent entre 10 et 20 minutes et sont suivies de QCM pour valider les modules. Un travail écrit est également proposé pour les personnes intéressées. Ces exercices (facultatifs, vous pouvez juste profiter des cours sans les valider) permettent d’obtenir une attestation (symbolique) qui valide le MOOC.

En parallèle, 3 vidéos en direct ont été proposées, pendant lesquelles les professeurs répondent aux questions des apprenants. Les vidéos restent disponibles après le direct pour les personnes ne pouvant y assister. Le dernier direct aura lieu demain matin à partir de 11h (et il est encore possible de proposer des questions).

Vous voulez participer?

Pour cette session, les inscriptions (gratuites) sont encore possibles jusqu’au 22 juin 2018 (demain, donc), sachant que les activités annexes (forum, exercices, etc) ne seront disponibles que jusqu’au 26 juin, date après laquelle vous ne pourrez plus valider le MOOC.

L’intérêt de s’inscrire malgré tout, c’est que les cours resteront disponibles pendant l’été.

Ce que j’ai pensé de ce MOOC.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été agréablement surprise: j’ai appris plein de choses sur la SF, ses différents genres, son histoire, ses auteurs, etc. Les sujets abordés ne m’ont pas tous intéressée autant les uns que les autres (celui sur les jeux vidéo, par ex, ne m’a pas passionnée), certains étaient plus faciles à suivre que d’autres. J’ai eu plus de mal avec le dernier module, axé sur la comparaison entre science « réelle » et SF, à chaque fois qu’il était question de chiffres ^^ Quoi qu’il en soit, les cours sont très accessibles, tout le monde peut suivre.

Si les professeurs semblent à l’aise devant la caméra, il est parfois trop visible qu’ils lisent leur cours, ce qui rend certaines vidéos un peu laborieuses pour celui qui les visionne, mais comme le sujet est intéressant, on s’y fait.

Il est assez simple de répondre aux QCM (d’autant qu’on peut avoir accès aux cours version texte en y répondant). Je ne peux pas vous dire s’il est difficile de produire le travail écrit facultatif demandé en complément, parce que je ne l’ai pas fait. Il faut savoir que ce travail n’est pas noté par les professeurs, mais évalué par les autres apprenants. Si vous souhaitez rédiger cet écrit, vous vous engagez à lire et évaluer celui d’autres apprenants.

Je ressors de cette expérience sur une impression très positive et je n’hésiterai pas à suivre d’autres cours à l’avenir 🙂 Maintenant je n’ai plus qu’à faire le tri parmi tous les titres que j’ai notés, j’en ai pour des années à tout lire si je m’y mets tout de suite ^^

J’espère que ce billet vous aura intéressé-e-s et, peut-être, donné envie d’aller voir de plus près à quoi ressemble ce MOOC 🙂

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Les Travaux d’Hercule

Les Travaux d’Hercule. D’Agatha Christie. Editions Le Livre de Poche. 318 pages. (1939-1947)

Hercule Poirot a décidé de prendre sa retraite, mais avant de tirer sa révérence, il s’est mis en tête de résoudre 12 affaires rappelant les Travaux de son célèbre homonyme mythique.

Il peut être utile (mais pas obligatoire, rassurez-vous) de connaître un peu les Travaux d’Hercule avant de commencer, pour s’amuser à comparer les 2 versions. Vous pouvez aussi lire cette superbe BD si le sujet vous intéresse 🙂

La version proposée par Agatha Christie adapte les Travaux au monde contemporain de Poirot et le moins qu’on puisse dire, c’est que certains ne sont pas piqués des hannetons 😆 Les Travaux de notre Hercule sont présentés sous forme de courtes nouvelles assez variées, dont une ou deux sont un peu en deçà des autres, mais qui sont globalement amusantes à suivre. Le prologue qui sert d’introduction à ces intrigues m’a beaucoup fait rire, tout comme certaines des aventures vécues par Poirot. Les idées de l’auteure pour moderniser les mythes sont pour le moins originales, à commencer par l’actualisation du Lion de Némée, que j’ai trouvée hilarante.

Abordons les sujets qui fâchent avant de conclure. Pour commencer, qu’est-ce que c’est que cette couverture innommable? Celui qui l’a imaginée prend Hercule Poirot pour un des Marx Brothers? 😦 Second point de mécontentement: la « nouvelle traduction » annoncée en tête de roman, qui met sous la plume d’Agatha Christie des termes aussi poétiques que « fouille-merde » ou « saloperie »… Et personne, a fortiori une vieille dame de la bonne société anglaise, n’irait parler à un Hercule Poirot de « poser son cul sur une selle », surtout sans qu’il en fasse une syncope! C’est bien de moderniser une traduction quand elle est datée, mais je doute que Dame Agatha, avec son snobisme de bon aloi et son horreur des mauvaises manières, ait usé d’un tel vocabulaire… So shocking!

