Les Amberson

Les Amberson. De Booth Tarkington. Editions J.H. Jeheber, collection Le club des grands prix littéraires. 337 pages. 1918.

Fin du 19e siècle, Etats-Unis. La très riche et très digne famille Amberson représente la crème de la crème de la ville du Middle-West où elle fait la pluie et le beau temps. Mais les temps changent, la société évolue et les Amberson l’ignorent.

Ce livre est plus connu sous le titre La Splendeur des Amberson, qui est aussi celui de l’adaptation qu’en a fait Orson Welles pour le cinéma. Je pensais avoir vu le film, ce qui m’a incitée à faire cette lecture, mais je l’avais manifestement confondu avec autre chose, parce que cette histoire était complètement inédite pour moi.

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire: j’ai été surprise par la façon dont elle était racontée et le fait que le terme « nègre » revienne souvent au début n’a pas aidé. Je me suis accrochée et en fait le récit devient de plus en plus prenant au fil des pages. Je ne saurais pas dire exactement pourquoi, pour être honnête, parce que le personnage principal est réellement imbuvable: arrogant, égocentrique, snob, etc. Les autres protagonistes ne sont pas particulièrement attachants non plus, ceci dit.

Malgré tout, l’auteur réussit à nous embarquer dans l’histoire grâce à cette plume qui m’avait pourtant freinée au départ. C’est toute la haute-société de l’époque qui nous sont racontée, avec ses ridicules et ses aspirations totalement en décalage avec l’évolution du monde qui l’entoure. Booth Tarkington n’hésite pas à faire un portrait à charge de ses personnages. Même ceux qui sont a priori plus sympathiques peuvent prêter à sourire. Outre la critique sociale, on assiste également à l’adoption, de plus ou moins bon gré, des évolutions techniques de la fin de la Belle Epoque. C’est un peu la lutte du progrès pour s’imposer face à une société sclérosée, prisonnière de principes dépassés qui causeront sa perte.

Une très bonne lecture malgré une entrée en matière difficile. Je recommande très vivement, en particulier si la littérature classique américaine vous intéresse.

Cet article, publié dans Lecture, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Les Amberson

  1. Ping : Ce que j’ai lu en octobre | Du côté de chez Cyan

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.