Des BD en pagaille #49

Courtney Crumrin, Intégrale 2. Tome 3: Le Royaume de l’Ombre. Tome 4: Les effroyables Vacances. De Ted Naifeh. Editions Akileos. 250 pages + une galerie de couvertures et d’illustrations. 2004 – 2011.

Suite aux évènements racontés dans la 1e Intégrale, nous retrouvons Courtney dans de nouvelles aventures tout aussi délicieusement horrifiques. En visite dans son ancien quartier, dans les bois ou en voyage avec son grand-oncle, Courtney reste fidèle à elle-même et n’en fait qu’à sa tête.

Avec les 2 tomes contenus dans cette Intégrale, nous baignons toujours dans une ambiance gothique, mais le ton m’a semblé encore plus sombre. Il y a moins de raisons de sourire ici, notre héroïne est plus morose, voire parfois dépressive, et les intrigues sont plus sombres. On ressent le poids des évènements déjà vécus et le peu de foi en l’avenir de notre héroïne.

Même si ce tome-ci est beaucoup moins drôle, il reste particulièrement addictif et je l’ai dévoré avec beaucoup de plaisir. Les mythologies revisitées par l’auteur sont très intéressantes et utilisées de façon à la fois classique et originale.

Rien de plus à dire sur le dessin, c’est dans le même style que le 1er tome: sombre, gothique à souhait et plutôt accrocheur.

Une excellente lecture, que je recommande vivement si le genre vous intéresse. J’ai hâte de lire le dernier tome!

***

Airborne 44 tome 1: Là où tombent les Hommes. De Philippe Jarbinet. Editions Casterman. 48 pages. 2009.

Ardennes, décembre 1944. Après une rencontre meurtrière avec des soldats allemands, des G.I américains trouvent refuge dans une ferme. En parallèle, les Nazis cherchent Egon Kellerman, un déserteur qu’il faut à tout prix retrouver.

Je n’avais jamais entendu parler de cette série avant de trouver ce tome 1 dans le présentoir des 48h de la BD, je me suis dit que c’était l’occasion de la découvrir, même si ce n’est pas forcément une bonne idée de me lancer dans une série qui compte déjà 8 tomes… En y regardant de plus près, l’histoire commencée ici se conclurait dans le tome 2, les suivants semblent suivre d’autres personnages, à d’autres moments de la guerre.

Honnêtement, ce tome 1 ne m’a pas forcément donné super envie de lire la suite. C’était une lecture assez sympa, mais je n’ai pas totalement adhéré. Parfois certains personnages semblent avoir disparu de l’intrigue alors qu’ils devraient être là, avant de réapparaître plus tard sans qu’on sache d’où ils sortent. C’est ce qui m’a le plus gênée. Ensuite, je n’ai pas compris pourquoi les soldats américains restent là pendant des jours au lieu d’essayer de rejoindre leur armée. D’accord, la météo est très rude, mais ça ne m’a pas semblé clair ou logique.

Le dessin m’a davantage plu que l’histoire. Les paysages sont très beaux et il y a beaucoup de détails très précis, par exemple dans les uniformes. Les couleurs sont également très chouettes, avec une opposition froid/chaud visible, que ce soit pour les décors ou les personnages. J’ai vu que certains reprochaient aux visages des soldats de trop se ressembler, mais je pense que ça montre bien qu’on a affaire à des hommes, pas si différents que ça, dans les deux camps.

En bref, j’ai plus apprécié les dessins que l’intrigue. Je lirai peut-être le tome 2 pour connaître la conclusion de cette histoire, mais je ne suis pas spécialement tentée par les autres cycles appartenant à cette série. Si vous l’avez lue, dites-moi ce que vous en pensez et si vous me conseillez les tomes suivants 😉

***

Colonisation tome 1: Les Naufragés de l’Espace. Scénario de Denis-Pierre Filippi. Dessin de Vincenzo Cucca. Couleur de Fabio Marinacci. Editions Glénat, collection Grafica. 56 pages. 2018.

L’équipe d’intervention de Milla Aygon est en concurrence avec les Ecumeurs pour récupérer les colons encore vivants des Nefs perdues. Ces vaisseaux, envoyés à la recherche de planètes habitables avant que l’humanité rencontre une race alien disposée à partager une technologie de vols spatiaux plus efficace, sont l’objet de toutes les convoitises et leur récupération ne se fera pas sans combattre.

Encore une série découverte grâce aux 48h de la BD et j’ai nettement plus apprécié celle-ci. Déjà on est dans la SF pure, c’était presque gagné. Ensuite j’ai trouvé le pitch très intéressant. On a ici l’occasion d’explorer deux technologies et de rencontrer des personnages issus de siècles, voire de civilisations totalement différentes. Beaucoup de questions sont posées et, si on a pas encore beaucoup d’indices sur les réponses qui vont y être apportées, l’ensemble est très intriguant. Pour finir, il y a beaucoup d’action. Le seul reproche que je pourrais faire, c’est qu’il y a beaucoup de personnages et qu’ils n’ont pas encore pu être beaucoup développés.

Les dessins sont plutôt chouettes, on a de belles planches de paysages et de vues de l’espace, les couleurs les mettent bien en valeur. Les personnages sont tous bien différenciés visuellement et le trait est assez agréable.

A noter que cette édition propose un extrait très alléchant du tome suivant, que j’ai hâte de découvrir.

Une très chouette lecture! 🙂

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Un commentaire pour Des BD en pagaille #49

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