Une lecture distrayante et très amusante, que je vous recommande de lire dans une précédente traduction plutôt que dans celle-ci (qui date de 1995, si ça peut vous aider à l’éviter).

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Pause lecture #35

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La moisson du week-end

La saison des brocantes a commencé et qui dit brocante, dit plein de nouveaux bouquins qui s’ajoutent à ma PAL, pour mon plus grand plaisir 🙂 Voici ce que j’ai rapporté de celle d’hier:

En repartant, j’ai découvert que la commune où se tenait la brocante avait installé une boîte à livres 🙂 J’y ai trouvé 2 titres qui n’étaient pas dans ma WL, contrairement aux précédents, mais qui ont l’air sympas et me feront voyager pendant l’été:

Pour finir, j’avais passé une commande sur un site bien connu de vente d’occasion en ligne. Je vous épargne le récit de mes mésaventures avec le vendeur que j’avais choisi, de ma commande je n’ai gardé qu’un livre:

J’ai encore une petite somme à dépenser sur ce site, alors j’aurai sûrement d’autres choses à vous montrer très bientôt (en espérant avoir affaire à un vendeur plus sérieux la prochaine fois) ^^

Et vous, quoi de neuf dans votre PAL? 😉

Edit: le facteur vient de m’apporter le livre gagné lors de la dernière Masse critique Babelio:

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Dans les Pas d’Alexandra David-Néel

Dans les Pas d’Alexandra David-Néel. Du Tibet au Yunnan. D’Eric Foye et Christian Garcin. 308 pages. (2018)

Résumé de l’éditeur: En 1924, déguisée en mendiante tibétaine, Alexandra David-Néel franchit en quatre mois mille huit cents kilomètres de forêts, fleuves, vallées profondes et hauts sommets entre Yunnan et Tibet pour arriver clandestinement à Lhassa, alors interdite aux étrangers.
À presque un siècle de distance, nous avons voyagé sur ses traces. En pleine mutation économique, touristique, uniformisatrice, la civilisation tibétaine est peut-être en train de disparaître sous les coups de boutoir de la raison économique et des intérêts de la géopolitique. Pourtant, le Tibet de 1924 se laisse encore deviner à travers la puissance des rites, du bouddhisme omniprésent, et de la ferveur religieuse de la population, ancrage de l’identité tibétaine menacée. Ce sont ces réalités multiples, qui semblent incompatibles parfois mais qui coexistent pourtant, que nous avons tenté de circonscrire entre le récit de notre voyage et l’évocation de la figure d’Alexandra David-Néel.

J’ai lu ce livre grâce à NetGalley et aux éditions Stock, que je remercie pour cette lecture 🙂 (pour en savoir plus, clic clic sur les logos)

Alexandra David-Néel est une femme que j’ai toujours beaucoup admirée, non seulement pour ses qualités d’exploratrice mais aussi pour son inébranlable détermination. J’avoue cependant que ce que je savais d’elle et de son parcours restait assez superficiel, d’où mon envie d’en apprendre plus grâce à ce livre.

Au vu du résumé, je m’attendais à découvrir un tas de choses sur ses séjours au Tibet grâce au voyage entrepris par les deux auteurs « sur ses traces ». Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’on allait se focaliser autant sur l’expérience de Christian Garcin et Eric Foye. On est ici autant dans le témoignage et les souvenirs de voyage que dans le récit biographique. C’est plutôt intéressant, du fait qu’on s’attache également à comparer les conditions de voyage à un siècle d’écart et l’évolution historique de la région.

Là où ça pêche, pour moi, c’est qu’on passe des uns aux autres sans transition, comme si les auteurs suivaient le fil de leurs pensées là où une ligne directrice claire m’aurait davantage convaincue. Un moment on nous cite une lettre d’Alexandra David-Néel à son mari pour sauter directement à une anecdote sur les passagers rencontrés dans un train, puis à une comparaison du Tibet avec des paysages français, puis à l’histoire des dalaïs-lamas, avant de passer aux monuments visités et ainsi de suite. J’ai souvent perdu le fil de ma lecture à force de sauter d’une idée à l’autre de cette façon. Surtout que les sujets abordés étaient intéressants et que j’aurais aimé qu’ils soient plus approfondis, au lieu d’y revenir seulement parfois par petites touches.

Au final, je suis restée sur ma faim avec ce livre. Il y a un tas de choses intéressantes, mais j’ai été frustrée par la façon dont elles étaient traitées. A aborder comme un récit de voyage plutôt que comme un livre documentaire.

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