L’Auberge de la Jamaïque

L'Auberge de la Jamaïque - Daphné du Maurier

L’Auberge de la Jamaïque. De Daphné du Maurier. Editions Famot, collection Les grands romans contemporains. 329 pages. (1936)

Après le décès de sa mère, Mary Yellan doit aller vivre en Cornouailles chez sa tante Patience et son mari, Joss Merlyn. Celui-ci est le tenancier de l’Auberge de la Jamaïque, un établissement de mauvaise réputation qui ne reçoit que peu de clients. Mary va rapidement découvrir qu’il se passe des choses étranges dans la maison.

Mon résumé est volontairement succinct et je vous déconseille de lire ceux qu’on trouve sur le net ou sur les 4es de couvertures, parce que je me suis rendu compte qu’ils révélaient des informations que l’auteure ne donne qu’au fil des découvertes de son héroïne. C’est un peu dommage de trop en savoir avant d’ouvrir le livre.

Le roman repose en grande partie sur son ambiance mystérieuse et sur le danger que Mary (et le lecteur avec elle) sent rôder autour d’elle. Même si l’histoire est totalement différente, cette ambiance lourde et glauque m’a rappelé Les Hauts de Hurlevent. C’est sombre et inquiétant à souhait et c’est bien ce qui accroche le lecteur une fois les bases de l’histoire posées.

Les personnages sont intéressants et bien fouillés, malgré tout Daphné du Maurier parvient à préserver les secrets de la plupart d’entre eux jusqu’au moment où les révélations à leur sujet vont couler de source. J’avais quand même deviné certaines choses, mais je pense que c’est volontairement que le doute est semé. L’héroïne m’a un peu agacée parfois: autant sur certains points elle a suffisamment de maturité pour être réaliste, autant sur certains autres elle est d’une naïveté affligeante. En remettant dans le contexte (le 19e siècle), ça passe, mais c’est parfois un peu frustrant. J’ai eu quelquefois envie de la secouer un peu ^^

Le style est agréable, ça se lit bien et assez rapidement, même si on sent de temps en temps que le livre n’est pas tout récent. Peut-être est-ce dû en partie à la traduction française. Il y a quelques longueurs, mais elles contribuent à poser l’ambiance et à faire ressentir au lecteur les sentiments de Mary à l’égard des évènements. L’épilogue ne m’a pas forcément emballée, mais l’histoire reste assez haletante tout du long. J’étais impatiente de savoir comment les choses allaient tourner et comment l’héroïne se tirerait d’affaire.

Malgré quelques points qui m’ont un peu gênée, j’ai dévoré cette histoire en 3 ou 4 jours et j’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans L’Auberge de la Jamaïque. Un classique de la littérature anglaise du 20e siècle que je vous recommande vivement 🙂

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4 commentaires pour L’Auberge de la Jamaïque

  1. tomlinley dit :

    MERCI ! Je rajoute à ma liste !

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