Des BD en pagaille #55

Marlysa tome 1: Le Masque. Scénario de Jean-Charles Gaudin. Dessin de Jean-Pierre Danard. Editions Soleil. 48 pages. 1998.

Un mystérieux bébé est recueilli par Randin et Telsi, mais le couple cache le visage de l’enfant pour la protéger.

J’avais commencé cette série il y a des années, avant de me décourager devant le nombre de tomes. D’après ce qu’on m’a dit, il semblerait qu’en fait les 5 1ers opus forment un cycle complet, donc j’ai décidé de reprendre depuis le début.

L’histoire est plutôt intéressante et bien menée. On est dans un univers fantasy assez riche, avec des mystères à résoudre et des créatures à affronter. Les personnages sont sympathiques et on a envie de savoir ce qui va leur arriver. L’intrigue avance un peu trop vite par moments, mais la lecture est agréable dans l’ensemble.

Les dessins sont sympas, notamment pour ce qui concerne les paysages et les décors. Le truc qui m’a ennuyée, par contre, c’est que les personnages féminins sont encore représentés à moitié nus, dans des tenues très suggestives, avec des poitrines défiant la gravité. Messieurs les dessinateurs, un peu de réalisme. Vu les lieux visités, aucune personne saine d’esprit ne voyagerait dans cette tenue de stripteaseuse siliconée… Rolling Eyes

Bon, c’était sympa quand même, j’ai lu le tome 2 dans la foulée:

Marlysa tome 2: L’Ombre de Dompour. Scénario de Jean-Charles Gaudin. Dessin de Jean-Pierre Danard. Editions Soleil. 48 pages. 1999.

Suite aux évènements du 1er tome, Marlysa et ses amis se rendent à Dompour dans des circonstances inquiétantes. Là ils vont se faire des alliés, mais aussi rencontrer de puissants ennemis.

Ce tome est dans la lignée du précédent, il a les mêmes défauts et les mêmes qualités. L’intrigue est moins survolée, on entre réellement dans le vif du sujet. J’ai apprécié que les auteurs dévoilent déjà certains éléments de réponses et ne nous laissent pas dans le noir jusqu’à la fin de la série. Et les relations entre les personnages évoluent, c’est bien.

Pour le dessin, c’est la même chose que dans le tome 1. ça manquait parfois un peu de précision pour mon goût, notamment certains visages auraient pu être plus travaillés.

Une bonne lecture dans l’ensemble.

***

Berlin tome 1: La Cité des Pierres. De Jason Lutes. Editions Delcourt, collection Outsider. 213 pages. 2009.

J’ai reçu cette BD grâce à la Masse Critique de décembre et aux éditions Delcourt, merci à eux.

Résumé de l’éditeur: Berlin – La Cité des pierres est la première partie d’un captivant récit dont les personnages principaux sont le journaliste Kurt Severing et l’artiste peintre Marthe Müller. Ce roman graphique couvre une période de huit mois passés à Berlin, de septembre 1928 au 1er mai 1929, et reconstitue méticuleusement les espoirs et les combats de ses habitants, tandis que leur futur s’obscurcit à mesure que les idées nazies se développent.

Cette BD tient à la fois du témoignage et de la chronique historique. On suit divers personnages appartenant à des milieux différents et n’interagissant pas forcément entre eux. Les histoires se déroulent en parallèle et donnent un aperçu de quelques milieux représentatifs de l’époque. On passe du parti communiste aux nazis, du milieu de l’art à celui de la presse, en passant par les anciens combattants ou la police. L’ambiance est pesante, l’époque troublée, les personnages déprimés. C’est le Berlin des années 1920 qui revit sous nos yeux, ou du moins certaines portions de la société de l’époque.

Le dessin, en noir et blanc, est précis et propose des décors très différents, des visages variés, même si dans certaines cases ils finissent par se ressembler un peu. Pour souligner que malgré les milieux différents, les personnes sont toutes pareilles, avec leurs espoirs et leurs craintes? L’ambiance de la ville est soulignée par le trait, statique quand le propos est plus intellectualisé, dynamique pour les quelques scènes d’action.

Au vu du titre, je m’attendais à voir plus la ville elle-même, mais finalement on se concentre surtout sur les personnages, ce qui m’a un peu désappointée. Mais le seul véritable reproche que j’aurais à faire à cette BD, c’est que le texte, très dense vu le propos, est écrit vraiment trop petit. Autant dire qu’il n’y a pas grand chose de négatif à souligner sur cette lecture.

Très intéressant, très instructif, mais un peu pesant vu le sujet.

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